Recherche
2 366 résultats pour "influence-ingerences-et-plans-de-destabilisation-pourquoi-lalgerie-coupe-avec-abou-dhabi-7003037fr"
Influence, ingérences et plans de déstabilisation : Pourquoi l’Algérie «coupe» avec Abou Dhabi
L’Algérie, qui a observé la retenue pendant longtemps, ne pouvait plus accepter et tolérer des pratiques qui vont à l’encontre de l’éthique et du droit internationaux. C’est sur les principes de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires des autres, et de souveraineté, qu’Alger a fini par couper le cordon. Sa décision de rompre les relations diplomatiques avec Abou Dhabi est le résultat d’un cumul de provocations qu’elle ne saurait tolérer à ce petit État confetti. La rupture est, en effet, intervenue après des mois de retenue et de nombreuses mises en garde. D’ailleurs, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait dénoncé à maintes reprises les agissements des dirigeants de ce pays, affirmant que «partout où il y a des conflits, l’argent de cet État (les Émirats) est présent, au Mali, en Libye et au Soudan. Nous les considérons toujours comme des frères, nous prions Dieu de les ramener sur le droit chemin» , insistant sur le fait que «l’Algérie n’a pas cherché l’escalade verbale» . Ces alertes de l’Algérie n’ont pas été prises en considération par les dirigeants d’Abou Dhabi. Ces derniers ont choisi leur camp, en préférant s’aligner avec les « forces de déstabilisation » , notamment l’État sioniste et le makhzen qui appliquent une feuille de route claire qui consiste à déstabiliser tous les pays qui refusent d’adhérer aux accords d’Abraham. Des roitelets ingrats La décision d’Alger n’est donc pas venue du néant, mais de faits et d’actes concrets commis par ce pays qui se présente comme un pays frère. Dans la réalité, cet Émirat de moins d’un million de nationaux joue un rôle de trublion en mettant son opulence au service du mal. Il est impliqué dans plusieurs conflits régionaux. Du Yémen jusqu’au Sahel en passant par la Libye, sans parler des opérations de lobbying, cet artificiel Émirat ingrat est devenu un véritable semeur de discorde. Les roitelets d’Abou Dhabi ont oublié tout le bien que l’Algérie avait apporté comme aide et assistance à leur pays naissant qui n’était qu’une petite contrée désertique au début des années 1970. D’ailleurs, ce sont des cadres de Sonatrach qui ont été dépêchés par le défunt Houari Boumediène pour créer Adnoc, la société pétrolière émiratie. Quelle éthique pour cet émirat qui est aujourd’hui pointé du doigt par plusieurs organisations non gouvernementales qui l’ont épinglé pour ingérence, manipulation et opérations de déstabilisation dans plusieurs régions. D’autres investigations évoquent l’existence de réseaux transnationaux de recrutement et de transport de mercenaires, ainsi que l’utilisation d’investissements dans les ports, les infrastructures et les ressources minières comme instruments d’influence. Le commerce de l’or constitue, par ailleurs, un autre sujet de controverse : les Émirats, et notamment Dubaï, occupent une place centrale dans les circuits mondiaux de commercialisation de l’or africain, tandis que plusieurs ONG et enquêtes journalistiques alertent sur l’importance des flux provenant de circuits informels ou illicites. Tout cela conforte la décision d’Alger de rompre ses relations avec cet État prédateur qui prospère sur le chaos. Au Soudan, des organisations de défense des droits humains ont notamment dénoncé les accusations de soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), soupçonnées d’être approvisionnées par des réseaux et de financement liés à des intérêts émiratis. Au Yémen, des ONG ont également documenté les conséquences des interventions et du soutien apporté à différents acteurs locaux du conflit. Idem en Libye et dans d’autres pays du Sahel. Cet Émirat ne sait pas en fait ce que c’est la retenue, en instiguant des plans pour déstabiliser toute cette sous-région, et de là toute l’Afrique et ses ambitions de développement. Ils financent des groupes terroristes qui ne cessent de constituer une menace pour la stabilité qui représente pour l’Algérie un environnement stratégique vital. Pour l’Algérie, ce type d’activisme touche directement à sa sécurité nationale, tant le Sahel n’est pas un théâtre lointain, mais constitue le prolongement immédiat de l’espace stratégique algérien. Toute intervention extérieure susceptible de modifier les rapports de force dans cette région est donc examinée à l’aune de ses conséquences potentielles sur les frontières et la stabilité de l’Algérie. L’offensive émiratie avortée Dans le domaine économique, les Émirats ont tenté depuis des années de s’implanter en Algérie, en visant des secteurs stratégiques comme la gestion du port, l’industrie mécanique, le tabac, le dessalement de l’eau de mer et les hydrocarbures. Toutefois, la vigilance de l’Algérie, qui savait bien préserver ses intérêts et notamment sa souveraineté économique, a mis des barrières aux pratiques émiraties qui ne cherchent qu’à avoir une mainmise sur ces secteurs stratégiques. Après avoir échoué dans sa première stratégie, Abou Dhabi est passé à un deuxième plan consistant à prendre le contrôle de certaines entreprises opérant en Algérie. C’est le cas de la société espagnole Naturgy, qui est le partenaire historique de la compagnie nationale Sonatrach, notamment dans la gestion du gazoduc Medgaz, une infrastructure vitale qui relie directement les gisements algériens à la péninsule Ibérique. Le groupe émirati TAQA (Abu Dhabi National Energy Company) avait lancé d’importantes manœuvres pour racheter plus de 40 % des parts de Naturgy (détenues par des fonds d’investissement comme CVC et GIP), mais en vain. Alger avait apposé son refus catégorique et les Espagnols ont finalement décidé de ne pas céder de parts au groupe émirati TAQA. Une autre tentative émiratie a visé le secteur de l’eau, hautement prioritaire en Algérie. La multinationale espagnole GS Inima, leader mondial du dessalement d’eau de mer, gère plusieurs usines majeures en Algérie (notamment à Mostaganem et Cap Djinet). Le groupe émirati TAQA a entrepris des démarches pour racheter cette entreprise espagnole. Refusant de voir ses infrastructures hydriques basculer sous pavillon émirati, le gouvernement a bloqué le transfert des concessions de dessalement d’eau au profit de TAQA, gelant ainsi les bénéfices opérationnels attendus par les Émirats sur le sol algérien. En effet, l’Algérie a justifié son opposition systématique à ces rachats par plusieurs facteurs interconnectés : souveraineté des infrastructures clés, tensions géopolitiques régionales et reprise en main économique. En réaction à ce qu’elle qualifie d’ingérences et d’usage malveillant du «capital financier» , l’Algérie a gelé plusieurs accords économiques avec les Émirats et passé au crible le statut de diverses entreprises mixtes sur son territoire. Ce sont les entreprises émiraties qui seront touchées, notamment les compagnies Emirates et Etihad Airways. En effet, la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions immatriculés aux Émirats arabes unis entraînera des conséquences sur plusieurs liaisons internationales des deux compagnies, obligeant les compagnies concernées à revoir les trajectoires de ces vols. Le contournement du territoire algérien pourrait notamment entraîner un allongement de la durée de certains trajets. Une exception est toutefois maintenue pour les vols commerciaux civils émiratis à destination ou en provenance de l’aéroport international Houari-Boumediene, et ce jusqu’à la fin de l’année 2026, correspondant à la fin du contrat concerné. Face aux ambitions d’Abou Dhabi, l’Algérie semble avoir choisi de fermer la porte à toute influence susceptible de s’exercer au détriment de ses intérêts nationaux. H. O.
