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Eau potable en Algérie : plus de 10 milliards de dollars mobilisés pour les barrages et le dessalement d’ici 2030

Eau potable en Algérie : plus de 10 milliards de dollars mobilisés pour les barrages et le dessalement d’ici 2030

  • Plus de 10 milliards de dollars, soit 1 469 milliards de dinars, sont consacrés aux projets hydrauliques enregistrés et en cours de réalisation en Algérie.
  • L’Algérie compte actuellement 82 barrages, avec trois réceptions prévues d’ici la fin de l’année et 28 nouveaux ouvrages à l’étude.
  • Six nouvelles stations de dessalement doivent voir le jour d’ici à 2030 pour un programme nécessitant 3 milliards de dollars.
  • La production quotidienne de dessalement doit atteindre 5,6 millions de mètres cubes pour couvrir entre 60 et 65 % des besoins nationaux en 2030.
  • Les eaux usées épurées seront réutilisées pour l’irrigation agricole et les activités industrielles afin de préserver les réserves des barrages.

82 barrages, des conduites qui s’étendent sur des centaines de kilomètres et six nouvelles stations de dessalement prévues d’ici à 2030. Pour sécuriser l’approvisionnement en eau, l’Algérie mise sur plusieurs fronts à la fois. Le montant annoncé donne la mesure de cet effort. Plus de 10 milliards de dollars, soit 1 469 milliards de dinars, consacrés aux projets hydrauliques enregistrés et en cours de réalisation.

Invité de la Radio nationale, le ministre de l’Hydraulique, Lounes Bouzegza, a détaillé les chantiers qui doivent renforcer les réserves du pays et acheminer l’eau jusque dans les régions éloignées du littoral.

Eau en Algérie : 28 nouveaux barrages à l’étude et des conduites sur 250 km

L’Algérie compte actuellement 82 barrages. Trois autres doivent être réceptionnés d’ici à la fin de l’année. Tandis que les études se poursuivent pour 28 nouveaux ouvrages. À cela s’ajoutent 18 grands projets de transfert d’eau, conçus pour mieux répartir les ressources entre les régions.

Deux opérations donnent une idée de l’ampleur des travaux. À Sétif, le raccordement de 15 communes au barrage de Draâ Eddis représente 18 milliards de dinars. Le lancement du projet est prévu le 1er Novembre.

Dans le Sud, une conduite d’environ 250 km doit relier la zone de Tanezrouft, à Bordj Badji Mokhtar, au champ de Tizawaten, dans la wilaya d’In Guezzam. La facture annoncée approche les 26 milliards de dinars.

Derrière ces chantiers, le défi de faire parvenir l’eau là où les ressources locales ne suffisent pas. Les transferts doivent ainsi réduire l’isolement de certaines zones face au manque d’eau. En reliant des territoires éloignés aux infrastructures de production et de stockage.

Dessalement en Algérie : six nouvelles stations pour atteindre 5,6 millions de m³ par jour

Le dessalement représente déjà une part importante de l’approvisionnement national. Les 19 grandes stations et les 12 installations de taille moyenne en service produisent ensemble 3,6 millions de mètres cubes d’eau par jour, soit une capacité qui couvre les besoins d’environ 40 % de la population, selon le ministre.

D’autres mises en service sont attendues avant la fin de l’année. Les stations d’El Tarf et de Béjaïa figurent parmi les installations concernées. À l’intérieur du pays, Blida doit également être raccordée à la station de Fouka, située à Tipasa, avec une inauguration annoncée pour le 1er Novembre.

La prochaine étape se dessine déjà. Six stations supplémentaires doivent voir le jour d’ici à 2030, à Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Chlef, Mostaganem et Tlemcen.

Le programme nécessite 3 milliards de dollars. Il doit ajouter 1,8 million de mètres cubes à la production quotidienne, pour porter la capacité nationale de dessalement à 5,6 millions de mètres cubes. Tlemcen doit accueillir le premier chantier de cette nouvelle phase, avant Chlef et Mostaganem.

Eau potable : l’Algérie vise jusqu’à 65 % des besoins couverts par le dessalement

Le cap fixé pour 2030 est ambitieux, visant la couverture entre 60 et 65 % des besoins nationaux en eau potable grâce au dessalement. Mais produire davantage d’eau ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir la transporter vers les populations qui en ont besoin.

C’est tout l’enjeu des conduites qui doivent relier le littoral à l’intérieur du pays. Certaines pourront atteindre 150 à 250 km pour alimenter les Hauts-Plateaux et les centres urbains soumis à une forte demande.

Autre levier, la réutilisation des eaux usées épurées, notamment pour l’irrigation agricole et les activités industrielles. Cette solution doit permettre de préserver les eaux des barrages et les réserves souterraines, déjà exposées aux effets de la sécheresse.

Au total, les investissements annoncés dépassent les 10 milliards de dollars. Entre les barrages à construire, les transferts à achever et les stations de dessalement à mettre en service, le calendrier des prochains chantiers sera déterminant pour transformer ces capacités supplémentaires en eau disponible au robinet.

Source : Algérie 360

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