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L'application du Droit international, seule option pour décoloniser le Sahara occidental
ALGER- Les participants à une Conférence organisée, dimanche à Alger, par l'Institut national des études stratégiques globales (INESG) sur la question sahraouie, ont affirmé, à l'unanimité, que l'application du droit international était la seule option pour décoloniser le Sahara occidental, insistant sur les violations incessantes des lois par le Makhzen dans cette région. Plusieurs historiens, chercheurs et experts juridiques ont participé à la 2e édition de la Conférence, et ce en présence du président du Conseil national sahraoui (CNS), Hama Salama, de l'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Abdelkader Taleb Omar et de cadres du Front Polisario. Lors de cette Conférence, les participants ont mis l'accent sur les tentatives du Maroc de "légitimer" son occupation du Sahara occidental en manipulant par les mots et les concepts pour induire en erreur l'opinion publique internationale concernant la cause sahraouie qui est celle d'une décolonisation, soulignant qu'en dépit des pressions exercées par le Maroc, l'application du droit international demeure la seule option, et appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination. Selon le président du CNS, les organisations internationales sont entièrement responsables de la décolonisation du Sahara occidental, mettant en exergue l'importance du volet juridique pour dévoiler les plans de l'occupant marocain, ainsi que l'impératif d'œuvrer sans relâche en vue d'appliquer la légalité internationale. Le responsable sahraoui a également évoqué les ambitions expansionnistes du Makhzen, non seulement au Sahara occidental mais aussi en Mauritanie, affirmant que "l'ensemble des arguments historiques et juridiques appuient la justesse de la cause sahraouie". Il a souligné que "la question sahraoui puise sa légitimité du Droit international, et que le peuple sahraoui avance vers l'Indépendance et la réalisation de la complémentarité requise entre les peuples et les pays de la région". Pour réfuter les allégations du Maroc, le recteur de la faculté de Droit à l'université "Badji Mokhtar" (Annaba), M. Djamel Abdennasser Manaâ, a présenté, lors d'une conférence intitulée "Les allégations régionales marocaines sur les pays voisins", un exposé historique, sur les visées expansionnistes du Makhzen, malgré que "les frontières soient fixées en vertu du Droit international". Le Maroc, sous diktat, mène une guerre par procuration Dans le même contexte, l'intervenant a indiqué que "le Maroc transgresse le Droit international par son occupation des territoires du Sahara Occidental, le pillage de ses richesses et la violation des droits de l'homme", relevant les reconnaissances internationales consécutives de l'Etat Sahraoui depuis la proclamation de sa création, en plus de sa qualité de membre à l'UA, malgré toutes les tentatives du Maroc d'interdire son adhérence. L'enseignant universitaire, Ahmde Kateb, qui a affirmé que le Maroc adoptait une idéologie expansionniste colonisatrice depuis 1963, précisant que "cette idéologie est basée sur la transgression du Droit international", rappelant que les visées du Maroc étaient consignées dans la Constitution marocaine dans ce qui est nommé les frontières "véritables". Lors de la deuxième conférence intitulée "la question sahraoui à la lumière des résolutions et décisions de la Cour de Justice de l'UE", l'enseignant Abdelhakim Aliat a présenté des explications juridiques confirmant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et réfutant les allégations marocaines concernant le Sahara Occidental. Il a rappelé les deux arrêts de la CJUE de 2016 et 2021, ayant prononcé la nullité des accords commerciaux signés entre le Maroc et l'UE et qui incluent les territoires sahraouis. M.Abdelhakim Aliat a longuement évoqué l'importance de l'arrêt de la CJUE de 2021 ayant accordé le statut juridique au front Polisario pour représenter le peuple sahraoui au niveau des cours internationales en vue de réclamer ses droits. Il a également abordé "le grave dérapage" du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez concernant la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, ce qui constitue une atteinte au droit international et au droit à l'autodétermination. Abondant dans le même sens, l'ambassadeur de la République sahraouie en Algérie, Abdelkader Taleb Omar a indiqué dans son intervention intitulée "revirement espagnol sur le Sahara occidental", que la dernière position de Sanchez sur la question sahraouie est "une position individuelle" qui ne reflète pas la position de l'Etat espagnol qui a adopté une neutralité positive envers la cause sahraouie, ajoutant que "la responsabilité de l'Espagne dans le conflit du Sahara occidental est toujours établie en vertu du droit international et par conséquent, il doit revoir sa position en conformité avec la légalité internationale". Le diplomate sahraoui a indiqué que "le Maroc mène une guerre par procuration dans la région sans oublier son alliance avec l'entité sioniste occupante", mettant en garde contre "les intentions délibérées de maintenir le statut quo au Sahara occidental au lieu de trouver une solution au conflit".
49e CONFÉRENCE DE L’EUCOCO À PARIS : Front européen pour décoloniser le Sahara occidental
La capitale française accueillera, les 28 et 29 novembre prochains, la 49e édition de la Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco), un événement majeur de mobilisation en faveur du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Organisée par l’ONG espagnole CEAS Sahara, cette rencontre réunira ONG, institutions, élus, […]
Application du droit international, seule option pour la décolonisation du Sahara Occidental
Les participants à une conférence organisée, dimanche à Alger, par l’Institut national d’études stratégiques mondiales (INESG) sur la question sahraouie, ont unanimement affirmé que l’application du droit international est la seule option pour la décolonisation du Sahara occidental, insistant sur les violations incessantes de lois par le Makhzen dans cette région. Plusieurs historiens, chercheurs et […] L’article Application du droit international, seule option pour la décolonisation du Sahara Occidental est apparu en premier sur Dzair Scoop .
SAHARA OCCIDENTAL : Le droit à l’autodétermination porté haut en Espagne
La question du Sahara occidental et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ont été au centre d’une conférence organisée jeudi soir à Villena, dans la province espagnole d’Alicante, sous le thème « Le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique ». Organisée par l’antenne de l’Université d’Alicante dans cette commune, la rencontre a réuni des amis du peuple sahraoui ainsi que des membres de la communauté sahraouie établie dans la région. La conférence a été animée par Lahbib Ali Salem, représentant du Front Polisario dans la région, Felipe Briones, procureur près la Cour suprême espagnole, et Angela Carrillo, présidente de la Coordination des associations de solidarité avec le peuple sahraoui dans la province d’Alicante. Les intervenants ont notamment abordé les fondements historiques de la colonisation espagnole du Sahara occidental ainsi que les responsabilités historiques et juridiques de l’Espagne dans la mise en œuvre du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Les débats ont également porté sur la situation des Sahraouis dans les territoires occupés, les violations des droits humains dont ils sont victimes et la poursuite du pillage des ressources naturelles par l’occupant marocain. Le rôle central de la femme sahraouie et sa contribution aux différentes étapes de la lutte de libération nationale ont également été mis en avant. À cette occasion, les intervenants ont réaffirmé la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat jusqu’à la réalisation de ses aspirations légitimes à la liberté et à l’indépendance, tout en soulignant les limites de l’action des Nations unies dans la garantie du respect du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La conférence a été suivie d’un débat avec les participants, qui ont soulevé plusieurs questions relatives aux dimensions historiques, politiques et juridiques de la cause sahraouie. Cette initiative s’inscrit dans les efforts visant à faire connaître la question sahraouie au sein des milieux universitaires et de la société espagnole, ainsi qu’à renforcer la solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l’autodétermination. Appel À rejeter le projet de résolution américain En France, le maire de Vitry-sur-Seine, Pierre Bell-Lloch, a appelé le gouvernement français à ne pas soutenir, en l’état, le projet de résolution américain sur le Sahara occidental, exhortant Paris à agir au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Dans un communiqué rendu public vendredi, l’élu français a exprimé ses réserves quant à l’orientation du texte américain, qui tend, selon lui, à faire du plan marocain d’autonomie le seul cadre de règlement du conflit au Sahara occidental. Une démarche qui risquerait d’imposer une solution ne respectant pas le droit du peuple sahraoui à choisir librement son avenir. Le maire a également alerté sur la suppression envisagée de la référence au référendum dans l’appellation de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), ainsi que sur d’éventuelles modifications de son mandat. Des évolutions qui suscitent, selon lui, de sérieuses inquiétudes quant à l’avenir du processus politique sous l’égide des Nations unies. Pierre Bell-Lloch a notamment rappelé que la mission onusienne, créée en 1991, avait pour objectif initial de contribuer à l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Toute remise en cause de cette mission risquerait ainsi, a-t-il averti, d’affaiblir le processus de paix et de consacrer une situation de fait concernant la souveraineté sur le territoire, sans permettre au peuple sahraoui d’exprimer librement sa volonté. L’élu a, par ailleurs, regretté l’éventuel soutien de la France à cette nouvelle initiative américaine, après le positionnement de Paris en faveur de ce que le communiqué qualifie de « souveraineté marocaine sur le Sahara occidental ». Il a mis en garde contre la primauté accordée aux intérêts économiques et diplomatiques au détriment du respect du droit international et des principes démocratiques. « Notre pays ne peut défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes tout en