Pour sa toute première devant la presse, le nouveau sélectionneur national est attendu sur plusieurs sujets, dont le capitanat et les objectifs qui lui ont été assignés.
Brahim Hemdani se dévoilera un peu plus cet après-midi, à partir de 15h, à la salle des conférences «Mohamed-Sellah» du stade Nelson-Mandela de Baraki. On en saura, ainsi, davantage sur tout, notamment sur sa vision à moyen terme, ce qu’il compte faire de cette sélection mondialiste dont il a hérité à la surprise générale et ses ambitions personnelles et collectives à la tête des Verts. De sa conférence de presse, mais aussi et surtout de la liste nominative des joueurs qu’il aura retenus pour la fenêtre internationale de cette rentrée, on pourrait déduire, en effet, s’il optera pour une continuité de l’œuvre de Vladimir Petkovic ou s’il choisira, au contraire, de lancer une nouvelle ère avec ses propres convictions, son plan de jeu défini et les hommes-joueurs qu’il pense compatibles avec ce projet.
Le capitanat, indice révélateur
Le premier indice clair de ces intentions pas encore affichées sera, d’ailleurs, l’identité de celui qui portera désormais le brassard de capitaine de l’EN. Brahim Hemdani sera, à ce propos, face à deux courants alternatifs : Faire dans le classique en favorisant la légitimité historique ou plutôt opérer en rupture du passé et désigner un élu parmi la génération montante. Si pour désigner le successeur de Riyad Mahrez, l’ancien capitaine de l’Olympique de Marseille devait favoriser le vécu et l’ancienneté parmi le groupe, le profil de Ramy Bensebaïni paraît le plus à même de cocher toutes les cases et de faire du polyvalent défenseur du Borussia Dortmund le candidat idéal pour avoir la bandoulière autour du bras gauche.
Continuité ou rupture et nouvelle ère ?
Une telle décision confirmerait la hiérarchie installée depuis un certain moment dans le vestiaire des Verts et tendrait à laisser croire que le cadre habituel sera encore là pour un bon moment. Mais si, au contraire, Brahim Hemdani suggérait l’idée d’une rupture avec l’époque révolue de Djamel Belmadi et la parenthèse pas vraiment enchantée de Vladimir Petkovic, les noms d’Ibrahim Maza, Amine Gouiri ou encore Anis Hadj Moussa paraîtront tout à fait crédibles pour incarner l’identité visuelle d’un nouveau cycle porté par de jeunes et talentueux personnages, à l’instar de la voie empruntée par Didier Deschamps lorsqu’il avait confié le brassard au jeune crack Kylian Mbappé.
Les objectifs en visière
Pourtant, il y avait d’authentiques vedettes de l’Equipe de France comme Antoine Griezmann, Olivier Giroud ou encore Ngolo Kanté affichaient un plus grand nombre de sélections avec les Bleus que l’actuel serial buteur du Real Madrid. L’autre point d’orgue de cette conférence de presse inaugurale de son mandat sera, en parallèle, relative aux ambitions et objectifs que la FAF aurait dictées à Brahim Hemdani. A considérer qu’une qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations à travers des éliminatoires qui dureront moins de trois mois demeure un minimum syndical ou plutôt est devenue une norme non-négociable, il sera intéressant de savoir quel plafond de verre a été proposé par la tutelle comme point à atteindre.
CAN, Mondial et durée du contrat
Il serait, ainsi, illogique que l’EN et son sélectionneur ne soient pas «invités» à faire mieux qu’un quart de finale au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie entre le 19 juin et le 17 juillet 2027 et de réussir une meilleure performance qu’une présence parmi les huit meilleures nations africaines, comme cela a été fait au Maroc l’hiver dernier. Et si, au passage, la Coupe du Monde 2030 était évoquée, il serait alors clair que la durée du contrat entre la FAF et le duo Hemdani-Yahia auquel l’instance fédérale ne s’est pas attardée jusqu’alors, serait bien plus long que prévu et que la CAN à venir ne serait, de fait, pensée que comme une étape alternative.
-RACHID BELARBI



























