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Emirats arabes unis : les travailleurs étrangers victimes d'exploitation
Les Emirats arabes unis font l'objet de critiques concernant le traitement des travailleurs étrangers, ce pays étant pointé du doigt pour les mauvais traitement infligés à ces travailleurs et qui incluent la confiscation des papiers, des arnaques au recrutement et au niveau des salaires.
Emirats arabes unis : les travailleurs étrangers victimes d’exploitation
Les Emirats arabes unis font l’objet de critiques concernant le traitement des travailleurs étrangers, ce pays étant pointé du doigt pour les mauvais traitements infligés à ces travailleurs et qui incluent la confiscation des papiers, des arnaques au recrutement et au niveau des salaires. Les atteintes aux droits des travailleurs ne se limitent pas aux lieux de travail, mais commencent déjà avec les intermédiaires et les agences de recrutement. Au milieu de l’année en cours, le consulat général de l’Inde à Dubaï a mis en garde contre des arnaques ciblant des ressortissants indiens commises par des agences de recrutement non agréées. Celles-ci récoltent des données biométriques, sous prétexte de rechercher des possibilités d’emploi au profit de ces personnes, alors qu’elles les utilisent pour ouvrir des comptes bancaires, demander des prêts ou encore retirer des cartes de crédit. L’information a été reprise par le journal « Indian Express » qui a expliqué que les victimes risquaient l’emprisonnement ou, dans les meilleurs des cas, se retrouver accablées par les dettes. De son côté, le journal népalais « My Republica » a indiqué, dans un article publié juillet 2024, que 54 Népalais avaient obtenu des contrats de travail aux Emirats pour exercer comme jardiniers. Ils se sont retrouvés dans des zones isolées frontalières, où ils ont été contraints d’effectuer des tâches qui n’avaient aucun lien avec celles stipulées dans leurs contrats. Selon le même média, ces travailleurs ont été enfermés dans de petites pièces et privés de nourriture, d’eau et de soins élémentaires. Le journal bangladais « The Daily Star » a signalé, le 14 septembre courant, que les Emirats ont annulé les visas de 4000 Bangladais. Un chiffre qui a atteint, par la suite, les 4800, selon une source au ministère des Affaires étrangères de ce pays. En raison de cette mesure, un grand nombre de travailleurs n’ont pu rejoindre leurs postes aux Emirats. Selon ce journal, le gouvernement bangladais a tenté de régler cette question diplomatiquement en invitant les Emirats à revenir sur leur décision, au moment où les victimes de cette décision ont demandé des aides financières. La fragilité de la situation des étrangers vivant aux Emirats s’étend aussi à leurs droits civiques. Le journal pakistanais Dawn a indiqué, le 19 septembre courant, que la Haute cours de Lahore a ordonné au ministère pakistanais des affaires étrangères d’enquêter sur des informations faisant état de la détention de deux citoyens pakistanais, dont un homme ayant disparu, en 2024, et qui s’est avéré être détenu par les autorités émiraties. L’épouse de cet homme a assuré que la famille n’avait pas eu de nouvelles de lui depuis deux ans et ignorait ce que la justice émiratie lui reprochait, précise le média. Ces cas se recoupent avec les données fournies par l’organisation non gouvernemental (ONG) « Human Rights Watch » dans son rapport mondial pour l’année 2026. Concernant la situation des travailleurs étrangers aux Emirats, le rapport a évoqué, entre autres, le vol des salaires, les frais illégaux de transfert des travailleurs depuis leurs pays d’origine, la confiscation des passeports, autant de dépassements qui, dans certains cas, s’apparentent à du « travail forcé », estime l’ONG. (APS)
Emirats arabes unis : les travailleurs étrangers victimes d’exploitation
Les Emirats arabes unis font l’objet de critiques concernant le traitement des travailleurs étrangers, ce pays étant pointé du doigt pour les mauvais traitement infligés à ces travailleurs et qui incluent la confiscation des papiers, des arnaques au recrutement et au niveau des salaires. L es atteintes aux droits des travailleurs ne se limitent pas aux lieux de travail, mais commencent déjà avec les intermédiaires et les agences de recrutement. Au milieu de l’année en cours, le consulat général de l’Inde à Dubaï a mis en garde contre des arnaques ciblant des ressortissants indiens commises par des agences de recrutement non agréées. Celles-ci récoltent des données biométriques, sous prétexte de rechercher des possibilités d’emploi au profit de ces personnes, alors qu’elles les utilisent pour ouvrir des comptes bancaires, demander des prêts ou encore retirer des cartes de crédit. L’information a été reprise par le journal « Indian Express » qui a expliqué que les victimes risquaient l’emprisonnement ou, dans les meilleurs des cas, se retrouver accablées par les dettes. De son côté, le journal népalais « My Republica » a indiqué, dans un article publié juillet 2024, que 54 Népalais avaient obtenu des contrats de travail aux Emirats pour exercer comme jardiniers. Ils se sont retrouvés dans des zones isolées frontalières, où ils ont été contraints d’effectuer des tâches qui n’avaient aucun lien avec celles stipulées dans leurs contrats. Selon le même média, ces travailleurs ont été enfermés dans de petites pièces et privés de nourriture, d’eau et de soins élémentaires. Le journal bangladais « The Daily Star » a signalé, le 14 septembre courant, que les Emirats ont annulé les visas de 4000 Bangladais. Un chiffre qui a atteint, par la suite, les 4800, selon une source au ministère des Affaires étrangères de ce pays. En raison de cette mesure, un grand nombre de travailleurs n’ont pu rejoindre leurs postes aux Emirats. Selon ce journal, le gouvernement bangladais a tenté de régler cette question diplomatiquement en invitant les Emirats à revenir sur leur décision, au moment où les victimes de cette décision ont demandé des aides financières. La fragilité de la situation des étrangers vivant aux Emirats s’étend aussi à leurs droits civiques. Le journal pakistanais Dawn a indiqué, le 19 septembre courant, que la Haute cours de Lahore a ordonné au ministère pakistanais des affaires étrangères d’enquêter sur des informations faisant état de la détention de deux citoyens pakistanais, dont un homme ayant disparu, en 2024, et qui s’est avéré être détenu par les autorités émiraties. L’épouse de cet homme a assuré que la famille n’avait pas eu de nouvelles de lui depuis deux ans et ignorait ce que la justice émiratie lui reprochait, précise le média. Ces cas se recoupent avec les données fournies par l’organisation non gouvernemental (ONG) « Human Rights Watch » dans son rapport mondial pour l’année 2026. Concernant la situation des travailleurs étrangers aux Emirats, le rapport a évoqué, entre autres, le vol des salaires, les frais illégaux de transfert des travailleurs depuis leurs pays d’origine, la confiscation des passeports, autant de dépassements qui, dans certains cas, s’apparentent à du « travail forcé », estime l’ONG.
