Dans une longue confession au site de la Bundesliga, Ibrahim Maza a réitéré hier sa fierté de représenter l’Algérie et affiché ses ambitions pour cette saison, aussi bien en club qu’en sélection.
Sans surprise, le crack du Bayer Leverkusen ne s’est pas fait prier pour rappeler que son choix de jouer pour le pays de ses parents n’était pas un caprice post-adolescence. «C’est très important pour moi de pouvoir jouer pour mes racines, pour mon pays, en quelque sorte, grâce à mon père. C’est un grand honneur de représenter ce pays. Nous avons un grand objectif. Je veux absolument gagner la Coupe d’Afrique des Nations avec eux.
Bien sûr, je souhaite également que nous nous qualifiions pour les prochaines Coupes du monde et que nous allions le plus loin possible», dictera le meneur de jeu du Werkself, toujours aussi reconnaissant envers son paternel formateur. «Je m’entraînais beaucoup avec mon père quand j’étais jeune. Il s’entraînait souvent avec moi après l’entraînement habituel, même quand on rentrait tard, parfois à 20h. On descendait dans un petit espace», se remémore encore celui dont les matches étaient également enregistrés par son père.
«Je veux gagner la CAN»
«Il a beaucoup fait pour moi. Quand j’étais dans les équipes de jeunes, il était toujours présent à chaque match avec une caméra et il enregistrait chaque rencontre. Après chaque match, je rentrais à la maison et on faisait une petite analyse ensemble. C’était vraiment long. Il y consacrait beaucoup d’efforts et, heureusement, cela a porté ses fruits jusqu’à présent», contera le nouveau chouchou du public des Verts qui rêve aussi bien de CAN que de Champions League. «Mon plus grand rêve ? Gagner la Ligue des champions. Oui, absolument. C’est un objectif de rêve. Je joue avec Lucas Vazquez (ex-Real Madrid), qui l’a remportée cinq fois. Nous l’avons déjà bombardé de questions à ce sujet. Gagner serait incroyable», s’enthousiasmera Maza à ce sujet, sans toutefois se départir de sa lucidité habituelle.
«Avec mon père, je faisais beaucoup d’analyse-vidéo»
«Mais pour cette saison, mon objectif est clairement de remporter un trophée cette année. Nous avons tous abordé la saison avec l’ambition de gagner l’UEFA Europa League, et si possible la Coupe d’Allemagne également, et bien sûr, de nous qualifier pour la Ligue des champions. Je pense que jouer en Ligue des champions est le rêve de tout footballeur», soulignera celui qu’on appelle affectueusement Mazadona. Sans certainement chercher à polémiquer avec son ex-sélectionneur Vladimir Petkovic qui l’avait, pour l’anecdote, titularisé en position d’avant-centre en Coupe du monde l’été dernier, l’ancien du Hertha Berlin rappellera que son poste préférentiel reste celui de numéro 10.
«Je pense que le poste où je me sens le plus à l’aise est celui de numéro 10, dans le 4-2-3-1 que nous utilisons actuellement. Je peux aussi jouer en numéro 8 ou en numéro 6, ainsi qu’à gauche, où j’ai joué à quelques reprises, ou à droite, un peu plus comme ailier inversé. Je me sens à l’aise partout. Je veux juste faire mon jeu, quel que soit mon poste», dira «Ibou», toujours branché en mode évolutif.
A Petkovic : «Je suis un 10 !»
«On peut toujours s’améliorer, je crois. L’an dernier, j’avais le sentiment d’être assez faible statistiquement, notamment en termes de passes décisives et de buts. J’essaie de faire mieux cette année, de marquer plus de buts et de faire plus de passes décisives. Je pense être sur la bonne voie et j’espère poursuivre sur cette lancée. Que ce soit en défense ou en attaque, il y a toujours une marge de progression», concèdera l’international algérien, très élogieux envers son entraîneur, Carles Martinez. «C’est un excellent entraîneur. Il est passionné par tout ce qu’il fait. Ça se voit sur le terrain, à quel point il s’énerve après une action ou célèbre un but. Il nous aide énormément sur le plan tactique. Il s’entend aussi très bien avec presque tous les joueurs, si ce n’est tous», estimera le jeune milieu de terrain du Bayer.
– RACHID BELARBI
























