Et si le vrai-faux départ en Angleterre à l’intersaison avait plombé le moral d’Amine Gouiri, coupable aux yeux de son club d’un manque de régularité doublement pénalisant ?
Alors qu’il peine à reproduire ses prestations de la saison dernière sous le maillot marseillais, le serial buteur DZ, qui a failli rejoindre Tottenham à l’intersaison, a une nouvelle fois été rappelé à l’ordre par son entraîneur. C’était l’un des sujets brûlants de l’actualité marseillaise avant la réception du Havre hier en fin de journée : pour quelles raisons Gouiri n’est pas aussi fringant qu’à son arrivée ? Une question à laquelle son coach, Bruno Genesio, a trouvé une réponse que personne ne peut contester dans le fond : un manque de régularité pénalisant dans le haut niveau. «A Angers, il a fait un match qui reflète exactement ce que disait Roberto de Zerbi, à savoir que Gouiri devait jouer comme un 10 et finir comme un 9.
Genesio pointe un manque de régularité
C’est un joueur capable de participer au jeu, notamment par des décrochages et du jeu en appui, mais aussi de marquer ou d’être présent dans la surface pour ouvrir des espaces. Je pense au but de Himad Abdelli, par exemple. Amine fait un appel au premier poteau qui libère complètement la zone pour Himad. Cela fait aussi partie de son rôle», pense Genesio qui estime que l’avant-centre algérien «doit encore acquérir de la régularité dans ses performances». «Amine le sait, j’ai beaucoup parlé avec lui et je le connais suffisamment depuis longtemps. Il doit être capable de répéter ce genre de performance, comme celle qu’il a réalisée à Angers, tous les trois jours. Et là encore, c’est aussi à nous, le staff, de peut-être répéter encore davantage ce que nous attendons de lui», poursuivra le patron technique de l’OM
«Il doit combiner entre le 10 et le 9»
Ce dernier connaît parfaitement l’attaquant des Verts pour l’avoir déjà eu sous sa coupe à Lyon et à Rennes. Un discours clair qui résume bien les attentes du board marseillais à l’égard de son avant-centre, exhorté désormais publiquement à «combiner les qualités d’un meneur de jeu et l’efficacité d’un véritable numéro neuf». Dans un club sous constante pression et où tout est commenté, informations crédibles ou rumeurs infondés, d’autres lient ce coup de mou d’Amine Gouiri à un vrai-faux départ à l’intersaison qui aurait chamboulé ses plans et touché psychologiquement. A en croire certaines sources médiatiques locales dont La Provence, l’ancien Niçois, placé sur le marché des transferts par la direction en raison des soucis financiers qui menaçaient la pérennité du club, avait suscité un vif intérêt de l’Atlético de Madrid et de Tottenham.
Touché au moral ?
Entraîné par Roberto De Zerbi, qui l’apprécie énormément, le club londonien avait envisagé son recrutement en fin de mercato avant que les départs nécessaires de Richarlison et de Solanke ne se soient pas concrétisés, ce qui a entraîné l’arrêt des pourparlers et la poursuite de l’aventure marseillaise pour l’international algérien. Un vrai-faux départ qui n’aurait pas été du goût du joueur formé à Lyon, d’autant plus qu’il doit désormais lutter dans un collectif déséquilibré et affaibli par de nombreux départs. Ses cinq buts avant d’aller en Normandie, hier, et son problème à l’ischio-jambier avec la sélection qui l’a privé de disputer plus de vingt minutes durant la fenêtre internationale de septembre ont, d’ailleurs, meublé ses deux premiers mois de compétition, confirmant un malaise, mais sans pour autant alerter sur un quelconque problème plus sérieux.
– RACHID BELARBI




























