La FIFA a fini par répondre à la pression de l’UEFA. Mais les documents relatifs au projet FIFA Forward Enterprise ne seront consultables qu’à Zurich, sous conditions de confidentialité. Une ouverture qui ressemble davantage à une concession encadrée qu’à une véritable transparence.
Le 2 novembre, l’ultimatum de l’UEFA est arrivé à échéance. Quelques heures auparavant, Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA, avait adressé une lettre aux membres du Conseil : les documents relatifs au projet abandonné FIFA Forward Enterprise (FFE) seraient accessibles pour consultation. Une première concession après plusieurs semaines de bras de fer. Mais Gianni Infantino n’a pas pour autant ouvert grand les portes de la maison.
Car il y a des conditions. Pas de transmission numérique, pas de dossiers emportés sous le bras. Les membres du Conseil devront se déplacer au siège de Zurich, consulter les documents sur place et respecter des règles strictes de confidentialité. Ils ont jusqu’au 16 novembre pour manifester leur intérêt. La FIFA invoque ses obligations légales et la sensibilité des informations. Soit. Mais une consultation sous contrôle n’est pas une publication.
Le plus intéressant est ailleurs. L’UEFA réclamait des explications sur 42 questions touchant à douze sujets, dont le projet FFE, les décisions de gouvernance et le Prix de la paix attribué à Donald Trump. Or, l’accès annoncé concerne les documents du projet FFE. À l’échéance du 2 novembre, les réponses attendues n’ont donc pas été apportées dans leur intégralité. La FIFA indique qu’elle prépare une réponse destinée aux membres de son Conseil.
Au fond, leproblème dépasse leprojet avorté. Infantino ouvre les tiroirs, mais conserve les clés. Il faudrait attendre maintenant la réaction de Theodore Theodoridis, secrétaire général de l’UEFA.
– AHMED BESSOL





























