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Mobilité de la main-d’œuvre : l’Algérie prône l’investissement dans les compétences

Mobilité de la main-d’œuvre : l’Algérie prône l’investissement dans les compétences

  • Un dialogue réunit des représentants africains et du Conseil de coopération du Golfe sur la mobilité de la main-d’œuvre.
  • L’Algérie considère la gouvernance de la mobilité de la main-d’œuvre comme un processus nécessitant une approche globale et équilibrée.
  • Le ministre a souligné la modernisation du dispositif législatif, le renforcement de la protection sociale et la numérisation.
  • La régulation de la mobilité doit reposer sur l’investissement dans l’humain et la reconnaissance mutuelle des qualifications.
  • L’Algérie aspire à ce que le Dialogue de Doha formule des initiatives et des mécanismes pratiques et opérationnels.

Ce dialogue réunit des représentants des pays africains et du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ainsi que divers partenaires concernés par les questions de mobilité de la main-d’œuvre.

L’objectif est de renforcer la concertation, d’échanger des expériences et des pratiques, mais aussi d’examiner les moyens de développer la coopération dans ce domaine. Il s’agit de concilier les besoins des marchés du travail avec la garantie des droits et de la dignité des travailleurs.

Droits des travailleurs, législation et numérisation

À cette occasion, M. Hattab a souligné l’importance de ce processus de concertation pour renforcer le dialogue, la coopération et le partenariat entre les pays africains, les pays du CCG et les différentes parties prenantes. Il a également affirmé que la gouvernance de la mobilité de la main-d’œuvre est considérée par l’Algérie comme un processus nécessitant une approche globale et équilibrée.

Celle-ci doit respecter la souveraineté des États et leurs législations nationales, tout en répondant aux besoins du développement et aux exigences des marchés du travail, tout en garantissant la protection des droits des travailleurs et le respect de leur dignité.

Le ministre a fait savoir que notre pays accorde une importance capitale à la protection des droits des travailleurs, à la préservation de leur dignité et à la promotion du travail décent, qui constituent le fondement de la justice sociale, de la stabilité et du développement durable. Il a souligné, à cet égard, les efforts déployés par les autorités en vue de moderniser le dispositif législatif et réglementaire, et de renforcer la protection sociale.

Il a également mis en exergue le recours à la numérisation et aux technologies modernes, ainsi qu’au développement de plateformes et de solutions numériques dédiées, tout en simplifiant les procédures et en renforçant la transparence et l’efficacité des services.

Investissement humain et sécurisation des transferts de fonds

Dans ce contexte, le ministre a insisté sur le fait que la régulation de la mobilité de la main-d’œuvre ne saurait se limiter à la simple gestion des flux de travailleurs. Elle doit, au contraire, reposer sur l’investissement dans l’humain et les compétences, ainsi que sur la promotion de la reconnaissance mutuelle des qualifications académiques et professionnelles.

Cela permettra de faciliter la circulation des talents et le partage d’expériences et de savoirs entre les pays d’origine et de destination.

Il a ajouté que la protection des droits des travailleurs est indissociable de la mise en place de mécanismes sûrs et transparents pour les transferts de fonds. Ces ressources pourront ainsi jouer pleinement leur rôle dans le développement, en favorisant le progrès économique et social dans les pays d’origine.

Enfin, M. Hattab a souligné que l’Algérie aspire à ce que le « Dialogue de Doha » constitue un espace de formulation d’initiatives et de mécanismes pratiques et opérationnels.

Il a réaffirmé l’engagement du pays à contribuer de manière constructive au succès de ce processus et à mettre son expérience au service de la coopération interétatique.

L’Algérie réitère sa volonté d’élaborer une approche juste, sûre et durable de la mobilité de la main-d’œuvre, en mesure de favoriser le développement des pays d’origine et de destination, tout en protégeant leurs intérêts et leur prospérité partagés, a conclu le communiqué.

T. A.

Source : Ecotimes

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