Au cœur des débats qui s’intensifient en France sur l’aide publique au développement, l’Algérie se retrouve une nouvelle fois au centre des tensions politiques et médiatiques. Plusieurs figures de la droite et de l’extrême droite affirment que Paris continuerait à financer certains pays considérés comme “hostiles”. Une accusation qui a suscité de nombreuses interrogations.
Le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, a tenu à clarifier la situation de manière très ferme. Il affirme que l’AFD n’a actuellement aucune activité en Algérie. Aucun projet, aucun financement et aucune coopération en cours. Une déclaration qui vient contredire directement les rumeurs circulant dans certains débats politiques français.
Le responsable français est allé encore plus loin, qualifiant ces accusations de fausses et infondées. Selon lui, il est nécessaire de s’appuyer sur des faits concrets plutôt que sur des discours politiques déconnectés de la réalité.
Concernant les pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso, il a précisé que tous les nouveaux projets ont été suspendus par les autorités françaises, à la suite des changements politiques récents dans la région. L’activité de l’AFD y est donc également fortement réduite, voire interrompue sur plusieurs volets.
Cette prise de parole intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en France, où la question de l’aide au développement est de plus en plus utilisée dans les débats internes, notamment autour des enjeux de souveraineté et de dépenses publiques.


