soutenant une solution imposée au peuple sahraoui », a-t-il souligné, appelant à une cohérence entre les positions françaises affichées et les engagements internationaux de Paris. Pierre Bell-Lloch a également insisté sur le fait que les peuples sahraoui et marocain méritaient une solution pacifique, fondée sur un processus démocratique respectueux de leurs droits et de leurs aspirations. Une issue juste et durable doit, selon lui, reposer sur le dialogue et le respect de la volonté des peuples. Réaffirmant l’engagement de sa commune en faveur du peuple sahraoui, le maire a assuré que Vitry-sur-Seine poursuivrait notamment l’accueil d’enfants issus des camps de réfugiés sahraouis, tout en continuant à défendre un règlement juste et durable du conflit. Il a enfin exhorté le gouvernement français à s’opposer au projet de résolution américain dans sa forme actuelle et à œuvrer au sein du Conseil de sécurité pour garantir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux principes du droit international. Les violations des droits humains au cœur d’un forum à Leipzig Les dimensions juridiques, politiques, humanitaires et environnementales de la question sahraouie ont été au centre de deux conférences organisées mercredi dans le cadre du Forum de la jeunesse sahraouie allemande et française, accueilli par l’Université populaire de Leipzig, en Allemagne. Les rencontres ont été animées par Hassan Miled Ali, coordinateur du Comité national sahraoui des droits de l’homme en Europe, et El Houcine Saâd Bouh, membre du Conseil constitutionnel et magistrat à la Cour suprême. Dans son intervention intitulée « Le Sahara occidental à la lumière du droit international », Hassan Miled Ali a présenté le statut juridique du territoire et le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Il a également mis en évidence les responsabilités internationales découlant de la persistance de la question de la décolonisation, ainsi que les violations des droits fondamentaux des Sahraouis. Une question de décolonisation toujours en suspens L’intervenant a rappelé que le Sahara occidental figure depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, soulignant que son statut juridique demeure lié à l’achèvement du processus de décolonisation, conformément aux principes du droit international et aux résolutions onusiennes. Il a notamment évoqué l’avis consultatif rendu le 16 octobre 1975 par la Cour internationale de justice (CIJ), qui n’a pas établi l’existence de liens de souveraineté territoriale entre le Sahara occidental et le Maroc ou l’ensemble mauritanien susceptibles de remettre en cause l’application du principe d’autodétermination au peuple sahraoui. Il a également fait référence à la résolution 2625 de l’Assemblée générale des Nations unies, adoptée en 1970, relative aux principes du droit international concernant les relations amicales et la coopération entre les États. Celle-ci consacre notamment le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Abordant le retrait de l’Espagne du territoire en 1976, le conférencier a souligné que ce départ n’avait pas entraîné, selon l’analyse juridique présentée, un transfert de souveraineté sur le Sahara occidental. Il a ainsi insisté sur la nécessité de poursuivre le processus de décolonisation et de respecter le droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir. Le pillage des ressources naturelles dénoncé La question de l’exploitation des ressources naturelles a également occupé une place importante dans les débats. Hassan Miled Ali a rappelé que le droit du peuple sahraoui à disposer librement de ses ressources naturelles constitue une composante essentielle de son droit à l’autodétermination. À ce titre, il a évoqué les arrêts rendus en octobre 2024 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui ont notamment confirmé le caractère distinct et séparé du Sahara occidental par rapport au Maroc. Ces décisions soulignent également que l’application des accords entre l’Union européenne et le Maroc au territoire est soumise au respect des droits du peuple sahraoui et à l’obtention de son consentement, conformément aux conditions juridiques applicables. L’intervenant a dénoncé les implications juridiques et politiques de l’exploitation des ressources minières, agricoles et halieutiques du territoire sans respect des droits et des intérêts du peuple sahraoui. Il a également rappelé les dispositions de l’article 20 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui consacre le droit des peuples à l’autodétermination et à la libre disposition de leurs richesses et ressources naturelles. Il a, dans ce contexte, appelé à examiner la responsabilité juridique et éthique des entreprises impliquées dans l’exploitation des ressources du Sahara occidental, y compris les organismes fournissant des services d’assurance et de couverture à ces activités, afin de vérifier leur conformité au droit international. Des violations des droits humains à la nécessité de rendre justice La conférence a également été l’occasion d’évoquer les graves violations commises contre les civils sahraouis, notamment les disparitions forcées, les bombardements ayant ciblé des zones civiles et la découverte de fosses communes dans la région de Fadret Leguiaa. Les analyses médico-légales et les examens ADN réalisés dans ce cadre ont permis d’établir la mort de huit civils sahraouis, selon les éléments présentés par le conférencier. Hassan Miled Ali a également évoqué les enquêtes judiciaires menées en Espagne, insistant sur la nécessité de poursuivre les investigations indépendantes et approfondies afin d’établir les responsabilités pénales liées aux crimes présumés. Il a souligné l’importance de s’appuyer sur les preuves matérielles, les témoignages fiables et les normes juridiques internationales. Pour l’intervenant, le règlement de la question sahraouie ne saurait se limiter à une solution politique. Il doit également intégrer le respect des droits humains, la protection des civils, l’établissement de la vérité sur les violations passées et la lutte contre l’impunité. Le mur de séparation et ses conséquences humaines et environnementales De son côté, El Houcine Saad Bouh a consacré son intervention au « mur de la honte et de l’humiliation », en mettant en lumière ses conséquences humaines, sociales et environnementales sur le territoire sahraoui. Il a notamment abordé les restrictions imposées à la circulation des populations et aux liens sociaux, ainsi que les dangers permanents liés aux mines et aux restes explosifs de guerre, qui continuent de menacer la vie des civils, particulièrement les éleveurs et les habitants des zones situées à proximité du mur. L’intervenant a également attiré l’attention sur les répercussions environnementales de cet ouvrage, notamment sur les espaces naturels, la faune sauvage et la libre circulation des animaux. Les mines et les restes de guerre constituent, dans ce contexte, une menace supplémentaire pour l’environnement et l’exploitation sécurisée des terres. En conclusion, Hassan Miled Ali a réaffirmé que la question du Sahara occidental demeure une question de décolonisation inachevée. Il a souligné que toute solution juste et durable doit impérativement reposer sur le respect du droit international et garantir au peuple sahraoui son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. Ces deux conférences s’inscrivent dans le cadre du Forum de la jeunesse sahraouie allemande et française, qui constitue un espace d’échange et de dialogue destiné à renforcer les connaissances des jeunes sur les différentes dimensions de la question sahraouie et à sensibiliser les nouvelles générations aux enjeux de la décolonisation, des droits humains et de la protection de l’environnement. M. Seghilani
Adoption de la résolution sur le Sahara occidental : une défaite cuisante pour le Maroc, un fait diplomatique notable à l’AG de l’ONU
L’adoption par la quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, à une écrasante majorité, d’un projet de résolution réaffirmant le cadre juridique du Sahara occidental en tant que question de décolonisation, a infligé une « défaite historique » au Maroc qui se retrouve face à « la seule alternative » d’organiser un référendum d’autodétermination, et constitue « un fait diplomatique notable », estiment samedi des analystes. Dans une déclaration à l’APS, le spécialiste en questions géopolitiques et migratoires, Hassen Kacimi, a indiqué qu’après ce vote, l’Assemblée générale des Nations unies « vient d’infliger une défaite cuisante et historique au Maroc « , en confirmant le statut juridique de ce territoire, notamment la résolution de 1963, considérant le Sahara occidental comme un territoire à décoloniser. Avec 152 voix pour, sept abstentions et deux voix contre, ce résultat « met à mal les tentatives du Makhzen visant, depuis plusieurs années, à retirer le Sahara occidental de la liste des territoires relevant de la Commission des Nations unies chargée des questions de décolonisation », a-t-il poursuivi. « Le Maroc a voté pour cette résolution, dans une dernière manœuvre mortelle, pour ne pas perdre la face et pour faire croire à son opinion publique nationale que 152 pays ont soutenu le Maroc, alors que le verdict est tombé et le Maroc a perdu, avec un score sans appel où 152 pays ont voté pour la décolonisation du Sahara occidental « , a tenu à expliquer l’analyste. Il s’agit, estime encore M. Kacimi, d’un vote « qui piège le Maroc qui se retrouve dos au mur, avec la seule alternative d’organiser un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui ». Et « pour ne pas paraître pour celui qui est sorti par la petite porte, le Makhzen a lancé sa propagande pour dire que la résolution de la 4e Commission de l’ONU est une victoire, passant sciemment sous silence le principe de décolonisation du Sahara occidental, consacré par l’ONU « . « Désormais, sur le plan du droit international, on peut considérer que le plan d’autonomie est définitivement enterré « , a-t-il soutenu. Pour sa part, l’expert et conseiller économique, M. Abdelkader Slimani, a estimé que l’intérêt du vote de jeudi dernier à l’Assemblée générale « réside principalement dans l’attitude du Maroc, qui a approuvé une résolution maintenant la question sahraouie dans le cadre onusien de la décolonisation et réaffirmant le principe du droit des peuples à l’autodétermination « . « En approuvant le texte, le Makhzen « accepte une résolution dont les références à la décolonisation et à l’autodétermination demeurent centrales « , a-t-il souligné.
