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Mise en service d’une centrale photovoltaïque de 300 MW à El Oued

Mise en service d’une centrale photovoltaïque de 300 MW à El Oued

La mise en service de deux centrales photovoltaïques en mai 2026, d’une capacité cumulée de 400 MW, a atténué la pression sur le système électrique au cours de la canicule de l’été 2026 et a réduit les défaillances sur le réseau pendant cette période critique, a reconnu le premier responsable du secteur.

En effet, l’année 2026 enregistre un bond exceptionnel de la capacité installée en énergie solaire. Pour la première fois dans l’histoire énergétique du pays, cette capacité dépasse le gigawatt (GW), soit 1 000 MW.

Ce parc national d’énergies renouvelables vient d’être renforcé par la mise en service, hier, de la centrale photovoltaïque de Foulia à El Oued, d’une capacité de 300 MW, par le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal. La capacité globale installée passe ainsi à 1 200 MW, essentiellement d’origine solaire.

Selon un communiqué du ministère, il s’agit de la plus grande centrale photovoltaïque du pays et de la deuxième à l’échelle africaine.

Pour rappel, deux premières centrales photovoltaïques de 200 MW chacune avaient été connectées au réseau en mai 2026 : l’une réalisée par Powerchina et l’autre par CSCEC. Au total, ce sont donc 700 MW de capacités supplémentaires qui ont été déployés entre janvier et octobre 2026.

La troisième centrale, celle de Foulia (300 MW), a également été construite par la société chinoise CSCEC. Cette dernière prévoit la mise en production d’une quatrième centrale de 150 MW vers la fin de l’année 2026, une information confirmée par Mme Merzougui, chargée de communication de Sonelgaz.

L’entreprise publique pilote actuellement cette première tranche de 3 200 MW, qui s’inscrit dans le cadre du vaste programme national de 15 000 MW à atteindre d’ici 2035, et assurera l’exploitation de ces infrastructures.

Lors de la présentation du budget de son secteur devant l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre Mourad Adjal a précisé que 17 centrales photovoltaïques devaient initialement être lancées ou raccordées en 2026. Le groupe Sonelgaz prendra en charge l’exploitation du reste de ces installations au fur et à mesure de leur mise en service officielle en 2027.

Ce cap des 1 000 MW d’énergie propre franchi correspond au volume moyen de la demande supplémentaire en électricité que Sonelgaz doit satisfaire chaque année.

Le ministre a souligné que les deux premières centrales de mai 2026 ont efficacement soulagé le système électrique durant la canicule de l’été 2026, minimisant les coupures face à des températures extrêmes. Ce cap des 1 000 MW d’énergie propre franchi correspond d’ailleurs au volume moyen de la demande supplémentaire en électricité que Sonelgaz doit satisfaire chaque année.

Par ailleurs, lors de la deuxième édition du salon Kahraba Expo 2026, qui s’est tenu du 13 au 15 octobre à Alger, Sonelgaz a exposé les chiffres officiels de sa puissance installée en énergies renouvelables pour 2026, culminant à 1 172,4 MW (comprenant une forte dominante solaire et 10,2 MW d’éolien).

La progression est fulgurante : le parc est passé de près de 500 MW en 2025 à 1 172 MW en 2026, soit une croissance supérieure à 100 %. Cette dynamique permettra à l’Algérie de se positionner parmi les leaders africains du solaire, particulièrement après l’apport de la centrale d’El Oued.

En 2025, le mix renouvelable du pays reposait sur 460 MW de centrales photovoltaïques de grande puissance, 40 MW d’installations hors réseau et 10,2 MW d’éolien.

Au stand de la société CSCEC, son représentant Fang Kaili a rappelé que son entreprise avait décroché 3 lots d’une capacité totale de 650 MW au sein du programme des 3 200 MW (lequel prévoit un total de 21 centrales photovoltaïques).

Deux de ces lots sont opérationnels en 2026 : Tendla dans la wilaya d’El M’Ghair (200 MW) et Foulia dans la wilaya d’El Oued (300 MW), qui s’impose comme le projet phare. La troisième centrale, située à Touggourt (150 MW), sera finalisée d’ici la fin de l’année 2026.

Concernant le taux d’intégration locale, un plafond minimum de 35 % a été imposé par le cahier des charges de cette tranche de 3 200 MW. Fang Kaili a précisé à cet égard que le génie civil, le montage des équipements, les phases de tests, la mise en service, ainsi que la fourniture des câbles, des supports et des pylônes ont été confiés à des partenaires locaux.

L’implication des entreprises algériennes s’avère donc majeure sur ce programme, contrastant avec le premier plan solaire de 330 MW lancé dans les années 2010, qui avait été intégralement réalisé par des entreprises chinoises, comme l’a rappelé Boukhalfa Yaïci, directeur général du cluster mécanique GECA.

K. R.

Source : Ecotimes

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