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Maroc : refuge des barons de la drogue fuyant la justice européenne
Le Maroc apparaît à nouveau sur la trajectoire de fuite de criminels liés aux réseaux de trafic de cocaïne et à la criminalité organisée en Europe, après que le nom du belgo-marocain Mounir « Gino » El Bartali, recherché par la justice belge dans de grandes affaires liées aux stupéfiants à Anvers, a refait surface. Le quotidien belge Het Nieuwsblad a indiqué qu’El Bartali, âgé de 31 ans, était recherché depuis longtemps par la justice anversoise et qu’il faisait l’objet de condamnations à plusieurs dizaines d’années de prison, tout en ayant été la cible d’une série d’attaques liées au milieu de la criminalité organisée dans la ville. Il avait vécu plusieurs années à Dubaï avant de s’installer au Maroc en 2024, où il résidait depuis lors dans différentes villes marocaines. Le quotidien belge a rapporté qu’El Bartali a été ++arrêté au Maroc++, vendredi dernier, sur la base d’une notice internationale dans le cadre d’un dossier judiciaire à Anvers, après avoir été condamné dans au moins six affaires de stupéfiants et dans une affaire de corruption, pour un total de 52,5 années de prison. Le journal a ajouté que son nom était également associé à une affaire portant sur le vol d’environ 800 kilogrammes de cocaïne, tandis qu’une récompense de 100.000 euros avait été proposée auparavant pour toute information permettant de le retrouver. Selon le quotidien belge Het Laatste Nieuws, El Bartali n’est pas un nom anodin dans le milieu de la drogue à Anvers, son nom étant associé à plusieurs dossiers judiciaires majeurs liés aux stupéfiants et aux violences qui y sont liées, tandis que plus de 15 millions d’euros lui ont été confisqués par la justice. L’affaire El Bartali revêt une importance supplémentaire dans la mesure où l’arrestation d’un criminel recherché au Maroc ne signifie pas nécessairement son transfert vers la Belgique. En août dernier, Younes « El Magico » El Ballouti, l’un des noms importants des réseaux de drogue liés à Anvers, a ainsi été libéré après avoir passé un an dans une prison marocaine dans le cadre d’une affaire portant sur un faux passeport. Le quotidien Het Laatste Nieuws a indiqué qu’El Ballouti, âgé de 31 ans, avait été condamné en Belgique à plus de 20 ans de prison dans différentes affaires de stupéfiants, mais qu’il avait été libéré de la prison marocaine après avoir purgé la peine prononcée à son encontre au Maroc. Le journal a précisé que le Maroc n’extrade pas ses ressortissants et que les autorités belges n’étaient pas, jusqu’à la publication du rapport, officiellement informées de sa libération. Des sources médiatiques ont souligné que la peine purgée par El Ballouti au Maroc était distincte des condamnations prononcées à son encontre en Belgique, lesquelles comprenaient de nouvelles peines dans des affaires de trafic de cocaïne. Il a été précisé que la Belgique avait transmis, fin 2025, deux dossiers de stupéfiants le concernant à la justice marocaine, afin qu’il fasse l’objet de poursuites au Maroc, mais que le sort de ces deux dossiers demeurait incertain. Le cas d’El Ballouti met ainsi en évidence un écart entre l’arrestation d’une personne recherchée sur le territoire marocain et sa remise à l’Etat dans lequel les condamnations ont été prononcées à son encontre, notamment lorsque la personne recherchée est de nationalité marocaine, une question qui revêt une importance particulière dans les dossiers de criminalité organisée transfrontalière, alors que les criminels en question font objet de mandats d’arret internationaux, selon le droit international que le Maroc veut négliger. Ces faits placent le Maroc au cœur de critiques croissantes, le présentant comme un refuge pour des criminels recherchés en Europe, où des fugitifs de la justice trouvent la possibilité d’échapper à l’exécution de leurs peines et de rester loin des prisons européennes, tout en bénéficiant de la protection et la complicité. APS
Maroc : refuge des barons de la drogue fuyant la justice européenne