DE L’ESPAGNE JUSQU’AU BRÉSIL : La solidarité avec le peuple sahraoui s’épaissit
La solidarité internationale avec la cause sahraouie continue de gagner du terrain en Europe et dans d’autres régions du monde, avec un soutien renouvelé au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la liberté. Plusieurs initiatives organisées récemment en Espagne, en Belgique et au Brésil ont également insisté sur la nécessité de préserver le rôle du droit international et de parvenir à un règlement juste et durable de la question du Sahara occidental. En Espagne, la commune d’Esplugues de Llobregat, à Barcelone, a accueilli, vendredi, une conférence politique consacrée à la lutte du peuple sahraoui pour sa souveraineté, sous le thème : « Sahara occidental : le droit à l’autodétermination face à l’oubli ». La rencontre a été animée par le représentant du Front Polisario en Catalogne, Mohamed Salem Ahmed Labied, aux côtés de David Minoves i Llucià, président du Centre international pour les minorités ethniques et les nations (CIEMEN). Les intervenants ont abordé les dimensions juridiques et politiques de la question sahraouie, tout en soulignant la nécessité d’une mobilisation internationale face aux tentatives d’effacement de cette cause. Le droit international au cœur des débats à Bruxelles À Bruxelles, une rencontre organisée au Centre culturel d’expression et de création sous le titre « Réhabiliter le droit international : la Palestine et le Sahara occidental » a été consacrée au rôle du droit international et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, avec un focus particulier sur les situations en Palestine et au Sahara occidental. Les débats ont porté sur la persistance des deux questions, les interrogations qu’elle soulève quant au respect des résolutions des Nations unies, à la protection des droits humains et à l’application des règles du droit international, ainsi que sur les transformations de la politique internationale et les risques liés au recul de l’attachement aux normes juridiques internationales. Plusieurs experts, universitaires et militants solidaires des causes palestinienne et sahraouie ont pris part aux échanges, dont Pierre Galand, président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui, et la chercheuse belge en droit international et humanitaire Khida Djanaralieva. Les participants ont notamment mis en avant des convergences entre les deux dossiers en matière de lutte contre l’occupation et la colonisation, d’exploitation des ressources naturelles et de défense des droits des populations, tout en soulignant l’influence des positions des puissances internationales sur l’évolution des deux questions. Ils ont réaffirmé que le respect du droit international, le droit des peuples à l’autodétermination et la mise en œuvre des résolutions des Nations unies constituent des principes fondamentaux devant être préservés. Leur remise en cause, ont-ils estimé, risque d’affaiblir l’ordre juridique international et d’avoir des répercussions sur la sécurité et la stabilité internationales. Mobilisation de la jeunesse au Brésil Au Brésil, une rencontre intitulée « La lutte anti-impérialiste et le rôle de la jeunesse dans la révolution » s’est tenue à la Faculté d’éducation de l’Université de Brasilia. Le représentant du Front Polisario au Brésil, Ahmed Lemoulay Ali, y a présenté un exposé consacré à la lutte de la jeunesse sahraouie pour la liberté et l’indépendance. La rencontre a également été l’occasion de mener des actions de sensibilisation et d’appeler à rejoindre la quatrième caravane brésilienne de solidarité avec le peuple sahraoui, qui doit se rendre dans les camps de réfugiés sahraouis. Cette initiative vise notamment à renforcer la sensibilisation au sein de la société latino-américaine autour du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, alors que la question du Sahara occidental continue de faire l’objet d’initiatives de solidarité dans plusieurs régions du monde. M. S.
Adoption de la résolution sur le Sahara occidental : une défaite cuisante pour le Maroc, un fait diplomatique notable à l'AG de l'ONU
ALGER - L'adoption par la quatrième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, à une écrasante majorité, d'un projet de résolution réaffirmant le cadre juridique du Sahara occidental en tant que question de décolonisation, a infligé une "défaite historique" au Maroc qui se retrouve face à "la seule alternative" d'organiser un référendum d'autodétermination, et constitue "un fait diplomatique notable", estiment samedi des analystes. Dans une déclaration à l'APS, le spécialiste en questions géopolitiques et migratoires, Hassen Kacimi, a indiqué qu'après ce vote, l'Assemblée générale des Nations unies "vient d'infliger une défaite cuisante et historique au Maroc", en confirmant le statut juridique de ce territoire, notamment la résolution de 1963, considérant le Sahara occidental comme un territoire à décoloniser. Avec 152 voix pour, sept abstentions et deux voix contre, ce résultat "met à mal les tentatives du Makhzen visant, depuis plusieurs années, à retirer le Sahara occidental de la liste des territoires relevant de la Commission des Nations unies chargée des questions de décolonisation", a-t-il poursuivi. "Le Maroc a voté pour cette résolution, dans une dernière manœuvre mortelle, pour ne pas perdre la face et pour faire croire à son opinion publique nationale que 152 pays ont soutenu le Maroc, alors que le verdict est tombé et le Maroc a perdu, avec un score sans appel où 152 pays ont voté pour la décolonisation du Sahara occidental", a tenu à expliquer l'analyste. Il s'agit, estime encore M. Kacimi, d'un vote "qui piège le Maroc qui se retrouve dos au mur, avec la seule alternative d'organiser un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui". Et "pour ne pas paraître pour celui qui est sorti par la petite porte, le Makhzen a lancé sa propagande pour dire que la résolution de la 4e Commission de l'ONU est une victoire, passant sciemment sous silence le principe de décolonisation du Sahara occidental, consacré par l'ONU". "Désormais, sur le plan du droit international, on peut considérer que le plan d'autonomie est définitivement enterré", a-t-il soutenu. Pour sa part, l'expert et conseiller économique, M. Abdelkader Slimani, a estimé que l’intérêt du vote de jeudi dernier à l'Assemblée générale "réside principalement dans l’attitude du Maroc, qui a approuvé une résolution maintenant la question sahraouie dans le cadre onusien de la décolonisation et réaffirmant le principe du droit des peuples à l’autodétermination". "En approuvant le texte, le Makhzen "accepte une résolution dont les références à la décolonisation et à l’autodétermination demeurent centrales", a-t-il souligné.