Emirats et régime du Makhzen: coordination et manœuvres visant l’Algérie
De récentes analyses et rapports internationaux mettent en évidence les différentes formes de ciblage de l’Algérie par les Emirats et le Maroc, dans le cadre d’une coordination croissante entre Abou Dhabi et le régime du Makhzen et de mouvements parallèles au Maghreb et au Sahel, sur fond de convergence de leurs relations de normalisation avec l’entité sioniste. La revue britannique « Africa Confidential » s’est notamment penchée sur la nature des relations entre les Emirats et le Maroc, consacrant à ce rapprochement un article intitulé « Alger ferme la porte à Abou Dhabi: le parrain du Maroc en paie le prix ». Dans son analyse, la revue relève que les Emirats sont devenus un allié majeur du Maroc et souligne que, depuis la signature des accords de normalisation en 2020, Abou Dhabi et Rabat ont intensifié leur coordination dans la région. Cette évolution a élargi le champ de leurs actions convergentes et favorisé un rapprochement plus marqué sur plusieurs dossiers touchant à l’environnement régional de l’Algérie. Cette convergence se manifeste notamment à travers le soutien émirati aux positions marocaines sur les questions régionales. Africa Confidential fait ainsi état de l’alignement des Emirats sur le Maroc concernant le Sahara occidental, dans un soutien à la position de Rabat visant à consacrer l’occupation du territoire et à s’affranchir du processus de décolonisation, parallèlement à un soutien sous diverses formes aux agissements et aux manœuvres du Makhzen visant les pays voisins, dont l’Algérie. Au-delà du Maghreb, cette dynamique trouve également un prolongement au Sahel, devenu l’un des espaces où se déploient les actions des deux parties. La revue évoque à ce propos la volonté des Emirats et du Makhzen d’étendre leur présence dans une région profondément marquée par les crises sécuritaires et politiques, en tirant profit de certaines situations pour imposer leurs rôles dans des dossiers sensibles. Une telle dynamique ouvre, selon cette lecture, la voie à davantage d’interventions susceptibles de complexifier l’environnement régional. Dans le prolongement de ces évolutions, le rapprochement émirati-marocain apparaît également à travers leurs relations avec l’entité sioniste. Le site « Debuglies » a ainsi publié une analyse intitulée « Abu Dhabi, Zionist entity and Algiers: The Emerging Strategic Confrontation Across the Maghreb, Sahel and Red Sea » (Abou Dhabi, l’entité sioniste et Alger : la confrontation stratégique émergente à travers le Maghreb, le Sahel et la mer Rouge), consacrée aux convergences entre Abou Dhabi, Rabat et l’entité sioniste dans un espace allant du Maghreb au Sahel et à la mer Rouge. L’analyse estime que l’alliance maroco-sioniste et les relations émirati-marocaines doivent être appréhendées dans un contexte régional plus large, englobant l’espace de l’Algérie. Elle établit toutefois une distinction entre ces rapprochements et l’existence de preuves publiques d’une salle d’opérations commune spécifiquement destinée à cibler l’Algérie, délimitant ainsi la portée des éléments disponibles dans les sources ouvertes. Dans le même contexte, « Africa Confidential » revient sur le Sahel comme l’un des principaux espaces de convergence entre les deux parties, évoquant des actions visant à tirer parti des tensions qui traversent la région ainsi que la création de foyers de tension dans l’environnement régional de l’Algérie. L’ensemble de ces éléments fait ainsi apparaître plusieurs trajectoires qui se rejoignent autour de l’Algérie, entre le partenariat émirati-marocain, les mouvements régionaux au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Cette convergence intervient alors que le régime du Makhzen poursuit son activisme région al avec le soutien d’une relation étroite avec Abou Dhabi. Dans cette configuration, le ciblage de l’Algérie prend des formes multiples, combinant les manœuvres émirati-marocaines, les mouvements régionaux, la coordination au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Des dynamiques qui dépassent le cadre d’une action bilatérale directe et touchent différents espaces liés aux intérêts et aux positions de l’Algérie, mettant en évidence la diversité des instruments mobilisés par Abou Dhabi et le régime du Makhzen dans l’environnement régional de l’Algérie. (APS)
Emirats et régime du Makhzen: coordination et manœuvres visant l’Algérie
LONDRES - De récentes analyses et rapports internationaux mettent en évidence les différentes formes de ciblage de l’Algérie par les Emirats et le Maroc, dans le cadre d’une coordination croissante entre Abou Dhabi et le régime du Makhzen et de mouvements parallèles au Maghreb et au Sahel, sur fond de convergence de leurs relations de normalisation avec l’entité sioniste. La revue britannique "Africa Confidential" s’est notamment penchée sur la nature des relations entre les Emirats et le Maroc, consacrant à ce rapprochement un article intitulé "Alger ferme la porte à Abou Dhabi: le parrain du Maroc en paie le prix". Dans son analyse, la revue relève que les Emirats sont devenus un allié majeur du Maroc et souligne que, depuis la signature des accords de normalisation en 2020, Abou Dhabi et Rabat ont intensifié leur coordination dans la région. Cette évolution a élargi le champ de leurs actions convergentes et favorisé un rapprochement plus marqué sur plusieurs dossiers touchant à l’environnement régional de l’Algérie. Cette convergence se manifeste notamment à travers le soutien émirati aux positions marocaines sur les questions régionales. Africa Confidential fait ainsi état de l’alignement des Emirats sur le Maroc concernant le Sahara occidental, dans un soutien à la position de Rabat visant à consacrer l’occupation du territoire et à s’affranchir du processus de décolonisation, parallèlement à un soutien sous diverses formes aux agissements et aux manœuvres du Makhzen visant les pays voisins, dont l’Algérie. Au-delà du Maghreb, cette dynamique trouve également un prolongement au Sahel, devenu l’un des espaces où se déploient les actions des deux parties. La revue évoque à ce propos la volonté des Emirats et du Makhzen d’étendre leur présence dans une région profondément marquée par les crises sécuritaires et politiques, en tirant profit de certaines situations pour imposer leurs rôles dans des dossiers sensibles. Une telle dynamique ouvre, selon cette lecture, la voie à davantage d’interventions susceptibles de complexifier l’environnement régional. Dans le prolongement de ces évolutions, le rapprochement émirati-marocain apparaît également à travers leurs relations avec l’entité sioniste. Le site "Debuglies" a ainsi publié une analyse intitulée "Abu Dhabi, Zionist entity and Algiers: The Emerging Strategic Confrontation Across the Maghreb, Sahel and Red Sea" (Abou Dhabi, l’entité sioniste et Alger : la confrontation stratégique émergente à travers le Maghreb, le Sahel et la mer Rouge), consacrée aux convergences entre Abou Dhabi, Rabat et l’entité sioniste dans un espace allant du Maghreb au Sahel et à la mer Rouge. L’analyse estime que l’alliance maroco-sioniste et les relations émirati-marocaines doivent être appréhendées dans un contexte régional plus large, englobant l’espace de l’Algérie. Elle établit toutefois une distinction entre ces rapprochements et l’existence de preuves publiques d’une salle d’opérations commune spécifiquement destinée à cibler l’Algérie, délimitant ainsi la portée des éléments disponibles dans les sources ouvertes. Dans le même contexte, "Africa Confidential" revient sur le Sahel comme l’un des principaux espaces de convergence entre les deux parties, évoquant des actions visant à tirer parti des tensions qui traversent la région ainsi que la création de foyers de tension dans l’environnement régional de l’Algérie. L’ensemble de ces éléments fait ainsi apparaître plusieurs trajectoires qui se rejoignent autour de l’Algérie, entre le partenariat émirati-marocain, les mouvements régionaux au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Cette convergence intervient alors que le régime du Makhzen poursuit son activisme régional avec le soutien d’une relation étroite avec Abou Dhabi. Dans cette configuration, le ciblage de l’Algérie prend des formes multiples, combinant les manœuvres émirati-marocaines, les mouvements régionaux, la coordination au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Des dynamiques qui dépassent le cadre d’une action bilatérale directe et touchent différents espaces liés aux intérêts et aux positions de l’Algérie, mettant en évidence la diversité des instruments mobilisés par Abou Dhabi et le régime du Makhzen dans l’environnement régional de l’Algérie.
Emirats et régime du Makhzen : coordination et manœuvres visant l’Algérie
De récentes analyses et rapports internationaux mettent en évidence les différentes formes de ciblage de l’Algérie par les Emirats et le Maroc, dans le cadre d’une coordination croissante entre Abou Dhabi et le régime du Makhzen et de mouvements parallèles au Maghreb et au Sahel, sur fond de convergence de leurs relations de normalisation avec l’entité sioniste. L a revue britannique « Africa Confidential » s’est notamment penchée sur la nature des relations entre les Emirats et le Maroc, consacrant à ce rapprochement un article intitulé « Alger ferme la porte à Abou Dhabi: le parrain du Maroc en paie le prix ». Dans son analyse, la revue relève que les Emirats sont devenus un allié majeur du Maroc et souligne que, depuis la signature des accords de normalisation en 2020, Abou Dhabi et Rabat ont intensifié leur coordination dans la région. Cette évolution a élargi le champ de leurs actions convergentes et favorisé un rapprochement plus marqué sur plusieurs dossiers touchant à l’environnement régional de l’Algérie. Cette convergence se manifeste notamment à travers le soutien émirati aux positions marocaines sur les questions régionales. Africa Confidential fait ainsi état de l’alignement des Emirats sur le Maroc concernant le Sahara occidental, dans un soutien à la position de Rabat visant à consacrer l’occupation du territoire et à s’affranchir du processus de décolonisation, parallèlement à un soutien sous diverses formes aux agissements et aux manœuvres du Makhzen visant les pays voisins, dont l’Algérie. Au-delà du Maghreb, cette dynamique trouve également un prolongement au Sahel, devenu l’un des espaces où se déploient les actions des deux parties. La revue évoque à ce propos la volonté des Emirats et du Makhzen d’étendre leur présence dans une région profondément marquée par les crises sécuritaires et politiques, en tirant profit de certaines situations pour imposer leurs rôles dans des dossiers sensibles. Une telle dynamique ouvre, selon cette lecture, la voie à davantage d’interventions susceptibles de complexifier l’environnement régional. Dans le prolongement de ces évolutions, le rapprochement émirati-marocain apparaît également à travers leurs relations avec l’entité sioniste. Le site « Debuglies » a ainsi publié une analyse intitulée « Abu Dhabi, Zionist entity and Algiers: The Emerging Strategic Confrontation Across the Maghreb, Sahel and Red Sea » (Abou Dhabi, l’entité sioniste et Alger : la confrontation stratégique émergente à travers le Maghreb, le Sahel et la mer Rouge), consacrée aux convergences entre Abou Dhabi, Rabat et l’entité sioniste dans un espace allant du Maghreb au Sahel et à la mer Rouge. L’analyse estime que l’alliance maroco-sioniste et les relations émirati-marocaines doivent être appréhendées dans un contexte régional plus large, englobant l’espace de l’Algérie. Elle établit toutefois une distinction entre ces rapprochements et l’existence de preuves publiques d’une salle d’opérations commune spécifiquement destinée à cibler l’Algérie, délimitant ainsi la portée des éléments disponibles dans les sources ouvertes. Dans le même contexte, « Africa Confidential » revient sur le Sahel comme l’un des principaux espaces de convergence entre les deux parties, évoquant des actions visant à tirer parti des tensions qui traversent la région ainsi que la création de foyers de tension dans l’environnement régional de l’Algérie. L’ensemble de ces éléments fait ainsi apparaître plusieurs trajectoires qui se rejoignent autour de l’Algérie, entre le partenariat émirati-marocain, les mouvements régionaux au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Cette convergence intervient alors que le régime du Makhzen poursuit son activisme régional avec le soutien d’une relation étroite avec Abou Dhabi. Dans cette configuration, le ciblage de l’Algérie prend des formes multiples, combinant les manœuvres émirati-marocaines, les mouvements régionaux, la coordination au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Des dynamiques qui dépassent le cadre d’une action bilatérale directe et touchent différents espaces liés aux intérêts et aux positions de l’Algérie, mettant en évidence la diversité des instruments mobilisés par Abou Dhabi et le régime du Makhzen dans l’environnement régional de l’Algérie.