Les Emirats arabes unis face à un effondrement économique et diplomatique sans précédent
ABU DHABI - Les Emirats arabes unis font face à un effondrement économique et diplomatique sans précédent avec un taux d'occupation des hôtels en chute libre, un marché de l'emploi en berne et des restrictions drastiques relatives aux transferts financiers imposés par des pays de la région pour lutter contre la criminalité devenue monnaie courante dans ce petit Etat du Golfe, sur fond de graves faits de déstabilisation d'Etats, dont ce mini Etat est largement accusé. Dans un article publié lundi, le média allemand DW est revenu sur les conséquences désastreuses de la situation sécuritaire au Moyen Orient sur l'économie des Emirats arabes unies. "Le taux d'occupation des hôtels à Dubaï a chuté de façon spectaculaire, passant de 80 % à seulement 10 % environ", écrit le média allemand. "Depuis, certains hôtels des Emirats arabes unis ont fermé prématurément pour des +rénovations planifiées+, tandis que d'autres complexes hôteliers ont attiré les résidents des Emirats arabes unis avec des +séjours locaux+", poursuit le journal qui met l'accent sur une situation particulièrement chaotique. Citant le "New York Times", le média allemand a, en outre, fait état de la situation difficile dans laquelle se trouvent de nombreux travailleurs étrangers à bas salaire, face à la raréfaction des emplois dans l'hôtellerie et le tourisme. "Des journalistes à Dubaï ont rapporté avoir vu des personnes faire du porte-à-porte pour trouver du travail", explique le média. Par ailleurs, "les pressions inflationnistes (...), ont entraîné une hausse des prix des matières premières et des importations de toutes sortes. Les prix de l'immobilier aux Emirats arabes unis ont également chuté", ajoute la même source. L'auteur de l'article indique qu'"au vu de certains chiffres publiés et des mesures apparemment désespérées prises par les autorités de ce pays autoritaire, il semble bien que l'économie des Emirats arabes unis soit en difficulté". En juillet le quotidien belge "Le Soir" avait, quant à lui, fait savoir dans un article paru sous le titre: "Le marché immobilier en difficulté à Dubaï" que, "les ventes de logements ont chuté au deuxième trimestre de 31 % en volume et de 45 % en valeur, sur un an, avec un recul particulièrement marqué sur le segment du luxe". Dans un article sous le titre "L'Arabie saoudite renforce la surveillance des transferts bancaires à destination des Emirats arabes unis afin de lutter contre la criminalité", l'agence de presse Reuters a, pour sa part, évoqué les difficultés diplomatiques auxquelles est confronté ce petit Etat du Golfe. "L'Arabie saoudite a placé les transferts financiers vers les Emirats arabes unis sous des niveaux de surveillance réglementaire supplémentaires réservés aux pays considérés comme présentant un risque élevé de flux financiers illicites (...)", écrit le média qui cite trois personnes ayant une connaissance directe de la question. Ces mesures, non annoncées publiquement, pourraient expliquer "pourquoi plusieurs entreprises ont rencontré des difficultés ces derniers mois pour transférer des fonds de comptes en Arabie saoudite vers les Emirats arabes unis, un problème initialement révélé par Bloomberg et le Financial Times en juillet". Ainsi, ce renforcement de la surveillance place les Emirats arabes unis parmi les pays considérés comme "à haut risque" par l'Arabie saoudite en matière de criminalité financière, selon deux sources citées par le média. Abondant dans le même sens, le média "Middle East EYE" a souligné dans un article publié sous le titre, "l'Arabie saoudite renforce les règles relatives aux transferts financiers vers les Emirats arabes unis", que "cette décision semble être le dernier signe en date de la montée des tensions entre les deux pays du Golfe". "Plusieurs sources ont indiqué au Financial Times que des paiements effectués par des banques saoudiennes vers des comptes basés aux Emirats arabes unis appartenant à des entreprises et à des particuliers à Dubaï avaient été retournés ou bloqués depuis le mois de mai", précise le journal.
Rupture des relations diplomatiques avec les Emirats: les partis politiques algériens expriment leur soutien absolu à une décision souveraine
Les différents partis politiques ont exprimé leur soutien absolu à la décision prise jeudi par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, la qualifiant de « décision souveraine » visant à préserver les intérêts supérieurs de la nation. Dans ce cadre, le Parti du Front de libération nationale (FLN) a affirmé son « soutien total et absolu et son entière adhésion à la décision souveraine et ferme prise par l »Etat algérien de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis », considérant que cette « mesure ferme est dictée par la nécessité de préserver les intérêts supérieurs du pays et intervient en réaction naturelle face à la persistance de comportements et d’agissements provocateurs et hostiles injustifiés visant à porter atteinte à l’intégrité de notre territoire national ». De son côté, le Rassemblement national démocratique (RND) a fait part de son soutien total à la décision, après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, face à la multiplication par la partie émiratie de ses agissements provocateurs et hostiles, en dépit des nombreuses mises en garde adressées par l’Algérie, qui a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités ». Pour sa part, le Font El Moustakbal a exprimé son « soutien à cette décision souveraine » prise par l’Etat algérien, soulignant qu’elle « intervient dans le cadre de l’exercice par l’Algérie de son plein droit de protéger ses intérêts supérieurs et de préserver sa sécurité nationale ». Dans ce contexte, le Front des forces socialistes (FFS) considère que la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis est « une décision souveraine juste, dictée par les actes hostiles dont ils se sont rendus coupables et imposée par les exigences de la fermeté diplomatique, dans le cadre d’une politique étrangère résolue et équilibrée basée sur la préservation de notre souveraineté nationale, la sauvegarde de notre sécurité nationale et la défense des intérêts supérieurs de l’Etat ». A son tour, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a mis l’accent sur « l’appui absolu » du PT à la décision prise par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, la qualifiant de « décision souveraine judicieuse », qui a pour objectif de « préserver la sécurité du pays et ses intérêts supérieurs, notamment face à la recrudescence des agissements hostiles émanant de ce pays ». Dans ce sillage, le parti Tajamou Amel El-Djazaïr (TAJ) a mis en avant son « plein appui » à cette décision, « les Emirats arabes unis s’étant impliqués dans des complots aux conséquences imprévisibles contre la souveraineté et la sécurité de l’Algérie », une position également exprimée par le Mouvement El-Bina qui a souligné « son appui à cette décision ainsi qu’à toutes les décisions souveraines liées à la préservation des intérêts vitaux de la Nation algérienne, particulièrement celles ayant trait aux questions de défense, de sécurité et de politique étrangère ». A ce titre, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) a fait part de son « soutien total à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis », la qualifiant « de mesure souveraine et décisive imposée par la nécessité de protéger la sécurité nationale algérienne et de préserver la décision nationale face à ce que le comportement émirati constitue désormais, une source de préoccupation et une menace croissante pour la stabilité de l’Algérie et ses intérêts supérieurs ». Le Parti El Karama, a, de son côté, salué la décision « souveraine » de l’Algérie, affichant son « soutien total aux hautes autorités du pays dans toutes les décisions et mesures de nature à préserver la souveraineté de l’Algérie, sa sécurité nationale et ses intérêts supérieurs ». De son côté, l’Alliance nationale Républicaine (ANR) s’est félicitée de cette décision souveraine, affirmant « son plein soutien à la position de l’Etat algérien et aux décisions qu’il prend pour défendre ses intérêts nationaux supérieurs et protéger sa souveraineté et sa dignité ». Pour le Front de la Bonne gouvernance (FBG), la souveraineté de l’Etat algérien et l’indépendance de sa décision nationale constituent « des constantes immuables », affichant son « soutien aux décisions souveraines de l’Etat, partant de sa responsabilité constitutionnelle dans la préservation de la sécurité nationale, la préservation de la souveraineté et de l’indépendance, ainsi que la défense des intérêts supérieurs de l’Algérie ». (APS)
Émirats arabes unis : nouveau visa révolutionnaire pour travailleurs étrangers, tout ce qu’il faut savoir
Les Émirats arabes unis, connus pour leur dynamisme économique et leur ouverture internationale, ont récemment introduit un nouveau visa pour les travailleurs étrangers. Cette mesure, qualifiée de « révolutionnaire », promet de transformer le paysage de l’emploi dans la région. Mais quels sont les détails de ce nouveau visa ? Quels avantages offre-t-il aux travailleurs étrangers ? […]
Les partis politiques expriment leur soutien absolu à une décision souveraine
ALGER - Les différents partis politiques ont exprimé leur soutien absolu à la décision prise jeudi par l'Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, la qualifiant de "décision souveraine" visant à préserver les intérêts supérieurs de la nation. Dans ce cadre, le Parti du Front de libération nationale (FLN) a affirmé son "soutien total et absolu et son entière adhésion à la décision souveraine et ferme prise par l"Etat algérien de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis", considérant que cette "mesure ferme est dictée par la nécessité de préserver les intérêts supérieurs du pays et intervient en réaction naturelle face à la persistance de comportements et d'agissements provocateurs et hostiles injustifiés visant à porter atteinte à l'intégrité de notre territoire national". De son côté, le Rassemblement national démocratique (RND) a fait part de son soutien total à la décision, après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, face à la multiplication par la partie émiratie de ses agissements provocateurs et hostiles, en dépit des nombreuses mises en garde adressées par l'Algérie, qui a fait montre d'une grande retenue et d'un sens élevé des responsabilités". Pour sa part, le Font El Moustakbal a exprimé son "soutien à cette décision souveraine" prise par l'Etat algérien, soulignant qu'elle "intervient dans le cadre de l'exercice par l'Algérie de son plein droit de protéger ses intérêts supérieurs et de préserver sa sécurité nationale". Dans ce contexte, le Front des forces socialistes (FFS) considère que la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis est "une décision souveraine juste, dictée par les actes hostiles dont ils se sont rendus coupables et imposée par les exigences de la fermeté diplomatique, dans le cadre d'une politique étrangère résolue et équilibrée basée sur la préservation de notre souveraineté nationale, la sauvegarde de notre sécurité nationale et la défense des intérêts supérieurs de l'Etat". A son tour, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a mis l’accent sur "l’appui absolu" du PT à la décision prise par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, la qualifiant de "décision souveraine judicieuse", qui a pour objectif de "préserver la sécurité du pays et ses intérêts supérieurs, notamment face à la recrudescence des agissements hostiles émanant de ce pays". Dans ce sillage, le parti Tajamou Amel El-Djazaïr (TAJ) a mis en avant son "plein appui" à cette décision, "les Emirats arabes unis s’étant impliqués dans des complots aux conséquences imprévisibles contre la souveraineté et la sécurité de l’Algérie", une position également exprimée par le Mouvement El-Bina qui a souligné "son appui à cette décision ainsi qu’à toutes les décisions souveraines liées à la préservation des intérêts vitaux de la Nation algérienne, particulièrement celles ayant trait aux questions de défense, de sécurité et de politique étrangère". A ce titre, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) a fait part de son "soutien total à la décision de l'Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis", la qualifiant "de mesure souveraine et décisive imposée par la nécessité de protéger la sécurité nationale algérienne et de préserver la décision nationale face à ce que le comportement émirati constitue désormais, une source de préoccupation et une menace croissante pour la stabilité de l'Algérie et ses intérêts supérieurs". Le Parti El Karama, a, de son côté, salué la décision "souveraine" de l'Algérie, affichant son "soutien total aux hautes autorités du pays dans toutes les décisions et mesures de nature à préserver la souveraineté de l'Algérie, sa sécurité nationale et ses intérêts supérieurs". De son côté, l'Alliance nationale Républicaine (ANR) s'est félicitée de cette décision souveraine, affirmant "son plein soutien à la position de l'Etat algérien et aux décisions qu'il prend pour défendre ses intérêts nationaux supérieurs et protéger sa souveraineté et sa dignité". Pour le Front de la Bonne gouvernance (FBG), la souveraineté de l'Etat algérien et l'indépendance de sa décision nationale constituent "des constantes immuables", affichant son "soutien aux décisions souveraines de l'Etat, partant de sa responsabilité constitutionnelle dans la préservation de la sécurité nationale, la préservation de la souveraineté et de l'indépendance, ainsi que la défense des intérêts supérieurs de l'Algérie".
