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Les armes et déchets en Algérie

  • La France a laissé 9 millions de mines enfouies sur plus de 60000 ha en Algérie.
  • Ces mines ont tué près de 4000 civils algériens et handicapé des milliers d'autres.
  • Le journal Le Parisien a publié des documents classés secret défense sur les retombées nucléaires.
  • L'Armée nationale populaire a entrepris et réalisé les opérations de déminage et de décontamination.
  • Une deuxième opération de décontamination des anciens sites nucléaires a démarré le 1er Novembre dernier.

En France, quand il arrive que l’on découvre une bombe non explosée datant de la 2ème Guerre mondiale, c’est le branle-bas de combat. Tous les médias en font leur principale actualité pendant des jours et des jours. Mais lorsque la France laisse des « armes à retardement » en Algérie, les médias français regardent ailleurs. La France, montre son vrai visage. Celui d’un État qui fait le sourd et refuse la moindre collaboration pour nettoyer ses poisons laissés derrière lui en Algérie. Cette France qui, sans état d’âme, a laissé en 1962, tout le long de nos frontières Est et Ouest, 9 millions de mines enfouies sur plus de 60.000 ha, a toujours refusé de les désamorcer. Ni même d’aider à les neutraliser en fournissant au moins les cartes d’enfouissement pour faciliter le travail des démineurs. Rien de tout cela. Imperturbable. L’exemple de Bugeaud et son traitement des « renards » de dans toute sa splendeur. Ces mines ont tué par traîtrise, près de 4.000 civils algériens et handicapé à vie des milliers d’autres, hommes, femmes et enfants. Devant le silence criminel de la France, l’État algérien s’est fait un devoir de protéger sa population. C’est ainsi que le déminage, tout le déminage a été entrepris et réalisé par notre Armée nationale populaire. Il en est de même pour l’autre poison que sont les déchets des essais nucléaires français dans le Sud algérien. Voilà comment le quotidien français « Le Parisien » du 14 février 2014, a publié, en exclusivité, des documents classés secret défense sur ces déchets : « C’est une carte qui fait froid dans le dos… Pour la première fois… (est donnée NDLR) l’étendue exacte des retombées nucléaires radioactives des essais aériens réalisés par la France dans le Sahara algérien… La carte… montre que certains radioéléments éjectés par les explosions aériennes, tel l’iode 131 ou le césium 137, ont pu être inhalés par les populations…, explique Bruno Barillot. Personne n’ignore aujourd’hui que ces éléments radioactifs sont à l’origine de cancers ou de maladies cardio-vasculaires… », écrit le journaliste. Lassé d’adresser des appels aux dirigeants français ne serait-ce qu’en fournissant les cartes d’enfouissements des déchets radioactifs qui continuent de faire des victimes, notre président de la République, Chef suprême des armées, Abdelmadjid Tebboune a décidé que l’Algérie ne devait, par conséquent, compter que sur elle-même. C’est ainsi qu’une première opération de décontamination, par l’ANP, des anciens sites des essais nucléaires français, a été lancée le 14 février 2025. Une deuxième opération a démarré le 1er Novembre dernier a annoncé un communiqué du ministère de la Défense nationale qui a précisé que l’opération s’effectue « avec des compétences et des moyens nationaux ». Sans une once de culpabilité des autorités françaises. Nous nourrissons un grand espoir de réussite pour notre Armée dans cette périlleuse mission « à l’aveugle ». Ces deux poisons, avec les victimes, sont à ajouter aux crimes de la colonisation et transmis à toutes les générations futures !
Zouhir Mebarki

Source : Le courrier d'Algérie

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