Dans le secteur ferroviaire, la mobilisation a commencé dès mercredi soir, les quatre principaux syndicats de la SNCF ayant appelé à une grève du 4 novembre à 19h00 au vendredi 6 novembre à 08h00.
Le mouvement a également touché l'éducation nationale, où le ministère a fait état d'un taux de grévistes de 17,54 % dans le secteur public.
Plusieurs lycées ont par ailleurs connu des tentatives de blocage.
A Paris, des lycéens ont notamment tenté de bloquer des établissements dans les 17e et 20e arrondissements, tandis qu'à Bordeaux, une centaine d'élèves s'étaient rassemblés devant un lycée Des manifestations rassemblant des milliers de personnes ont également été signalées dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Lyon, Strasbourg et Saint-Denis de La Réunion, où près de 1.000 personnes ont rejoint un cortège comprenant des étudiants et des salariés.
Dans les transports, des perturbations ont été annoncées sur les réseaux ferroviaires, avec notamment un train à grande vitesse (TGV) sur dix supprimé, ainsi que des difficultés sur certaines lignes régionales et de banlieue.
Cette nouvelle journée d'action intervient après plusieurs semaines de mobilisation, marquées par les manifestations des 17, 24 et 31 octobre,
organisées notamment contre la vie chère et les politiques gouvernementales. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, ces trois journées ont rassemblé respectivement 550.000, 410.000 et 320.000 personnes à travers le pays, illustrant la persistance de la contestation.
La mobilisation du 5 novembre marque une nouvelle étape avec la convergence des syndicats de salariés, des mouvements étudiants et lycéens et des collectifs de citoyens, notamment les groupes issus du mouvement des "Gilets jaunes".
Les organisations syndicales réclament notamment une revalorisation des salaires, une augmentation de 10% du salaire minimum revendiquée par la Confédération générale du travail (CGT), ainsi que la défense des services publics, de l'emploi et de l'industrie. Elles dénoncent également plusieurs mesures contenues dans le projet de budget pour 2027, sèchement rejeté mercredi par les députés français.
Dans le secteur de l'éducation, les lycéens et les étudiants réclament davantage de moyens, la rénovation des établissements scolaires, une réduction du nombre d'élèves par classe et une amélioration des conditions d'accès à l'enseignement supérieur.
Cette succession de mouvements sociaux met en évidence les tensions économiques, politiques et sociales auxquelles la France est confrontée, entre préoccupations liées au pouvoir d'achat, contestation des politiques publiques et inquiétudes sur la situation budgétaire du pays.



