ATTAQUES DE DRONE A L’AEROPORT DE KHARTOUM : Le Soudan accuse les Émirats arabes unis
L’équipe des Nations unies au Soudan a indiqué que les vols à destination et en provenance de la capitale Khartoum demeurent suspendus, après que des attaques de drone ont ciblé l’aéroport et d’autres parties de la ville lundi. L’aéroport est essentiel pour l’acheminement de l’aide humanitaire, notamment pour le déplacement des travailleurs humanitaires. L’équipe des […]
Les Émirats arabes unis sous pression économique et diplomatique
Les Émirats arabes unis traversent une période difficile sur les plans économique et diplomatique, alors que plusieurs indicateurs font état d’un ralentissement de l’activité dans des secteurs clés tels que le tourisme et l’immobilier. Cette situation intervient parallèlement au renforcement du contrôle de certains transferts financiers à destination de ce pays du Golfe. Ces évolutions surviennent dans un contexte marqué par une montée des tensions politiques et sécuritaires au Moyen-Orient, avec des répercussions directes sur plusieurs activités économiques liées aux voyages et aux investissements. Ces dernières semaines, plusieurs médias internationaux ont soulevé des interrogations sur la capacité de l’économie des Émirats arabes unis à maintenir la dynamique enregistrée au cours des dernières années, notamment à Dubaï, dont l’activité repose largement sur le tourisme international, l’immobilier et les services financiers. L’économie des Émirats arabes unis affectée par le recul du tourisme Plusieurs médias internationaux ont mis en lumière les répercussions économiques de la situation sécuritaire tendue au Moyen-Orient, soulignant que le secteur hôtelier à Dubaï subit d’importantes pressions. Selon des informations relayées par les médias à partir d’un rapport publié par Deutsche Welle DW , certains établissements hôteliers ont enregistré une forte baisse de leur taux d’occupation par rapport aux niveaux observés durant les périodes plus stables. Les mêmes données indiquent que plusieurs hôtels ont décidé de fermer leurs portes plus tôt que prévu, officiellement pour procéder à des travaux de rénovation programmés à l’avance. D’autres établissements auraient, pour leur part, davantage misé sur la clientèle résidant aux Émirats arabes unis. Cette baisse revêt une importance particulière pour l’économie des Émirats arabes unis , compte tenu du rôle majeur joué par le tourisme dans le soutien aux secteurs du transport, de l’hôtellerie, de la restauration, des services et du commerce. Une diminution durable du nombre de visiteurs pourrait ainsi avoir des conséquences sur l’emploi et sur les revenus des entreprises actives dans ces domaines. Le marché du travail aux Émirats face à de nouvelles pressions Les difficultés ne se limitent pas au secteur hôtelier. Des médias ont également fait état de problèmes rencontrés par certains travailleurs étrangers, notamment ceux disposant de faibles revenus, en raison de la réduction des opportunités disponibles dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie. Selon des témoignages rapportés par des médias internationaux, certains demandeurs d’emploi auraient été vus se déplaçant entre différents endroits à Dubaï à la recherche d’opportunités professionnelles. Cette situation illustre l’intensité de la concurrence dans certains secteurs qui dépendent fortement de la main-d’œuvre étrangère. Par ailleurs, la hausse du coût de certaines matières premières et des importations a accru les pressions exercées sur les entreprises et les consommateurs, alors que le marché immobilier des Émirats connaît lui aussi des évolutions notables. L’immobilier à Dubaï enregistre une baisse des ventes Le secteur immobilier constitue l’un des principaux moteurs de l’économie des Émirats arabes unis . Toute baisse du volume des transactions suscite donc l’attention des investisseurs et des marchés. Dans ce contexte, un journal belge a rapporté en juillet dernier des données faisant état d’un recul des ventes de logements au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente. Les chiffres relayés font apparaître une diminution de 31 % du volume des ventes, tandis que la baisse en valeur aurait atteint 45 % sur un an. Le segment de l’immobilier haut de gamme aurait été particulièrement touché, selon les données publiées par le journal. Cette évolution ne signifie pas nécessairement un effondrement généralisé du marché immobilier de Dubaï. Elle traduit toutefois un changement des conditions du marché et soulève des interrogations concernant les niveaux de demande et d’investissement, notamment dans un contexte marqué par l’augmentation du coût de la vie et l’évolution des stratégies des investisseurs internationaux. Les prix immobiliers sous surveillance Ces évolutions interviennent alors que les mouvements des prix de l’immobilier font l’objet d’une surveillance accrue de la part des investisseurs et des entreprises. La performance du marché immobilier émirati dépend de plusieurs facteurs, notamment les flux de capitaux étrangers, la demande locale, le niveau du tourisme ainsi que la conjoncture économique internationale. Avec la persistance de l’incertitude dans la région, les décisions des investisseurs peuvent évoluer rapidement. L’immobilier pourrait ainsi connaître des périodes de ralentissement ou de réévaluation. Les transferts financiers vers les Émirats sous surveillance renforcée Sur le plan financier, un autre développement concerne les transferts bancaires entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. L’agence Reuters a rapporté des informations selon lesquelles les transferts financiers effectués depuis l’Arabie saoudite vers les Émirats feraient désormais l’objet de contrôles réglementaires supplémentaires. Selon des sources citées par l’agence, ces nouvelles mesures seraient liées à des préoccupations concernant les risques associés aux flux financiers illicites. Dans le même temps, certaines entreprises auraient rencontré des difficultés pour transférer des fonds depuis des comptes bancaires saoudiens vers des comptes situés aux Émirats. Les premiers éléments concernant cette situation seraient apparus dans plusieurs rapports médiatiques faisant état de transferts retournés ou bloqués, avant que la question ne prenne une dimension plus importante sur les plans financier et diplomatique. L’Arabie saoudite et les Émirats face à une période financière sensible Le renforcement de la surveillance des transferts financiers revêt une portée qui dépasse le seul cadre bancaire, notamment en raison de l’importance des relations économiques entre les deux pays du Golfe. La fluidité des mouvements de capitaux entre les marchés constitue un facteur essentiel pour les entreprises et les investisseurs. Toute procédure supplémentaire peut ainsi avoir des conséquences sur les délais et les coûts des transactions. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, certains paiements effectués par des banques saoudiennes vers des comptes émiratis liés à des entreprises et à des particuliers à Dubaï auraient été retournés ou bloqués depuis le mois de mai. Cette situation soulève des interrogations sur les raisons précises de ces mesures. Les tensions diplomatiques ajoutent une pression supplémentaire Dans le même contexte, plusieurs rapports médiatiques ont établi un lien entre les mesures concernant les transferts financiers et l’intensification des tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Certains observateurs considèrent que le durcissement des règles bancaires pourrait constituer l’un des signes d’une complexification des relations entre les deux pays au cours de la période récente. Ces évolutions revêtent une importance particulière pour l’économie des Émirats arabes unis , compte tenu de l’intégration du pays dans un vaste réseau d’investissements, de relations commerciales et de transferts financiers régionaux et internationaux. Tout changement concernant les règles régissant les mouvements de capitaux peut donc avoir des répercussions sur les entreprises qui dépendent des transactions transfrontalières. Quel avenir pour l’économie des Émirats arabes unis Les différents indicateurs évoqués dans les rapports médiatiques concernent plusieurs dossiers sensibles, allant du ralentissement de l’activité touristique et des pressions exercées sur le secteur hôtelier aux évolutions du marché immobilier, en passant par le renforcement de la surveillance de certains transferts financiers. Toutefois, qualifier la situation d’ effondrement économique généralisé nécessite une grande prudence. Ces indicateurs témoignent de pressions et de risques touchant certains secteurs, mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à établir l’existence d’un effondrement complet de l’économie émiratie. L’évaluation de la situation économique nécessite également de prendre en compte un ensemble plus large de données, notamment la croissance, les investissements, les échanges commerciaux, les prix de l’énergie et les performances du secteur financier. Les évolutions concernant le tourisme, l’immobilier et les transferts financiers restent néanmoins des indicateurs importants à suivre, particulièrement si les pressions régionales venaient à se prolonger. Dans ce scénario, la performance de l’économie des Émirats arabes unis dépendrait notamment de sa capacité à préserver la confiance des investisseurs, à continuer d’attirer les touristes et les capitaux et à maintenir la fluidité des transactions financières internationales.