Le complot contre l’Algérie se précise : Le jeu trouble d’Abou Dhabi et du Makhzen
Les apparences ne trompent désormais plus. Derrière les poignées de main, les investissements et les discours de partenariat, Rabat et Abou Dhabi resserrent leurs rangs et multiplient les leviers d’influence autour de l’Algérie. Du Sahel aux médias, des réseaux sociaux aux alliances régionales, les convergences se précisent et les relais se multiplient. Ce qui pouvait hier apparaître comme une succession de coïncidences prend aujourd’hui une autre dimension : celle d’un axe du mal contre l’Algérie, désormais démasqué, qui cherche à étendre son influence et à peser sur son environnement stratégique. Les masques tombent, les cartes se dévoilent et la bataille d’influence change d’échelle. Par Meriem B. De récentes analyses et rapports internationaux mettent en évidence les différentes formes de ciblage de l’Algérie par les Emirats et le Maroc, dans le cadre d’une coordination croissante entre Abou Dhabi et le régime du Makhzen et de mouvements parallèles au Maghreb et au Sahel, sur fond de convergence de leurs relations de normalisation avec l’entité sioniste. La revue britannique «Africa Confidential» s’est notamment penchée sur la nature des relations entre les Emirats et le Maroc, consacrant à ce rapprochement un article intitulé «Alger ferme la porte à Abou Dhabi : le parrain du Maroc en paie le prix». Dans son analyse, la revue relève que les Emirats sont devenus un allié majeur du Maroc et souligne que, depuis la signature des accords de normalisation en 2020, Abou Dhabi et Rabat ont intensifié leur coordination dans la région. Cette évolution a élargi le champ de leurs actions convergentes et favorisé un rapprochement plus marqué sur plusieurs dossiers touchant à l’environnement régional de l’Algérie. Cette convergence se manifeste notamment à travers le soutien émirati aux positions marocaines sur les questions régionales. Africa Confidential fait ainsi état de l’alignement des Emirats sur le Maroc concernant le Sahara occidental, dans un soutien à la position de Rabat visant à consacrer l’occupation du territoire et à s’affranchir du processus de décolonisation, parallèlement à un soutien sous diverses formes aux agissements et aux manœuvres du Makhzen visant les pays voisins, dont l’Algérie. Au-delà du Maghreb, cette dynamique trouve également un prolongement au Sahel, devenu l’un des espaces où se déploient les actions des deux parties. La revue évoque, à ce propos, la volonté des Emirats et du Makhzen d’étendre leur présence dans une région profondément marquée par les crises sécuritaires et politiques, en tirant profit de certaines situations pour imposer leurs rôles dans des dossiers sensibles. Une telle dynamique ouvre, selon cette lecture, la voie à davantage d’interventions susceptibles de complexifier l’environnement régional. Dans le prolongement de ces évolutions, le rapprochement émirati-marocain apparaît également à travers leurs relations avec l’entité sioniste. Le site «Debuglies» a ainsi publié une analyse intitulée «Abu Dhabi, Zionist entity and Algiers : The Emerging Strategic Confrontation Across the Maghreb, Sahel and Red Sea» (Abou Dhabi, l’entité sioniste et Alger : la confrontation stratégique émergente à travers le Maghreb, le Sahel et la mer Rouge), consacrée aux convergences entre Abou Dhabi, Rabat et l’entité sioniste dans un espace allant du Maghreb au Sahel et à la mer Rouge. L’analyse estime que l’alliance maroco-sioniste et les relations émirati-marocaines doivent être appréhendées dans un contexte régional plus large, englobant l’espace de l’Algérie. Elle établit toutefois une distinction entre ces rapprochements et l’existence de preuves publiques d’une salle d’opérations commune spécifiquement destinée à cibler l’Algérie, délimitant ainsi la portée des éléments disponibles dans les sources ouvertes. Dans le même contexte, «Africa Confidential» revient sur le Sahel comme l’un des principaux espaces de convergence entre les deux parties, évoquant des actions visant à tirer parti des tensions qui traversent la région ainsi que la création de foyers de tension dans l’environnement régional de l’Algérie. L’ensemble de ces éléments fait ainsi apparaître plusieurs trajectoires qui se rejoignent autour de l’Algérie, entre le partenariat émirati-marocain, les mouvements régionaux au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Cette convergence intervient alors que le régime du Makhzen poursuit son activisme régional avec le soutien d’une relation étroite avec Abou Dhabi. Dans cette configuration, le ciblage de l’Algérie prend des formes multiples, combinant les manœuvres émirati-marocaines, les mouvements régionaux, la coordination au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Des dynamiques qui dépassent le cadre d’une action bilatérale directe et touchent différents espaces liés aux intérêts et aux positions de l’Algérie, mettant en évidence la diversité des instruments mobilisés par Abou Dhabi et le régime du Makhzen dans l’environnement régional de l’Algérie. Médias marocains : quand l’argent émirati s’attaque à l’image de l’Algérie Les Emirats arabes unis ne se limitent plus à investir leurs fonds dans des institutions ou entreprises marocaines, mais vont plus loin en prenant leur contrôle et en dirigeant leurs orientations, comme c’est le cas après la pénétration du capital émirati au sein des institutions médiatiques marocaines et son emprise sur les rouages du quatrième pouvoir, faisant de ce dernier un outil orienté pour ternir l’image de pays, dont l’Algérie. Les Emirats ont eu recours au «recrutement» des médias marocains pour imposer leur influence en Afrique et semer le chaos dans les pays arabes, allant ainsi bien au-delà de l’affirmation de leur présence par de simples investissements commerciaux. Ils injectent leurs capitaux pour contrôler le paysage médiatique au Maroc, l’utilisant comme un moyen pour étendre leur influence – avec la complicité de leur allié, l’entité sioniste – en Afrique et dans les pays du Sahel, et l’orientant afin de façonner un discours médiatique hostile à l’Algérie sur des dossiers régionaux sensibles. Les Emirats détiennent 53 % des actions du Groupe Maroc Telecom, la plus grande entreprise de télécommunications du pays. Cela leur a permis d’influencer l’infrastructure numérique et médiatique, en injectant 4,4 milliards de dirhams (403 millions d’euros) pour la période 2025-2028, en vue de développer les réseaux de fibre optique et de la 5G. Abou Dhabi a désormais un accès indirect au contenu médiatique numérique diffusé via les réseaux sociaux, plusieurs rapports médiatiques ayant indiqué que les Emirats avaient alloué 15 millions d’euros au Maroc en 2023, juste pour financer des campagnes médiatiques ou publicitaires. Ces fonds ont été utilisés dans plusieurs affaires, notamment pour faire la propagande de récits politiques visant à ternir l’image de l’Algérie au niveau régional. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Emirats soient derrière l’intox diffusée par des chaînes de télévision marocaines contre l’Algérie, dont celle qui a ouvert son capital en 2014 à deux entreprises émiraties opérant dans le secteur de l’information et de l’investissement. La restructuration du capital de cette même chaîne avec la contribution des deux entreprises émiraties a été à l’origine de l’augmentation importante, voire considérable, de son capital, tel que documenté dans la base de données de «Media Ownership Monitor Morocco», la partie émiratie détenant la plus grande part du capital. Ainsi, Abou Dhabi est désormais la partie qui contrôle la ligne éditoriale de la chaîne engagée à redorer l’image de cette dernière, en se livrant à une bataille de récits régionaux visant à ternir l’image d’autres pays, à leur tête l’Algérie, et à entraver l’accès des peuples opprimés à leur indépendance, à l’instar des peuples sahraoui et palestinien. Il en va de même pour les sites marocains à vocation propagandiste, qui en sont arrivés à un tel degré de faillite professionnelle et d’éloignement de l’éthique professionnelle qu’ils ne sauraient être dissociés de l’argent émirati «sale», utilisé pour déstabiliser les Etats et compromettre leur paix et stabilité. Ces sites se sont ainsi transformés en porte-voix «vociférants» au service des Emirats et dirigés contre l’Algérie, à travers la diffusion de fausses informations, d’accusations fabriquées de toutes pièces et de rapports erronés, tout en s’employant à redorer l’image d’Abou Dhabi. Les Emirats ne se sont pas contentés d’investir directement dans les médias traditionnels et numériques, mais ont également investi «l’espace bleu marocain» via les différentes plateformes de réseaux sociaux, en tant qu’instrument émirati indirect utilisé dans la guerre médiatique mondiale visant à diffuser des récits destinés à ternir l’image de l’Algérie. Pis encore, Abou Dhabi est allé jusqu’à financer des pages et des influenceurs marocains pour diffuser des contenus critiquant l’Algérie, utilisant ainsi des comptes fictifs ou des réseaux d’interaction avec le contenu marocain pour les orienter contre l’Algérie, notamment en période de crises diplomatiques, tout en faisant la promotion des alliances Emirats-Maroc-entité sioniste et en les présentant comme une option stratégique. Une nouvelle mesure visant les voyageurs algériens Le Maroc a décidé d’interdire l’accès à son territoire aux ressortissants algériens qui ne sont pas munis d’une carte de résidence au royaume, rapporte le journal El Hayet. Selon la même source, les autorités marocaines ont adressé une note aux opérateurs aériens pour ne pas embarquer les voyageurs algériens non munis d’une carte de résidence au Maroc. La mesure est entrée en vigueur le mercredi 16 septembre. Cette note émane de la Police des airs et des frontières du royaume, ce qui laisse déduire que la décision a été prise par les autorités.
Calendrier 2026 — Domenicali confirme le Qatar et Abou Dhabi
Malgré les tensions liées au conflit entre les États-Unis et l’Iran, la Formule 1 maintient son programme initial pour la fin de la saison. Stefano Domenicali a confirmé, en marge du Grand Prix de Bahreïn disputé en Malaisie, que les deux dernières manches prévues au Qatar et à Abou Dhabi auront bien lieu. « Nous avons confirmé le calendrier. C’est la direction que nous avons prise avec les informations dont nous disposons et les garanties nécessaires », a déclaré le patron de la F1 à Sky Italia. Cette décision intervient alors que plusieurs pilotes, dont Max Verstappen, ont exprimé leurs inquiétudes face au contexte sécuritaire dans la région. La F1 conserve néanmoins une solution de repli. Imola reste en alerte et poursuit ses préparatifs afin de pouvoir accueillir une manche en cas de changement de situation. Le circuit italien se tient prêt pour le 6 décembre, avec un départ envisagé à midi afin d’éviter les contraintes liées à la tombée précoce de la nuit. Djaffar KHODJA
Abou Dhabi au cœur d’un scandale financier qui secoue le football anglais
ALGER - Le scandale de Manchester City a placé les financements liés à Abou Dhabi au cœur de l'une des affaires les plus marquantes qui secouent le football anglais, après qu'une commission indépendante a conclu que le club avait commis de graves infractions financières durant les années de son ascension. La commission indépendante de la Premier League, qui a examiné l'affaire pendant plusieurs années, a conclu que le club avait commis de graves violations des règles de la Premier League et de l'UEFA entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, notamment en fournissant des informations financières inexactes et en dissimulant sa trésorerie réelle aux auditeurs et aux instances de régulation. Au cœur de ces infractions, figuraient des contrats de sponsoring liés à Abou Dhabi, qualifiés de "fictifs" par la Commission, dans le cadre d'un mécanisme de financement dissimulé auquel a participé "Abu Dhabi United Group" (ADUG), lié au propriétaire émirati du club, Mansour bin Zayed Al Nahyan, afin de gonfler les revenus et de réduire les coûts de plus de 900 millions de livres sterling sur la période concernée. Le quotidien britannique The Guardian a révélé que Manchester City avait enregistré près de 949,94 millions de livres sterling de revenus provenant de sponsors basés à Abou Dhabi sur neuf saisons, alors que ces sponsors n'avaient effectivement versé que 119,25 millions de livres, tandis que l'ADUG avait pris en charge 830,69 millions de livres, faisant du financement lié à Abou Dhabi un élément central des infractions constatées par la Commission. La chaîne britannique Sky Sports s'est également penchée sur ce qui est connu sous le nom de "Fordham Arrangement", que la Commission a considéré comme étant, dans une large mesure, une façade pour l'ADUG, permettant de faire entrer au club des fonds liés à Abou Dhabi tout en dissimulant leur véritable origine, ainsi que de réduire les dépenses comptabilisées dans ses comptes. Les conclusions ne se sont pas limitées au volet financier. La Commission a conclu que le club avait entravé l'enquête et a également constaté que certains témoins présentés par Manchester City avaient sciemment livré de faux témoignages, estimant que le club avait clairement cherché à contourner les règles de la Premier League. Ces conclusions revêtent une importance particulière, compte tenu de leur lien direct avec la propriété émiratie du club depuis son acquisition par l'Abu Dhabi United Group en 2008. D'autres sources médiatiques ont mis en évidence l'ampleur de la transformation du club sous cette propriété. L'agence américaine Associated Press (AP) a établi un lien entre l'ascension de Manchester City et des investissements se chiffrant en milliards de dollars associés à la propriété d'Abou Dhabi, plaçant ainsi le modèle financier émirati qui a accompagné l'ascension du club sous une surveillance accrue. Derrière les titres de Manchester City et son succès mondial se dessine une autre réalité, plus sombre, alors que les fonds émiratis qui ont accompagné l'ascension du club se retrouvent au cœur d'une affaire financière soulevant des soupçons de corruption et plaçant ce succès sous un lourd point d'interrogation.
