Cette opération marque une nouvelle étape dans le développement des pratiques médicales spécialisées en Algérie. Elle a été réalisée sous la supervision du Dr Fernando Gómez Sancha, spécialiste espagnol reconnu comme l’un des développeurs de cette technique à l’échelle internationale.
La technique HoLEP (Holmium Laser Enucleation of the Prostate) figure parmi les méthodes chirurgicales modernes utilisées dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Elle repose sur l’utilisation du laser Holmium pour retirer les tissus prostatiques devenus trop volumineux, en passant par les voies naturelles, sans incision externe.
L’intervention consiste à libérer les tissus concernés à l’aide du laser, puis à les extraire en un seul bloc, selon une méthode dite « en monobloc ». Cette approche permet ainsi de retirer les tissus responsables de l’obstruction urinaire.
Plus de 100 urologues algériens suivent les interventions
Au-delà de l’aspect chirurgical, cette initiative a également constitué un rendez-vous scientifique destiné aux spécialistes algériens. Les différentes étapes des interventions ont été retransmises en visioconférence aux médecins des établissements hospitaliers régionaux de la Sûreté nationale à Oran et à Sidi Bel Abbès.
Plus de 100 médecins algériens spécialisés en urologie ont également suivi les opérations en direct depuis l’hôtel Mercure, à Alger, en coordination avec l’Association algérienne des urologues.
Organisée sur deux jours, cette rencontre médicale s’inscrit dans la démarche de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) visant à suivre les dernières avancées médicales et à bénéficier de l’expertise internationale.
À travers l’introduction de cette technique, l’établissement hospitalier Bachir Ben Djeha contribue ainsi à l’évolution des pratiques chirurgicales en urologie en Algérie, avec pour objectif de renforcer les compétences médicales et d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.
Hypertrophie bénigne de la prostate : symptômes, causes et traitements
L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une affection fréquente chez les hommes, particulièrement après 50 ans. Caractérisée par une augmentation du volume de la prostate, elle peut entraîner différents troubles urinaires et affecter progressivement la qualité de vie. Bien qu’elle ne soit pas un cancer, cette maladie nécessite une surveillance médicale afin d’éviter certaines complications.
Avec l’âge, la prostate, une petite glande située sous la vessie et entourant une partie de l’urètre, peut augmenter progressivement de volume. Cette évolution peut comprimer le canal urinaire et rendre l’évacuation de l’urine plus difficile.
Quels sont les principaux symptômes à surveiller ?
L’hypertrophie bénigne de la prostate évolue généralement de manière progressive. Les premiers signes concernent principalement les habitudes urinaires et peuvent devenir plus gênants avec le temps.
Parmi les symptômes les plus fréquents figurent :
Des difficultés à commencer à uriner ;
Un jet urinaire faible ou interrompu ;
Des envies fréquentes d’uriner, notamment pendant la nuit ;
Une sensation de ne pas vider complètement sa vessie ;
Des envies urgentes d’uriner ;
Des gouttes d’urine après avoir terminé.
Ces manifestations ne doivent pas être négligées, particulièrement lorsqu’elles deviennent récurrentes. Elles peuvent également être liées à d’autres affections urinaires, d’où l’importance d’un avis médical.
Comment diagnostiquer cette affection ?
Le diagnostic repose sur un examen médical réalisé par un médecin, généralement un urologue. Celui-ci commence par interroger le patient sur ses symptômes et leur fréquence.
Plusieurs examens peuvent ensuite être proposés, notamment le toucher rectal, une analyse d’urine, une prise de sang avec éventuellement un dosage du PSA, ainsi qu’une échographie pour évaluer le volume de la prostate et vérifier si la vessie se vide correctement.
Ces examens permettent également de rechercher d’autres causes possibles aux troubles urinaires.
Quels traitements pour soulager les patients ?
La prise en charge dépend essentiellement de l’intensité des symptômes, du volume de la prostate et de l’état général du patient. Lorsque les troubles restent légers, une simple surveillance médicale peut suffire.
En présence de symptômes plus importants, des traitements médicamenteux peuvent être prescrits pour faciliter l’évacuation de l’urine ou ralentir l’augmentation du volume prostatique.
Lorsque les médicaments ne donnent pas les résultats attendus ou que des complications apparaissent, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Plusieurs techniques existent aujourd’hui, notamment la résection endoscopique et les interventions utilisant le laser, comme la technique HoLEP.
Le choix de la méthode dépend du profil du patient et doit être discuté avec un spécialiste.
Hypertrophie bénigne et cancer de la prostate : quelle différence ?
Une confusion persiste entre l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate. Pourtant, il s’agit de deux maladies distinctes.
L’hypertrophie bénigne correspond à une augmentation non cancéreuse du volume de la prostate. Elle ne constitue pas un cancer et n’augmente pas, à elle seule, le risque de développer cette maladie.
Toutefois, les deux affections peuvent coexister. C’est pourquoi les troubles urinaires persistants doivent faire l’objet d’une évaluation médicale, sans attendre leur aggravation.
L’impossibilité soudaine d’uriner constitue une urgence médicale. La présence de sang dans les urines ou de douleurs urinaires nécessite également une consultation rapide.
L’hypertrophie bénigne de la prostate reste ainsi une affection fréquente, dont les symptômes peuvent aujourd’hui être pris en charge grâce à différentes solutions médicales et chirurgicales. Un diagnostic précoce permet d’adapter le traitement et de limiter le risque de complications.






