Louisa Hanoune appelle à l’expropriation des entreprises émiraties
Le Parti des travailleurs (PT) dans la wilaya de Boumerdès, Louisa Hanoune a appelé à l’expropriation de toutes les activités des entreprises des Emirats arabes unis en Algérie, estimant qu’elles constituent une couverture pour « des manigances dangereuses », menaçant l’intérêt du pays, tout en affirmant que la phase actuelle du capitalisme, caractérisée par un […] The post Louisa Hanoune appelle à l’expropriation des entreprises émiraties appeared first on Le Jeune Indépendant .
Le Parti des travailleurs annonce sa participation aux prochaines élections locales
ALGER - La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a annoncé, vendredi à Alger, la participation de son parti aux élections locales prévues le 28 novembre prochain, avec un programme visant à répondre aux préoccupations des citoyens. Présentant son rapport d’ouverture de la session ordinaire du Comité central du parti, Mme Hanoune a fait savoir que sa formation politique "participera à ce rendez-vous électoral avec un programme riche comprenant un ensemble de propositions portant dans leur ensemble sur une prise en charge optimale des préoccupations des citoyens". Concernant la rentrée scolaire, la SG du PT a salué les instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ayant pour objet d'"éloigner l'ensemble des établissements éducatifs des querelles politiques et des courants idéologiques". D’autre part, Mme Hanoune a mis l’accent sur "l’appui absolu" du PT à la décision prise jeudi par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, la qualifiant de "décision souveraine judicieuse". Cette décision, a-t-elle dit, a pour objectif de "préserver la sécurité du pays et ses intérêts supérieurs, notamment face à la recrudescence des agissements hostiles émanant de ce pays", relevant l’implication de ce dernier dans "l’attisement des conflits et des crises, particulièrement sur le continent africain".
Émirats arabes unis : du pillage de l’or africain au financement des conflits, les dessous d’une stratégie de déstabilisation du continent
Derrière le discours d’Abou Dhabi sur l’investissement et le développement se profile une tout autre réalité : une offensive méthodique visant à mettre la main sur les richesses africaines et à transformer les ressources du continent en instruments de puissance. Or, terres agricoles, ports, infrastructures stratégiques et circuits aurifères, les Émirats arabes unis étendent leur emprise à grande vitesse, tandis que leur influence économique se double d’une présence sécuritaire et militaire de plus en plus assumée. Au Soudan, cette stratégie prend une dimension particulièrement alarmante : les accusations de soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), de facilitation des circuits de l’or et d’implication dans les réseaux alimentant la guerre placent Abou Dhabi au cœur des critiques sur la déstabilisation du continent. Une politique qui vise à en contrôler les richesses, les leviers stratégiques et, à terme, les choix souverains. Sous la direction du président émirati, cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, Abou Dhabi a intensifié sa course à l’influence sur le continent africain, multipliant les prises de position dans des secteurs stratégiques, des ports aux terres agricoles, en passant par les activités minières et énergétiques. Derrière cette offensive économique se profile une volonté croissante de s’approprier les richesses et les leviers stratégiques africains. Selon les données de fDi Markets citées par le quotidien britannique Financial Times, les Émirats ont annoncé depuis 2017 plus de 168 milliards de dollars d’investissements en Afrique, un montant spectaculaire qui contraste toutefois avec la réalité, une part importante de ces annonces n’ayant jamais abouti. Cette présence économique ne se limite cependant pas au commerce. Des universitaires et responsables africains interrogés par le Financial Times dénoncent une politique visant à faire de l’influence économique un instrument de projection géopolitique. L’un des secteurs les plus révélateurs de cette stratégie est celui de l’or. Dubaï s’est imposée comme une plaque tournante majeure du commerce de l’or africain, alors que des organisations spécialisées alertent depuis plusieurs années sur l’importance des flux non déclarés en provenance du continent. Selon les estimations de Swissaid, près de 30 milliards de dollars d’or africain seraient exportés chaque année vers Dubaï sans déclaration, privant les États africains de recettes fiscales considérables et d’un contrôle effectif sur leurs propres ressources. Une partie de cet or échappe ainsi aux circuits officiels avant d’intégrer les marchés internationaux via Dubaï, qui s’est imposée comme une plaque tournante majeure du commerce aurifère africain. Au Soudan, ravagé par la guerre depuis avril 2023, les Émirats arabes unis ont fait de l’or soudanais un véritable levier d’influence et une source de financement indirecte du conflit. Par le contrôle des circuits aurifères et les réseaux commerciaux qui gravitent autour de Dubaï, la richesse du sous-sol soudanais serait ainsi détournée au profit de réseaux contribuant à alimenter une guerre dont les premières victimes restent les populations civiles. Lors des premiers affrontements entre les Forces de soutien rapide (FSR) et l’armée soudanaise, les paramilitaires se sont emparés de la raffinerie d’or de Khartoum et ont forcé l’accès à la banque centrale. Au moins 1,5 tonne de lingots, évaluée à environ 100 millions de dollars à l’époque, ont alors été dérobée, selon le Financial Times. Des bijoux ont également disparu des coffres de banques commerciales. Un témoin, dont la version avait été corroborée par trois autres personnes au fait de l’opération, affirme que l’or aurait ensuite été acheminé vers des pays voisins, notamment le Tchad et le Soudan du Sud, avant d’être transporté vers les Émirats arabes unis. Selon cette source, des avions cargo émiratis, civils et militaires, avaient participé au transport. C’est au Soudan que la politique émiratie en Afrique suscite les accusations les plus graves. Depuis le début du conflit armé, plusieurs rapports d’experts des Nations unies, d’organisations de défense des droits humains et de spécialistes du renseignement et du suivi des vols ont fait état de réseaux d’approvisionnement en armement bénéficiant aux FSR. Ces charges sont particulièrement lourdes, les FSR étant accusées par l’ONU, les États-Unis et des organisations de défense des droits humains de graves exactions contre les populations civiles, notamment de crimes de nettoyage ethnique et de génocide visant la population au Darfour. Pour beaucoup d’observateurs africains, le problème réside précisément dans cette concentration de leviers. Lorsque les investissements économiques se conjuguent avec des alliances sécuritaires et des relations avec des acteurs armés, la frontière entre partenariat commercial et projection de puissance devient particulièrement difficile à tracer. Cette stratégie ne relève plus d’une simple politique commerciale : elle participe d’une course à l’appropriation des ressources, au contrôle des infrastructures stratégiques et à la projection d’une puissance susceptible d’affaiblir, dans certains États fragiles, les marges de souveraineté nationale. (Al24News)
La Foire du livre de Sharjah : Ahlem Mostaghanemi exprime sa solidarité avec la Palestine et les victimes de Ghaza
La romancière algérienne Ahlem Mostaghanemi a exprimé, jeudi à Sharjah (Emirats Arabes Unis), son soutien à la cause palestinienne et sa solidarité avec les Ghazaouis, cible de bomba..
