Après avoir réussi son test à domicile face à la Zambie, lors de la 1re journée du groupe I des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – PAMOJA 2027, le sélectionneur des Verts, Brahim Hemdani, a découvert, le temps d’un déplacement à Bujumbura, l’Afrique et la réalité du terrain à travers un nul ramené de justesse face au Burundi (2-2).
Après un long voyage, en avion spécial et une séance d’entraînement la veille du match, les hommes de Hemdani ont foulé la pelouse synthétique du stade Intwari avec l’espoir de décrocher une seconde victoire pour asseoir leur supériorité et renforcer leur capital point et confiance.
Mais au bout des quatre-vingt-dix minutes et quelques poussières, les Verts ont rendu une copie très mitigée, notamment sur le plan défensif où l’équipe a été coupable d’erreurs qui ont failli coûter très cher à la sélection, alors qu’elle n’a plus connu de défaite lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique depuis le mois d’octobre 2018 !
Fort heureusement que Bachir Belloumi était au bon moment et au bon endroit pour réduire la marque, en première mi-temps, alors que son équipe était menée par deux buts sur des fautes incompréhensibles, ainsi qu’Adil Boulbina, auteur d’un coup franc magistral pour rétablir l’équilibre en seconde période.
A l’issue de ce nul au goût amer, car au même moment l’Egypte et le Maroc se sont imposés en déplacement face au Soudan (0-5) et le Lesotho (0-2), suscite d’énormes inquiétudes sur le choix et l’utilisation de certains joueurs, à l’image de Farès Chaïbi plutôt reculé alors qu’il est plus à l’aise offensivement.
D’ailleurs, le premier but encaissé confirme sa difficulté à évoluer sous la pression d’un joueur adverse, doublée par la position trop avancée du gardien Melvin Mastil. Il en est de même pour le second but encaissé sur une perte de balle de Rami Bensebaïni.
Face à un adversaire plus costaud, cette fébrilité défensive des Verts aurait pu être payée lourdement au tableau d’affichage, car elle va au-delà de la charnière qui a connu un autre changement par rapport au dernier match avec l’incorporation d’Achraf Abada à la place de Samir Chergui.
En plus du poste de gardien de but qui demeure un chantier ouvert, malgré la titularisation à deux reprises de Melvin Mastil, au milieu de terrain, la mécanique est toujours poussive et peu créative. D’ailleurs, les deux buts algériens sont venus sur un mauvais renvoi de la défense et une balle arrêtée, devant une animation peu convaincante, l’absence d’un fond de jeu clair et élaboré et surtout cette grinta légendaire qui fait de plus en plus défaut à une sélection en déperdition depuis déjà un bon moment.
– MOHAMED MALIK




























