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La voix de l'Afrique

  • La défense de l'Afrique constitue une priorité de la diplomatie algérienne au sein des fora internationaux.
  • Le continent africain compte plus d'un milliards et demi d'habitants et exige la fin de sa marginalisation.
  • L'Afrique revendique notamment deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU.
  • Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a pris la parole lors du sommet Russie-Afrique tenu ce jeudi à Moscou.
  • L'Algérie a rappelé la nécessité de réformer le Conseil de sécurité pour assurer une représentation africaine juste et équitable.

La voix de l’Afrique

La défense de l’Afrique est une des priorités de la diplomatie algérienne. Partout dans les fora internationaux la voix de l’Algérie est des plus fortes pour insister sur l’injustice qui est faite à ce continent de plus d’un milliards et demi d’habitants. Ce continent qui a souffert pendant des siècles de la barbarie coloniale est en droit aujourd’hui d’exiger que cette situation de marginalisation, qui lui a été imposée, change.

Terre riche en ressources naturelles et en biodiversité, l’Afrique libre d’aujourd’hui n’accepte plus qu’elle soit encore sujet des convoitises des puissants moment. Ce processus du changement est porté comme jamais par certains pays africains qui font un travail diplomatique soutenu pour imposer la nouvelle donne qui est aujourd’hui celle de l’Afrique.

Et parmi les exigences des Africains, c’est d’avoir une représentation plus importante dans les institutions internationales, à commencer par l’ONU et son Conseil de sécurité, où l’Afrique estime qu’elle a le droit à deux sièges permanents dans ce conseil. Car il est inadmissible qu’après 80 ans d’existence de l’ONU, on continue encore à ignorer un continent aussi important, dont les peuples sont encore et toujours soumis aux injonctions et décisions des autres.

Le combat n’est pas encore gagné, mais il doit être de tous les instants. Il s’agit de faire changer une image qui n’a fait que trop durer. L’Afrique est bien décidée à être seule maître de son destin, et elle s’applique à faire de cet état de fait une réalité qui doit s’imposer aux autres, à commencer par les anciennes puissances coloniales qui croient encore qu’ils peuvent décider pour plusieurs pays du continent, oubliant ou feignant d’oublier que le temps de la tutelle est révolu.

Le sommet Russie-Afrique tenu ce jeudi à Moscou a été encore une autre occasion pour l’Algérie pour défendre le droit du continent africain à être au centre de toute réforme du système de gouvernance mondiale. Dans son discours prononcé lors de ce sommet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réitéré son appel à « permettre au continent africain d’occuper la place qui lui sied sur la scène internationale », mettant l’accent sur « la nécessité de réformer le Conseil de sécurité des Nations unies afin de garantir une représentation africaine juste et équitable dans le processus de prise de décision à l’échelle internationale, conformément à la position africaine commune, notamment le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte ».

— Par Abdelmadjid Blidi
Source : ouestribune