Représentant du Soudan à l’ONU : « les Émirats financent une milice qui tue notre peuple et détruit nos infrastructures »
Le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, l’ambassadeur Al-Harith Idriss, a vivement critiqué les Émirats arabes unis, les accusant de fournir un soutien militaire et logistique aux Forces de soutien rapide (FSR) et de contribuer directement à la prolongation de la guerre au Soudan. Intervenant devant l’Assemblée générale des Nations unies, Al-Harith Idriss a dénoncé ce qu’il a qualifié d’ingérence étrangère dans la crise soudanaise, estimant que le soutien apporté aux FSR par des parties extérieures constitue l’un des principaux facteurs de prolongation du conflit et d’aggravation de la situation humanitaire. Le diplomate soudanais a affirmé que Khartoum avait transmis aux Nations unies des rapports et des documents contenant des éléments attestant du soutien des Émirats aux FSR, notamment à travers des fournitures militaires, des services logistiques ainsi que des réseaux destinés au transport de combattants et de matériel. Al-Harith Idriss a notamment accusé Abou Dhabi de fournir des armes aux FSR et de contribuer à alimenter la catastrophe humanitaire au Soudan, en se référant aux éléments contenus dans les rapports du Groupe d’experts des Nations unies sur le Soudan et de la Mission internationale d’établissement des faits. Il a également accusé les Émirats de soutenir des opérations visant à déstabiliser le Soudan, citant notamment le recrutement de mercenaires étrangers, la falsification de monnaie, la contrebande de minerais ainsi que des attaques contre des infrastructures essentielles, notamment les réseaux d’eau, d’électricité et les installations liées à l’approvisionnement alimentaire. Le représentant soudanais a en outre évoqué une tentative de mise en place d’une administration parallèle à Nyala, dans le Darfour-Sud, qu’il a présentée comme faisant partie des efforts visant à fragmenter les institutions de l’État soudanais. Al-Harith Idriss a indiqué que les services de renseignement soudanais ont également établi que des combattants des FSR et des mercenaires étrangers avaient bénéficié, à l’étranger, d’une formation avancée à l’utilisation de drones armés, de systèmes d’artillerie et de défense antiaérienne, avant leur déploiement au Soudan. Il a affirmé que ces opérations étaient coordonnées par l’intermédiaire de sociétés enregistrées aux Émirats arabes unis. Le diplomate soudanais a ainsi dénoncé ce qu’il considère comme une implication directe d’Abou Dhabi dans le conflit, affirmant que les accusations portées par Khartoum sont étayées par des documents transmis aux Nations unies. Le Soudan rejette les accusations sur les armes chimiques Al-Harith Idriss a également rejeté les accusations des Émirats, selon lesquelles les Forces armées soudanaises auraient utilisé des armes chimiques. Il a accusé les Émirats de contribuer à la propagation de ces accusations, qu’il a qualifiées d’allégations dépourvues de fondement technique, destinées à porter atteinte aux Forces armées soudanaises. Le représentant soudanais a demandé que toute accusation concernant l’utilisation d’armes chimiques soit étayée par des preuves techniques répondant aux normes de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Il s’est notamment interrogé sur la prétendue existence de prélèvements environnementaux, d’analyses de sols ou d’examens biologiques réalisés sur les victimes susceptibles de démontrer l’utilisation de telles armes. Al-Harith Idriss a enfin accusé les Émirats de chercher, à travers ces accusations, à affaiblir les Forces armées soudanaises qui défendant le pays face aux FSR. « Les accusations des Émirats sont fausses (…) contre les Forces armées soudanaises qui défendent le pays contre une milice financée par les Émirats, qui tue notre peuple, viole nos femmes et détruit nos infrastructures », a-t-il déclaré.
La Foire du livre de Sharjah: Ahlem Mostaghanemi exprime sa solidarité avec la Palestine et les victimes de Ghaza
SHARJAH (Emirats Arabes Unis) - La romancière algérienne Ahlem Mostaghanemi a exprimé, jeudi à Sharjah (Emirats Arabes Unis), son soutien à la cause palestinienne et sa solidarité avec les Ghazaouis, cible de bombardements incessants menés par les forces sionistes, ajoutant qu'il est difficile de célébrer l'écriture en cette conjoncture, face à l'ampleur du désastre que vit l'humanité toute entière. Invitée à la Foire internationale du livre de Sharjah, à l'occasion d'une vente-dédicace de son nouveau roman "Asbahtou Enta", Ahlem Mostaghanemi a indiqué qu'il est difficile de célébrer le succès de ses œuvres littéraires au moment où Ghaza subit les agressions les plus atroces. L'autrice du roman "Dakirat El Djassad" (mémoire de la chair) paru il y'a 30 ans, a affirmé, dans ce sillage, qu'elle n'éprouve plus le plaisir d'écrire au moment où les Ghazaouis écrivent le prénom de leurs enfants sur leurs bras pour pouvoir les identifier après la mort. Toute de noir vêtue, l'écrivaine a exprimé sa position sur ce monde qui est dans l'incapacité de protéger un hôpital ou une école des bombardements, déplorant la situation dans la ville assiégée de Ghaza en quête d'un passage pour l'acheminement des aides humanitaires. Par ailleurs, l'écrivaine de "Passager d'un lit" a ouvert son cœur à ses lecteurs pour évoquer les circonstances de l'imprévisible écriture de son célèbre roman "Mémoire de la chair", grand succès qui lui a valu le prix "Nadjib Mahfoud", ou encore son enfance qu'elle évoque dans son dernier opus parallèlement à l'Histoire de l'Algérie, en abordant différentes questions culturelles et sociopolitiques. Pour ce qui est de sa relation avec les lecteurs, la romancière se confie en expliquant qu'elle a choisi le lecteur arabe avec qui elle s'est engagée dans une relation qui dure depuis 30 ans, d'où le sentiment de grande responsabilité qu'elle éprouve et qui l'empêche de traiter des sujets susceptibles d'altérer cette relation. "La valeur de l'écrivain ne se mesure pas aux prix ou au nombre de traductions de ses œuvres, mais aux causes qu'il défend", a estimé la romancière qui, en dépit de la traduction de ses romans en cinq langues, a compris que ses œuvres n'auront pas le succès escompté dans les pays occidentaux, au vu de la nature de ses textes. Les activités de la Foire internationale du livre de Sharjah seront clôturées dimanche.