Le Maroc apparaît à nouveau sur la trajectoire de fuite de criminels liés aux réseaux de trafic de cocaïne et à la criminalité organisée en Europe, après que le nom du belgo-marocain Mounir « Gino » El Bartali, recherché par la justice belge dans de grandes affaires liées aux stupéfiants à Anvers, a refait surface. Le quotidien belge Het Nieuwsblad a indiqué qu’El Bartali, âgé de 31 ans, était recherché depuis longtemps par la justice anversoise et qu’il faisait l’objet de condamnations à plusieurs dizaines d’années de prison, tout en ayant été la cible d’une série d’attaques liées au milieu de la criminalité organisée dans la ville. Il avait vécu plusieurs années à Dubaï avant de s’installer au Maroc en 2024, où il résidait depuis lors dans différentes villes marocaines. Le quotidien belge a rapporté qu’El Bartali a été « arrêté au Maroc », vendredi dernier, sur la base d’une notice internationale dans le cadre d’un dossier judiciaire à Anvers, après avoir été condamné dans au moins six affaires de stupéfiants et dans une affaire de corruption, pour un total de 52,5 années de prison. Le journal a ajouté que son nom était également associé à une affaire portant sur le vol d’environ 800 kilogrammes de cocaïne, tandis qu’une récompense de 100.000 euros avait été proposée auparavant pour toute information permettant de le retrouver. Selon le quotidien belge Het Laatste Nieuws, El Bartali n’est pas un nom anodin dans le milieu de la drogue à Anvers, son nom étant associé à plusieurs dossiers judiciaires majeurs liés aux stupéfiants et aux violences qui y sont liées, tandis que plus de 15 millions d’euros lui ont été confisqués par la justice. L’affaire El Bartali revêt une importance supplémentaire dans la mesure où l’arrestation d’un criminel recherché au Maroc ne signifie pas nécessairement son transfert vers la Belgique. En août dernier, Younes « El Magico » El Ballouti, l’un des noms importants des réseaux de drogue liés à Anvers, a ainsi été libéré après avoir passé un an dans une prison marocaine dans le cadre d’une affaire portant sur un faux passeport. Le quotidien Het Laatste Nieuws a indiqué qu’El Ballouti, âgé de 31 ans, avait été condamné en Belgique à plus de 20 ans de prison dans différentes affaires de stupéfiants, mais qu’il avait été libéré de la prison marocaine après avoir purgé la peine prononcée à son encontre au Maroc. Le journal a précisé que le Maroc n’extrade pas ses ressortissants et que les autorités belges n’étaient pas, jusqu’à la publication du rapport, officiellement informées de sa libération. Des sources médiatiques ont souligné que la peine purgée par El Ballouti au Maroc était distincte des condamnations prononcées à son encontre en Belgique, lesquelles comprenaient de nouvelles peines dans des affaires de trafic de cocaïne. Il a été précisé que la Belgique avait transmis, fin 2025, deux dossiers de stupéfiants le concernant à la justice marocaine, afin qu’il fasse l’objet de poursuites au Maroc, mais que le sort de ces deux dossiers demeurait incertain. Le cas d’El Ballouti met ainsi en évidence un écart entre l’arrestation d’une personne recherchée sur le territoire marocain et sa remise à l’Etat dans lequel les condamnations ont été prononcées à son encontre, notamment lorsque la personne recherchée est de nationalité marocaine, une question qui revêt une importance particulière dans les dossiers de criminalité organisée transfrontalière, alors que les criminels en question font objet de mandats d’arret internationaux, selon le droit international que le Maroc veut négliger. Ces faits placent le Maroc au cœur de critiques croissantes, le présentant comme un refuge pour des criminels recherchés en Europe, où des fugitifs de la justice trouvent la possibilité d’échapper à l’exécution de leurs peines et de rester loin des prisons européennes, tout en bénéficiant de la protection et la complicité. (APS)
Viandes rouges importées : les marges bénéficiaires plafonnées
Le gouvernement a plafonné les marges bénéficiaires des viandes rouges importées, en vertu d’un décret exécutif qui vient dêtre publié dans le Journal officiel n°26. Il s’agit du décret exécutif n° 24-133 du 9 avril 2024 portant plafonnement des marges bénéficiaires aux stades de l’importation et de la distribution en gros et au détail des […] The post Viandes rouges importées : les marges bénéficiaires plafonnées appeared first on Algerie Eco .
