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Coopération Algérie-Allemagne sur l'hydrogène vert et les énergies renouvelables

Coopération Algérie-Allemagne sur l'hydrogène vert et les énergies renouvelables

  • Une délégation d'entreprises allemandes est à Alger pour discuter d'hydrogène vert et de technologies de stockage d'énergie.
  • La rencontre, organisée par AHK Algérie, fait partie d'un voyage d'affaires du 21 au 25 septembre en Algérie et en Tunisie.
  • Les travaux porteront sur le corridor SoutH2, une infrastructure pour exporter l'hydrogène vert d'Algérie vers l'Europe.
  • L'Algérie vise une production de 1,2 million de tonnes d'hydrogène vert d'ici 2045 et des exportations jusqu'à 10 millions de tonnes par an.
  • Un mémorandum d'entente sur l'hydrogène vert a été signé entre Sonatrach, Sonelgaz et des entreprises allemandes pour étudier le projet South 2 Corridor.

D’ailleurs, une délégation d’entreprises allemandes est attendue aujourd’hui à Alger. À l’ordre du jour : l’hydrogène vert et les technologies et solutions de stockage d’énergie. C’est en effet une rencontre d’affaires qui permettra aux entreprises des deux pays d’examiner et d’identifier les opportunités de partenariat dans ce domaine prometteur, dont l’hydrogène est perçu comme l’énergie de demain.

Le rendez-vous qui sera organisé par la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie), s’inscrit dans le cadre d’un voyage d’affaires, prévu du 21 au 25 septembre en Algérie et en Tunisie, au titre de l’initiative allemande d’exportation dans le domaine de l’énergie.

Dans ce cadre, la délégation d’entreprises allemandes, qui prendra part à cet événement, présentera des technologies et services dans différents domaines, notamment l’électrolyse, le traitement et le dessalement de l’eau, le stockage et la compression, les pompes et équipements industriels, la reconversion de canalisations existantes, l’ingénierie, ainsi que la certification et les études de faisabilité.

Les travaux porteront également sur le projet du corridor SoutH2, une infrastructure qui permettra d’exporter l’hydrogène vert de l’Algérie vers l’Europe, avec des présentations sur le secteur algérien de l’énergie et des énergies renouvelables, ainsi que des actions prévues pour le développement de ce domaine en Algérie.

Il est prévu aussi des exposés de l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement durable (GIZ), des entreprises participantes et une table ronde consacrée aux perspectives de coopération bilatérale. En parallèle, des rencontres B2B sont également programmées afin de faciliter l’identification de projets et de partenaires potentiels, précise-t-on de même source.

Dans ce contexte, l’AHK a souligné que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la stratégie algérienne de développement de l’hydrogène, du programme national des énergies renouvelables ainsi que des projets d’infrastructures liés au corridor SoutH2, engageant l’Algérie sur une trajectoire industrielle de long terme dans le domaine de l’énergie propre.

Les organisateurs entendent ainsi contribuer au rapprochement des entreprises des deux pays autour des besoins technologiques et industriels associés au développement de l’hydrogène vert et des infrastructures énergétiques, tout en explorant, selon la même source, les possibilités de coopération le long du corridor SoutH2.

Les entreprises allemandes à la conquête du marché algérien

En effet, cet intérêt allemand pour le marché algérien des EnR témoigne du positionnement stratégique de l’Algérie, qui ambitionne de consolider son rôle de fournisseur d’énergie fiable et incontournable pour l’Europe. Les atouts dont dispose l’Algérie lui permettront d’être compétitive par rapport aux autres pays.

En effet, avec un programme EnR de 15 000 MW d’ici 2035 et avec un potentiel en gaz naturel, l’Algérie se dirige résolument vers le développement d’une véritable industrie dans l’hydrogène vert et la production annuelle de 1,2 million de tonnes d’hydrogène vert à l’horizon 2045.