Derrière la vitrine de la modernité, les Émirats étouffent les droits humains sous une répression implacable
Derrière l’image d’un État moderne, prospère et ouvert que les Émirats arabes unis s’emploient à projeter sur la scène internationale, les rapports consacrés aux droits humains mettent en lumière une tout autre réalité : celle d’un système politique régi par des lois rétrogrades et liberticides, où les libertés publiques demeurent strictement encadrées et où la répression semble s’imposer comme mode de gouvernance. Les organisations de défense des droits de l’Homme, à l’instar de Human Rights Watch (HRW), ainsi que le rapport sur les droits de l’homme publié par le Département d’État américain (couvrant la période de 2021 à 2025), font état de restrictions sévères visant les libertés d’expression, de réunion et d’association, mais aussi d’arrestations arbitraires, de cas de torture et d’une surveillance étroite des dissidents politiques. Les Émirats arabes unis sont une fédération de sept émirats semi-autonomes, dirigée selon un système patriarcal où le pouvoir repose principalement sur les familles régnantes et les chefs tribaux. Le pays ne connaît pas de suffrage universel ni de partis politiques. Tous les citoyens n’ont pas le droit de vote. Le gouvernement sélectionne un collège électoral (composé de plusieurs centaines de milliers de citoyens émiratis) qui sont les seuls autorisés à voter et à se présenter. Les mécanismes de participation politique restent ainsi limités, tandis que l’allégeance aux familles régnantes et aux dirigeants fédéraux occupe une place centrale dans le fonctionnement institutionnel du pays. Le contraste est particulièrement marqué entre le discours d’ouverture et réformateur promu par les autorités et le traitement réservé à la contestation. Selon HRW, dans son rapport mondial 2026, les autorités émiraties ont poursuivi une stratégie de long terme visant à améliorer l’image du pays à l’étranger, notamment par l’organisation d’événements internationaux. Cette politique de rayonnement contraste, selon l’organisation, avec les efforts déployés pour empêcher tout examen public des violations des droits humains. La liberté d’expression figure parmi les libertés les plus sévèrement étouffées aux Émirats. Les lois fédérales, notamment le Code pénal et la législation sur la cybercriminalité, sont utilisées pour sanctionner des expressions critiques du gouvernement, y compris sur les réseaux sociaux, a noté l’ONG. HRW fait état d’une « autocensure généralisée et d’un rétrécissement de l’espace civique », tandis que le Département d’État américain rapporte que journalistes et rédacteurs connaissent les « lignes rouges » fixées par les autorités et pratiquent couramment l’autocensure. Des procès de masse Le dossier judiciaire constitue l’un des aspects les plus préoccupants relevés par HRW. En 2025, un tribunal émirati a confirmé les condamnations de 53 défenseurs des droits humains et dissidents politiques dans ce qui est présenté comme le deuxième plus important procès collectif de l’histoire du pays. Quarante-trois personnes ont été condamnées à la prison à vie, tandis que les autres ont écopé de peines allant de dix à quinze ans. HRW dénonce des restrictions d’accès aux avocats, un manque de transparence et des témoignages faisant état de mauvais traitements. Parmi les personnes condamnées figure Ahmed Mansoor, défenseur émirati des droits humains et lauréat du prix Martin Ennals en 2015, condamné à quinze ans de prison. La liberté de la presse demeure elle aussi fortement limitée. Le Département d’État américain rapporte que l’État émirati possède ou contrôle une grande partie des médias nationaux et que les autorités exercent une influence sur le contenu publié. Des journalistes étrangers avaient également fait état d’avertissements lorsqu’ils abordaient des sujets jugés politiquement sensibles. À cette pression institutionnelle s’ajoute une surveillance numérique décrite comme étendue. Le rapport américain fait état de restrictions visant certains sites internet, d’une surveillance des réseaux sociaux et des messageries, ainsi que de cas documentés de recours à des logiciels espions et à des pirates informatiques étrangers pour cibler des militants et des journalistes. Les législations sur la cybercriminalité prévoient par ailleurs de lourdes sanctions pour un large éventail de contenus considérés comme portant atteinte aux normes politiques du pays. Selon le rapport américain, ces textes ont notamment étendu les restrictions à l’expression en ligne en criminalisant la critique du gouvernement et de ses représentants ainsi que les appels à manifester. Une société civile sous étroite surveillance Les libertés de réunion et d’association sont également soumises à de fortes restrictions. Les rassemblements publics nécessitent une autorisation gouvernementale et les organisations politiques, les partis et les syndicats sont interdits, selon le rapport américain. Les ONG doivent être enregistrées auprès des autorités et les associations sont soumises à des règles strictes concernant leurs activités et leurs publications. Le contrôle s’étend jusque dans les universités et les institutions culturelles. Les conférences peuvent nécessiter une autorisation officielle, avec transmission préalable d’informations sur les intervenants et les thèmes abordés. Les institutions culturelles pratiquent également l’autocensure afin d’éviter des œuvres ou programmes susceptibles d’être considérés comme critiques envers le gouvernement. Travailleurs migrants : l’envers du décor La façade de modernité se heurte également à la situation des millions de travailleurs migrants présents dans le pays. HRW souligne que les employeurs conservent un pouvoir disproportionné dans le cadre du système de kafala. Les travailleurs peuvent rencontrer des difficultés pour changer d’emploi et s’exposer à des accusations de « fuite » lorsqu’ils quittent leur employeur, y compris pour échapper à des abus. L’ONG rapporte également des cas de vols de salaires, de frais de recrutement illégaux et de confiscation de passeports, certaines situations pouvant s’apparenter au travail forcé. L’interdiction des syndicats prive en outre les travailleurs migrants d’un outil collectif de défense de leurs droits. Les conditions de vie constituent un autre sujet de préoccupation. L’absence d’un salaire minimum non discriminatoire, le coût élevé de la vie et les bas salaires contraignent une partie des travailleurs à vivre dans des logements surpeuplés, tandis que les travailleurs employés en extérieur figurent parmi les plus exposés aux risques sanitaires liés aux fortes chaleurs. À cette situation intérieure s’ajoutent des accusations concernant la politique extérieure des Émirats. Human Rights Watch rapporte notamment des preuves croissantes d’un soutien émirati aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, accusées de graves violations du droit international humanitaire. L’ONG cite notamment des enquêtes de Reuters et du New York Times faisant état de l’utilisation d’une base aérienne à Amjarass, dans l’est du Tchad, pour acheminer des armes aux FSR. (Al24News)
OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE (2026-2027) : MME BOUFEDECHE APPELLE À FAIRE DE LA NOUVELLE LÉGISLATURE UN ESPACE DE DIALOGUE RESPONSABLE ET DE PRATIQUE DÉMOCRATIQUE SEREINE
La présidente de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mme Khalida Boufedeche, a appelé, mercredi à Alger, les députés à faire de la nouvelle législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine, au service de l’Algérie et de son intérêt suprême. Dans une allocution prononcée lors de l’ouverture de la session ordinaire (2026-2027) de l’APN, Mme Boufedeche a affirmé que “tous sont appelés à faire de cette législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine”, soulignant que la divergence et la compétition politiques constituent des éléments naturels de la vie démocratique, mais que le dénominateur commun sur lequel nul ne saurait diverger reste l’Algérie et son intérêt suprême. Elle a affirmé, à cette occasion, que “la force réelle de l’Algérie repose sur l’unité de son peuple, la cohésion de ses institutions, la puissance de son armée, la vigilance de ses services de sécurité et la confiance du citoyen en son Etat”, rendant à ce propos hommage à l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), qui “poursuit l’accomplissement de ses missions constitutionnelles avec une haute compétence dans la protection de la souveraineté nationale et la défense de l’intégrité territoriale”. Mme Boufedeche a également salué les différents corps de sécurité qui “accomplissent leur devoir de protection des citoyens, de lutte contre le crime organisé, la contrebande, les drogues et les substances psychotropes, ainsi que de préservation de la sécurité et des biens de la société”. Pour la présidente de l’APN, “l’ouverture de la dixième législature constitue une opportunité pour évoquer avec fierté la place de l’institution parlementaire et son rôle dans l’édification constitutionnelle de l’Etat, ainsi que l’ampleur de la responsabilité qui incombe aux députés, élus par le peuple algérien pour le représenter au sein de cette honorable Assemblée”. Après avoir rappelé, dans son allocution, “la douloureuse épreuve traversée par l’Algérie suite aux tragiques incendies et aux pertes humaines et matérielles qu’ils ont engendrées”, Mme Boufedeche a exprimé “ses condoléances et sa compassion aux familles des victimes et à leurs proches”, soulignant que ces moments difficiles ont constitué “une nouvelle preuve de la capacité de l’Etat et de la société à faire face aux épreuves, illustrant le visage radieux de l’Algérie, fondé sur la solidarité, l’entraide et la cohésion”. A cet effet, elle a ajouté que “les images de solidarité populaire et la mobilisation de l’Etat et de ses instituions ont donné une image sincère d’une Algérie unie, dont les enfants partagent la paix tout comme ils partagent l’espoir, et font front uni en période de crises”. Les décisions “décisives et rapides” du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune à ce propos, ont reflété la force et la présence de l’Etat et traduit son attachement à suivre les répercussions de la catastrophe et la prise en charge des sinistrés que le Gouvernement a œuvré à concrétiser sur le terrain, véhiculant ainsi un message clair: l’Etat algérien est présent durant les crises et la protection des citoyens est une responsabilité nationale constante”, a-t-elle poursuivi. Concernant l’activité parlementaire, Mme Boufedeche a affirmé que les fonctions publiques “ne sont pas un privilège mais un devoir de loyauté, tout comme la responsabilité n’est pas une position mais un devoir”, ajoutant que “la confiance du citoyen ne se mesure pas à la parole, mais aux réalisations accomplies pour le pays”. Elle a, dans ce sens, invité les députés “à être à la hauteur de cette confiance, à être une voix sincère et intègre de leurs électeurs, proches de leurs préoccupations, en veillant à défendre leurs intérêts légitimes et à accomplir les missions législatives et de contrôle qui leur sont assignées avec sérieux et compétence”. Partant de ce principe, la présidente de l’APN a affirmé que “la force de l’Algérie face aux défis ne repose pas uniquement sur ses capacités financières, mais aussi sur son legs historique, civilisationnel, son unité nationale et sa mémoire nationale, préservée par les sacrifices des chouhada et moudjahidine, voire de son identité nationale inclusive forte de ses constantes ancrées: l’islam, l’arabité et l’amazighité”. Elle s’appuie également sur la Glorieuse Révolution de novembre qui a fait de la souveraineté, de l’indépendance et de la liberté “des constantes nationales non négociables”. La présidente de l’APN a estimé que le premier critère de responsabilité “est la fidélité à ce legs, l’engagement à préserver l’intérêt suprême de l’Algérie tant par la parole que par les actes et les positions”, ce qui exige, selon elle, de “privilégier la coopération aux tiraillements, la responsabilité à la surenchère et le dialogue à la tension, ainsi que le consensus autour des grandes questions”. Par ailleurs, la présidente de la chambre basse du Parlement a salué la décision présidentielle concernant l’élaboration d’un projet de loi prévoyant la peine de mort à l’encontre des auteurs et commanditaires des incendies volontaires ainsi que les ravisseurs de mineurs et auteurs de sévices sur mineurs. Evoquant la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, Mme Boufedeche a estimé qu’il s’agit d’une décision “souveraine, traduisant le souci de l’Algérie de “protéger sa sécurité nationale et ses intérêts suprêmes”. Concernant la rentrée scolaire, elle a salué les efforts déployés pour la préparation de ce rendez-vous national, souhaitant une année scolaire couronnée de succès, d’assiduité et d’excellence. S’agissant des prochaines élections locales, Mme Boufedeche a appelé à une “adhésion positive et responsable” et à œuvrer au succès de cette échéance électorale, ainsi qu’à une “participation populaire massive et large, à même de renforcer la confiance dans les institutions élues et de consolider la construction démocratique et institutionnelle. Au terme de son allocution, Mme Boufedeche a mis en avant que l’Assemblée doit s’acquitter “pleinement de son rôle dans le domaine de la diplomatie parlementaire, et d’être une voix présente pour l’Algérie dans les fora régionaux et internationaux, défendant ses intérêts, traduisant ses positions de principe et s’alignant sur les orientations de l’Etat et ses choix souverains”. La séance d’ouverture a débuté par l’observation d’une minute de silence à la mémoire des victimes des incendies ayant touché plusieurs wilayas du pays.