Le journal espagnol «El Independiente» : la forte répression submerge le Royaume du Maroc
Décortiquant les 25 ans de règne de Mohamed VI, le journal espagnol «El Independiente» affirme que l’espoir suscité par son arrivée au pouvoir, en juillet 1999, a rapidement laissé place à une forte répression. Dans un article intitulé «Mohamed VI: 25 ans de règne racontés par un journaliste d’investigation marocain», le quotidien espagnol revient, avec …
Maroc: refuge des barons de la drogue fuyant la justice européenne
BRUXELLES - Le Maroc apparaît à nouveau sur la trajectoire de fuite de criminels liés aux réseaux de trafic de cocaïne et à la criminalité organisée en Europe, après que le nom du belgo-marocain Mounir "Gino" El Bartali, recherché par la justice belge dans de grandes affaires liées aux stupéfiants à Anvers, a refait surface. Le quotidien belge Het Nieuwsblad a indiqué qu'El Bartali, âgé de 31 ans, était recherché depuis longtemps par la justice anversoise et qu'il faisait l'objet de condamnations à plusieurs dizaines d'années de prison, tout en ayant été la cible d'une série d'attaques liées au milieu de la criminalité organisée dans la ville. Il avait vécu plusieurs années à Dubaï avant de s'installer au Maroc en 2024, où il résidait depuis lors dans différentes villes marocaines. Le quotidien belge a rapporté qu'El Bartali a été ++arrêté au Maroc++, vendredi dernier, sur la base d'une notice internationale dans le cadre d'un dossier judiciaire à Anvers, après avoir été condamné dans au moins six affaires de stupéfiants et dans une affaire de corruption, pour un total de 52,5 années de prison. Le journal a ajouté que son nom était également associé à une affaire portant sur le vol d'environ 800 kilogrammes de cocaïne, tandis qu'une récompense de 100.000 euros avait été proposée auparavant pour toute information permettant de le retrouver. Selon le quotidien belge Het Laatste Nieuws, El Bartali n'est pas un nom anodin dans le milieu de la drogue à Anvers, son nom étant associé à plusieurs dossiers judiciaires majeurs liés aux stupéfiants et aux violences qui y sont liées, tandis que plus de 15 millions d'euros lui ont été confisqués par la justice. L'affaire El Bartali revêt une importance supplémentaire dans la mesure où l'arrestation d'un criminel recherché au Maroc ne signifie pas nécessairement son transfert vers la Belgique. En août dernier, Younes "El Magico" El Ballouti, l'un des noms importants des réseaux de drogue liés à Anvers, a ainsi été libéré après avoir passé un an dans une prison marocaine dans le cadre d'une affaire portant sur un faux passeport. Le quotidien Het Laatste Nieuws a indiqué qu'El Ballouti, âgé de 31 ans, avait été condamné en Belgique à plus de 20 ans de prison dans différentes affaires de stupéfiants, mais qu'il avait été libéré de la prison marocaine après avoir purgé la peine prononcée à son encontre au Maroc. Le journal a précisé que le Maroc n'extrade pas ses ressortissants et que les autorités belges n'étaient pas, jusqu'à la publication du rapport, officiellement informées de sa libération. Des sources médiatiques ont souligné que la peine purgée par El Ballouti au Maroc était distincte des condamnations prononcées à son encontre en Belgique, lesquelles comprenaient de nouvelles peines dans des affaires de trafic de cocaïne. Il a été précisé que la Belgique avait transmis, fin 2025, deux dossiers de stupéfiants le concernant à la justice marocaine, afin qu'il fasse l'objet de poursuites au Maroc, mais que le sort de ces deux dossiers demeurait incertain. Le cas d'El Ballouti met ainsi en évidence un écart entre l'arrestation d'une personne recherchée sur le territoire marocain et sa remise à l'Etat dans lequel les condamnations ont été prononcées à son encontre, notamment lorsque la personne recherchée est de nationalité marocaine, une question qui revêt une importance particulière dans les dossiers de criminalité organisée transfrontalière, alors que les criminels en question font l'objet de mandats d'arret internationaux, selon le droit international que le Maroc veut négliger. Ces faits placent le Maroc au cœur de critiques croissantes, le présentant comme un refuge pour des criminels recherchés en Europe, où des fugitifs de la justice trouvent la possibilité d'échapper à l'exécution de leurs peines et de rester loin des prisons européennes, tout en bénéficiant de la protection et la complicité.
Attaf dresse le bilan annuel de son département : 2024, l’année du rebond diplomatique algérien
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a dressé, ce lundi, lors d’une conférence de presse, le bilan de la diplomatie algérienne en 2024. Une année durant laquelle l’Algérie s’est imposée comme un acteur clé sur l’échiquier international. Attaf a souligné que […] The post Attaf dresse le bilan annuel de son département : 2024, l’année du rebond diplomatique algérien appeared first on Le Jeune Indépendant .
