Présidant l’ouverture de cette rencontre au nom du ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, le chef de cabinet du ministère, Karim Belhadad a souligné que Ziane Achour demeure "une figure emblématique parmi ces hommes qui ont fait du service de la patrie une vocation et du sacrifice pour elle un devoir sacré".
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans la salle de réunions du siège de la daïra de Sidi Khaled, en présence du wali, Abderrahmane Dehimi, ainsi que des autorités civiles et militaires et de représentants de la famille révolutionnaire.
Il a ajouté qu’"en écrivant de son sang une page glorieuse de la lutte armée à Oued Khalfoun, Ziane Achour ne songeait ni à la gloire personnelle ni à une célébration de son nom", car il rêvait, a-t-il dit, d'une " Algérie libre et indépendante où ses enfants vivraient dans un pays digne et souverain ".
M. Belhadad, ajoutant que "ce rêve s'est réalisé grâce à ses sacrifices et ceux de millions d'Algériens", a appelé à " inscrire les sacrifices consentis par les martyrs dans la mémoire collective et en faire des valeurs de référence pour les générations montantes".
De son côté, le Pr M’hamed Keroud, de l'université de Djelfa, a retracé, dans sa communication, le parcours militaire et politique du Martyr, précisant que cet " érudit, homme politique et militaire, fut parmi les premiers à avoir soutenu et adhéré à la Révolution aux côtés des Martyrs Mostefa Ben Boulaid et Larbi Ben M’hidi ".
Il a également rappelé que Ziane Achour, " arrêté le deuxième jour de la Révolution, avait réussi à s'évader en juillet 1955, avant d’être nommé par Ben Boulaid, en décembre de cette année, commandant de toutes les unités du Sud".
Le conférencier a abordé la question du commandement, par Achour Ziane, de plusieurs batailles acharnées contre l’occupant, et sa participation à la réunion de "Djebel Lazreg", en mars 1956, avant de retourner dans le sud du pays où il commanda plusieurs batailles, à l’image de celles de Dramel, de Bouk’hil,
et de Guigaâ et ce, jusqu'à ce qu'il tombe au champ d'honneur lors de la bataille de Khalfoun, le 7 novembre 1956, laissant derrière lui un testament appelant à préserver l'unité nationale et l'indépendance.
La Pr Maghnia Ghardaïne, cheffe du département des sciences humaines de l'université Mohamed-Khider de Biskra et présidente du conseil scientifique et technique du Musée régional Moudjahid Mohamed Chabani, a abordé les étapes de la lutte du Martyr Ziane Achour au sein du mouvement national.
Elle a qualifié ce Chahid de "leader spirituel de la jeunesse" au sein du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques), avant de retracer son parcours depuis le service militaire obligatoire jusqu'à "l’émergence, chez les jeunes, de cette volonté de lutte et de foi inébranlable en la cause nationale".
Les travaux du Colloque devaient se poursuivre tout le long de la journée avant la clôture par la lecture d'une série de recommandations et la remise de distinctions à plusieurs Moudjahidine et chercheurs.




