Liban: aides médicales des organisations de l'ONU sur fond d'attaques des forces sionistes
BEYROUTH - Le Liban a déclaré avoir reçu, vendredi, des aides médicales de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), alors que le pays fait face à des frappes continues des forces d'occupation sioniste. La cargaison est arrivée à l'aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth et a été accueillie par le ministre de la Santé Firas Abiad, le représentant de l'OMS au Liban Abdinasir Abubakar et le représentant du HCR Ivo Freijsen, selon des médias. Après la livraison, Firas Abiad a souligné que l'aide médicale arrivait à un "moment critique", le Liban étant confronté à des attaques des forces d'occupation sionistes. Le ministre a également souligné qu'un pont aérien humanitaire avait été mis en place depuis les Emirats arabes unis (EAU). Un avion transportant 55 tonnes d'aide est arrivé vendredi, et d'autres avions en provenance de Slovaquie, de Pologne et d'autres pays sont attendus sous peu. Abdinasir Abubakar, représentant de l'OMS, a indiqué que la première livraison comprenait des fournitures médicales essentielles pour aider les hôpitaux à gérer l'afflux de victimes. "Les hôpitaux sont submergés par un nombre croissant de blessés et il est de notre responsabilité, avec d'autres agences des Nations Unies, de nous assurer qu'ils disposent des outils nécessaires pour sauver des vies", a déclaré Abubakar, précisant que d'autres aides étaient attendues dans les jours à venir. Le représentant du HCR Ivo Freijsen a quant à lui ajouté : "Nous voulons montrer notre solidarité avec le Liban en travaillant avec toutes les organisations humanitaires pour garantir l'aide nécessaire, et nous appelons les donateurs à répondre rapidement à ces demandes urgentes". L'entité Sioniste mène depuis le 23 septembre des frappes aériennes massives sur tout le territoire libanais, faisant plus de 1100 martyrs, selon le ministère libanais de la Santé.
L’APN face aux grands dossiers : «Faire du mandat parlementaire un espace de dialogue responsable»
La nouvelle session parlementaire ordinaire s’est ouverte hier à l’Assemblée populaire nationale (APN), dans un contexte marqué par plusieurs dossiers à forts enjeux législatifs, économiques, sociaux et sécuritaires. Présidant la séance d’ouverture, la présidente de l’APN, Khalida Boufedeche, a placé cette nouvelle étape sous le signe de la «responsabilité, de la proximité avec les citoyens et de l’adaptation de l’action parlementaire aux transformations que connaît le pays». Par Fatima Arab La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, de la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, du Premier ministre, Sifi Ghrieb, ainsi que des membres du gouvernement et de plusieurs hauts responsables. Cette ouverture intervient conformément aux dispositions de l’article 138 de la Constitution et de la loi organique régissant l’organisation et le fonctionnement des deux chambres du Parlement et leurs relations fonctionnelles avec le gouvernement. Dans son discours, Khalida Boufedeche a d’abord évoqué les incendies qui ont récemment touché plusieurs wilayas du pays, rendant hommage aux victimes et exprimant sa solidarité avec leurs familles ainsi que ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. Elle a également salué l’élan de solidarité manifesté par la population et les efforts déployés par les institutions de l’Etat pour faire face aux conséquences de cette catastrophe. Les incendies au cœur du devoir de responsabilité Pour la présidente de l’APN, l’ouverture de la session par l’évocation de cette tragédie constitue un rappel du caractère particulier de la responsabilité parlementaire, considérée comme un «devoir sacré», mais également comme un devoir envers la collectivité nationale. Elle a, dans ce cadre, insisté sur la nécessité pour les députés de rester proches des préoccupations des citoyens, de défendre leurs intérêts et d’«assumer pleinement leurs missions constitutionnelles de législation et de contrôle». Cette approche place la question du suivi des conséquences des incendies parmi les préoccupations de la nouvelle session. Elle s’inscrit également dans le prolongement des mesures engagées par les pouvoirs publics pour prendre en charge les sinistrés et réparer les dégâts enregistrés dans plusieurs régions. En plus de la gestion des conséquences de la catastrophe, la présidente de l’APN a appelé à faire de la nouvelle mandature un espace de dialogue et de pratique démocratique, fondé sur la responsabilité et la recherche de l’intérêt national. Elle a également plaidé pour une meilleure coordination entre les différentes institutions de l’Etat, dans le respect des prérogatives constitutionnelles de chacune. Adapter la loi aux transformations économiques et numériques Sur le plan législatif, Khalida Boufedeche a mis l’accent sur la nécessité de faire évoluer l’arsenal juridique en fonction des mutations économiques et numériques. L’objectif affiché est de renforcer la clarté du cadre juridique et la sécurité institutionnelle tout en accompagnant les politiques de développement et de réforme. Cette adaptation implique également, selon la présidente de l’APN, un renforcement de la coordination entre l’Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation. Le travail conjoint des deux chambres doit permettre d’améliorer la qualité des textes, leur cohérence et leur efficacité, alors que la nouvelle législature entre dans sa première année d’activité. La transformation numérique du Parlement figure, elle aussi, parmi les orientations annoncées. La présidente de l’APN a insisté sur la nécessité de poursuivre la modernisation de l’institution et de développer ses outils de travail, notamment à travers l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les activités législatives et de contrôle. Sécurité et renforcement de la protection de la société Le volet sécuritaire a également occupé une place importante dans le discours d’ouverture. Khalida Boufedeche a salué les efforts de l’Armée nationale populaire et des différents corps de sécurité dans la protection de la souveraineté nationale et des citoyens, ainsi que dans la lutte contre la criminalité organisée, le trafic et les stupéfiants. Dans ce cadre, elle a souligné la nécessité de protéger la société et de faire respecter la loi, tout en garantissant les droits de la défense et les exigences d’un procès équitable. La présidente de l’APN a également évoqué le projet annoncé concernant l’activation de la peine de mort pour certaines catégories de crimes, notamment l’incendie volontaire, l’enlèvement d’enfants et les actes de violence commis à leur encontre. Cette question figure ainsi parmi les sujets susceptibles d’alimenter les débats législatifs et parlementaires au cours de la nouvelle session. Ecole : l’investissement dans l’avenir Le secteur de l’Education n’a pas été absent du discours. La présidente de l’APN a considéré l’école, l’université, la formation professionnelle et la recherche scientifique comme des «investissements directs dans l’avenir du pays». Alors que les rentrées scolaire et universitaire interviennent dans une période marquée par plusieurs chantiers de réforme, elle a salué les efforts consentis pour préparer ces échéances et adressé ses vœux de réussite aux élèves, étudiants et stagiaires. L’enjeu consiste à inscrire les politiques éducatives et de formation dans une perspective répondant aux besoins de développement et aux transformations économiques et technologiques du pays. Sur le plan international, la présidente de l’APN a réaffirmé l’attachement de l’institution aux orientations souveraines de l’Algérie en matière de politique étrangère. Elle a mis en avant la défense des intérêts supérieurs du pays et de son indépendance dans la prise de décision. Elle a notamment présenté la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis comme une décision souveraine liée, selon elle, à la protection de la sécurité nationale et des intérêts supérieurs de l’Algérie. Le discours a également réaffirmé les positions algériennes concernant la cause palestinienne, avec le soutien au droit du peuple palestinien à la liberté, à l’indépendance et à l’établissement de son Etat, ainsi que la position de l’Algérie sur la question du Sahara occidental. La présidente de l’APN a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de défendre le droit de l’Afrique au développement et de s’opposer aux formes de domination et de dépendance. La diplomatie parlementaire devrait, dans ce contexte, constituer un autre axe de travail de la nouvelle session. Khalida Boufedeche a appelé à renforcer la présence de l’Algérie dans les espaces parlementaires régionaux et internationaux, afin de contribuer à la défense des intérêts nationaux. Elections locales au centre des préoccupations Autre rendez-vous politique majeur évoqué, les prochaines élections locales. La présidente de l’APN a appelé à la mobilisation pour assurer leur réussite à travers une participation populaire «large et responsable». L’enjeu affiché est de renforcer le rôle des Assemblées élues, d’accompagner le développement local et de mieux répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens. La nouvelle session devra également composer avec des dossiers sensibles touchant à la sécurité, à la protection des citoyens, aux conséquences des incendies, à l’éducation et au développement local. En clôture de son discours, la présidente de l’APN a insisté sur la «poursuite de la modernisation de l’institution, l’intégration progressive des outils numériques et de l’intelligence artificielle dans le travail parlementaire, ainsi que le renforcement de la diplomatie parlementaire». F. A.