Déclaration de la monnaie par les voyageurs : Les modalités fixées par arrêté
Les modalités de déclaration de la monnaie par les voyageurs ainsi que le modèle de déclaration viennt dêtre fixées par un arrêté du 20 juillet 2024, publié dans le Journal officiel n°51. « En application des dispositions de l’article 198 bis de la loi n° 79-07 du 21 juillet 1979, modifiée et complétée, portant code des […] The post Déclaration de la monnaie par les voyageurs : Les modalités fixées par arrêté appeared first on Algerie Eco .
Il se tiendra du 17 au 19 septembre à Paris : L’Algérie participera au Salon international du Tourisme
Dans une démarche visant à promouvoir la destination et le potentiel touristique du pays, l’Algérie prendra part au Salon international du tourisme IFTM-Top Resa, qui se tiendra dans la capitale française du 17 au 19 septembre. C’est ce qu’a annoncé hier le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, affirmant que cette participation s’inscrit dans le […] The post Il se tiendra du 17 au 19 septembre à Paris : L’Algérie participera au Salon international du Tourisme appeared first on Le Jeune Indépendant .
L'Algérie reçoit le bouclier de la manifestation "Capitale de la culture hassaniya 2025" prévue en juin prochain
NOUAKCHOTT - L'ambassadeur d'Algérie en Mauritanie, Amine Sid, a reçu le bouclier de la manifestation "Alger, capitale de la culture hassaniya 2025" des mains du président de l'Union internationale des écrivains de Hassaniya, Edou Ould Beniouk. La cérémonie de remise du bouclier s'est déroulée, vendredi à Nouakchott, en marge d'un dîner organisé au terme des travaux du Forum économique algéro-mauritanien, en présence du ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Tayeb Zitouni, de la ministre mauritanienne du Commerce et du Tourisme, Zeinebou Mint Ahmednah, et du directeur de la promotion des échanges économiques au ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Rabah Fassih. Etaient également présents au dîner, le directeur par intérim des mécanismes de soutien aux exportations au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Abdelatif El Houari, des représentants du Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), ainsi que plusieurs hommes d'affaires des deux pays. La manifestation "Capitale de la culture hassaniya 2025" débutera le 21 juin prochain au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria (Alger). La première édition (2024) s'est tenue à Nouakchott (Mauritanie). Dans une allocution prononcée à cette occasion, l'ambassadeur d'Algérie a rappelé l'importance de la dimension culturelle de cette anifestation, qui constitue, a-t-il dit, "un pont humain" entre les peuples de plusieurs pays de la région. Il a, dans ce contexte, annoncé que la Mauritanie sera, cette année, l'invitée d'honneur du Salon international du livre d'Alger (SILA).
Maroc : des laboratoires secrets alimentent l’économie parallèle de la drogue sous la protection du Makhzen
Le Maroc voit se développer une nouvelle économie clandestine de la drogue, fondée non seulement sur le cannabis, mais aussi sur la fabrication des types les plus dangereuses des psychotropes et de substances hallucinogènes dans des laboratoires secrets, avec la complaisance et le laisser-faire du Makhzen. C ette évolution renforce le rôle du Royaume comme plateforme de production, de transformation et d’acheminement de la drogue vers les pays voisins. Les données disponibles montrent d’abord que cette extension ne se limite plus au trafic. Le réseau international spécialisé dans la criminalité organisée transnationale, Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), avait fait état dès 2016 d’un laboratoire de transformation de cocaïne à Oujda, exploité par des chimistes, où 250 kilogrammes de cocaïne raffinée avaient été traités au cours de cette même année. La GI-TOC souligne, par ailleurs, le rôle croissant du Makhzen dans les marchés régionaux de la cocaïne. Cette évolution s’est accompagnée de l’apparition de produits fabriqués localement, dont la « boufa », appelée « cocaïne des pauvres ». Préparée à partir de résidus de cocaïne, de produits chimiques et