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Les familles lancent un SOS à Mostaganem

Les familles lancent un SOS à Mostaganem

A Mostaganem, les familles des personnes portées disparues en mer réclament urgemment l’intervention des pouvoirs publics pour obtenir des réponses sur le sort de leurs proches. Ces drames récurrents touchent principalement deux catégories de marins : les candidats à l’émigration clandestine (les harraga) et les marins-pêcheurs artisanaux. C’est un véritable appel de détresse qui a été lancé, dans la journée du jeudi au quartier de Haï Es Salem à Kharrouba,sis à Mostaganem, chef-lieu de wilaya, par les parents disparus au large Mostaganem sortis dans une embarcation le 26 octobre dernier selon les déclarations des parents et alliés des huit jeunes disparus à Mostaganem. C’est l’histoire d’un groupe de huit jeunes qui ont décidé de quitter le pays par voie maritime le 26 octobre du mois écoulé dans une embarcation de 5,80 mètres, d’un moteur 60 chevaux et qui continuent à susciter l’inquiétude aussi bien chez leurs parents en particulier qu’au sein de l’opinion locale en général. Ces jeunes disparus, tous natifs du fameux quartier de Haï Es Salem de la ville de Mostaganem, auraient pris le large depuis la côte-Ouest du littoral, à bord d’une embarcation de fortune. Voilà, maintenant, qu’il y a plus de dix jours, ils n’ont pas donné signe de vie. Les familles font face à un manque cruel d’informations officielles et demandent la mise en place de cellules de crise locales à Mostaganem pour centraliser les données et les accompagner administrativement et psychologiquement. Le littoral de Mostaganem constitue l’un des principaux points de départ pour les traversées clandestines vers l’Espagne à bord d’embarcations de fortune. « Où sont nos enfants? Ramenez-les nous morts ou vifs ! », c’est le cri lancé, jeudi, par les familles de huit jeunes disparus ». L’appel de détresse récurrent des familles de huit jeunes disparus en mer à Mostaganem met en lumière le drame continu de l’émigration clandestine (Harraga) dans la région. Bien que plusieurs vagues de disparitions marquent régulièrement l’actualité locale, les alertes partagées par les proches et les organisations humanitaires décrivent une situation critique. La détresse de ces familles reste entière face aux dangers extrêmes de ces traversées, rythmées par des rapports de naufrages, de rescapés et de corps parfois repêchés au large des côtes algériennes.

Source : La Nouvelle République

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