Les travaux de la 2e reprise de la 17e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) ont commencé lundi au Centre international de Vienne (Autriche), avec la participation de la délégation algérienne, composée de Yacoute Amel Aissani, membre du Conseil de la HATPLC, de Khaled Benguernane, chargé de la gestion du secrétariat général de la HATPLC, et de Abderrahmane Bouzid, cadre au sein de cette instance, ainsi que de représentants du ministère de la Justice, de l’Office central de répression de la corruption (OCRC), de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et du Commandement de la Gendarmerie nationale. Le communiqué de la HATPLC qui donne l’information fait savoir que la première journée a été consacrée à « l’examen de la performance du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention et des préparatifs en cours pour le lancement de sa deuxième phase, approuvée par la Conférence des Etats parties à la CNUCC lors de sa 11e session, tenue à Doha, les opérations d’examen devant débuter en 2027 ». Dans ce cadre, le représentant de la délégation algérienne a réaffirmé « l’engagement de l’Algérie à mettre en œuvre la résolution 2/11″, saluant le consensus réalisé autour des documents fondamentaux de la 2e phase du mécanisme », indique la même source qui ajoute qu’il a également souligné « l’importance de mettre à disposition les outils d’orientation et de formation dans toutes les langues officielles de l’ONU, avant d’entamer les opérations d’examen, afin de garantir l’égalité des chances en matière de participation et l’efficacité de la mise en œuvre de cette phase ». Il a, en outre, réitéré « la disponibilité de l’Algérie à s’engager pleinement et activement dans la 2e phase du mécanisme d’examen, en tant qu’Etat examiné et Etat examinateur », réaffirmant ainsi « son attachement aux principes de la coopération internationale, de l’échange d’expertises et du renforcement des efforts conjoints dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption ». Les travaux de cette session se poursuivront jusqu’à vendredi prochain et seront couronnés par « la tenue d’une session extraordinaire de la Conférence des Etats parties, consacrée à l’adoption des documents relatifs à la 2e phase du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention », conclut le communiqué. Les spécialistes relèvent que l’Algérie joue un rôle actif au sein de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC), articulé autour d’un double engagement à la fois national et multilatéral. Ils font ressortir son double statut dans le mécanisme d’évaluation. En effet, l’Algérie a réaffirmé sa pleine disposition à s’engager dans la deuxième phase du mécanisme onusien en tant qu’État examiné, c’est-à-dire, soumettre ses propres dispositifs nationaux à l’évaluation des pairs pour mesurer la conformité de son système ; et en tant qu’État examinateur, en mettant son expertise à profit pour évaluer la mise en œuvre de la Convention par d’autres États parties. Ils rappellent que la participation algérienne est directement pilotée par la HATPLC, institution indépendante chargée de coordonner les actions entre les différents secteurs et institutions publiques nationaux et d’harmoniser le cadre juridique algérien avec les exigences internationales de la CNUCC. Les spécialistes notent que, sur la scène internationale, la diplomatie algérienne insiste particulièrement sur la restitution des avoirs détournés, ce qui exige de consolider la coopération multilatérale pour faciliter le recouvrement des actifs financiers illicites et sur l’équité linguistique, en exigeant la mise à disposition d’outils d’orientation et de formation dans les six langues officielles de l’ONU afin de garantir une égalité des chances totale pour tous les États participants lors des processus d’examen.
M. R.

- La délégation algérienne participe à la 2e reprise de la 17e session du Groupe d'examen à Vienne.
- La première journée a examiné la performance du Mécanisme d'examen et les préparatifs de sa deuxième phase.
- L'Algérie a réaffirmé son engagement envers la résolution 2/11 et la coopération internationale.
- L'Algérie s'engagera dans la deuxième phase comme État examiné et État examinateur.
- La participation algérienne est pilotée par la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption.























