En France, la question du mariage des sans-papiers s’invite de nouveau dans l’arène politique. Portée par les députés UDR, une proposition de loi ciblant les étrangers en situation irrégulière qui souhaitent se marier sur le territoire national s’apprête à être débattue à l’Assemblée nationale, après avoir été adoptée par le Sénat en février 2025.
Cette problématique a suscité de vifs débats sur la scène politique française. Elle s’est d’abord invitée dans l’actualité après le refus de Robert Ménard de célébrer le mariage entre un Algérien et une Française.
Aujourd’hui, la situation se répète à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, où la maire Marlène Mourier s’oppose à son tour à l’union d’une citoyenne française et d’un homme en situation irrégulière. Le procureur a d’abord donné raison à l’édile avant qu’un juge n’intervienne pour exiger qu’elle célèbre cette union au nom des Libertés du mariage.
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Une proposition de loi pour s’opposer au mariage des sans-papiers en France
Une proposition de loi a été déposée par le sénateur centriste Stéphane Demilly et adoptée en février 2025 par le Sénat. Elle sera défendue ce jeudi à l’Assemblée nationale. Son objectif : lutter contre les mariages blancs et renforcer les prérogatives des ministères publics et des maires qui célèbrent ces mariages.
Actuellement en France, un maire ne peut pas refuser de célébrer un mariage parce que l’un des futurs mariés est en situation irrégulière. Dans le cas contraire, l’édile risque cinq ans de prison, 75 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité s’il maintient son refus. C’est ailleurs le cas de Robert Ménard, visé par une plainte pour diffamation.

