SOUTIEN AUX FSR ET VELLEITES DE DESTABILISATION DANS LA REGION DU SOUDAN : Khartoum accuse nommément Abu Dhabi
Les Emirats arabes unis sont, une nouvelle fois, pointés du doigt pour leur « soutien » aux Forces de soutien rapide (FSR), d’être derrière l’aggravation de la catastrophe humanitaire dans le pays et d’avoir cherché à déstabiliser le pays et la région. Des preuves à l’appui sont mises en avant devant la tribune de l’ONU. Le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, l’ambassadeur Al-Harith Idriss, a adressé lundi de vives critiques aux Emirats en réponse aux déclarations de son représentant devant l’Assemblée générale des Nations unies, lors de sa 81e session à New York. Al-Harith a expliqué que la catastrophe humanitaire qui s’aggrave au Soudan a été en partie provoquée et aggravée par les Emirats. Il a indiqué que ce soutien avait été documenté par les rapports du Groupe d’experts onusien chargé par la résolution 1591, ainsi que par le rapport de la Commission d’établissement des faits, qui fait état d’un approvisionnement continu. Al-Harith a déclaré, dans ce sens, que les allégations des Emirats quant à leurs « neutralité et innocence » dans le confit soudanais ne tiennent pas la route, car les crimes et les atrocités commis avec la complicité des Forces de soutien rapide renseignent sur un « partenariat sanglant » scellé avec cette milice. Le représentant permanent du Soudan auprès de l’ONU a ensuite énuméré une série de pratiques qu’il attribue aux Emirats et qui viseraient à déstabiliser le Soudan et à tenter de remplacer les règles de l’ordre international. Il a affirmé, à ce propos, que « le soutien émirati à la milice rebelle ne se limitait pas à l’achat d’armes, mais s’étendait aux efforts visant à nuire au gouvernement soudanais et à déstabiliser la région en attisant les tensions confessionnelles et la haine, tout en sapant le rôle du Soudan au sein de différentes institutions et en tentant de détériorer ses relations avec ses voisins à travers des campagnes médiatiques et l’intelligence artificielle, ainsi qu’en portant atteinte à la dignité du peuple soudanais ». A cet effet, Al-Harith a accusé Abou Dhabi de chercher à établir une administration parallèle à Nyala, de pratiquer le nettoyage ethnique et d’utiliser des mercenaires étrangers pour attaquer les forces armées, outre la falsification de la monnaie soudanaise et la contrebande de minerais stratégiques. Il l’a également accusé de saboter les réseaux d’énergie, d’électricité et d’eau, de prendre pour cible les barrages et les entrepôts de denrées alimentaires, ainsi que de diffuser des informations trompeuses, notamment des allégations sur l’utilisation d’armes chimiques. Répondant au représentant émirati, Al-Harith a affirmé que le cœur du réseau de soutien extérieur aux Forces de soutien rapide a été révélé et ses agissements sont désormais documentés dans de nombreux rapports internationaux, précisant que des éléments de sociétés enregistrées aux Emirats affirment que ce pays avait engagé des mercenaires et monnayé leurs services pour transporter du matériel militaire vers les zones du conflit. Depuis la même tribune onusienne, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mohieldin Salim Ahmed Ibrahim, avait appelé à l’instauration d’une paix « juste » au Soudan, insistant sur la nécessité de mettre fin aux « ingérences extérieures » et aux flux d’armes et de mercenaires. « Le Soudan est une nation éprise de paix, mais nous aspirons également à une paix juste », a déclaré M. Mohieldin, soulignant qu’une paix durable ne pourrait être instaurée tant que persisteraient « des ingérences extérieures », notamment « l’afflux d’armes et de mercenaires » à travers les frontières soudanaises. R. I.
Des fonds publics britanniques utilisés par des sociétés liées à Abou Dhabi suscitent des interrogations
Des investissements liés à Abou Dhabi au Royaume-Uni font l’objet d’un examen accru après la révélation de l’octroi de prêts d’un montant de 55 millions de livres sterling, provenant de fonds publics britanniques, à des sociétés contrôlées par Cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyane, vice-président des Emirats, vice-Premier ministre et propriétaire du club de football Manchester City, soulevant des interrogations sur la transparence du financement et les critères d’octroi de prêts à des groupes d’investissement liés à de hauts responsables émiratis. Le quotidien britannique « The Guardian » a révélé que trois sociétés finalement contrôlées par Cheikh Mansour ben Zayed avaient bénéficié, en 2017, de ces prêts provenant d’un fonds géré par l’Autorité combinée du Grand Manchester (Greater Manchester Combined Authority), afin de contribuer au financement du projet immobilier « Manchester Life « , qui prévoyait la construction de 6.000 logements dans la ville. Ces révélations relancent les interrogations sur les raisons pour lesquelles des sociétés liées à une personnalité émiratie disposant d’une fortune et d’une influence considérables ont pu bénéficier de financements publics, plutôt que de recourir aux sources de financement privées accessibles aux grands groupes d’investissement. L’affaire prend une dimension plus sensible à la lumière des informations publiées par le journal britannique « The Mail on Sunday » concernant l’ampleur du financement accordé à Abu Dhabi United Group (ADUG), lié à Cheikh Mansour, dans le cadre d’un dispositif de financement immobilier. Le journal, citant une lettre adressée par un promoteur immobilier de Manchester à la ministre britannique du Logement, a indiqué que les prêts accordés au groupe représentaient, en mars 2026, environ 97 % d’un dispositif d’investissement financé par les contribuables et destiné aux promoteurs immobiliers. Il a ajouté que « si ce pourcentage venait à être confirmé par les documents financiers officiels, il révélerait une concentration exceptionnelle des financements au profit d’un seul groupe et soulèverait de sérieuses questions quant à l’égalité de traitement entre les bénéficiaires de fonds publics « . Les critiques ne portent pas uniquement sur le montant des financements. Selon le journal, le promoteur immobilier a également exprimé des inquiétudes quant à l’éventualité de conditio ns de prêt préférentielles, à l’absence d’obligations imposant au groupe de construire des logements abordables répondant aux besoins de la population, ainsi qu’à l’absence alléguée des vérifications nécessaires avant l’octroi des fonds. L’importance de cette affaire dépasse le montant des prêts, sachant que le fonds de l’Autorité combinée du Grand Manchester a injecté près d’un milliard de livres sterling dans des projets portés par une cinquantaine de promoteurs immobiliers depuis 2015. « The Guardian » a rapporté les critiques formulées par John Leech, président de la commission de contrôle et d’examen de l’autorité, concernant le manque de clarté des procédures de sélection des bénéficiaires. Celui-ci s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles des entreprises apparemment prospères recourent à des fonds publics, alors qu’elles sont présumées avoir accès à d’autres sources de financement. Selon la même source, John Leech a annoncé que la Commission examinerait le fonctionnement du fonds afin de renforcer la transparence et de clarifier les critères sur la base desquels les prêts sont accordés. Ces faits soulèvent des interrogations sur les relations entre les responsables des autorités locales et les groupes d’investissement liés à Abou Dhabi, en particulier lorsque ces relations concern ent des décisions permettant à ces groupes d’accéder à des fonds publics. Cette affaire met en lumière l’autre facette de l’influence émiratie, lorsque les intérêts financiers prennent le pas sur les exigences de transparence et l’intérêt général, et que la richesse devient un instrument d’expansion de l’influence au-delà des frontières.