Sahara occidental : Orange annonce le retrait d’une publicité présentant le territoire comme partie du Maroc
La compagnie de télécommunications Orange a annoncé son intention de retirer prochainement un panneau publicitaire installé sur l’autoroute AP-7, dans le sens Elche-Valence, après une protestation officielle du Front Polisario en Espagne. La publicité reprenait les prétentions fallacieuses territoriales du Maroc en présentant le Sahara occidental comme relevant de sa souveraineté, en contradiction avec le droit international. Le territoire est en effet inscrit par l’ONU sur la liste des territoires non autonomes relevant d’un processus de décolonisation inachevé. Dans un communiqué publié mercredi, la représentation du Front Polisario en Espagne a indiqué que son représentant, Abdallah El Arabi, avait adressé le 25 août une plainte officielle à la direction d’Orange concernant l’affichage de cette carte. Selon la même source, l’opérateur a informé la représentation sahraouie de son intention de retirer la campagne publicitaire « dans les prochains jours », après le dépôt de la plainte et la médiatisation de l’affaire par plusieurs médias. À la suite de l’apparition du panneau, Abdallah El Arabi avait dénoncé l’intégration du Sahara occidental dans une carte du Maroc, estimant qu’il s’agissait d’une violation du droit international. Il a rappelé que le territoire dispose, selon lui, d’un « statut juridique séparé et distinct » de celui du Maroc et que toute représentation du Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain ne repose sur aucun fondement juridique international. Le responsable du Front Polisario a également souligné que les activités économiques menées au Sahara occidental ne pouvaient, selon lui, ignorer les droits du peuple sahraoui. Il a réaffirmé que le consentement de ce dernier ne pouvait être exprimé que par son représentant, le Front Polisario, tout en insistant sur le fait que « le Sahara occidental n’est pas le Maroc ». La représentation du Front Polisario en Espagne a par ailleurs estimé que l’utilisation de cartes intégrant le Sahara occidental au Maroc dans des campagnes publicitaires ne constituait pas une simple erreur commerciale. Elle a dénoncé un procédé susceptible de contribuer à « tromper l’opinion publique » et à banaliser l’occupation du territoire, notamment lorsque ces messages sont diffusés sur des axes routiers très fréquentés. Tout en saluant l’annonce d’Orange, la représentation sahraouie a indiqué qu’elle resterait « vigilante » jusqu’au retrait effectif du panneau ou son remplacement par une publicité ne présentant pas le Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain. Elle a également averti qu’en l’absence de retrait « dans un délai raisonnable », elle se réservait le droit d’engager toutes les procédures juridiques qu’elle jugerait nécessaires pour défendre les droits et les intérêts du peuple sahraoui. (Al24News)
SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario obtient le retrait d’une publicité controversée d’Orange Maroc
Une publicité d’Orange Maroc, affichée sur l’autoroute espagnole AP-7 entre Elche et Valence, suscite une vive polémique après avoir représenté le Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain. La campagne devrait être retirée dans les prochains jours, à la suite d’une protestation officielle de la représentation du Front Polisario en Espagne. La polémique autour de la représentation du Sahara occidental dans les campagnes commerciales s’est invitée sur les routes espagnoles. Orange Maroc a annoncé son intention de retirer un panneau publicitaire installé sur l’autoroute AP-7, sur le tronçon reliant Elche à Valence, après la diffusion d’une carte présentant le Sahara occidental comme intégré au territoire marocain. La décision intervient à la suite d’une plainte officielle adressée, le 25 août, à la direction de l’entreprise par Abdallah Arabi, représentant du Front Polisario en Espagne. Dans un communiqué, la représentation sahraouie a indiqué avoir dénoncé une représentation « illégale » du territoire sahraoui au sein d’une carte du Maroc. À la suite de cette démarche, relayée par plusieurs médias espagnols, l’entreprise a informé les représentants sahraouis de son intention de retirer la campagne publicitaire « dans les prochains jours». Une affaire de droit international Réagissant à la diffusion de cette publicité, Abdallah Arabi avait estimé que l’intégration du Sahara occidental dans une carte du Maroc constituait une violation manifeste du droit international. Il a rappelé que le territoire dispose d’un statut juridique distinct et séparé de celui du Maroc et que sa représentation comme partie intégrante du territoire marocain ne repose sur aucune base juridique internationale. Le responsable sahraoui a également souligné que les activités économiques menées au Sahara occidental ne peuvent faire abstraction des droits du peuple sahraoui, dont le consentement ne peut, selon lui, être exprimé que par son représentant légitime, le Front Polisario. « Le Sahara occidental n’est pas le Maroc », a-t-il notamment réaffirmé, dénonçant l’utilisation de cartes intégrant le territoire sahraoui dans des campagnes commerciales comme allant au-delà d’une simple erreur de communication. Selon la représentation du Front Polisario, ce type de représentation contribue à induire l’opinion publique en erreur et à banaliser la réalité de l’occupation, particulièrement lorsqu’il s’agit de panneaux publicitaires installés sur des axes routiers à forte circulation. Un dossier suivi de près par les représentants sahraouis La représentation du Front Polisario en Espagne a salué l’annonce du retrait de la publicité, tout en précisant qu’elle resterait « vigilante » jusqu’au retrait effectif du panneau ou son remplacement par une publicité ne présentant pas le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc. Elle a également averti qu’en l’absence de retrait dans un délai jugé raisonnable, elle se réserve le droit d’engager les démarches juridiques qu’elle estimera nécessaires pour défendre les droits et les intérêts du peuple sahraoui. L’affaire soulève par ailleurs des interrogations sur l’origine de la campagne publicitaire. Plusieurs médias ont relevé que celle-ci était attribuée à Orange Maroc, et non à MasOrange, l’opérateur présent sur le marché espagnol, posant ainsi la question de la conception de la campagne et du choix de la carte utilisée. Le statut distinct du Sahara occidental rappelé Cet épisode intervient dans le contexte du conflit de longue date sur le statut du Sahara occidental, territoire inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies. Le Front Polisario revendique le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. La représentation sahraouie en Espagne considère ainsi que les tentatives d’intégrer le Sahara occidental au Maroc dans des supports commerciaux ou publicitaires ne peuvent modifier le statut juridique du territoire ni se substituer au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le retrait annoncé de la publicité par Orange Maroc constitue, dès lors, un nouvel épisode de la controverse entourant l’utilisation de cartes représentant le Sahara occidental dans les campagnes commerciales, notamment en Espagne, où la question du statut du territoire demeure particulièrement sensible. M. Seghilani
Le droit à l’autodétermination réunit une majorité écrasante Sahara occidental : les illusions marocaines mises à l’épreuve de l’ONU
Les tentatives de remise en cause du cadre juridique du Sahara occidental se heurtent une nouvelle fois à la position d’une large majorité de la communauté internationale. En apportant leur soutien au projet de résolution par 152 voix, les Etats membres de l’ONU ont réaffirmé le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, confirmant le maintien de ce territoire dans le processus de décolonisation. Le projet de résolution, examiné dans le cadre des travaux de la quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, réaffirme le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux principes consacrés par la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale, notamment la résolution 1514 du 14 décembre 1960 portant Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Cette adoption consacre le cadre onusien de la question du Sahara occidental en tant que question de décolonisation inachevée, nécessitant de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, conformément aux principes du droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies. Le vote, qui a recueilli le soutien de 152 Etats membres, souligne également l’importance du respect de la légalité internationale et des engagements des Nations unies en matière de décolonisation, ainsi que le rejet de toute approche susceptible de contourner le droit fondamental des peuples sous domination coloniale à choisir librement leur avenir politique. L’occupant marocain a lui-même été contraint de voter en faveur du projet de résolution, alors que sa délégation envisageait initialement de s’abstenir de participer au vote. Face à l’ampleur du soutien exprimé par les Etats membres, y compris certains de ses alliés, le Maroc a finalement rejoint les voix favorables au texte. Cette adoption revêt une importance particulière dans un contexte marqué par la persistance du conflit au Sahara occidental, inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU. La question de l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination demeure au cœur des efforts onusiens visant à parvenir à une solution politique juste et durable. Ainsi, la résolution 1514 constitue une référence fondamentale du droit international en matière de décolonisation. Elle appelle à mettre fin au colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations et consacre le droit des peuples à l’autodétermination et à l’indépendance, dans le respect de leur libre volonté et de leurs aspirations légitimes. L’adoption de ce projet de résolution réaffirme ainsi la place de la question du Sahara occidental dans l’agenda