À 48 heures du grand événement que la Confédération africaine de football organise à Sal, au Cap-Vert, où elle réunit autour de la CAF Strategy Conference les dirigeants des 54 associations-membres, les 54 sélectionneurs nationaux ainsi que le gotha du football continental, et des invités comme Gianni Infantino, le patron de la FIFA, et Arsène Wenger, le directeur du développement de cette instance, un autre sujet va capter l’attention et l’intérêt.
C’est celui de la Coupe d’Afrique des nations 2027, dont le doute plane de nouveau sur sa tenue dans les temps impartis, à savoir du 19 juin au 18 juillet 2027 dans trois pays, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya. Malgré la multiplication des visites d’inspection, dont certaines en présence
du président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, et les assurances données ici et là par les gouvernements des trois États, les dernières nouvelles ne sont, apparemment, pas réjouissantes, ni rassurantes.
Et ce n’est pas la première fois que la phase finale de la CAN est reportée ou délocalisée, puisque cela dure depuis 2012, au grand dam des amoureux du football africain qui ont subi à chaque fois les soubresauts d’une organisation souvent soumise à des aléas d’ordre politique et logistique.
Il suffit juste de regarder dans le rétroviseur pour s’en apercevoir : en 2013, l’Afrique du Sud avait suppléé la Libye ; le même pays remplacera le Maroc en 2015 ; en 2017, la Libye est de nouveau remplacée, cette fois par le Gabon ; en 2019, le Cameroun n’étant pas prêt, il laisse la main à l’Égypte ; le Cameroun a fini par organiser l’épreuve de 2021 en janvier-février 2022, décalant ainsi la Côte d’Ivoire 2021 à 2023, mais le tournoi se tiendra en janvier-février 2024 ; quant à la Guinée, prévue en 2023, elle se verra carrément retirer l’organisation au profit du Maroc, en 2025 (avec un débordement sur 2026).
Aujourd’hui, ça reparle de retards dans l’état d’avancement des travaux de certains stades et de plusieurs équipements logistiques, ce qui met l’establishment de la CAF dans tous ses états. De nouvelles missions sont alors prévues avant la fin de l’année afin de « trancher » ce dossier qui (re)devient lourd à gérer, au moment où les éliminatoires n’ont fait que commencer (1re et 2e journées disputées en septembre- octobre 2026).
De plus, les trois pays co-organisateurs sont censés être qualifiés d’office, alors qu’en cas de report à 2028, ces derniers perdraient leur statut si un autre pays parmi les quatre potentiels était prêt à accueillir l’événement et sauver de nouveau la CAF d’un autre camouflet. Dans deux jours, au Cap-Vert, la CAN-2027 sera au menu des débats, même si elle n’est pas à l’ordre du jour !
– LAFORDASSE





