Rupture des relations diplomatiques avec les Emirats: une décision souveraine dictée par les intérêts suprêmes du pays
La décision prise par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis a fait la Une des titres de la presse nationale paraissant samedi, et qui ont souligné le caractère souverain de cette décision visant à préserver les intérêts suprêmes du pays. Sous le titre « Alger acte la rupture avec Abou Dhabi », le quotidien El-Moudjahid souligne que cette décision est intervenue « après des mois de retenue et de nombreuses mises en garde », tout en rappelant les déclarations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de ses entretiens périodiques avec les médias nationaux, quand il affirmait que « partout où il y a des conflits, l’argent de cet Etat (les Emirats) est présent, au Mali, en Libye et au Soudan. Nous les considérons toujours comme des frères, nous prions Dieu de les ramener sur le droit chemin », insistant sur le fait que « l’Algérie n’a pas cherché l’escalade verbale ». Le journal est également revenu sur « la stratégie du chaos » exécutée par les Emirats dans plusieurs régions à travers le monde, reprenant à cet effet les réactions de la classe politique nationale qui soutient cet « acte diplomatique et décision souveraine » de l’Algérie. Pour sa part, le quotidien Horizons a interviewé l’universitaire Azzedine Nemiri, qui a qualifié les Emirats de « cancer de la nation arabe », un pays ayant « tenté d’influer l’ensemble de la région où le rôle de l’Algérie prend de l’ampleur en tant que puissance et acteur majeur dans le Grand Sahara et au Sahel ». Sous le titre « Alger ferme la porte à Abou Dhabi », le quotidien El Watan est revenu, lui aussi, avec une analyse sur les motivations objectives et les répercussions stratégiques, politiques et commerciales de la décision de rupture des relations avec les Emirats, notant que « la formulation employée par la diplomatie algérienne situe la décision dans un processus et non dans une réaction à un épisode isolé ». Les relations tendues entre les deux pays, souligne El Watan, relèvent « d’un contentieux aux ramifications dépassant le registre diplomatique », citant, en outre, le soutien accordé par les Emirats au Mouvement terroriste « MAK », ainsi que « l’affaire de l’homme d’affaires algérien et justiciable, Ayoub Aissiou, les Emirats ayant intervenu en Espagne pour empêcher son extradition vers l’Algérie ». La publication s’est également intéressée à la manière avec laquelle « la stratégie émiratie redessine son influence néfaste » du Maghreb à la Corne d’Afrique en passant par le Sahel jusqu’à la Mer Rouge, en pesant sur plusieurs théâtres de crises », notant ainsi « le rapprochement » de la position émiratie de celle makhzen en ce qui concerne la question du Sahara occidental. A cela s’ajoute, « le renforcement des relations économiques et sécuritaires entre les Emirats et le Makhzen au moment où un rapprochement militaire entre Rabat et Tel-Aviv est également mis en marche ». Pour le Quotidien d’Oran, l’Algérie n’a fait que « répliquer aux agressions émiraties », en optant pour la rupture des relations diplomatiques, tandis que Le Soir d’Algérie a titré « L’Etat toxique remis à sa place », rappelant les propos du président République sur « l’action déstabilisatrice (des Emirats) contre l’Algérie et plusieurs Etats de la région », notamment sa récente déclaration quand il avait souligné que « Là où ils mettent les pieds, le sang coule ». Pour sa part, le journal El Massa a évoqué « les nombreux épisodes de provocations et les agissements émiratis hostiles, au moment où l’Algérie a fait montre de retenue et d’un sens élevé de responsabilité », relevant que la décision de rupture des relations diplomatiques « n’a pas été prise de manière prompte, mais elle est la conséquence d’une succession de conflits politiques, économiques, régionaux et sécuritaires ». A ce propos, nombre de dossiers corroborant la thèse déstabilisatrice des Emirats ont été publiés par le quotidien El-Khabar, citant notamment « le financement de campagnes médiatiques visant à semer la division entre les Algériens et les liens entretenus avec le +MAK+, ainsi que les manœuvres émiraties dans la région du Sahel, qui représente un ancrage sécuritaire pour l’Algérie « . De son côté, le quotidien Echaab a relevé que « la patience est épuisée, la leçon est finie et le complot est démasqué », mettant l’accent sur les positions de la classe politique nationale qui soutient unanimement cette décision, qualifiée de « ferme et de nature à mettre fin au plan hostile à l’Algérie « . Dans le même sillage , le quotidien Echourouk s’est félicité de « l’élimination de la tête pensante des maux et des complots », précisant qu’il ne s’agit pas d' »une décision brusque ou d’un orange d’été dans le ciel de la diplomatie arabe, mais de l’issue irréversible d’un long processus de discorde entre deux capitales aux choix opposés « .
Le Kremlin confirme des négociations avec l'Ukraine et Washington
Le Kremlin a confirmé mardi qu'une délégation russe participera à Abou Dhabi, les 10 et 11 novembre, à de nouvelles négociations trilatérales avec Kiev et Washington pour tenter de trouver une issue diplomatique au conflit en Ukraine.
Les Emirats, chef d’orchestre de tous les conflits
La présence des Emirats arabes unis dans plusieurs crises régionales et africaines s’appuie sur des interventions indirectes notamment, en offrant un soutien financier à des acteurs et réseaux influents locaux, devenant, ainsi, le chef d’orchestre de tous les conflits, rapporte le média britannique Middle East Eye. Dans une tribune publiée par l’analyste David Hearst, le média souligne que les Emirats « normalisent un état de guerre permanent au Moyen-Orient ». Abou Dhabi est décrit par l’analyste comme « l’acteur du chaos », cherchant à renforcer son influence régionale en s’appuyant moins sur une présence militaire conventionnelle que sur ses moyens financiers, ses capacités aériennes, ses réseaux d’alliés et des acteurs locaux. Abou Dhabi privilégierait, selon cette analyse, « des moyens d’intervention plus discrets et indirects » et s’inscrit dans une logique d’acteur qui repose sur une implication durable dans les crises régionales et africaines. Le média britannique décrit ainsi les Emirats comme un acteur qui aurait recours à trois principaux leviers : le soutien logistique aérien, la fourniture d’équipements militaires à des groupes alliés et l’utilisation d’acteurs non étatiques comme prolongement de sa politique étrangère. Il précise, toutefois, qu’Abou Dhabi ne se limite pas à l’intervention militaire indirecte, mais développe également « une stratégie d’influence internationale » reposant sur les ressources financières et la présence dans les secteurs économiques, sportifs et culturels. Dans son analyse, l’auteur cite certains pays où la main des Emirats a été trempée, en orchestrant des actions de déstabilisation et d’alimentation de conflits comme au Yémen et au Soudan. Pour l’auteur, cette combinaison entre puissance financière, manœuvres diplomatiques et interventions indirectes permet à Abou Dhabi de jouer un rôle largement supérieur à ce que laisserait supposer la taille de ce petit pays. Les Emirats, poursuit l’auteur, « sont complices de crimes de guerre en s’alliant à l’entité sioniste alors qu’un génocide se déroule à Ghaza et en Cisjordanie occupée ». La tribune présente finalement les Emirats comme un acteur qui cherche à transformer ses ressources économiques en capacité d’influence géopolitique, en privilégiant les réseaux, les acteurs locaux et les moyens indirects pour gagner en influence. (APS)
Des fonds publics britanniques utilisés par des sociétés liées à Abou Dhabi suscitent des interrogations (enquête)
LONDRES - Des investissements liés à Abou Dhabi au Royaume-Uni font l'objet d'un examen accru après la révélation de l'octroi de prêts d'un montant de 55 millions de livres sterling, provenant de fonds publics britanniques, à des sociétés contrôlées par Cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyane, vice-président des Emirats, vice-Premier ministre et propriétaire du club de football Manchester City, soulevant des interrogations sur la transparence du financement et les critères d'octroi de prêts à des groupes d'investissement liés à de hauts responsables émiratis. Le quotidien britannique "The Guardian" a révélé que trois sociétés finalement contrôlées par Cheikh Mansour ben Zayed avaient bénéficié, en 2017, de ces prêts provenant d'un fonds géré par l'Autorité combinée du Grand Manchester (Greater Manchester Combined Authority), afin de contribuer au financement du projet immobilier "Manchester Life", qui prévoyait la construction de 6.000 logements dans la ville. Ces révélations relancent les interrogations sur les raisons pour lesquelles des sociétés liées à une personnalité émiratie disposant d'une fortune et d'une influence considérables ont pu bénéficier de financements publics, plutôt que de recourir aux sources de financement privées accessibles aux grands groupes d'investissement. L'affaire prend une dimension plus sensible à la lumière des informations publiées par le journal britannique "The Mail on Sunday" concernant l'ampleur du financement accordé à Abu Dhabi United Group (ADUG), lié à Cheikh Mansour, dans le cadre d'un dispositif de financement immobilier. Le journal, citant une lettre adressée par un promoteur immobilier de Manchester à la ministre britannique du Logement, a indiqué que les prêts accordés au groupe représentaient, en mars 2026, environ 97 % d'un dispositif d'investissement financé par les contribuables et destiné aux promoteurs immobiliers. Il a ajouté que "si ce pourcentage venait à être confirmé par les documents financiers officiels, il révélerait une concentration exceptionnelle des financements au profit d'un seul groupe et soulèverait de sérieuses questions quant à l'égalité de traitement entre les bénéficiaires de fonds publics". Les critiques ne portent pas uniquement sur le montant des financements. Selon le journal, le promoteur immobilier a également exprimé des inquiétudes quant à l'éventualité de conditions de prêt préférentielles, à l'absence d'obligations imposant au groupe de construire des logements abordables répondant aux besoins de la population, ainsi qu'à l'absence alléguée des vérifications nécessaires avant l'octroi des fonds. L'importance de cette affaire dépasse le montant des prêts, sachant que le fonds de l'Autorité combinée du Grand Manchester a injecté près d'un milliard de livres sterling dans des projets portés par une cinquantaine de promoteurs immobiliers depuis 2015. "The Guardian" a rapporté les critiques formulées par John Leech, président de la commission de contrôle et d'examen de l'autorité, concernant le manque de clarté des procédures de sélection des bénéficiaires. Celui-ci s'est interrogé sur les raisons pour lesquelles des entreprises apparemment prospères recourent à des fonds publics, alors qu'elles sont présumées avoir accès à d'autres sources de financement. Selon la même source, John Leech a annoncé que la Commission examinerait le fonctionnement du fonds afin de renforcer la transparence et de clarifier les critères sur la base desquels les prêts sont accordés. Ces faits soulèvent des interrogations sur les relations entre les responsables des autorités locales et les groupes d'investissement liés à Abou Dhabi, en particulier lorsque ces relations concernent des décisions permettant à ces groupes d'accéder à des fonds publics. Cette affaire met en lumière l'autre facette de l'influence émiratie, lorsque les intérêts financiers prennent le pas sur les exigences de transparence et l'intérêt général, et que la richesse devient un instrument d'expansion de l'influence au-delà des frontières.
