Selon les chiffres révélés par l’Ambassadeur de Chine en Algérie, Son Excellence M. Dong Guangli, dimanche soir, à l’occasion du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, l’Algérie a exporté vers la Chine pour 980 millions de dollars depuis le début de janvier 2026 à juin dernier.
Cette évolution traduit, selon le diplomate chinois, les premiers effets de la politique de tarif douanier zéro accordée par la Chine aux pays africains, qui facilite l’accès des produits algériens au vaste marché chinois.
« Au premier semestre 2026, la politique du tarif douanier zéro en faveur des pays africains a continué de dégager des dividendes, permettant à un nombre croissant de produits algériens de bonne qualité d’accéder au vaste marché chinois », a indiqué le diplomate chinois dans son allocution.
En effet, les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Chine connaissent une nette accélération, confirmant la consolidation du partenariat économique entre les deux pays. Au premier semestre 2026, le volume du commerce bilatéral a atteint 9 milliards de dollars, en hausse de 28 % sur un an, selon les données présentées par l’ambassadeur de Chine en Algérie, Dong Guangli.
Des chiffres qui confirment que les relations économiques et commerciales sino-algériennes sont de plus en plus mutuellement bénéfiques.
Ainsi, les échanges commerciaux sont en constante croissance. En 2025, le volume des échanges de marchandises entre la Chine et l’Algérie atteint 15,25 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 22,2 % en glissement annuel. Si la balance commerciale est toujours en faveur de la Chine, l’Algérie s’est lancée dans une nouvelle dynamique dans la promotion des exportations hors hydrocarbures.
De nombreux produits, notamment agricoles, sont désormais exportés vers la Chine. Durant l’année précédente, les importations chinoises en provenance d’Algérie ont progressé de 67,4 %. C’est un bon signe pour le commerce extérieur de l’Algérie qui ambitionne de porter ses exportations à 29 milliards de dollars d’ici 2030.
Toute une stratégie est mise en place par le gouvernement avec la contribution du patronat, en particulier le Conseil du Renouveau économique algérien (CREA), pour atteindre cet objectif. Aux yeux de nombreux experts, ces chiffres sont réalisables, d’autant que l’appareil productif national est en marche.
De nombreux projets d’investissement, dans divers domaines, sont en cours de réalisation et d’autres déjà en production. Cela parviendra à augmenter l’offre sur le marché national et la substitution des importations avoisinant les 40 milliards de dollars avant de passer à l’exportation.
Nouvel élan pour les exportations algériennes
Pour l’Algérie, cette politique de tarif douanier zéro donnera un nouvel élan à la réduction de sa dépendance au secteur des hydrocarbures, tout en mettant le cap sur une diversification économique accélérée. Les produits agricoles bénéficieront surtout de cette politique.
Lorsque les procédures d’accès au marché sont accomplies, les produits agricoles algériens de bonne qualité, tels que les dattes, les agrumes, l’huile d’olive et le vin, entreront sur le marché chinois sans droits de douane.
L’exportation vers la Chine des produits énergétiques et miniers, comme le pétrole, le gaz naturel et le phosphate, connaîtra certainement une augmentation.
Sur le long terme, comme l’Algérie se trouve au carrefour entre l’Europe et l’Afrique, la politique du zéro droit de douane accordée par la Chine aidera le pays à attirer les investissements productifs, aussi bien nationaux qu’étrangers, tout en promouvant son industrialisation et la modernisation de son agriculture. Ses produits exportés vers la Chine seront de plus en plus variés et leur volume augmentera avec le temps.
La valeur ajoutée intérieure des exportations et les revenus en devises seront également accrus. Tout cela favorisera l’édification de l’Algérie nouvelle.
En clair, la hausse de plus de 100 % des exportations algériennes vers la Chine en l’espace d’une année témoigne de l’existence d’un potentiel encore important à exploiter. L’enjeu consiste désormais à transformer cette ouverture du marché chinois en débouchés durables pour les produits algériens, notamment à travers l’amélioration de la qualité, de la compétitivité et de la capacité d’approvisionnement des entreprises exportatrices.
Une coopération économique qui s’élargit
Cette dynamique commerciale s’inscrit dans un partenariat bilatéral qui s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques. L’ambassadeur chinois a notamment évoqué le lancement réussi des satellites Alsat 3A et 3B, la mise en service de la ligne ferroviaire minière de l’Ouest, qualifiée de projet majeur pour l’Algérie, ainsi que l’inauguration du Centre national des prestations numériques.
D’autres projets structurants associant des entreprises chinoises et algériennes avancent également, à l’image du projet intégré de phosphate dans l’Est du pays. La multiplication de ces projets renforce la présence des entreprises chinoises en Algérie et contribue à donner une dimension industrielle au partenariat économique entre les deux pays.
La coopération sino-algérienne ne se limite donc plus aux échanges de marchandises. Elle englobe progressivement les infrastructures, les industries extractives, le numérique et d’autres secteurs appelés à soutenir la diversification de l’économie algérienne.
La dynamique commerciale s’accompagne par ailleurs d’un rapprochement humain croissant. Le nombre de citoyens algériens se rendant en Chine a ainsi doublé au cours des six premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.
L’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe entre Alger et Shanghai devrait, ajoute l’Ambassadeur chinois, contribuer à renforcer davantage les échanges économiques et humains entre les deux pays.
« Unissons nos efforts sans relâche pour renforcer l’alignement stratégique entre la modernisation à la chinoise et la Nouvelle Algérie victorieuse, faire des opportunités de développement des deux pays un bien-être commun pour nos deux peuples, et continuer à écrire de nouveaux chapitres du partenariat stratégique global sino-algérien ! », a-t-il conclu.
H. O.



























