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  • Le soutien total à l’agriculture a atteint en moyenne 885?milliards?USD par an entre 2023 et 2025.
  • Près de la moitié des mesures de soutien faussent la production et les échanges.
  • Dans les 56 pays couverts, le soutien est passé de 17.6 % à 19.1 % de la valeur de la production.
  • Les mesures maintenant les prix intérieurs au-dessus des prix mondiaux ont coûté 204 milliards USD par an aux consommateurs.
  • La croissance de la productivité agricole a ralenti pour passer à 0.8 % par an entre 2014 et 2023.

Par K. Bensalem après la publication Politiques agricoles : suivi et évaluation 2026 (version abrégée), le soutien total à l’agriculture s’est établi en moyenne à 885?milliards?USD par an au cours de la période?2023-2025. Près la moitié des mesures de soutien prennent toujours les formes les plus susceptibles de fausser la production et les échanges –?étant donné qu’elles modifient les prix du marché, subventionnent les intrants, ou lient les paiements effectués aux quantités produites. Cette hausse s’inscrit dans le contexte de chocs mondiaux plus fréquents et plus imbriqués, dont le bilan économique s’alourdit. Cette augmentation inverse un mouvement de baisse du soutien à l’agriculture mesuré en proportion de sa production observée depuis des décennies. Dans les 56 pays couverts considérés dans leur ensemble, le soutien au secteur est passé de 17.6 % à 19.1 % de la valeur de la production agricole entre 2023 et 2025. Néanmoins, les formes prises par le soutien des pouvoirs publics ont été variables. Dans de nombreuses économies émergentes, les aides ont essentiellement consisté en des mesures maintenant les prix intérieurs des produits agricoles au-dessus des prix mondiaux, une forme de soutien qui isole le marché intérieur pour le protéger des chocs externes, tandis que les pays de l’OCDE ont davantage eu recours à des dépenses publiques directes, notamment à des aides d’urgence octroyées à la suite de catastrophes. «Les politiques agricoles ne sauraient se réduire à une réaction aux crises successives », a déclaré Mathias Cormann, Secrétaire général de l’OCDE. « Il est essentiel de renforcer la capacité du secteur d’anticiper, de s’adapter et de gérer les chocs futurs pour assurer la sécurité alimentaire et étayer sa productivité à long terme. Cela exige d’investir davantage dans l’innovation et les autres déterminants à long terme de la résilience, ainsi que d’améliorer la prévisibilité des cadres d’action publique et l’ouverture des marchés internationaux ». Une part considérable du coût des politiques agricoles est assumée par les consommateurs sous la forme de prix plus élevés des produits alimentaires dans les pays couverts. Les mesures ayant maintenu les prix intérieurs des produits alimentaires au-dessus des prix internationaux ont eu pour les consommateurs un coût net estimé à 204 milliards USD par an au cours de la période 2023-25, les coûts supplémentaires liés au renchérissement des produits alimentaires ayant excédé les aides budgétaires accordées aux consommateurs. L’investissement dans la recherche, l’innovation et les infrastructures n’a pas été à la hauteur des besoins du secteur, sur fond de ralentissement de la croissance de la productivité agricole, qui est passée de 1.8 % par an entre 1991 et 2000 à 0.8 % entre 2014 et 2023. L’investissement public dans les systèmes de connaissances et d’innovation agricoles n’a représenté que

Source : TRANSACTION D'ALGERIE

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