« L’Algérie a sécurisé sa profondeur stratégique avant la rupture avec les Émirats »
Abou Dhabi figurait parmi les acteurs ayant contribué à la détérioration des relations de l’Algérie avec ses voisins du Sahel
Rupture des relations diplomatiques avec les Emirats: une décision qui relève de la défense des intérêts stratégiques de l'Etat
ALGER- La décision de l'Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis relève de la préservation de la sécurité nationale et de la défense des intérêts stratégiques de l'Etat, ont affirmé samedi des experts en relations internationales. Selon ces spécialistes interrogés par l'APS, l'Algérie cherche à réaffirmer, dans un environnement marqué par des rivalités d'influence et des conflits hybrides, sa position de puissance d'équilibre, à préserver son autonomie stratégique et préserver sa profondeur géopolitique contre toute dynamique susceptible de compromettre la stabilité de la région. "Il ne s'agit pas d'une simple crise diplomatique, mais d'un acte relevant de la sécurité nationale et de la défense des intérêts stratégiques de l'Etat", a déclaré le politologue et expert en questions géopolitiques et sécuritaires, Ahmed Mizab. Cette décision touche à la "doctrine de sécurité nationale" et confirme que l'Algérie "adopte désormais une approche plus globale de sa sécurité, intégrant les dimensions diplomatiques, informationnelles, économiques et géopolitiques dans la même matrice d'analyse stratégique", a-t-il soutenu. Il a qualifié la décision de rompre les relations diplomatiques avec les Emirats de "l'une des mesures diplomatiques les plus importantes" prises par l'Algérie ces dernières années, estimant que cette décision "ne relève ni d'un différend circonstanciel ni d'une réaction politique ponctuelle". Au contraire, "elle traduit une réévaluation stratégique globale des menaces pesant sur la sécurité nationale algérienne et sur son environnement géopolitique immédiat", a-t-il soutenu. Pour le professeur Mizab, la mesure annoncée jeudi par le ministère des Affaires étrangères constitue, ainsi, "un message de dissuasion adressé à tous les acteurs régionaux" et signifie que l'Algérie "est prête à mobiliser l'ensemble des instruments de puissance de l'Etat pour protéger ses intérêts fondamentaux lorsque ceux-ci sont jugés menacés". Cette rupture constitue également un "signal fort" à destination de la communauté internationale et indique que l'Algérie "refuse toute tentative d'altération des équilibres qui structurent son environnement stratégique et qu'elle considère la stabilité de l'Afrique du Nord et du Sahel comme une composante indissociable de sa propre sécurité nationale", a-t-il mentionné. Le politologue relève l'existence d'une compétition croissante autour du contrôle des espaces d'influence en Afrique du Nord, dans le Sahel et sur les axes stratégiques reliant la Méditerranée à l'Afrique subsaharienne. La décision d'Alger de couper les ponts avec Abou Dhabi "met en évidence l'émergence de nouvelles lignes de fracture géopolitiques dans la région", a-t-il ajouté. Le facteur déterminant résiderait, selon lui, dans la convergence de plusieurs dossiers régionaux où les visions des deux pays sont apparues de plus en plus incompatibles. "Cette divergence ne concerne pas seulement des positions diplomatiques, mais touche également aux mécanismes de gestion des crises régionales, aux équilibres sécuritaires et aux rapports de force qui structurent aujourd'hui l'Afrique du Nord et le Sahel", a-t-il détaillé. "Dès lors, l'Algérie est arrivée à la conclusion que certaines dynamiques avaient franchi un seuil critique et qu'elles pouvaient avoir des répercussions directes sur ses intérêts vitaux", a-t-il souligné. Une crise qui dépasse le cadre des divergences diplomatiques De son côté, l'expert en relations internationales et en géopolitique, Dr Arslan Chikhaoui, a pointé du doigt "le jeu trouble des Emirats, à travers une diplomatie toxique parallèle, à l'ère de la recomposition de la cartographie géopolitique et géoéconomique de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord en particulier". Il a estimé que les principales raisons de cette rupture entre Alger et Abou Dhabi s'articulent autour des ingérences dans les affaires internes de la région. Selon cet expert, les Emirats sont accusés d'apporter "un soutien actif à des organisations malveillantes" et de "soutenir politiquement et financièrement des campagnes médiatiques de désinformation et d’intox ayant pour objectif de ternir l’image de l'Algérie et de créer un climat interne social délétère". "Bien que de taille minuscule dans la région, les Emirats utilisent leur puissance financière pour jouer de leur influence et de leur poids au-delà de leurs frontières", a-t-il affirmé, citant, à titre d'exemple, son implication dans des conflits régionaux, entre autres, au Soudan, en Libye, au Mali et en Somalie. "Par une politique étrangère interventionniste, Abou Dhabi provoque des frictions avec plusieurs nations dont l'Algérie et qui, présentement, a pour conséquence la rupture de relations diplomatiques", a-t-il ajouté. Abondant dans le même sens, le professeur en Sciences politiques et relations internationales, Idris Attia, a déploré l'attitude du régime d'Abou Dhabi qui "ne connait pas ses limites, ni tient compte des règles de bon voisinage et de relations de fraternité", soutenant que la décision de l'Algérie "n'est pas une surprise" ou "un acte isolé", mais "l'aboutissement d'un long processus d'accumulation de tensions et de différends". Il a accusé, dans ce contexte, ce régime d'"œuvrer directement à l'encontre des intérêts stratégiques de l'Algérie dans de nombreux dossiers", notamment au Sahel et au Maghreb. "Faisant preuve de sagesse, l'Algérie a accordé aux Emirats le temps nécessaire pour revoir sa stratégie et sa politique, mais en vain", a-t-il regretté, affirmant que cette rupture signifie que "toutes les voies diplomatiques ont été épuisées". "Nous sommes passés de l'étape de la gestion du conflit par les voies diplomatiques à celle de la redéfinition de la relation sous le prisme de la préservation de la souveraineté nationale et des intérêts stratégiques du pays", a-t-il conclu.
Émirats arabes unis : la stratégie de division d’Abou Dhabi commence à produire son effet boomerang
Les Émirats arabes unis voient leur image régionale et internationale de plus en plus ternie par la politique interventionniste d’Abou Dhabi, qui consiste à s’immiscer dans les affaires intérieures d’États souverains, à soutenir des acteurs armés et à contribuer à la fragmentation de plusieurs pays arabes et africains au nom de ses propres ambitions géopolitiques. Longtemps présentés par leur communication officielle comme un modèle de stabilité et de modernité au Moyen-Orient, les Émirats arabes unis voient leur image internationale de plus en plus fragilisée par une politique régionale fondée sur l’influence, le soutien à des acteurs armés et la multiplication des interventions dans les crises arabes et africaines. Derrière le discours sur la « tolérance » et la stabilité, Abou Dhabi a progressivement construit une politique d’influence qui l’a conduit à soutenir des forces et des milices aux agendas souvent opposés à ceux des gouvernements reconnus. En Libye, les Émirats ont soutenu le maréchal Khalifa Haftar dans sa tentative de prendre Tripoli par la force. Au Yémen, ils ont appuyé le Conseil de transition du Sud, favorable à la partition du pays. Au Soudan, le soutien des Émirats arabes unis aux Forces de soutien rapide (FSR), coupables de graves atrocités et de génocide, est désormais largement documenté par des ONG, des médias et des instances judiciaires internationales. En Algérie, Émirats avaient tenté s’immiscer dans l’élection présidentielle de 2019. Du Soudan à la Libye, une politique de déstabilisation contestée Le dossier soudanais constitue l’un des exemples les plus emblématiques et les plus documentés des accusations visant Abou Dhabi. Le Soudan a saisi la Cour internationale de Justice, accusant les Émirats arabes unis de complicité dans les massacres commis contre les populations civiles, en raison de leur soutien présumé aux Forces de soutien rapide (FSR). En 2025, le Soudan a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, accusant Abou Dhabi de mener un « crime d’agression contre la souveraineté du Soudan » à travers la fourniture d’« armes stratégiques sophistiquées » aux Forces de soutien rapide (FSR). Cette question met en lumière les conséquences d’une politique régionale de plus en plus contestée. Des enquêtes internationales et des éléments recueillis sur le terrain ont mis en évidence l’aide apportée aux FSR, alors que le conflit au Soudan continue d’engendrer des pertes humaines massives, des déplacements de populations et d’importantes destructions. Une image internationale lourdement entachée Cette politique commence désormais à avoir un coût diplomatique. Aux États-Unis, la possibilité de sanctions contre les Émirats a été évoquée par des membres du Congrès, dans un contexte de critiques croissantes concernant leur rôle au Soudan. Ces menaces témoignent d’un changement de perception : l’image d’un acteur régional modéré et pragmatique laisse progressivement place à celle d’une puissance accusée d’entretenir des réseaux d’influence et de soutenir des acteurs armés pour défendre ses intérêts. À force de vouloir peser sur les choix politiques du monde arabe et africain, les Émirats risquent ainsi de provoquer l’effet inverse de celui recherché : une multiplication des méfiances et des contestations autour de leur rôle. Les divisions pourraient aussi atteindre l’intérieur du pays Cette dégradation de l’image extérieure intervient alors que des interrogations émergent également sur de possibles divergences au sein même de la fédération émiratie. Une récente publication de Mohammed ben Rachid Al Maktoum, souverain de Dubaï et vice-président des Émirats, sur X, a ainsi alimenté les spéculations sur les rapports de force internes. Dans un message consacré à la responsabilité politique, Mohammed ben Rachid a notamment écrit que « la responsabilité est une confiance » et qu’ « un dirigeant préoccupé par sa seule réussite personnelle n’était pas digne de confiance ». Il a également estimé que « l’égoïsme dans le travail public est une trahison de la confiance », ajoutant que « la patrie ne se fragmente pas ». Beaucoup de commentateurs du Golfe ont interprété ces propos comme une critique indirecte de la politique conduite par Abou Dhabi et de Mohammed ben Zayed Al Nahyane, a noté le média en ligne panarabe indépendant The Palestine Chronicle . D’après ce média, les analystes y voient la preuve d’une crise ouverte entre Dubaï et Abou Dhabi, alors que le simple fait qu’un tel message puisse être interprété sous cet angle révèle les interrogations croissantes entourant la trajectoire régionale des Émirats. Du Soudan à la Libye, en passant par le Yémen et la Corne de l’Afrique, les choix émiratis sont désormais scrutés avec davantage de méfiance. Les demandes de comptes se multiplient, tandis que l’idée d’une forme d’impunité dont aurait bénéficié Abou Dhabi est de moins en moins acceptée. (Al24News)
Rupture des relations diplomatiques avec les Emirats: une décision souveraine dictée par les intérêts suprêmes du pays
ALGER - La décision prise par l'Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis a fait la Une des titres de la presse nationale paraissant samedi, et qui ont souligné le caractère souverain de cette décision visant à préserver les intérêts suprêmes du pays. Sous le titre "Alger acte la rupture avec Abou Dhabi", le quotidien El-Moudjahid souligne que cette décision est intervenue "après des mois de retenue et de nombreuses mises en garde", tout en rappelant les déclarations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de ses entretiens périodiques avec les médias nationaux, quand il affirmait que "partout où il y a des conflits, l'argent de cet Etat (les Emirats) est présent, au Mali, en Libye et au Soudan. Nous les considérons toujours comme des frères, nous prions Dieu de les ramener sur le droit chemin", insistant sur le fait que "l'Algérie n'a pas cherché l'escalade verbale". Le journal est également revenu sur "la stratégie du chaos" exécutée par les Emirats dans plusieurs régions à travers le monde, reprenant à cet effet les réactions de la classe politique nationale qui soutient cet "acte diplomatique et décision souveraine" de l'Algérie. Pour sa part, le quotidien Horizons a interviewé l'universitaire Azzedine Nemiri, qui a qualifié les Emirats de "cancer de la nation arabe", un pays ayant "tenté d'influer l'ensemble de la région où le rôle de l'Algérie prend de l'ampleur en tant que puissance et acteur majeur dans le Grand Sahara et au Sahel". Sous le titre "Alger ferme la porte à Abou Dhabi", le quotidien El Watan est revenu, lui aussi, avec une analyse sur les motivations objectives et les répercussions stratégiques, politiques et commerciales de la décision de rupture des relations avec les Emirats, notant que "la formulation employée par la diplomatie algérienne situe la décision dans un processus et non dans une réaction à un épisode isolé". Les relations tendues entre les deux pays, souligne El Watan, relèvent "d'un contentieux aux ramifications dépassant le registre diplomatique", citant, en outre, le soutien accordé par les Emirats au Mouvement terroriste "MAK", ainsi que "l'affaire de l'homme d'affaires algérien et justiciable, Ayoub Aissiou, les Emirats ayant intervenu en Espagne pour empêcher son extradition vers l'Algérie". La publication s'est également intéressée à la manière avec laquelle "la stratégie émiratie redessine son influence néfaste" du Maghreb à la Corne d'Afrique en passant par le Sahel jusqu'à la Mer Rouge, en pesant sur plusieurs théâtres de crises", notant ainsi "le rapprochement" de la position émiratie de celle makhzen en ce qui concerne la question du Sahara occidental. A cela s'ajoute, "le renforcement des relations économiques et sécuritaires entre les Emirats et le Makhzen au moment où un rapprochement militaire entre Rabat et Tel-Aviv est également mis en marche". Pour le Quotidien d'Oran, l'Algérie n'a fait que "répliquer aux agressions émiraties", en optant pour la rupture des relations diplomatiques, tandis que Le Soir d'Algérie a titré "L'Etat toxique remis à sa place", rappelant les propos du président République sur "l'action déstabilisatrice (des Emirats) contre l'Algérie et plusieurs Etats de la région", notamment sa récente déclaration quand il avait souligné que "Là où ils mettent les pieds, le sang coule". Pour sa part, le journal El Massa a évoqué "les nombreux épisodes de provocations et les agissements émiratis hostiles, au moment où l'Algérie a fait montre de retenue et d'un sens élevé de responsabilité", relevant que la décision de rupture des relations diplomatiques "n'a pas été prise de manière prompte, mais elle est la conséquence d'une succession de conflits politiques, économiques, régionaux et sécuritaires". A ce propos, nombre de dossiers corroborant la thèse déstabilisatrice des Emirats ont été publiés par le quotidien El-Khabar, citant notamment "le financement de campagnes médiatiques visant à semer la division entre les Algériens et les liens entretenus avec le « MAK », ainsi que les manœuvres émiraties dans la région du Sahel, qui représente un ancrage sécuritaire pour l'Algérie". De son côté, le quotidien Echaab a relevé que "la patience est épuisée, la leçon est finie et le complot est démasqué", mettant l'accent sur les positions de la classe politique nationale qui soutient unanimement cette décision, qualifiée de "ferme et de nature à mettre fin au plan hostile à l'Algérie". Dans le même sillage, le quotidien Echourouk s'est félicité de "l'élimination de la tête pensante des maux et des complots", précisant qu'il ne s'agit pas d'"une décision brusque ou d'un orange d'été dans le ciel de la diplomatie arabe, mais de l'issue irréversible d'un long processus de discorde entre deux capitales aux choix opposés".