D’ailleurs, il vise à couvrir une part importante des besoins européens et pourrait exporter jusqu’à 10 millions de tonnes par an à terme et satisfaire 10 % de la demande européenne d’ici 2040.

À rappeler qu’un mémorandum d’entente sur l’hydrogène vert a été signé, lundi à Oran, entre les groupes Sonatrach et Sonelgaz, VNG (Allemagne), SNAM (Italie), Sea Corridor (Italie) et Verbund Green Hydrogen (Autriche), portant sur la réalisation conjointe des études nécessaires afin d’évaluer la viabilité et la rentabilité d’un projet intégré qui vise à produire de l’hydrogène vert en Algérie et à approvisionner le marché européen via le «South 2 Corridor».

Actuellement, le projet, qui bénéficie déjà du soutien politique et financier de la Commission européenne, est en phase d’étude, en attendant le passage à sa concrétisation qui consiste en l’adaptation du réseau de transport de gaz existant Transmed pour l’acheminement de l’hydrogène vert à partir de l’Algérie et de la Tunisie vers le marché européen.

Lors de sa visite à Berlin en été dernier, le président Tebboune a annoncé «le lancement, bientôt, du corridor de l’hydrogène, et peut-être, par la suite, d’énergies renouvelables telles que l’électricité et autres».

La concrétisation de ce projet ambitieux entre l’Algérie et l’Allemagne donnera un nouvel élan à la coopération économique entre les deux pays, appelée à s’élargir à des domaines porteurs, à l’instar de l’automobile, l’industrie pharmaceutique et autres domaines technologiques.

En termes clairs, l’Allemagne, un pays fournisseur de technologies et de machines pour l’Algérie depuis des années, affiche ses ambitions pour renforcer sa coopération et investir dans la production à Alger, conformément à la nouvelle politique du gouvernement portée sur la promotion du «Made in Algeria».

Selon les chiffres officiels, des investissements allemands d’une valeur «d’environ 900 millions de dollars sont en attente au niveau du guichet unique de l’agence algérienne des investissements».

H. O.

Le CREA veille au suivi des accords de Berlin

En effet, Alger et Berlin affichent une grande volonté de renforcer leur coopération, en passant à la concrétisation des accords signés lors du Forum économique algéro-allemand. C’est dans ce cadre que le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) a consacré une rencontre au suivi des résultats de ce Forum, avec pour objectif d’assurer la concrétisation des engagements pris et des accords conclus à cette occasion. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération économique entre l’Algérie et l’Allemagne, notamment dans les secteurs de l’industrie, de la santé, de l’énergie et des technologies.

Les participants ont également examiné l’élaboration d’un plan d’action concret destiné à traduire sur le terrain les perspectives ouvertes par le Forum de Berlin et à consolider un partenariat économique durable entre les deux pays.

À cette occasion, le CREA a réaffirmé, lit-on dans un communiqué posté en ligne, son engagement à accompagner la dynamique de rapprochement économique algéro-allemand, notamment à travers le développement des entreprises et le renforcement des investissements bilatéraux.

Une autre rencontre d’affaires est prévue le 1er octobre prochain à Alger, qui sera organisée par l’AHK Algérie. La coopération et le partenariat dans le domaine pharmaceutique seront au rendez-vous. Selon un communiqué de l’AHK, cette rencontre réunira des décideurs publics, des industriels, des entreprises allemandes et différents acteurs économiques autour des enjeux liés à la souveraineté sanitaire et au développement de la production locale. Les discussions porteront notamment sur la fabrication locale et le transfert de technologie, l’innovation et la création de valeur, ainsi que sur les opportunités de coopération et d’investissement entre les entreprises algériennes et allemandes.

Il est à noter dans ce cadre que le groupe public Saidal avait signé en juin et juillet 2026 des accords de partenariat avec le laboratoire pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim pour produire des médicaments innovants en Algérie pour la prise en charge des cancéreux et la production de quatre molécules pour le diabète, l’insuffisance cardiaque et les maladies rénales.

H. O.

Source : Ecotimes

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