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Gianni Infantino face au silence de la FIFA et aux questions de l'UEFA

Gianni Infantino face au silence de la FIFA et aux questions de l'UEFA

  • Le 2 novembre, l'UEFA attend des réponses de la FIFA concernant 42 questions sur des dossiers sensibles.
  • Les interrogations portent notamment sur le projet Forward Enterprise, la gouvernance et les investisseurs.
  • Aucune réponse officielle n'a été annoncée par la maison de Zurich à ce jour.
  • Plusieurs scénarios sont évoqués, dont une réponse partielle ou un maintien persistant du silence.
  • Cette affaire pourrait peser dans la bataille électorale en vue de la clôture des candidatures du 18 novembre.

Le 2 novembre pourrait constituer un rendez-vous délicat pour Gianni Infantino. L’UEFA de Aleksander Čeferin (notre photo) attend des réponses aux 42 questions adressées à la FIFA sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le projet Forward Enterprise, les relations avec certains investisseurs et la gouvernance de l’instance mondiale. Le président de la FIFA acceptera-t-il de jouer la carte de la transparence ou préférera-t-il garder le silence ?

Ainsi, ce sera pour demain et aucune fumée n’arrive de la maison de Zurich. Le silence de la FIFA se prolonge. À ce jour, aucune réponse officielle aux 42 questions de l’UEFA n’a été annoncée.
Gianni Infantino a certes promis des explications, mais sans garantir qu’elles arriveraient avant la date fixée par les Européens. Le président de la FIFA joue-t-il la montre ? Ou prépare-t-il une réponse qui préserverait la confidentialité de certains dossiers ?

Premier scénario : une réponse partielle. C’est peut-être la voie la plus envisageable. Infantino pourrait apporter quelques explications tout en invoquant la confidentialité de certains documents et des délibérations internes. Une manière de répondre sans tout dévoiler. Mais cette solution risque de ne pas satisfaire les représentants européens.

Deuxième scénario : le silence. Si la FIFA ne donne pas suite aux demandes européennes, l’UEFA disposera d’un nouvel argument pour dénoncer le manque de transparence de sa direction. La contestation pourrait alors prendre une dimension institutionnelle et éventuellement judiciaire. Mais attention : ne pas répondre à l’échéance fixée par l’UEFA ne signifie pas automatiquement une sanction contre le président de la FIFA.

Troisième conséquence : la bataille électorale. À quelques jours de la clôture des candidatures du 18 novembre, cette affaire pourrait peser dans les discussions entre fédérations. Les soutiens affichés à Infantino ne garantissent pas nécessairement les bulletins du 18 mars 2027 à Rabat. Les déclarations de fidélité et les votes dans l’isoloir ne sont pas toujours la même chose.

Infantino est devant un dilemme. Répondre sans convaincre, ou ne pas répondre et laisser ses adversaires exploiter son silence. Dans les deux cas, les interrogations sur la gouvernance de la FIFA ne disparaîtront pas. À Zurich, le silence n’est pas toujours d’or.

AB Lahouari

 

Source : Foot Afrique

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