Mme Boufedeche appelle à faire de la nouvelle législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine
ALGER - La présidente de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mme Khalida Boufedeche, a appelé, mercredi à Alger, les députés à faire de la nouvelle législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine, au service de l'Algérie et de son intérêt suprême. Dans un allocution prononcée lors de l'ouverture de la session ordinaire (2026-2027) de l'APN, Mme Boufedeche a affirmé que "tous sont appelés à faire de cette législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine", soulignant que la divergence et la compétition politiques constituent des éléments naturels de la vie démocratique, mais que le dénominateur commun sur lequel nul ne saurait diverger reste l'Algérie et son intérêt suprême. Elle a affirmé, à cette occasion, que "la force réelle de l'Algérie repose sur l'unité de son peuple, la cohésion de ses institutions, la puissance de son armée, la vigilance de ses services de sécurité et la confiance du citoyen en son Etat", rendant à ce propos hommage à l'Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l'Armée de libération nationale (ALN), qui "poursuit l'accomplissement de ses missions constitutionnelles avec une haute compétence dans la protection de la souveraineté nationale et la défense de l'intégrité territoriale". Mme Boufedeche a également salué les différents corps de sécurité qui "accomplissent leur devoir de protection des citoyens, de lutte contre le crime organisé, la contrebande, les drogues et les substances psychotropes, ainsi que de préservation de la sécurité et des biens de la société". Pour la présidente de l'APN, "l'ouverture de la dixième législature constitue une opportunité pour évoquer avec fierté la place de l'institution parlementaire et son rôle dans l'édification constitutionnelle de l'Etat, ainsi que l’ampleur de la responsabilité qui incombe aux députés, élus par le peuple algérien pour le représenter au sein de cette honorable Assemblée". Après avoir rappelé, dans son allocution, "la douloureuse épreuve traversée par l'Algérie suite aux tragiques incendies et aux pertes humaines et matérielles qu'ils ont engendrées", Mme Boufedeche a exprimé "ses condoléances et sa compassion aux familles des victimes et à leurs proches", soulignant que ces moments difficiles ont constitué "une nouvelle preuve de la capacité de l'Etat et de la société à faire face aux épreuves, illustrant le visage radieux de l'Algérie, fondé sur la solidarité, l'entraide et la cohésion". A cet effet, elle a ajouté que "les images de solidarité populaire et la mobilisation de l'Etat et de ses instituions ont donné une image sincère d'une Algérie unie, dont les enfants partagent la paix tout comme ils partagent l'espoir, et font front uni en période de crises". Les décisions "décisives et rapides" du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune à ce propos, ont reflété la force et la présence de l'Etat et traduit son attachement à suivre les répercussions de la catastrophe et la prise en charge des sinistrés que le Gouvernement a œuvré à concrétiser sur le terrain, véhiculant ainsi un message clair: l'Etat algérien est présent durant les crises et la protection des citoyens est une responsabilité nationale constante", a-t-elle poursuivi. Concernant l'activité parlementaire, Mme Boufedeche a affirmé que les fonctions publiques "ne sont pas un privilège mais un devoir de loyauté, tout comme la responsabilité n'est pas une position mais un devoir", ajoutant que "la confiance du citoyen ne se mesure pas à la parole, mais aux réalisations accomplies pour le pays". Elle a, dans ce sens, invité les députés "à être à la hauteur de cette confiance, à être une voix sincère et intègre de leurs électeurs, proches de leurs préoccupations, en veillant à défendre leurs intérêts légitimes et à accomplir les missions législatives et de contrôle qui leur sont assignées avec sérieux et compétence". Partant de ce principe, la présidente de l'APN a affirmé que "la force de l'Algérie face aux défis ne repose pas uniquement sur ses capacités financières, mais aussi sur son legs historique, civilisationnel, son unité nationale et sa mémoire nationale, préservée par les sacrifices des chouhada et moudjahidine, voire de son identité nationale inclusive forte de ses constantes ancrées: l'islam, l'arabité et l'amazighité". Elle s'appuie également sur la Glorieuse Révolution de novembre qui a fait de la souveraineté, de l'indépendance et de la liberté "des constantes nationales non négociables". La présidente de l'APN a estimé que le premier critère de responsabilité "est la fidélité à ce legs, l'engagement à préserver l'intérêt suprême de l'Algérie tant par la parole que par les actes et les positions", ce qui exige, selon elle, de "privilégier la coopération aux tiraillements, la responsabilité à la surenchère et le dialogue à la tension, ainsi que le consensus autour des grandes questions". Par ailleurs, la présidente de la chambre basse du Parlement a salué la décision présidentielle concernant l'élaboration d'un projet de loi prévoyant la peine de mort à l'encontre des auteurs et commanditaires des incendies volontaires ainsi que les ravisseurs de mineurs et auteurs de sévices sur mineurs. Evoquant la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, Mme Boufedeche a estimé qu'il s'agit d'une décision "souveraine, traduisant le souci de l'Algérie de "protéger sa sécurité nationale et ses intérêts suprêmes". Concernant la rentrée scolaire, elle a salué les efforts déployés pour la préparation de ce rendez-vous national, souhaitant une année scolaire couronnée de succès, d'assiduité et d'excellence. S'agissant des prochaines élections locales, Mme Boufedeche a appelé à une "adhésion positive et responsable" et à œuvrer au succès de cette échéance électorale, ainsi qu'à une "participation populaire massive et large, à même de renforcer la confiance dans les institutions élues et de consolider la construction démocratique et institutionnelle. Au terme de son allocution, Mme Boufedeche a mis en avant que l'Assemblée doit s'acquitter "pleinement de son rôle dans le domaine de la diplomatie parlementaire, et d'être une voix présente pour l'Algérie dans les fora régionaux et internationaux, défendant ses intérêts, traduisant ses positions de principe et s'alignant sur les orientations de l'Etat et ses choix souverains". * La séance d'ouverture a débuté par l'observation d'une minute de silence à la mémoire des victimes des incendies ayant touché plusieurs wilayas du pays.