onusien de la décolonisation et la nécessité de parvenir à une solution garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination, conformément aux principes de la Charte des Nations unies et aux dispositions du droit international. Les illusions du Maroc se fracassent contre le marbre de la légalité internationale Résigné, le voisin de l’Ouest qui allait s’abstenir du vote a dû se joindre, lui aussi, à l’écrasante majorité votant en faveur de cette résolution qui réaffirme, encore une fois, que le Sahara occidental demeure un territoire non autonome. Lâché par ses proches alliés qui ont voté en faveur de la résolution et après avoir constaté le soutien grandissant des Etats membres de l’ONU au Sahara occidental, dont le nombre montait en flèche sur l’écran dans la salle des conférences, le Maroc n’a eu d’autre choix que de voter en faveur de ce texte. Cette consécration faite par la communauté internationale au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, vient ainsi contredire tous les calculs, toutes les illusions nées des transactions honteuses, ainsi que toutes les visées de la légalisation extra-juridique du fait accompli colonial. Il faut indiquer que cette session a enregistré le vote sur les résolutions relatives à la décolonisation à l’ordre du jour, y compris le Sahara occidental. Mais l’histoire retiendra désormais que la sentence de droit international est au-dessus de toutes les tentatives de liquidation des causes justes. La communauté internationale le réitère aujourd’hui, plus que jamais. Le peuple du Sahara occidental doit exercer librement son droit à l’autodétermination dans le respect total de la doctrine onusienne de décolonisation. L’Algérie réaffirme son attachement à une solution fondée sur le droit international Cette évolution intervient quelques jours après l’intervention de l’Algérie devant la quatrième commission. Lors du débat général, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, avait réitéré la position constante de son pays en faveur d’une solution juste et durable, fondée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le diplomate avait rappelé que le Sahara occidental demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU et souligné que ce statut juridique a également été conforté par l’avis consultatif rendu en 1975 par la Cour internationale de Justice. Evoquant les résolutions 1514 et 1541 de l’Assemblée générale, il avait insisté sur le principe selon lequel le choix du statut politique d’un territoire doit résulter de la libre expression de la volonté de son peuple. Il avait également affirmé que la souveraineté sur le territoire ne pouvait être attribuée par une tierce partie, soulignant que le peuple sahraoui demeure le seul à devoir décider de son avenir. De son côté, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à Genève, Idris Latreche, avait défendu, devant le Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, tout en contestant les arguments avancés par le Maroc sur la question des solutions durables. Le Front Polisario salue une réaffirmation du cadre juridique Réagissant à l’adoption du projet de résolution, le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordonnateur avec la Minurso, Sidi Mohamed Ammar, a estimé que la réaffirmation du cadre juridique du Sahara occidental constituait une réponse «forte et claire» aux tentatives visant à dénaturer la question sahraouie. Dans une déclaration aux médias, le diplomate sahraoui a dénoncé les démarches du Maroc auprès de la quatrième commission, l’accusant de chercher à promouvoir des allégations trompeuses et à influencer les débats au sein de cette instance. Il a souligné que le vote confirme, une nouvelle fois, le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément aux principes consacrés par la Charte des Nations unies et à la résolution 1514 de l’Assemblée générale. Sidi Mohamed Ammar a également considéré cette adoption comme une réponse aux positions des pays soutenant les revendications marocaines sur le territoire, estimant que les propositions avancées dans ce cadre ne sauraient porter atteinte aux droits consacrés par le droit international. Meriem B.
LUTTE DU PEUPLE SAHRAOUI POUR L’INDÉPENDANCE : Les ressources naturelles au cœur de la bataille juridique
Une table ronde consacrée à l’action syndicale, aux ressources naturelles et aux mécanismes du droit international et des droits de l’Homme s’est tenue mercredi, à l’occasion de la Journée nationale des travailleurs et du 52e anniversaire de l’opération de dynamitage de la ceinture de phosphate, menée le 20 octobre 1974. Organisée par l’Union des travailleurs de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro, cette rencontre a réuni des représentants de la présidence de la République sahraouie, du ministère des Territoires occupés et des Communautés, ainsi que des unions des agriculteurs et des juristes. Les participants ont abordé les différents aspects de la lutte nationale sahraouie, notamment sur les plans juridiques et des droits de l’homme, en mettant l’accent sur les efforts déployés pour défendre les droits du peuple sahraoui. Ils ont également évoqué les acquis enregistrés dans ces domaines, dans la perspective de la réalisation de l’objectif fondamental du peuple sahraoui : la liberté, l’indépendance et le rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire national, par voie terrestre, maritime et aérienne. Les décisions judiciaires comme levier de défense des droits sahraouis Intervenant lors de cette rencontre, mardi, le conseiller du président de la République sahraouie chargé des ressources naturelles et des questions juridiques, Abi Béchraï El-Bachir, a souligné l’importance de la bataille autour des richesses naturelles dans la défense de la souveraineté du peuple sahraoui sur son territoire et la concrétisation de son droit à l’autodétermination, qu’il a présenté comme la seule solution juste à la question sahraouie. Selon lui, les acquis obtenus dans ce domaine ont contribué à renforcer l’arsenal juridique défendant la cause sahraouie, considérée comme une question de décolonisation dont le règlement passe, a-t-il insisté, par la garantie du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Abi Béchraï El-Bachir a notamment mis en avant les décisions de la justice européenne, affirmant qu’elles établissent clairement que le Maroc et le Sahara occidental constituent deux territoires distincts et séparés. Il a également rappelé que le Front Polisario dispose d’une personnalité juridique en tant que représentant légitime et unique du peuple sahraoui. Il a, par ailleurs, souligné que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la souveraineté sur ses ressources naturelles a également été affirmé par la justice africaine. L’exploitation des ressources contestée au regard du droit international Pour le responsable sahraoui, la poursuite de la bataille juridique, en s’appuyant sur les acquis déjà enregistrés, doit contribuer à fragiliser l’économie de l’occupation, qu’il considère comme un facteur essentiel de son maintien. Cette démarche doit également, selon lui, favoriser la mobilisation solidaire et renforcer la visibilité internationale de la cause sahraouie. Il a ajouté que l’arsenal juridique reconnaissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la souveraineté sur son territoire et ses ressources constitue un outil important pour renforcer les démarches judiciaires et poursuivre les acteurs impliqués dans l’exploitation de ces richesses. Abi Béchraï El-Bachir a estimé que les ressources naturelles du Sahara occidental figurent parmi les facteurs expliquant la persistance de l’occupation. Il a ainsi souligné la complémentarité entre le combat juridique et l’action diplomatique, appelant à intensifier la mobilisation et les démarches de plaidoyer. Il a enfin affirmé que les tentatives du Maroc et de ses alliés visant à contourner le droit international et à priver le peuple sahraoui de ses droits se sont heurtées aux décisions judiciaires existantes. Selon lui, le Maroc ne dispose pas de souveraineté sur le Sahara occidental et toute exploitation de ses ressources naturelles menée sans consultation du peuple sahraoui et de son représentant légitime, le Front Polisario, est illégale et constitue une violation du droit international. M. Seghilani
Bruxelles : une conférence internationale sur la réhabilitation du droit international au Sahara occidental
Une conférence internationale sur la réhabilitation du droit international au Sahara occidental s’est ouverte vendredi à Bruxelles, mettant en lumière les violations des droits par l’occupation marocaine et les velléités de remise en cause du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Intitulée «Réhabiliter le droit international : le cas du Sahara occidental et les obligations …
LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA DU SAHARA OCCIDENTAL DÉNONCE : « Filmer à Dakhla, c’est cautionner l’occupation marocaine »