Une décision souveraine dictée par les intérêts suprêmes du pays
ALGER - La décision prise par l'Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis a fait la Une des titres de la presse nationale paraissant samedi, et qui ont souligné le caractère souverain de cette décision visant à préserver les intérêts suprêmes du pays. Sous le titre "Alger acte la rupture avec Abou Dhabi", le quotidien El-Moudjahid souligne que cette décision est intervenue "après des mois de retenue et de nombreuses mises en garde", tout en rappelant les déclarations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de ses entretiens périodiques avec les médias nationaux, quand il affirmait que "partout où il y a des conflits, l'argent de cet Etat (les Emirats) est présent, au Mali, en Libye et au Soudan. Nous les considérons toujours comme des frères, nous prions Dieu de les ramener sur le droit chemin", insistant sur le fait que "l'Algérie n'a pas cherché l'escalade verbale". Le journal est également revenu sur "la stratégie du chaos" exécutée par les Emirats dans plusieurs régions à travers le monde, reprenant à cet effet les réactions de la classe politique nationale qui soutient cet "acte diplomatique et décision souveraine" de l'Algérie. Pour sa part, le quotidien Horizons a interviewé l'universitaire Azzedine Nemiri, qui a qualifié les Emirats de "cancer de la nation arabe", un pays ayant "tenté d'influer l'ensemble de la région où le rôle de l'Algérie prend de l'ampleur en tant que puissance et acteur majeur dans le Grand Sahara et au Sahel". Sous le titre "Alger ferme la porte à Abou Dhabi", le quotidien El Watan est revenu, lui aussi, avec une analyse sur les motivations objectives et les répercussions stratégiques, politiques et commerciales de la décision de rupture des relations avec les Emirats, notant que "la formulation employée par la diplomatie algérienne situe la décision dans un processus et non dans une réaction à un épisode isolé". Les relations tendues entre les deux pays, souligne El Watan, relèvent "d'un contentieux aux ramifications dépassant le registre diplomatique", citant, en outre, le soutien accordé par les Emirats au Mouvement terroriste "MAK", ainsi que "l'affaire de l'homme d'affaires algérien et justiciable, Ayoub Aissiou, les Emirats ayant intervenu en Espagne pour empêcher son extradition vers l'Algérie". La publication s'est également intéressée à la manière avec laquelle "la stratégie émiratie redessine son influence néfaste" du Maghreb à la Corne d'Afrique en passant par le Sahel jusqu'à la Mer Rouge, en pesant sur plusieurs théâtres de crises", notant ainsi "le rapprochement" de la position émiratie de celle makhzen en ce qui concerne la question du Sahara occidental. A cela s'ajoute, "le renforcement des relations économiques et sécuritaires entre les Emirats et le Makhzen au moment où un rapprochement militaire entre Rabat et Tel-Aviv est également mis en marche". Pour le Quotidien d'Oran, l'Algérie n'a fait que "répliquer aux agressions émiraties", en optant pour la rupture des relations diplomatiques, tandis que Le Soir d'Algérie a titré "L'Etat toxique remis à sa place", rappelant les propos du président République sur "l'action déstabilisatrice (des Emirats) contre l'Algérie et plusieurs Etats de la région", notamment sa récente déclaration quand il avait souligné que "Là où ils mettent les pieds, le sang coule". Pour sa part, le journal El Massa a évoqué "les nombreux épisodes de provocations et les agissements émiratis hostiles, au moment où l'Algérie a fait montre de retenue et d'un sens élevé de responsabilité", relevant que la décision de rupture des relations diplomatiques "n'a pas été prise de manière prompte, mais elle est la conséquence d'une succession de conflits politiques, économiques, régionaux et sécuritaires". A ce propos, nombre de dossiers corroborant la thèse déstabilisatrice des Emirats ont été publiés par le quotidien El-Khabar, citant notamment "le financement de campagnes médiatiques visant à semer la division entre les Algériens et les liens entretenus avec le « MAK », ainsi que les manœuvres émiraties dans la région du Sahel, qui représente un ancrage sécuritaire pour l'Algérie". De son côté, le quotidien Echaab a relevé que "la patience est épuisée, la leçon est finie et le complot est démasqué", mettant l'accent sur les positions de la classe politique nationale qui soutient unanimement cette décision, qualifiée de "ferme et de nature à mettre fin au plan hostile à l'Algérie". Dans le même sillage, le quotidien Echourouk s'est félicité de "l'élimination de la tête pensante des maux et des complots", précisant qu'il ne s'agit pas d'"une décision brusque ou d'un orange d'été dans le ciel de la diplomatie arabe, mais de l'issue irréversible d'un long processus de discorde entre deux capitales aux choix opposés".
