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Mondial U15 FIFA : Bilan mitigé et regrets pour l'Afrique

Mondial U15 FIFA : Bilan mitigé et regrets pour l'Afrique

  • La Guinée et le Ghana ont été éliminés en quarts de finale de la Ligue A du Mondial U15.
  • L'Algérie nourrit des regrets après son parcours malgré une victoire contre l'Estonie.
  • En Ligue B, le Sénégal s'est imposé face à Madagascar et affrontera la Zambie.
  • La Tunisie a éliminé la France en Ligue C en s'imposant sur le score de 5-3.
  • Plusieurs nations africaines poursuivent la compétition dans leurs divisions respectives.

Le Mondial U15 de la FIFA ne sourit plus aux représentants africains dans son tableau principal. Derniers espoirs du continent en Ligue A, la Guinée et le Ghana ont été éliminés en quarts de finale. Les jeunes Ghanéens ont cédé au terme d’une séance de tirs au but cruelle face au Paraguay (2-2, 6-7 tab), tandis que les Guinéens ont été battus par la Grèce (1-2). Deux sorties qui mettent un terme aux ambitions africaines dans la course au titre suprême.

Mais au-delà de ces éliminations, le parcours de l’Algérie mérite une attention particulière. Les jeunes Verts dirigés par Karim Ziani ont terminé leur journée par une victoire contre l’Estonie (2-1), après avoir connu une élimination aux tirs au but face à la Guinée, puis une défaite contre l’Albanie (1-4). Le succès face à l’Estonie apporte un peu de réconfort, mais il ne dissipe pas les regrets. Car pour cette jeune sélection, l’essentiel n’était pas seulement de gagner un match de classement, mais de mesurer sa capacité à franchir un cap dans une compétition internationale exigeante. L’élimination aux tirs au but laisse forcément un goût amer : si la qualification s’est jouée sur une séance incertaine, elle rappelle aussi combien chaque détail compte dans ce type de rendez-vous. Puis il y a eu ce match de classement, les Verts se sont inclinés face au Kenya (4-3), lors d’un match de classement.

Un tournoi mais aussi une expérience

À cet âge, le résultat ne saurait constituer l’unique baromètre de la réussite. L’apprentissage du haut niveau, la maîtrise des temps forts, la gestion de la pression et la capacité à réagir après une déconvenue sont autant d’enseignements à retenir. Pour les jeunes Algériens, ce tournoi doit devenir une expérience fondatrice plutôt qu’une occasion manquée sans lendemain. Le travail de formation devra permettre de transformer ces regrets en progrès concrets. Le Maroc, de son côté, a vécu une fin de parcours douloureuse. Éliminés par le Paraguay en huitièmes de finale (0-1), les Lionceaux de l’Atlas ont ensuite subi la loi du Mexique (0-3) en match de classement. Le Cameroun a également lourdement chuté face à la Russie (2-9), confirmant une journée difficile pour plusieurs représentants du continent.

Le Sénégal et la Tunisie sauvent l’honneur

L’Afrique conserve toutefois des raisons d’espérer. En Ligue B, le Sénégal a impressionné en écrasant Madagascar (5-0). Sa demi-finale contre la Zambie garantit déjà une présence africaine en finale de cette division. En Ligue C, la Tunisie a signé une performance de référence en éliminant la France (5-3). Une victoire qui confirme que les sélections africaines peuvent rivaliser avec des adversaires réputés et poursuivre leur progression au-delà du tableau principal. Les autres résultats ont été plus contrastés. La Somalie a dominé la République démocratique du Congo (4-0) en Ligue D. En Ligue B, la Côte d’Ivoire a battu le Soudan du Sud (2-1), tandis que le Mali s’est incliné devant le Niger (0-2). La Centrafrique, le Tchad, le Gabon et l’Éthiopie restent également concernés par la suite de la compétition dans leurs divisions respectives.

L’Algérie, engagements et enseignements

Ce Mondial laisse un bilan contrasté pour le football africain. Le Sénégal et la Tunisie peuvent encore espérer conclure leur tournoi par un trophée. L’Algérie, elle, doit regarder son parcours avec lucidité. La victoire contre l’Estonie est bienvenue, mais elle ne doit pas masquer les occasions perdues. Pour les jeunes Verts, le véritable enjeu commence désormais : comprendre ce qui a manqué, consolider les acquis et progresser dans la gestion des moments décisifs.

Source : La Nouvelle République

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