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Attaf s'entretient à Istanbul avec son homologue iranien

Attaf s'entretient à Istanbul avec son homologue iranien

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a tenu ce jour, à Istanbul, une rencontre bilatérale avec le ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, M. Abbas Araghchi, en marge de leur participation à un événement diplomatique régional. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, cette rencontre a été consacrée à un échange de vues sur les derniers développements au Moyen-Orient, notamment en lien avec la poursuite de l’agression contre la République islamique d’Iran et ses conséquences sur la paix et la sécurité dans la région. Au cours des discussions, M. Attaf a réaffirmé la position constante de l’Algérie, favorable aux solutions politiques et pacifiques, soulignant l’engagement de l’Algérie, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, à contribuer activement au renforcement de la stabilité régionale, dans le respect des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies. Le ministre algérien a également insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue et la diplomatie, et d’œuvrer pour épargner aux peuples de la région davantage de tensions et de souffrances humaines, dans un contexte marqué par des défis croissants au Moyen-Orient.

Attaf : Le droit international a été complètement ignoré

Dans une allocution prononcée lors de la 51e réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique, tenue à Istanbul (Turquie), le ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a affirmé que l’ordre international connaît un effondrement manifeste de ses principes fondamentaux, avec une mise à l’écart totale du droit international, y compris la Charte des Nations unies. Le ministre a souligné que le monde traverse une période critique, qualifiant la conjoncture internationale et régionale de « tragique », dans un contexte où les concepts sont brouillés, au point que l’agresseur plaide désormais pour son droit à la légitime défense, tandis que la victime est rendue responsable. Attaf a expliqué que la logique de domination absolue s’est imposée, dans un climat de silence de la communauté internationale, notant que les puissances agissantes n’hésitent plus à déclarer ouvertement leur intention de redéfinir la carte du Moyen-Orient, voire de réorganiser l’ordre mondial dans son ensemble. Le ministre s’est également arrêté sur la situation actuelle dans la région, affirmant que le Moyen-Orient traverse des horreurs sans précédent, marquées par une escalade militaire et des agressions répétées, en particulier l’attaque israélienne récente contre l’Iran, ainsi que les frappes continues contre la Syrie, le Liban et le Yémen. Dans ce contexte, Attaf a dénoncé la guerre menée par l’occupation israélienne contre la bande de Gaza depuis près de deux ans, insistant sur le fait que ces agressions se poursuivent sans aucune forme de reddition de comptes ni de sanction, en l’absence totale de dissuasion internationale. Le ministre a exprimé la solidarité de l’Algérie avec les peuples confrontés aux effets de ces agressions, soulignant que le concept de « sécurité », tel qu’avancé par l’occupant israélien, ne saurait se construire au détriment de la souveraineté et de la stabilité des autres États. Et d’interroger : « Quelle sécurité justifie la violation de la souveraineté des pays de la région ? Quelle sécurité repose sur l’imposition du fait accompli et le mépris du droit international ? » Avant de rappeler que la véritable sécurité ne peut être atteinte sans un engagement collectif à respecter les principes de la légalité internationale. Le ministre a affirmé que le Moyen-Orient se trouve à un tournant décisif, appelant à reconsidérer la question de la sécurité régionale sur des bases justes et inclusives, qui tiennent compte des intérêts de toutes les parties sans exception. Attaf a également souligné que la réalisation de la paix dans la région est étroitement liée à la résolution de la question palestinienne, à travers la fin de l’occupation et l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods comme capitale. En conclusion, le ministre des Affaires étrangères a appelé à mettre fin aux politiques fondées sur la force, la domination et le fait accompli, et à revenir à une application équitable des règles du droit international pour tous, estimant que cela constitue une condition essentielle pour instaurer une paix juste, durable et définitive au Moyen-Orient.

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