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Extincteur obligatoire en Algérie : hausse des prix face à la forte demande

Extincteur obligatoire en Algérie : hausse des prix face à la forte demande

  • La réglementation impose extincteur, triangle de présignalisation et gilet rétro-réfléchissant à bord des véhicules.
  • L'absence de ces équipements est une infraction de deuxième degré passable d'une amende forfaitaire de 4 000 DA.
  • Certains modèles passaient de 2 000 à 3 000 DA avant d'atteindre 6 000, 7 000 ou 8 500 DA.
  • Des prix allant jusqu'à 12 000 ou 14 000 DA sont signalés selon le modèle et le vendeur.
  • Himayatec demande plus de contrôles ; un extincteur de 2 kg est exigé pour les véhicules au GPL.

L’obligation de disposer d’un extincteur à bord des véhicules provoque une hausse de la demande en Algérie, alors que l’offre ne semble pas suivre dans plusieurs points de vente. Cette situation se traduit par des difficultés d’approvisionnement et une augmentation des prix constatée par de nombreux automobilistes.

La nouvelle réglementation prévoit que les véhicules soient équipés de plusieurs dispositifs de sécurité, notamment un extincteur, un triangle de présignalisation et un gilet rétro-réfléchissant. Leur absence est considérée comme une infraction de deuxième degré et expose le conducteur à une amende forfaitaire de 4 000 DA.

Une demande qui dépasse l’offre

Depuis l’entrée en vigueur de ces dispositions, les automobilistes se tournent davantage vers les magasins spécialisés et les commerces d’accessoires automobiles pour se procurer les équipements exigés.

Dans plusieurs points de vente, les stocks disponibles ne suffisent toutefois pas à répondre à cette nouvelle demande. Des conducteurs indiquent devoir multiplier les recherches avant de trouver un extincteur adapté à leur véhicule.

Cette situation a également entraîné une progression des prix. Alors que certains modèles étaient proposés auparavant autour de 2 000 à 3 000 DA, leurs tarifs atteignent désormais 6 000, 7 000 ou 8 500 DA selon les points de vente. Dans certains cas, des prix allant jusqu’à 12 000 ou 14 000 DA sont également signalés.

La différence de prix dépend notamment du modèle, de la capacité de l’extincteur et du vendeur. Cette évolution intervient alors que les automobilistes doivent se conformer à la nouvelle réglementation sous peine de sanction.

Des appels à davantage de contrôle

La hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement ont suscité des réactions de la part d’organisations de défense des consommateurs. Himayatec a notamment appelé les autorités compétentes à renforcer le contrôle du marché et à veiller à une disponibilité suffisante des équipements concernés.

La question porte également sur la formation des prix. Une augmentation liée à une hausse des coûts d’importation, du transport ou du stockage peut expliquer une partie de l’évolution des tarifs. En revanche, des écarts importants entre le prix d’achat et le prix de vente nécessitent de vérifier les factures, les stocks et les différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement.

Des représentants des consommateurs ont, de leur côté, évoqué la possibilité d’un report temporaire des sanctions liées à l’absence d’extincteur, le temps que l’offre se renforce et que les prix se stabilisent.

Des équipements différents selon les véhicules

La réglementation prévoit par ailleurs des exigences qui peuvent varier selon le type de véhicule. Pour les véhicules fonctionnant au GPL, un extincteur de 2 kg est requis, tandis qu’un modèle de 1 kg est prévu pour les véhicules utilisant d’autres types d’énergie.

Les contrôles peuvent également porter sur l’état et la validité des équipements de sécurité présents dans le véhicule. La simple présence d’un extincteur ne suffit donc pas nécessairement à répondre aux exigences réglementaires si celui-ci n’est plus conforme.

Pour les automobilistes, la situation pose désormais deux questions liées : se procurer les équipements imposés par le Code de la route et pouvoir les acheter à un prix raisonnable. La disponibilité de ces produits et l’évolution de leurs tarifs devraient ainsi rester au centre des préoccupations dans les prochaines semaines.

Source : AlgérieEco

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