Le Festival international du cinéma du Sahara occidental (FiSahara) a appelé au boycott d’un film comportant des scènes tournées dans la ville occupée de Dakhla, estimant que cette production contribue à légitimer l’occupation marocaine du Sahara occidental et à cautionner la répression systématique exercée contre le peuple sahraoui, qui revendique l’exercice de son droit à l’autodétermination. Dans un communiqué, la directrice exécutive du festival, Maria Carrión, a dénoncé le choix du réalisateur Christopher Nolan de tourner une partie de son nouveau film de fiction, « L’Odyssée », dans la ville occupée de Dakhla. Selon elle, cette décision constitue « une violation flagrante et manifeste du droit international ». « Lorsque Christopher Nolan foule le tapis rouge, il piétine également le droit international, en particulier le droit du peuple sahraoui à ses terres et à ses ressources naturelles, exploitées illégalement par le Maroc », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que ce tournage revient à « légitimer et à se rendre complice de l’exploitation illégale des richesses et des territoires du peuple sahraoui, occupés par le Maroc depuis 1975 », rappelant que les Nations unies continuent de considérer le Sahara occidental comme un territoire non autonome. De son côté, l’acteur espagnol Javier Bardem, qui avait produit en 2012 un documentaire consacré au Sahara occidental occupé, a vivement critiqué le réalisateur. Il l’a exhorté à « comprendre l’histoire de la répression subie par le peuple sahraoui » et à éviter de porter atteinte à ses droits légitimes et inaliénables à l’autodétermination. Le tournage de plusieurs scènes du film à Dakhla occupée a suscité une vague d’indignation et de critiques de la part d’organisations sahraouies et internationales ainsi que de plusieurs médias. Ces derniers y voient « une nouvelle forme » de normalisation culturelle avec l’occupation marocaine et une violation manifeste du droit international. Auparavant, des défenseurs des droits humains et des militants sahraouis et internationaux avaient lancé un appel à l’équipe de production afin qu’elle renonce au tournage dans le territoire occupé. Ils ont également exprimé leur solidarité avec le peuple sahraoui, soumis à l’occupation marocaine depuis près de cinquante ans et confronté quotidiennement à diverses violations des droits humains en raison de son combat pacifique pour l’autodétermination et l’indépendance. M. Seghilani
UNE NOUVELLE CARTE DU MONDE OÙ LE TERRITOIRE SAHRAOUI À DROIT DE CITÉ : Grand camouflet pour le Maroc
Un nouveau revers pour le régime marocain. Lorsque la carte parle, les illusions d’expansion territoriale s’effondrent et les crayons de couleur ne suffisent plus à redessiner la géographie. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi, le projet de résolution A/80/L.104, présenté sous le slogan Correct the map (Corriger la carte), consacrant une nouvelle représentation cartographique du monde dans laquelle le Sahara occidental apparaît séparément du Maroc, avec des limites distinctes. Le texte a été adopté à une très large majorité, avec 164 voix pour, une voix contre et six abstentions. Il encourage notamment l’utilisation de représentations cartographiques plus fidèles aux superficies réelles des territoires et des continents, en privilégiant la projection « Equal Earth » au détriment de la traditionnelle projection de Mercator. Le Sahara occidental apparaît distinctement Pour les défenseurs de la cause sahraouie, cette nouvelle représentation constitue avant tout une nouvelle gifle politique et symbolique aux tentatives du Makhzen visant à présenter le Sahara occidental comme faisant partie intégrante de son territoire. La carte adoptée dans le cadre de cette initiative onusienne maintient en effet une séparation visuelle entre le Sahara occidental et le Makhzen, conformément à la distinction opérée par les Nations unies dans le traitement du territoire sahraoui. Cette représentation cartographique ne modifie toutefois pas, à elle seule, le statut juridique du territoire et ne crée pas de nouvelles frontières sur le plan du droit international. Elle intervient néanmoins alors que le Sahara occidental demeure inscrit à l’agenda de l’ONU dans le cadre du processus de décolonisation. Une initiative soutenue par l’Union africaine L’initiative à l’origine de cette nouvelle représentation a été portée par le Togo, avec le soutien de l’Union africaine, dans le cadre d’une démarche visant à promouvoir une plus grande « équité cartographique » à l’échelle mondiale. Elle vise notamment à encourager les États, les organisations internationales, les établissements éducatifs et les médias à recourir à des cartes considérées comme plus précises dans les manuels scolaires, les atlas, les sites institutionnels et les différents supports d’information. Pour ses promoteurs, l’objectif est de mettre fin aux distorsions héritées de certaines représentations cartographiques traditionnelles et de mieux restituer les dimensions réelles des territoires. Dans cette nouvelle représentation, l’Algérie demeure le plus vaste pays d’Afrique par sa superficie, tandis que la République arabe sahraouie démocratique est représentée séparément du Maroc. Pour les défenseurs de la cause sahraouie, cette distinction constitue un élément important dans le débat international sur le statut du territoire et vient rappeler que le Sahara occidental n’est pas assimilé au territoire marocain dans les représentations onusiennes. Ils estiment ainsi que cette démarche contribue à préserver la visibilité géographique et politique de la question sahraouie, notamment dans les supports éducatifs et les applications cartographiques internationales. « La falsification de la géographie ne suffit plus » Au-delà de leur fonction géographique, les cartes jouent un rôle dans la construction des perceptions collectives des territoires et des frontières. C’est précisément sur cette dimension que repose l’initiative « Corriger la carte ». Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, qui porte cette initiative, a défendu l’idée d’une représentation du monde plus fidèle aux réalités géographiques, afin que les différentes régions et leurs populations soient représentées à leur juste place. Pour les partisans de la cause sahraouie, l’apparition distincte du Sahara occidental constitue donc un signal particulièrement significatif. Ils y voient une réponse aux tentatives du Makhzen de modifier, par les représentations cartographiques, la perception internationale du territoire. Sans modifier juridiquement le statut du Sahara occidental, cette nouvelle carte remet ainsi au premier plan la distinction opérée par l’ONU entre le territoire sahraoui et le Maroc. Une nouvelle « gifle » symbolique pour le Makhzen, selon ses détracteurs, qui résument la portée de cette évolution par une formule : lorsque la carte est corrigée, les tentatives de falsification de la géographie ne peuvent plus suffire. M. Seghilani
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QUESTION SAHRAOUIE : La Suède réussit un large consensus autour du plan onusien
Les principaux partis politiques suédois ont réaffirmé leur attachement au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément au droit international et aux résolutions des Nations unies, tout en rejetant toute approche qui s’écarterait du cadre de la légalité internationale dans le traitement de la question du Sahara occidental. C’est ce qui ressort d’une étude récente réalisée par l’organisation suédoise article 2, spécialisée dans les droits de l’Homme et les questions humanitaires. Selon cette étude, fondée sur les positions des partis représentés au Parlement suédois, un « large consensus » se dégage en faveur d’un règlement de la question du Sahara occidental exclusivement dans le cadre des Nations unies, garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination, tel que consacré par les conventions internationales et les résolutions pertinentes de l’ONU. L’organisation souligne que plusieurs formations politiques suédoises considèrent le respect du droit international comme le fondement essentiel de toute position responsable concernant ce conflit. Elle estime que toute initiative s’éloignant de ce cadre risque d’affaiblir la crédibilité des efforts internationaux visant à mettre un terme à ce qui est présenté comme le dernier processus inachevé de décolonisation sur le continent africain. Le directeur des programmes d’Article2, Sinan Ferhan, a déclaré que « le soutien aux positions de la puissance occupante marocaine est incompatible avec le principe de l’autodétermination », ajoutant que « l’imposition d’une vision unilatérale de l’avenir du territoire occupé compromet le processus politique conduit par les Nations unies et s’éloigne des exigences de la légalité internationale ». L’étude met également en avant la position du Parti social-démocrate suédois, donné favori par les sondages en vue des prochaines élections, qui réaffirme son engagement en faveur du respect du droit international. Cette orientation est partagée par l’ensemble des partis ayant participé à l’enquête, lesquels ont exprimé leur attachement à la défense de l’ordre juridique international et du multilatéralisme sous l’égide des Nations unies, considéré comme le seul cadre susceptible de permettre un règlement juste et durable du conflit au Sahara occidental. Par ailleurs, Article2 rappelle que le peuple sahraoui vit depuis plus de cinquante ans sous occupation marocaine. L’organisation affirme que cette occupation s’accompagne de l’exploitation des ressources naturelles du territoire et de l’extension des politiques de colonisation, en violation du droit international, des résolutions des Nations unies ainsi que des décisions rendues par les juridictions internationales et européennes concernant le Sahara occidental. Le secrétaire général de l’organisation, Brian Kelly, estime que le consensus observé parmi les partis politiques sur la nécessité de respecter le droit international constitue « un indicateur important » du maintien de la question du Sahara occidental au cœur du débat politique suédois. Dans son rapport, article2 précise que cette étude, réalisée au cours du mois de juin dernier, repose sur un questionnaire écrit adressé à l’ensemble des partis représentés au Parlement suédois, notamment les partis du Centre, des libéraux, des verts, des modérés, les sociaux-démocrates, les Démocrates de Suède et le Parti de gauche, afin de recueillir leurs positions sur le processus onusien de règlement de la question du Sahara occidental. La majorité des formations politiques ont répondu à cette consultation. Les conclusions de l’étude témoignent ainsi, selon l’organisation, de la persistance de l’attachement de la classe politique suédoise aux principes du droit international et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, dans un contexte marqué par la multiplication des appels en faveur de la fin de l’occupation marocaine et de l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à la liberté et à l’indépendance, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions de l’Organisation. M. S.
