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Corridor hydrogène sud l’Algérie et 4 pays signent un accord

Corridor hydrogène sud l’Algérie et 4 pays signent un accord

L’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé, ce jeudi à Alger, la Déclaration ministérielle d’Alger relative au projet du Corridor hydrogène sud, une nouvelle étape destinée à soutenir le développement du projet et à renforcer la coopération dans le domaine de l’hydrogène vert entre les deux rives de la Méditerranée. La déclaration prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au soutien technique du projet, avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), tout en soulignant l’importance stratégique du corridor pour renforcer l’intégration régionale et euro-méditerranéenne dans le domaine des énergies vertes.

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Déclaration d’Alger réunit 5 pays autour du Corridor hydrogène sud

La déclaration a été signée au Centre international des conférences « Abdelatif Rahal » à Alger, en présence des représentants des cinq pays partenaires du projet. Le document a été signé par le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjall, le ministre fédéral autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer, le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, le secrétaire d’État au ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie, Frank Wetzel, ainsi que le ministre tunisien de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. La déclaration confirme l’engagement commun à poursuivre le développement du Corridor hydrogène sud et à renforcer la coopération régionale et euro-méditerranéenne dans le domaine de l’hydrogène vert.

Un secrétariat dédié au soutien technique avec l’accompagnement de l’ONUDI

Parmi les principales dispositions de la Déclaration ministérielle d’Alger figure la création d’un secrétariat dédié au soutien technique du projet, avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel.

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Cette mesure vise à soutenir la poursuite du développement du corridor, notamment à travers le renforcement de la coordination entre les pays partenaires et la mise en place d’un dialogue régulier et structuré autour du projet. Les signataires ont également renouvelé leur engagement à œuvrer ensemble au développement d’un partenariat énergétique entre les deux rives de la Méditerranée, afin de renforcer la coopération économique entre les pays concernés.

4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an

Le projet du Corridor hydrogène sud vise à transporter 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Algérie vers l’Autriche, l’Allemagne et l’Italie, via une infrastructure d’environ 3 000 kilomètres. Le volume ciblé représente environ 10 % de la demande européenne prévue pour ce carburant propre à l’horizon 2040. Selon les données annoncées, le projet constitue l’une des voies envisagées pour renforcer les exportations d’hydrogène vert de l’Algérie vers le marché européen.

Comment le projet du Corridor hydrogène sud a-t-il commencé ?

Le projet a commencé à prendre forme en octobre 2024, lorsque Sonatrach et Sonelgaz ont signé à Oran un mémorandum d’entente avec les entreprises allemandes VNG, les entreprises italiennes Snam et Sea Corridor, ainsi qu’avec l’entreprise autrichienne VERBUND Green Hydrogen. Ce mémorandum d’entente visait à réaliser les études nécessaires pour évaluer la faisabilité et la viabilité d’un projet intégré de production d’hydrogène vert en Algérie et de son exportation vers l’Europe. De l’emprise à la souveraineté… comment l’Algérie a rebattu les cartes de l’énergie le 24 février ?

La première réunion ministérielle à Rome

La première réunion ministérielle des ministres de l’Énergie concernés par le projet s’est tenue à Rome en janvier 2025 et s’est achevée par la signature d’une déclaration commune exprimant une volonté politique en faveur du projet. Les pays participants avaient alors confirmé leur intention de poursuivre le développement du projet dans le cadre d’un groupe de travail conjoint réunissant les cinq pays, avant que l’Algérie n’accueille la deuxième réunion ministérielle et la signature de la nouvelle déclaration ministérielle.

Renforcer la coopération dans le domaine de la transition énergétique

La coopération algéro-allemande dans le domaine de la transition énergétique s’est également renforcée lors de la visite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en Allemagne en juillet dernier, au cours de laquelle Sonatrach a signé deux protocoles d’accord avec les entreprises Robert Bosch et Siemens Energy. Ces accords portent notamment sur la fabrication d’électrolyseurs et la production d’hydrogène, ainsi que sur la maintenance et la réparation des équipements et la formation. La signature de la Déclaration ministérielle d’Alger intervient ainsi dans le cadre de la poursuite des efforts des cinq pays pour soutenir le projet du Corridor hydrogène sud et renforcer la coopération dans le domaine des énergies vertes entre l’Algérie et l’Europe.

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