A cet égard, les participants à cette rencontre, dont les travaux ont pris fin mardi soir, ont appelé à "rapprocher les politiques et les législations arabes relatives à la sauvegarde et à la promotion des éléments du patrimoine arabe inscrits sur les listes de l'UNESCO", ainsi qu'à "renforcer la coopération et l'échange d'expériences sous l'égide de l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences (ALECSO)", tout en proposant "l'élaboration d'une stratégie arabe commune pour la promotion des éléments du patrimoine culturel immatériel, à la lumière des recommandations et propositions issues de la Conférence d'Alger".
Les participants ont également recommandé de recourir aux nouveaux médias aux fins de documentation et de valorisation, ainsi que "la création d'une plateforme arabe commune dédiée au patrimoine vivant, en tenant compte des défis induits par la numérisation dans ce domaine".
Dans le même contexte, ils ont appelé à "renforcer la valorisation économique et sociale du patrimoine et à l'articuler avec le développement durable et le tourisme culturel", à travers plusieurs mécanismes, tels que l'organisation de festivals et d'expositions arabes communs.
La conférence a également proposé "de mettre à profit l'ensemble des données et ressources de terrain collectées lors de l'élaboration des dossiers de candidature arabes, afin de promouvoir davantage les éléments du patrimoine arabe inscrits auprès de l'UNESCO, à travers des publications scientifiques, des films promotionnels et des affiches", ainsi que "de tirer parti de ces éléments inscrits pour sensibiliser davantage au patrimoine immatériel dans son ensemble".
Après avoir mis en exergue la nécessité d'assurer "la protection des éléments du patrimoine contre toute dénaturation, falsification et exploitation illicite, tout en respectant les spécificités des communautés qui en sont dépositaires, conformément à un code d'éthique à élaborer à cet effet", les participants ont insisté sur la nécessité de "soutenir les centres d'interprétation et les institutions culturelles concernées par le patrimoine vivant dans l'accomplissement de leurs rôles scientifique, éducatif et de promotion".
La commission scientifique a aussi recommandé de "publier les travaux et les recommandations de la conférence dans une édition scientifique indexée et de les mettre à la disposition des chercheurs et des institutions spécialisées", tout en "proposant la possibilité d'ériger cette conférence en tant que manifestation scientifique périodique et permanente organisée en Algérie".
Afin d'encourager les acteurs dans le domaine du patrimoine, les participants ont mis en avant l'importance d'"instituer un prix arabe pour les organisations non gouvernementales (ONG) contribuant à la sauvegarde, à la préservation, à la documentation et à la promotion du patrimoine culturel immatériel".
Organisée par le ministère de la Culture et des Arts, en coordination avec l'Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), la conférence internationale sur la promotion des éléments du patrimoine inscrits sur les listes de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été marquée par la participation de représentants de plusieurs pays arabes, ainsi que d’experts et de chercheurs algériens et internationaux.



























