Lors de sa participation au Forum diplomatique d’Antalya, tenu à Istanbul, Lavrov a indiqué que la question du Sahara occidental reste inscrite dans un processus onusien, judiciaire et de négociation encore non résolu, exprimant son étonnement face aux tentatives de la traiter en dehors du cadre des Nations unies. Il a estimé que toute approche unilatérale porte atteinte à la nature du processus politique en cours.
Mise en parallèle de dossiers liés à la décolonisation
Lavrov a également rapproché le dossier du Sahara occidental de celui du Golan syrien occupé, estimant que dans certains cas, des situations de fait sont imposées sur le terrain malgré l’absence de résolution conforme au droit international.
Il a rappelé dans ce contexte les résolutions répétées du Conseil de sécurité concernant le Golan, sans changement du statu quo.
Il a également abordé la question palestinienne, notamment la situation à Gaza et en Cisjordanie, soulignant la nécessité de parvenir à une solution politique juste conduisant à la création d’un État palestinien, considéré comme un élément essentiel pour la stabilité de la région.
Divergences internationales autour du dossier
Par ailleurs, l’administration américaine sous la présidence de Donald Trump avait adopté une position considérant le Sahara occidental comme faisant partie de la souveraineté marocaine, ouvrant ainsi un débat international sur le traitement de ce dossier.
Dans ce cadre, des conseillers ont été chargés de suivre ce dossier, parmi lesquels Massad Boulos, qui a ensuite précisé que l’approche américaine ne ferme pas la porte au dialogue, mais vise à rechercher une solution entre les parties concernées.
Après la résolution 2797 du Conseil de sécurité prorogeant le mandat de la MINURSO, Boulos a affirmé que la position américaine laisse la voie ouverte à la consultation, tout en évoquant des efforts visant à rapprocher les points de vue entre l’Algérie et le Maroc, ainsi que des visites prévues dans ce sens.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a également souligné la nécessité de parvenir rapidement à une solution au conflit, acceptable pour les deux parties, en référence au Maroc et à la République sahraouie.
Position constante de l’Algérie
De son côté, l’Algérie a déclaré, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, avoir pris acte de la position américaine considérant le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme seule solution, tout en exprimant son regret face à cette orientation.
Elle a réaffirmé que la question du Sahara occidental demeure un dossier de décolonisation inachevé, directement lié au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions des Nations unies, faisant du cadre onusien la seule référence internationale reconnue pour le règlement de ce conflit.



