Les Émirats financent les médias marocains pour ternir l’image de l’Algérie et d’autres pays
Les Émirats arabes unis sont allés au-delà de l’investissement de leurs capitaux dans des institutions ou des entreprises marocaines, jusqu’à exercer un contrôle sur celles-ci et à influer sur leurs orientations. C’est notamment le cas après la pénétration des capitaux émiratis dans les institutions médiatiques marocaines et leur influence sur les rouages du quatrième pouvoir, transformé en outil visant à ternir l’image de plusieurs pays, dont l’Algérie. Les Émirats ont ainsi entrepris de « recruter » les médias marocains afin d’imposer leur influence en Afrique et de semer le chaos dans les pays arabes, dépassant ainsi le simple objectif d’imposer leur présence et leur influence par le biais d’investissements commerciaux. Abou Dhabi injecte des fonds pour contrôler le paysage médiatique marocain, l’utilisant comme un moyen d’étendre son influence, de concert avec son allié l’entité sioniste, en Afrique et dans les pays du Sahel, tout en orientant le discours médiatique pour construire un narratif hostile à l’Algérie sur des dossiers régionaux sensibles. Les Émirats détiennent 53 % des actions de Maroc Telecom, le plus grand opérateur de télécommunications du pays, ce qui leur permettrait d’exercer une influence sur les infrastructures numériques et médiatiques. Ils ont ainsi injecté 4,4 milliards de dirhams (403 millions d’euros) sur la période 2025-2028 pour développer les réseaux de fibre optique et la 5G. Abou Dhabi disposerait ainsi d’un accès indirect aux contenus médiatiques numériques transitant par les réseaux de télécommunications. Plusieurs rapports médiatiques ont par ailleurs indiqué que les Émirats avaient consacré 15 millions d’euros au Maroc en 2023 au financement de campagnes médiatiques et de propagande. Ces fonds auraient notamment été utilisés pour promouvoir des récits politiques visant à affaiblir l’image de l’Algérie sur le plan régional. Il n’est dès lors pas surprenant, selon la même source, de constater que les Émirats seraient derrière les attaques diffusées par certaines chaînes de télévision marocaines contre l’Algérie, dont l’une avait ouvert son capital en 2014 à deux sociétés émiraties opérant dans les secteurs des médias et de l’investissement. La restructuration du capital de cette même chaîne et l’entrée des deux sociétés émiraties dans son actionnariat ont entraîné une augmentation importante du capital, ce que documente la base de données « Media Ownership Monitor Morocco », selon laquelle la partie émiratie aurait obtenu une participation majoritaire. Abou Dhabi serait ainsi devenu l’acteur contrôlant l’orientation générale de cette chaîne, qui œuvrerait à redorer son image, tout en s’engageant dans une bataille de récits régionaux visant à ternir la réputation d’autres pays, en premier lieu l’Algérie, et à empêcher les peuples opprimés d’accéder à leur indépendance, à l’instar des peuples sahraoui et palestinien. Il en serait de même pour les sites marocains à caractère propagandiste, qui seraient allés jusqu’à faire preuve, selon la source, d’un « effondrement professionnel » et à s’éloigner de l’éthique journalistique. Ces sites ne seraient pas étrangers aux fonds émiratis, qualifiés de « sales », utilisés pour déstabiliser les États et compromettre leur stabilité et leur sécurité. Ils seraient devenus des relais « aboyeurs » aux mains des Émirats et dirigés contre l’Algérie, diffusant de fausses informations, des accusations fabriquées et des rapports erronés, tout en œuvrant à améliorer l’image d’Abou Dhabi. Les Émirats ne se seraient pas limités aux investissements directs dans les médias traditionnels et numériques, mais auraient également étendu leur influence à l’« espace bleu marocain », à travers différentes plateformes de réseaux sociaux, comme outil émirati indirect dans la guerre médiatique mondiale visant à diffuser des récits destinés à ternir l’image de l’Algérie. Abou Dhabi serait ainsi allé jusqu’à financer des pages et des influenceurs marocains pour diffuser des contenus critiques à l’égard de l’Algérie, mais aussi à exploiter des comptes fictifs ou des réseaux d’interaction avec les contenus marocains afin de les orienter contre l’Algérie, notamment lors des périodes de crise diplomatique, parallèlement à la promotion des alliances entre les Émirats, le Maroc et l’entité sioniste. Source : APS
Coordination Émirats-Maroc et mouvements régionaux autour de l’Algérie
De récentes analyses et rapports internationaux font état d’un renforcement de la coordination entre les Émirats arabes unis et le Maroc , ainsi que de la multiplication de leurs axes d’action dans l’espace maghrébin et au Sahel, alors que l’Algérie occupe une place clairement visible dans la lecture de ces évolutions régionales. Ces analyses portent notamment sur la nature des relations entre Abou Dhabi et Rabat, leurs positions sur plusieurs dossiers régionaux, ainsi que sur le croisement de ces relations avec leurs liens avec l’entité sioniste. Les éléments présentés dans cet article s’appuient sur les informations publiées par le magazine britannique Africa Confidential , ainsi que sur une analyse publiée par le site Debuglies . Il convient toutefois de distinguer les faits mentionnés dans ces sources des interprétations et analyses qu’elles proposent. Les Émirats, le Maroc et l’Algérie selon Africa Confidential Le magazine Africa Confidential s’est penché sur l’évolution des relations entre les Émirats arabes unis et le Maroc, en publiant un article intitulé “Algiers slams the door on Abu Dhabi – Morocco’s patron pays the price” , que l’on peut traduire par « Alger ferme la porte à Abou Dhabi, le soutien du Maroc en paie le prix ». Selon le magazine, les Émirats arabes unis sont devenus un allié majeur du Maroc. Il souligne également que la coordination entre Abou Dhabi et Rabat s’est renforcée depuis la signature des accords de normalisation en 2020. D’après cette lecture, ce rapprochement a élargi les domaines dans lesquels les deux parties développent des actions communes ou convergentes sur plusieurs dossiers régionaux. Africa Confidential relie cette évolution à des développements touchant l’environnement régional de l’Algérie, notamment dans un contexte marqué par la persistance de tensions autour de plusieurs dossiers politiques et sécuritaires dans la région. Le soutien émirati à la position marocaine sur le Sahara occidental Parmi les principaux dossiers abordés par le magazine figure la position des Émirats arabes unis concernant le Sahara occidental . Les éléments rapportés dans l’article font état d’un alignement d’Abou Dhabi sur la position marocaine dans ce dossier, ce que le magazine présente comme un soutien à la position de Rabat. Cette position s’inscrit dans un contexte plus large des relations entre les Émirats arabes unis et le Maroc. Selon la même source, ces relations ne se limitent plus au cadre bilatéral, mais sont également liées à des positions et à des mouvements convergents sur différents dossiers régionaux. Le texte de référence souligne également que ce rapprochement intervient parallèlement à des positions et à des actions marocaines considérées par la partie algérienne comme hostiles, plaçant ainsi les relations entre les Émirats, le Maroc et l’Algérie dans un environnement régional plus complexe. La coordination entre les Émirats et le Maroc au Sahel Le rapprochement entre les Émirats arabes unis et le Maroc ne se limite pas, selon les analyses citées, au dossier du Sahara occidental. Il s’étend également à la région du Sahel , marquée par des crises sécuritaires et politiques. Africa Confidential estime que les actions d’Abou Dhabi et de Rabat dans cette région traduisent une volonté d’élargir leur influence et de tirer parti des circonstances auxquelles certains pays du Sahel sont confrontés, permettant ainsi aux deux parties de jouer des rôles dans des dossiers considérés comme particulièrement sensibles. L’analyse souligne que cette présence croissante pourrait contribuer à complexifier davantage le paysage régional, notamment dans un contexte marqué par plusieurs tensions et crises dans l’environnement de l’Algérie. Le Sahel et l’Algérie dans les calculs du rapprochement régional Selon les éléments publiés, le Sahel constitue l’un des espaces où les actions émiraties et marocaines croisent des dossiers liés à l’environnement sécuritaire régional de l’Algérie. Africa Confidential évoque des actions visant à tirer parti des tensions existantes dans la région, tandis que le texte inscrit ces évolutions dans un contexte plus large de concurrence régionale et de multiplication des acteurs présents dans l’environnement de l’Algérie. Cette dimension est importante dans l’analyse du Sahel et de l’Algérie , car les évolutions qui se produisent dans cette région ne restent pas nécessairement limitées aux frontières d’un seul État et peuvent croiser les intérêts et les positions des pays voisins. Les relations entre les Émirats, le Maroc et l’entité sioniste Parallèlement au rapprochement entre Abou Dhabi et Rabat, le site Debuglies a abordé un autre aspect du paysage régional dans une analyse intitulée “Abu Dhabi, Tel Aviv and Algiers: The Emerging Strategic Confrontation Across the Maghreb, Sahel and Red Sea” . Cette analyse porte sur les relations entre Abou Dhabi, Tel-Aviv et Rabat, ainsi que sur la manière dont ces relations s’inscrivent dans un espace régional allant du Maghreb au Sahel et jusqu’à la mer Rouge. L’analyse estime que la coopération marocaine avec l’entité sioniste, associée aux relations entre les Émirats et le Maroc, s’inscrit dans un réseau régional plus large qui doit être considéré dans le contexte de son impact potentiel sur l’environnement de l’Algérie. La distinction entre rapprochement et coordination directe Dans le même temps, l’analyse de Debuglies établit une distinction concernant ce qui peut être démontré à partir des éléments publiés. Elle différencie l’existence d’un rapprochement et d’une coordination entre plusieurs parties de l’existence d’une preuve publique démontrant la création d’une salle d’opérations commune spécifiquement destinée à cibler l’Algérie. Ainsi, l’existence de relations étroites entre les Émirats, le Maroc et l’entité sioniste ne constitue pas, au regard des éléments mentionnés dans cette analyse, la preuve de l’existence d’un commandement opérationnel unifié dirigé contre l’Algérie. Cette distinction est importante lorsqu’il est question des Émirats, du Maroc et de l’Algérie , car elle permet de séparer les faits rapportés par les sources des conclusions qui peuvent éventuellement en être tirées. Les différentes formes de mouvements régionaux autour de l’Algérie Les éléments présentés dans les deux analyses font apparaître plusieurs axes, notamment le rapprochement entre les Émirats et le Maroc, les positions liées au Sahara occidental, les mouvements au Sahel, ainsi que les relations entretenues par les Émirats et le Maroc avec l’entité sioniste. Selon les analyses citées, ces différents dossiers s’inscrivent dans un même environnement régional où les intérêts et les positions se croisent. La lecture des mouvements autour de l’Algérie ne se limite donc pas aux relations bilatérales entre Alger et un seul acteur, mais prend également en compte le réseau de relations et de convergences qui se développe dans la région. Le rapprochement entre Abou Dhabi et Rabat et sa dimension régionale Africa Confidential considère que l’évolution des relations entre les Émirats et le Maroc depuis 2020 a contribué à renforcer leur coordination. Le magazine relie également ce rapprochement à des dossiers dépassant le cadre strictement bilatéral, notamment au Maghreb et au Sahel. De son côté, l’analyse de Debuglies aborde la situation sous un angle plus large en mettant en relation Abou Dhabi, Tel-Aviv et Alger, tout en soulignant l’absence de preuve publique établissant l’existence d’une salle d’opérations commune destinée à cibler l’Algérie. Les éléments disponibles décrivent ainsi un rapprochement et une imbrication des relations et des mouvements , sans démontrer à eux seuls que l’ensemble de ces parties agit sous un commandement opérationnel unique contre l’Algérie. Ce que ces éléments révèlent sur l’environnement de l’Algérie Les rapports et analyses cités montrent que l’environnement régional de l’Algérie comprend plusieurs dynamiques imbriquées, notamment les relations entre les Émirats et le Maroc, le dossier du Sahara occidental, les évolutions au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Dans cette perspective, les Émirats, le Maroc et l’Algérie apparaissent dans un réseau régional où les intérêts et les positions se croisent, avec des lectures différentes de ces évolutions selon les parties concernées. Les éléments présentés dans le texte indiquent que l’Algérie considère certaines de ces évolutions comme touchant ses intérêts et son environnement régional, tandis que les sources étrangères citées proposent leurs propres analyses de la nature et des limites de ce rapprochement. La coordination entre les Émirats et le Maroc Les éléments publiés par Africa Confidential et Debuglies replacent le rapprochement entre les Émirats et le Maroc dans un contexte régional plus large comprenant le Maghreb, le Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Cette lecture fait ressortir plusieurs dossiers liés entre eux, notamment la position des Émirats sur le Sahara occidental, le renforcement des relations entre Abou Dhabi et Rabat, les mouvements dans la région du Sahel et le croisement avec les relations entre le Maroc et l’entité sioniste. Il reste toutefois nécessaire de distinguer ce que les rapports établissent directement des interprétations qui peuvent en découler. Le rapprochement entre plusieurs acteurs régionaux et l’imbrication de leurs intérêts et de leurs actions ne suffisent pas, à eux seuls, à démontrer l’existence d’une salle d’opérations commune destinée à cibler l’Algérie, point également souligné par l’analyse de Debuglies. Les éléments présentés dressent ainsi le tableau d’une coordination entre les Émirats et le Maroc qui se croise avec les dossiers du Sahel, du Sahara occidental et les relations avec l’entité sioniste, tandis que la nature exacte et les limites de cette coordination restent à analyser à partir des sources publiées.


















