Resté sur le banc lors du Klassiker face au Bayern Munich, Ramy Bensebaïni reste sur une seule titularisation lors des six derniers matches en Bundesliga.
Inquiétant à l’orée de la fenêtre internationale. Débarrassé de la contusion thoracique qui avait altéré son entame de saison et donc pas blessé, le défenseur international algérien n’était pas non plus suspendu comme il avait pu l’être aux deux premiers tours du DFK Pokal. Ramy Bensebaïni n’était, toutefois, pas sur la pelouse de l’Allianz Arena de Munich. Ni au coup d’envoi, ni avant la fin du sublime duel qui s’est soldé par une parité de deux buts partout et au cours de laquelle le tout récent Ballon d’Or Harry Kane a raté un penalty samedi soir.
Cela aurait pu passer pour un simple choix de Nico Kovac si l’ancien Rennais avait brillé par sa régularité ces deux derniers mois. Or, en suivant du banc de touche ce classique du championnat allemand face à l’ogre munichois, le champion d’Afrique des nations 2019 vient, bien malgré lui, de confirmer une tendance au Borussia.
Simple spectateur en Bundesliga
Son déclassement dans la hiérarchie des défenseurs semble enclenché. A ce propos, si les chiffres ne disent pas tout, ils mentent rarement : Ramy Bensebaïni n’a été titulaire en Bundesliga qu’une seule et unique fois lors des six dernières journées, à savoir lors de la confrontation face à l’Eintracht Frankfurt. Sinon, il n’a pas bougé du banc face au Werder Brême (2-2) et à l’Union Berlin (0-0), après avoir disputé 8 petites minutes lors de la victoire à l’extérieur face au VFB Stuttgart (0-1) et seulement 13 autres minutes face à Paderborn (3-0). Un bilan famélique à peine embelli par deux titularisations d’affilée en UEFA Champions League, d’abord près du cercle arctique chez les Norvégiens de Bodo/Glimt (défaite 1-0) puis lors de la victoire en Azerbaïdjan face aux néophytes du Sabah FK (1-2).
Kovac ne compte plus sur lui
C’était après avoir, notamment, manqué le choc face à Villarreal en raison de sa blessure au thorax. Un manque de temps de jeu que l’ancien du Paradou n’avait plus connu depuis ses débuts professionnels au sein de la réserve du Montpellier SC où il venait de débarquer en provenance du championnat algérien. Rien ne dit, de plus, que sa situation tendrait à s’améliorer dans les jours et semaines à venir si l’on s’en tient aux propos de son entraineur croate qui a qualifié la prestation de son équipe de «sensationnelle» et qui ne devrait, de fait, pas s’aventurer à modifier un onze qui a tenu tête au géant bavarois, encore moins toucher à sa défense à trois composée de Gadou (remplacé par Ryerson à la 87’), Anton et Schlotterbeck.
Touba, Chergui et Naïr sont devant
Un élément de réponse devrait, cependant, être donné dès mercredi soir à l’occasion de la réception par le BvB du Bétis Séville dans le cadre de la 4ème journée de la Ligue des Champions pour avoir une meilleure idée à ce moment précis de la saison du statut réel de Ramy Bensebaïni dont le contrat avec le club de la Ruhr arrive à échéance en juin prochain. Surtout qu’à son poste en sélection, tous ceux qui peuvent prétendre à une place de titulaire le sont en club. Que ce soit le revenant Ahmed Touba (8 titularisations avec le Havre en 8 journées de Ligue 1), le mondialiste Samir Chergui (6 titularisations) ou encore le récemment convoqué Souhaïb Naïr (10 fois titulaire en 11 journées de Ligue 2 avec l’En Avant de Guingamp), leurs statistiques sont largement … défavorables au natif de Constantine qui vit, assurément, l’un des plus difficiles débuts de saison de sa (belle) carrière en club.
– RACHID BELARBI




























