La victoire contre la Zambie (3-1) a offert à Brahim Hemdani des débuts réussis sur le plan sportif, mais également un premier dossier délicat à gérer.
Le cas Rayan Aït-Nouri, libéré du rassemblement après un incident survenu durant la rencontre, place immédiatement le nouveau sélectionneur face à une question essentielle : comment imposer son autorité à un groupe composé de joueurs aux personnalités affirmées ? La décision concernant le défenseur de Manchester City constitue surtout un premier signal sur les règles que Hemdani entend instaurer. Cette question prend une dimension particulière depuis les retraites internationales de Riyad Mahrez et Aïssa Mandi. Au-delà de leur statut de joueurs majeurs, les deux anciens capitaines occupaient une place importante dans l’équilibre du vestiaire. Leur départ laisse désormais un espace à occuper en matière de leadership. Ramy Bensebaïni, Nabil Bentaleb ou encore d’autres anciens du groupe devront progressivement assumer davantage de responsabilités, alors qu’une nouvelle génération composée notamment de Maza, Amoura, Aït-Nouri et Boulbina s’installe dans le paysage.
Difficile de remplacer Capitaine Mahrez, Capitaine Mandi
Hemdani devra donc trouver le juste équilibre entre fermeté et gestion humaine. L’épisode Aït-Nouri rappelle qu’un sélectionneur doit être capable de trancher lorsqu’une situation dépasse le simple cadre sportif, tout en préservant la cohésion du groupe. Le cas Amoura, marqué par une frustration visible après sa sortie, relève d’un autre registre et ne saurait être assimilé à celui du latéral. La priorité sera désormais de faire respecter un cadre commun sans créer de tensions inutiles. Avec le déplacement au Burundi dès mardi, Hemdani aura rapidement l’occasion de mesurer la solidité de son management.
Bensebaïni peut-il assumer le rôle ?
La question du leadership se pose avec une certaine acuité chez les Verts depuis les retraites internationales de Riyad Mahrez et Aïssa Mandi. Parmi les cadres encore présents, Ramy Bensebaïni apparaît naturellement comme l’un des joueurs les plus expérimentés. Mais son profil interroge lorsqu’il s’agit d’incarner l’autorité et de canaliser un vestiaire. Son tempérament particulièrement engagé sur le terrain, qui lui a déjà valu de nombreux avertissements et même des exclusions, peut parfois l’éloigner du rôle de régulateur attendu d’un véritable leader. Le possible retour de Nabil Bentaleb pourrait toutefois offrir une alternative à Brahim Hemdani. Au-delà de ses qualités footballistiques, le milieu possède l’expérience internationale et le vécu nécessaires pour assumer davantage de responsabilités au sein du groupe.
Il faut de l’équilibre dans le vestiaire
Son retour pourrait ainsi permettre au sélectionneur de s’appuyer sur une personnalité supplémentaire pour structurer le vestiaire. Pour l’heure, la sérénité ne semble pas totalement installée autour des Verts. Les récents épisodes disciplinaires ont rappelé la nécessité de définir clairement les règles de fonctionnement du groupe. Hemdani devra rapidement imposer son cadre et identifier les hommes capables de le relayer auprès des joueurs. Le choix du futur leader dépassera ainsi la simple question du brassard : il s’agira surtout de trouver celui capable de fédérer et de préserver l’équilibre du vestiaire.
– YANIS B.
