d’autres substances psychoactives, elle est apparue au Maroc en 2020 avant de connaître une expansion notable. A cette substance s’ajoute désormais une production croissante de psychotropes. Janvier dernier, les autorités marocaines ont fait état de plus de quatre millions de comprimés psychotropes saisis dans une courte période. Ces chiffres illustrent l’ampleur prise par le phénomène. Dans le même temps, les enquêtes européennes ont mis en évidence les ramifications transfrontalières de cette économie criminelle. En janvier 2022, la police espagnole avait annoncé le démantèlement d’un réseau international impliqué dans le trafic de médicaments destinés à la fabrication du « karkoubi » au Maroc. L’opération avait permis la saisie de 200.000 comprimés psychotropes en Espagne, pour un total dépassant 500.000 comprimés suite à une extension de l’opération. Selon la RTVE (radio télévision espagnol), le « karkoubi » est fabriqué au Maroc à partir de médicaments provenant notamment d’Espagne, dont certains destinés au traitement de l’épilepsie, avant d’être transformés en drogue. Le procédé révèle ainsi une chaîne criminelle qui détourne des produits pharmaceutiques légalement commercialisés pour alimenter une activité criminelle. Cette filière a également été documentée par le journal espagnol « El Pais » dans une enquête publiée en 2024 sur le Rivotril, médicament utilisé notamment contre l’épilepsie et les crises d’angoisse. Le quotidien indiquait que l’Espagne commercialise près de quatre millions de boîtes par an et qu’une bonne partie de ces quantités aboutit dans des circuits illégaux avant d’être utilisée dans la fabrication du « karkoubi » au Maroc. Des estimations de la police espagnole citées par le journal faisaient état de bénéfices dépassant 100 millions d’euros par an pour des groupes criminels marocains organisés. La pression exercée par les services européens n’a toutefois pas interrompu ces activités. En juin 2025, la police espagnole a démantelé un réseau opérant entre le Maroc et l’Espagne et saisi unje importante quantité de l’un des types de psychotropes les plus dangereux, à savoir le clonazépam ainsi que 22 kilogrammes de cannabis. Cette expansion s’accompagne d’une dispersion géographique des activités criminelles. Celles-ci ont été associées à Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Settat, El Jadida et Khouribga, mais aussi à Deroua, El Hraouiyine, Mediouna, Rahma et Bouskoura. Il ne s’agit pas nécessairement, dans tous ces cas, de laboratoires de fabrication : certaines localités sont liées à la préparation, au stockage ou à la distribution, ce qui témoigne néanmoins de l’extension des réseaux. A cette infrastructure criminelle s’ajoute le blanchiment des revenus issus du trafic. L’argent provenant de la production, du transport et de la distribution est réinjecté dans l’achat d’équipements et de matières premières, le financement du stockage et du transport ainsi que l’élargissement des circuits de distribution, permettant aux réseaux de se reconstituer après chaque opération policière à l’étranger. Ces éléments mettent directement en cause la responsabilité du Makhzen dans le maintien d’un environnement où les réseaux criminels peuvent se réorganiser et diversifier leurs activités, alors que l’activité est protégée pour y faire d’outils de guerre, de chantage et de pression. La multiplication des substances, le développement de la fabrication, l’extension géographique des réseaux et leurs ramifications internationales ne correspondent plus à un simple phénomène de trafic, mais à une économie criminelle structurée et adaptable. Ainsi, le Maroc n’apparaît plus seulement comme un territoire de production et de transit du cannabis. Il devient également un espace où se développent la transformation de la cocaïne, la fabrication de psychotropes et la production de substances telles que la « boufa » et le « karkoubi ». Derrière cette diversification se consolide une économie parallèle nourrie par les revenus de la criminalité, tandis que les pays voisins en subissent les conséquences.
Axe Alger-Paris : Le pragmatisme pour enterrer l’ère des sabotages politiques ?