SAHARA OCCIDENTAL : Le front de rejet du projet US s’élargit
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), Sidi Mohamed Omar, a mis en garde contre les conséquences du projet de résolution américain sur le Sahara occidental, estimant qu’il constitue une rupture sans précédent avec les principes du droit international et les fondements de l’approche du Conseil de sécurité concernant ce territoire, considéré comme une question de décolonisation et de paix et de sécurité internationales. De son côté, Eric Hagen, membre du conseil d’administration de l’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, a jugé que le texte était contraire à la Charte des Nations unies et risquait de consacrer l’occupation au lieu d’œuvrer à son terme. Dans un article publié le 23 octobre 2026 sur le site américain Blue Pass , le journaliste Anton Ferreira analyse les implications du projet de résolution américain, distribué aux membres du Conseil de sécurité le 22 octobre, quelques jours avant l’expiration du mandat de la MINURSO, prévue le 31 octobre. Selon l’article, le projet américain prévoit plusieurs modifications substantielles de la nature et du mandat de la mission onusienne. Il propose notamment de rebaptiser la MINURSO « Mission des Nations unies pour le Sahara occidental », supprimant ainsi toute référence au référendum dans son appellation. Il prévoit également de mettre fin, au bout de six mois, à son mandat actuel en tant qu’opération de maintien de la paix, avant de la transformer en mission politique spéciale jusqu’au 31 octobre 2027. Le texte érige par ailleurs ce qu’il qualifie de « véritable autonomie sous souveraineté marocaine » en seule solution envisageable et fait de la proposition marocaine élargie et actualisée l’unique base des négociations à venir. Une orientation qui suscite des inquiétudes quant à l’exclusion des autres options, notamment l’indépendance du peuple sahraoui, et au risque de vider le processus politique de son fondement juridique. Dans un courrier adressé à la présidente en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadrice grecque Aglaya Balta, Sidi Mohamed Omar a qualifié le projet de « déviation extrêmement grave et sans précédent ». Selon lui, le texte s’écarte non seulement des principes du droit international qui encadrent la question du Sahara occidental en tant que territoire en attente de décolonisation, mais également des fondements sur lesquels le Conseil de sécurité s’est appuyé pour traiter ce dossier. Le diplomate sahraoui a également estimé que certaines dispositions du projet portaient atteinte aux fondements mêmes du processus de paix des Nations unies et remettaient en cause le statut international du territoire. Il a ainsi affirmé que le texte ne pouvait servir de base aux délibérations sur la MINURSO ni au processus de paix. Il a averti que son adoption en l’état, sans modifications substantielles et significatives, contraindrait le Front Polisario à se retirer de l’ensemble du processus de paix. Une négociation déséquilibrée Dans des déclarations au site Blue Pass, Sidi Mohamed Omar a rappelé que la MINURSO avait été créée pour mettre en œuvre un mandat précis, dont l’organisation d’un référendum d’autodétermination constitue l’objectif central. La suppression de toute référence au référendum dans le nom de la mission, conjuguée à la modification de son mandat, traduirait ainsi, selon lui, une réorientation politique éloignée de la finalité initiale de sa création. Le représentant sahraoui a également appelé à laisser suffisamment de temps au processus ayant réuni le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie en janvier et février derniers. Il a plaidé pour la patience, soulignant qu’un conflit vieux de plus de cinq décennies ne pouvait être réglé en imposant une solution prédéterminée. Le Front Polisario s’inquiète particulièrement de la volonté de limiter les négociations au seul plan d’autonomie marocain, une approche qui, selon lui, risquerait d’écarter les autres options et de compromettre les chances d’un règlement conforme au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Des réserves au regard de la Charte des Nations unies De son côté, Eric Hagen, membre du conseil d’administration de l’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, a estimé que le projet de résolution « viole la Charte des Nations unies et constitue, par conséquent, une décision invalide ». Il a mis en garde contre une orientation qui conduirait, selon lui, à une acceptation de l’occupation par les Nations unies, au lieu de défendre les principes ayant présidé à la création de l’organisation internationale. Il a rappelé que la prévention de l’agression et de l’occupation constituait un élément essentiel de la mission de l’ONU. Pour Eric Hagen, les enjeux dépassent le seul cas du Sahara occidental et concernent les principes fondamentaux du droit international. Il s’est notamment interrogé sur les conséquences qu’aurait l’acceptation d’une telle approche dans d’autres territoires soumis à une occupation. L’intervenant a également estimé que l’imposition d’une solution sous souveraineté marocaine ne permettrait pas de mettre fin au conflit. Le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeurerait, selon lui, pleinement valable, quelle que soit la décision adoptée par le Conseil de sécurité. Il a ajouté que le peuple sahraoui ne renoncerait pas à ses droits et que la poursuite de leur déni ne mettrait fin ni à son opposition à l’occupation ni aux souffrances des détenus sahraouis dans les prisons marocaines. Le droit à l’autodétermination au cœur du débat L’article rappelle, dans ce contexte, que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait souligné, dans un rapport présenté au Conseil de sécurité le 1er octobre dernier, le caractère inaliénable du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il avait également insisté sur la nécessité de soumettre toute proposition à une véritable consultation du peuple du Sahara occidental, afin de lui permettre de choisir librement et volontairement de l’accepter ou de la rejeter. La question des réfugiés sahraouis dans les camps constitue un autre volet abordé par l’article. La persistance du déplacement et la dégradation des conditions humanitaires ne devraient pas, selon les arguments rapportés, servir de justification à un retour qui ne traiterait pas les causes profondes de l’exil. Le Front Polisario considère, à cet égard, qu’organiser le retour des réfugiés avant d’avoir éliminé les causes de leur déplacement reviendrait à récompenser l’occupation marocaine et à porter atteinte à la Convention de Genève relative à la protection des réfugiés. Il insiste sur la nécessité de respecter la volonté libre et souveraine des réfugiés sahraouis, sans soumettre leur avenir à des considérations politiques extérieures. Des risques pour les perspectives de règlement L’article évoque également les mises en garde d’analystes selon lesquels le projet américain pourrait accentuer les risques d’escalade et compromettre les perspectives de règlement, dans un contexte marqué par l’impasse des dernières négociations. Ces préoccupations interviennent après les déclarations de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, qui avait appelé à faire de l’autonomie la base des prochaines discussions. Une orientation critiquée par le Front Polisario, qui y voit une remise en cause de la neutralité et de l’indépendance attendues d’un médiateur des Nations unies. Le Conseil de sécurité s’apprête ainsi à examiner le renouvellement du mandat de la MINURSO dans un climat de fortes divergences sur l’avenir de la mission. Les modifications proposées pourraient, selon les inquiétudes exprimées, transformer la nature de cette présence onusienne et marginaliser l’option référendaire, pourtant au cœur du processus engagé après le cessez-le-feu de 1991. M. Seghilani
ILS REVELENT UNE SUBSTITUTION DEMOGRAPHIQUE DANS LES TERRITOIRES SAHRAOUIS OCCUPES : Les chiffres qui contredisent le récit marocain
Les données officielles du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) du Haut-Commissariat au Plan (HCP) marocain font apparaître une importante transformation de la composition démographique du Sahara occidental occupé. Dans une analyse consacrée à ces statistiques, le chercheur El Mahfoud Abdelaziz estime que les chiffres publiés par les autorités marocaines contredisent leur discours politique et témoignent d’une politique de peuplement dans les territoires occupés. Selon le HCP, le Maroc comptait 36 828 330 habitants au 1er septembre 2024, dont seulement 0,8 % de locuteurs du hassaniyya, soit environ 294 626 personnes à l’échelle de l’ensemble du territoire contrôlé par Rabat, incluant les régions du sud et le Sahara occidental occupé. Une population autochtone devenue minoritaire L’analyse se concentre notamment sur les trois régions administratives correspondant à l’espace traditionnellement associé à la population hassanophone : Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed-Dahab. Ces trois régions totalisent 1 117 335 habitants. Même en considérant, de manière théorique, que l’ensemble des locuteurs du hassaniyya y résident, ceux-ci ne représenteraient au maximum que 26,49 % de la population. La proportion apparaît encore plus faible lorsqu’elle est calculée uniquement sur les deux régions couvrant la majeure partie du Sahara occidental occupé, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed-Dahab, qui comptent ensemble 668 650 habitants. Selon les estimations avancées dans l’étude, la population sahraouie autochtone y dépasserait à peine 177 000 personnes. Ces chiffres sont présentés comme étant en décalage avec certaines estimations officielles marocaines faisant état de plus de 500 000 Sahraouis dans ces territoires. Pour le chercheur, cette évolution démographique s’inscrit dans une dynamique de transfert de population marocaine depuis les territoires du royaume vers le Sahara occidental occupé, contribuant à modifier progressivement la composition de la population locale. Un enjeu au regard du droit international L’analyse estime que la minorisation de la population autochtone, qui représenterait moins de 27% des habitants dans les deux principales régions concernées, soulève également des questions au regard du droit international. Elle est notamment mise en relation avec l’article 49 de la IVe Convention de Genève de 1949, qui interdit à une puissance occupante de procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire qu’elle occupe. L’étude établit également un lien entre cette transformation démographique et la politique de développement menée dans ces territoires. Selon son auteur, la majorité non autochtone bénéficierait largement des infrastructures et des activités économiques liées notamment aux ressources naturelles, parmi lesquelles les phosphates et les ressources halieutiques. À travers l’exploitation de ses propres données statistiques, l’administration marocaine fournit ainsi, selon cette analyse, des éléments permettant de mesurer l’ampleur de la transformation démographique du Sahara occidental occupé et d’alimenter le débat sur ses implications politiques et juridiques. Ania N
