L’Algérie franchit une étape décisive dans la structuration de ses relations avec ses experts établis hors des frontières. Réunis samedi à l’hôtel El Aurassi à Alger, les membres du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger ont tenu leur séance de travail inaugurale.
Cette première rencontre fait suite à la création de l’instance par le décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026, matérialisant la stratégie impulsée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Prenant la parole lors des travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a souligné la rupture fondamentale qu’incarne ce nouveau dispositif.
Jusqu’à présent limités à des contacts informels ou ponctuels, les échanges avec l’élite intellectuelle expatriée intègrent désormais un cadre pérenne et organisé.
Selon le ministre, ces chercheurs et spécialistes résidant hors des frontières représentent une composante essentielle du capital humain et du potentiel scientifique du pays, pleinement intégrée à l’effort national.
L’intelligence artificielle et la souveraineté au cœur des priorités
Cette initiative s’inscrit dans une trajectoire socio-économique précise : conduire l’Algérie vers l’émergence d’ici 2027. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement compte s’appuyer sur la diversité des expertises de sa diaspora.
Les contributions attendues cibleront en priorité la maîtrise de l’intelligence artificielle et des technologies avancées, tout en renforçant des axes stratégiques comme la cybersécurité ainsi que les sécurités énergétique, sanitaire, alimentaire et hydrique.
Le Pr Elias Zerhouni, coordinateur de cette instance, a précisé les orientations opérationnelles du Haut conseil. L’action de cette structure flexible consistera à connecter directement les besoins stratégiques des ministères et du tissu économique local avec les capacités techniques des scientifiques vivants hors du pays.




