Longtemps instrumentalisé pour briser le rapprochement franco-algérien, le dossier de l’agent consulaire algérien connaît un rebondissement décisif. Après deux ans d’impasse consécutive aux tensions de 2024, le pragmatisme semble enfin reprendre ses droits. Alors qu’il s’opposait jusqu’ici systématiquement aux demandes de mise en liberté provisoire formulées par la défense, le PNAT a finalement rendu un avis favorable, estimant que le maintien en détention ne se justifiait plus. Selon le quotidien Le Monde qui a rapporté l’information dans son édition du 30 juin, le parquet s’est prononcé dès le 11 juin en faveur d’une libération assortie d’un placement sous contrôle judiciaire. Bien que les juges du siège aient rejeté cette demande le 18 juin, les avocats de l’agent consulaire ont immédiatement fait appel. La requête sera réexaminée d’ici une quinzaine de jours. Ce revirement du ministère public est perçu par Le Monde comme un « évident assouplissement ». Le quotidien y voit un signal fort, s’interrogeant sur l’existence de « négociations en coulisse pour solder la crise » diplomatique entre Alger et Paris. Le journal évoque également un possible parallèle avec le cas de Christophe Gleizes, un journaliste sportif français détenu depuis juin 2025 en Algérie pour « apologie du terrorisme » à la suite d’un reportage à Tizi-Ouzou. Les observateurs estiment que le dénouement du dossier de l’agent consulaire, Smail. R, à Paris pourrait grandement faciliter, par effet de réciprocité, la libération du journaliste français. Les coulisses d’une crise fabriquée Pour comprendre la portée de ce geste, il faut rappeler la genèse hautement politique de cette affaire. Le dossier avait été activé par l’ancien ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleu, figure de proue d’une droite anti algérienne. Son objectif affiché était de torpiller la dynamique de rapprochement amorcée en avril 2025 lors de la visite à Alger du chef de la diplomatie française de l’époque, Jean-Noël Barrot. L’arrestation spectaculaire de l’agent consulaire, orchestrée par les services de l’Intérieur, sous les ordres de Retailleau, avait brutalement douché les espoirs de dégel. S’en était suivie une dangereuse escalade : expulsions réciproques de diplomates et rappel de l’ambassadeur de France à Alger, plongeant les relations bilatérales dans une impasse totale. Cette crise consulaire venait s’ajouter à une fracture politique bien plus profonde. À l’été 2024, les relations s’étaient effondrées après la décision de la France d’apporter son soutien officiel au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental. En réaction, Alger avait immédiatement rappelé son ambassadeur et gelé l’essentiel de ses canaux de communication avec Paris. Or le 31 mars 2025, la présidence algérienne et l’Elysée avait établi une feuille de route devant prendre en charge de ma « sereine et discrète » tous les différends entre les deux pays avant que Retailleau ne vienne plomber cette dynamique. 2026 : Le retour pragmatique du dialogue Le vent a toutefois commencé à tourner au début de l’année 2026, sous l’impulsion d’un besoin partagé de coopération sécuritaire et migratoire. Le premier jalon de cette décrispation a été posé les 17 et 18 février 2026, avec la visite officielle à Alger du ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Ce déplacement a permis de relancer des pourparlers indispensables sur la lutte antiterroriste et les flux migratoires. Le 8 mai 2026, la normalisation s’est concrétisée par le retour officiel à Alger de l’ambassadeur de France, Stéphane Romatet. La dynamique s’est encore accélérée au début du mois de juin 2026. Le nouveau ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, s’est rendu à Paris pour y rencontrer son homologue français. Cette visite d’État, la première d’un membre de l’Exécutif algérien en France depuis deux ans, a scellé une volonté commune de coopérer activement contre le narcotrafic, le crime organisé et la fraude documentaire. Signe que la confiance renaît également sur le terrain économique, la France a fait son grand retour à la 57e Foire internationale d’Alger (FIA) du 21 au 27 juin courant, après dix ans d’absence de son pavillon officiel. Le volet judiciaire, dernier verrou C’est précisément dans ce contexte de réchauffement global qu’une délégation de hauts magistrats algériens s’est rendue à Paris en juin 2026. L’objectif de cette mission de haut niveau était de fluidifier une coopération judiciaire souvent enlisée dans la complexité des procédures françaises. Depuis 2020, Alger a transmis pas moins de 61 commissions rogatoires internationales concernant des comptes bancaires et des patrimoines immobiliers d’anciens dirigeants. Les discussions parisiennes ont ainsi abordé de front la lutte contre la criminalité financière transnationale, le rapatriement des « biens mal acquis » liés à la corruption, et les procédures d’extradition de personnes recherchées. L’évolution soudaine de l’affaire de l’agent consulaire apparaît dès lors comme le premier jalon concret d’une nouvelle flexibilité judiciaire réciproque. En acceptant de lâcher du lest sur ce dossier hautement symbolique, Paris envoie un message clair à Alger : le temps des provocations politiques est révolu, ouvrant la voie à la résolution définitive des grands contentieux qui contrarient encore l’axe Alger-Paris.


