Ahmed Aminu Ramatu Yusuf : «Le Sahara occidental représente un cas typique d’un processus de décolonisation inachevé»
Le Sahara occidental constitue un cas typique d’un processus de décolonisation qui n’est pas encore achevé, a indiqué l’ancien directeur adjoint du Bureau des affaires du Cabinet de la présidence du Nigéria, Ahmed Aminu Ramatu Yusuf, soulignant que le prétendu «plan d’autonomie» promu par le Maroc, constitue «une violation» du droit international, des résolutions de …
L’Algérie exprime son regret face à l’évolution du mandat de la MINURSO au Sahara occidental
Le gouvernement algérien a exprimé, samedi 31 octobre 2026, son profond regret face à la décision relative au mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères a vivement critiqué les orientations du projet de résolution présenté au Conseil de sécurité, estimant qu’elles favorisent la position marocaine au détriment du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Cette réaction intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible autour de la question du Sahara occidental, un territoire dont le statut demeure au cœur d’un différend international de longue date. Pour Alger, les dernières évolutions au sein des Nations unies soulèvent des interrogations fondamentales sur les perspectives d’un règlement politique juste et durable. 8 faits sur le Sahara occidental que vous devez connaître L’Algérie dénonce un déséquilibre dans le projet de résolution Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères estime que le texte soumis au Conseil de sécurité présente un déséquilibre manifeste en faveur du Maroc, au détriment du Front Polisario. Selon la diplomatie algérienne, les orientations retenues ne permettent plus de considérer le projet comme une base suffisamment équilibrée pour engager des négociations susceptibles d aboutir à une solution durable. Avant le vote, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, avait adressé des communications officielles aux membres du Conseil de sécurité. L objectif était notamment d attirer leur attention sur les conséquences potentielles des nouvelles orientations envisagées dans le traitement du dossier sahraoui. Alger avait particulièrement mis en garde contre toute démarche susceptible de consacrer un fait accompli sur le terrain et de donner une légitimité à une situation qu elle considère comme relevant de l occupation, au détriment des droits du peuple sahraoui. Le droit à l’autodétermination au centre des préoccupations L un des principaux points de désaccord concerne la place accordée au plan d autonomie proposé par le Maroc. La version finale du texte, selon l analyse présentée par le ministère algérien des Affaires étrangères, place cette proposition sous souveraineté marocaine revendiquée au centre du processus de négociation. Pour Alger, cette orientation réduit considérablement les possibilités offertes aux parties et risque d anticiper les conclusions du processus politique avant même que le peuple sahraoui ait pu exercer librement son droit à l autodétermination. La diplomatie algérienne considère que les négociations doivent rester ouvertes à différentes perspectives et ne peuvent être construites autour d une seule proposition. Elle insiste ainsi sur la nécessité de préserver un cadre permettant au peuple sahraoui de déterminer librement son avenir, conformément aux principes fondamentaux du droit international. Cette question constitue depuis plusieurs décennies l un des principaux obstacles au règlement du conflit. Alors que le Maroc défend une solution fondée sur l autonomie du territoire sous sa souveraineté, le Front Polisario revendique l organisation d un processus d autodétermination permettant notamment d envisager l indépendance. La disparition de la référence au référendum suscite des inquiétudes Autre élément particulièrement critiqué par Alger : la suppression de la lettre « R », correspondant au terme « Référendum », dans l appellation abrégée de la mission onusienne. Pour le ministère des Affaires étrangères, cette modification dépasse le simple aspect terminologique. Elle constitue un signal politique préoccupant, dans la mesure où le référendum représente historiquement l un des fondements du mandat de la MINURSO et du processus visant à garantir l autodétermination du peuple sahraoui. Créée en 1991 par les Nations unies, cette mission avait notamment pour objectif de surveiller le cessez-le-feu et de contribuer à la préparation d un référendum sur le statut du Sahara occidental. Toutefois, les divergences persistantes entre les parties ont empêché la concrétisation de cette consultation. Dans ce contexte, Alger estime que l effacement progressif de la référence au référendum risque de modifier la nature même du processus onusien et d éloigner davantage la perspective d une consultation permettant aux Sahraouis de se prononcer sur leur avenir. Le Front Polisario et la place des négociations Le communiqué algérien soulève également la question de la participation du Front Polisario aux négociations. La diplomatie algérienne considère que le projet de résolution réduit la possibilité pour ce mouvement, qu elle présente comme le représentant légitime et unique du peuple sahraoui, de soumettre ses propres propositions en vue d un règlement politique. Cette préoccupation renvoie à un principe essentiel défendu par Alger : aucune solution durable ne peut être envisagée sans une participation effective des parties concernées et sans la prise en compte de leurs positions respectives. Le ministère estime ainsi que le processus de négociation doit conserver un caractère inclusif et ne pas imposer, dès le départ, un cadre qui limiterait les options disponibles. Une question de décolonisation qui reste au cœur du dossier Dans son analyse, le gouvernement algérien met également en garde contre une transformation progressive de la nature du dossier sahraoui. Il estime que les nouvelles orientations risquent de faire évoluer la question du Sahara occidental, historiquement inscrite dans le processus de décolonisation des Nations unies, vers une problématique essentiellement humanitaire. Pour Alger, cette approche ne saurait remplacer le traitement politique et juridique du conflit. Les enjeux humanitaires, aussi importants soient-ils, ne peuvent se substituer à la question fondamentale du droit à l autodétermination. Le ministère rappelle que les processus de décolonisation restent intrinsèquement liés au droit des peuples concernés à choisir librement leur avenir. Ce droit, souligne-t-il, est inaliénable et ne peut être remis en cause par des évolutions diplomatiques ou des arrangements politiques qui en limiteraient la portée. La diplomatie algérienne considère ainsi que toute solution doit respecter les principes du droit international et éviter de consacrer une situation territoriale contestée au détriment des aspirations du peuple sahraoui. Désert de Tanezrouft en Algérie, localisation, climat et informations essentielles Alger réaffirme son attachement à une solution politique Malgré ses réserves concernant les dernières évolutions diplomatiques, le gouvernement algérien réaffirme son attachement à un règlement politique, juste et durable du conflit du Sahara occidental. Dans son communiqué, il insiste sur la nécessité de parvenir à une solution mutuellement acceptable, garantissant au peuple sahraoui l exercice de son droit à l autodétermination, conformément aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies ainsi qu aux résolutions pertinentes de l Organisation internationale. Cette position traduit la volonté de l Algérie de maintenir la question du Sahara occidental au centre des discussions internationales, tout en défendant la poursuite d un processus politique fondé sur le respect du droit international. Au-delà de la réaction exprimée par Alger, les dernières évolutions autour de la MINURSO illustrent les difficultés persistantes auxquelles se heurte la recherche d un règlement du conflit. L avenir du processus onusien dépendra notamment de la capacité des acteurs concernés à préserver un cadre de négociation crédible, équilibré et respectueux des droits du peuple sahraoui.
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La Russie utilise son droit de veto contre un projet de résolution sur le Sahara occidental
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