La CAN 2027 va-t-elle se tenir en temps et en heure, à savoir du 19 juin au 17 juillet prochains, dans une organisation conjointe entre le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie ? C’est la question qui revient sans cesse ces derniers temps. Si Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), essaie – tant bien que mal – de veiller au respect du calendrier préétabli, des rumeurs évoquent un possible report ou carrément une nouvelle domiciliation (ce qui paraît invraisemblable) pour l’événement. Analyse de la situation.
Les éliminatoires de la CAN 2027 sont déjà à mi-chemin. Les premiers noms de qualifiés devraient tomber à l’issue de la date FIFA de novembre après les 3e et 4e journées des qualifications. Le suspense prendra fin définitivement au mois de mars prochain avec l’épilogue de la phase qualificative. C’est pour dire que l’agenda purement sportif de la CAF est bien mené.
Repasser au cycle biennal est peut-être un signal
Toutefois, du retard est enregistré sur le plan des infrastructures qui devraient accueillir le rendez-vous. Notamment en Ouganda et au Kenya. On ajoute à cela le fait que les élections présidentielles kenyanes se tiendront en août prochain. Les tensions en marge de l’événement sportif ne sont pas à exclure. De ce fait, il y a des réserves sur le plan sécuritaire.
De plus, il a été récemment décidé d’annuler le passage à l’organisation de la CAN tous les 4 ans. Avant de faire machine arrière, la CAF avait convenu à faire jouer, en revenant à la périodicité estivale, deux éditions (2027 et 2028) de suite en l’espace d’un an pour passer à des séquences paires et de tomber dans une année de l’EURO. Ce qui fera forcément de l’ombre à l’épreuve africaine en matière de diffusion. De plus, on peut relever qu’avec la préservation de l’ancien cycle, la CAN 2028 devrait être repoussée à 2029. Cela laissera donc le temps et permettrait le décalage de la séquence 2027 pour l’hiver 2028 si nécessaire.




























