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FIFA et la question de la suspension d'Israël

FIFA et la question de la suspension d'Israël

  • Le gardien irlandais Gavin Bazunu a quitté sa sélection pour refuser de jouer contre Israël.
  • Ses coéquipiers porteront des brassards noirs et réaliseront des gestes symboliques lors du match.
  • Les banderoles réclamant l'exclusion d'Israël se multiplient dans les tribunes des stades mondiaux.
  • La FIFA n'a pas suspendu Israël des compétitions internationales malgré les critiques.
  • Plusieurs fédérations et organisations demandent l'application des mêmes principes pour toutes les guerres.

Il y a des images qui valent parfois tous les discours. À la veille du match Israël-Irlande, le gardien irlandais Gavin Bazunu a décidé de quitter la sélection. Il ne voulait pas participer aux rencontres contre Israël, au nom de ses convictions et de son refus de rester indifférent aux morts de Ghaza. Ses coéquipiers, eux, ont finalement décidé de jouer. Mais ils porteront des brassards noirs et ont prévu d’autres gestes symboliques. Dans les tribunes des stades mondiaux, les banderoles réclamant l’exclusion d’Israël se multiplient. La contestation n’est donc plus marginale. Elle gagne les stades, les joueurs et désormais les vestiaires.

En 2022, après l’invasion de l’Ukraine, la FIFA et l’UEFA n’avaient pas hésité : les équipes russes furent suspendues de toutes les compétitions internationales. Une décision exceptionnelle, prise au nom de la solidarité avec les victimes et de la nécessité de défendre les valeurs du football. Aujourd’hui, face à la guerre à Ghaza, le scénario est différent. La FIFA a bien sanctionné la Fédération israélienne pour des violations de ses obligations disciplinaires, mais elle n’a pas suspendu Israël des compétitions internationales.

De fait, Le football ne peut pas proclamer qu’il est au-dessus de la politique lorsque cela l’arrange et devenir politique lorsqu’il décide de sanctionner. Si une guerre justifie l’exclusion d’une fédération, il faut expliquer pourquoi une autre guerre ne produit pas les mêmes conséquences. Et si la FIFA considère que les deux situations sont juridiquement différentes, qu’elle le dise clairement. Le problème n’est donc pas de demander à la FIFA de prendre parti pour
un camp. Le problème est beaucoup plus simple : appliquer les mêmes principes à tous.

Le football mondial ne peut pas vivre éternellement avec cette politique de deux poids, deux mesures. Bazunu vient de rappeler que les joueurs ont aussi une conscience. Les tribunes le rappellent chaque semaine. Plusieurs fédérations dont celles de la Palestine et de l’Irlande ont posé la question. Des organisations de défense des droits humains la posent également. Alors, combien de temps encore la FIFA d’Infantino va-t-elle regarder ailleurs ? Le football prétend être un langage universel. Il serait temps que ses règles le deviennent également.

Sinon, cette tache noire risque de finir par devenir une véritable tache indélébile sur le football mondial.

Source : Foot Afrique

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