Cette rencontre a permis de "passer en revue les missions de l'INPRP en matière de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, et de faire le point sur les mécanismes d'intervention, de sensibilisation et d'accompagnement technique destinés aux entreprises économiques", outre l'"examen des voies et moyens de développer les outils de détection et d'analyse des risques professionnels, afin de renforcer l'approche préventive et anticipative".
Dans ce cadre, le ministre a souligné l'importance accordée à la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs, laquelle constitue "une priorité fondamentale du système de protection sociale", insistant sur la nécessité de "faire de la prévention des risques professionnels une pratique quotidienne et bien ancrée au sein des entreprises et des milieux professionnels, ne se limitant pas uniquement au respect des dispositions réglementaires".
M. Hattab a également mis l'accent sur l'importance de consolider le rôle de l'INPRP en tant qu'organisme spécialisé dans la promotion de la culture de la prévention, à travers "l'intensification des études de terrain, le développement des programmes de sensibilisation et de formation, ainsi que l'orientation des efforts vers les secteurs et les activités les plus exposés aux risques professionnels", ajoute le communiqué.
A cette occasion, le ministre a donné des instructions pour "l'élaboration de programmes de prévention ciblés, axés sur la nature des risques recensés dans les différents secteurs d'activité, en accordant la priorité aux activités présentant un niveau de risque élevé", outre le "renforcement de la présence de l'Institut sur le terrain, en accompagnant les entreprises dans l'identification des sources de danger et en proposant les mesures à même de les réduire".
Il a également préconisé de "développer les outils de collecte et d'analyse des données relatives aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, afin d'améliorer l'efficacité des programmes de prévention".
Le ministre a, en outre, souligné la nécessité "d'élargir la portée des campagnes de sensibilisation et de formation au profit des travailleurs et des employeurs, en recourant à des moyens de communication modernes et à des contenus simplifiés, adaptés aux spécificités des différents métiers", ainsi que d'"encourager les échanges d'expériences et la coordination avec les organismes concernés par la santé et la sécurité au travail, afin de renforcer la complémentarité des efforts visant à garantir un environnement de travail sûr et sain".
A l'issue de cette réunion, qui s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres de coordination avec les organismes et établissements relevant du secteur, M. Hattab a insisté sur "la nécessité de passer d'une logique de traitement des conséquences des accidents du travail à une démarche anticipative visant à prévenir ces accidents et à en réduire les causes, en faisant de la prévention un élément essentiel pour l'amélioration des conditions de travail et la préservation du capital humain, pilier du développement socioéconomique", selon la même source.




























