À l’ONU, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf a alerté sur un monde «à la croisée des chemins», dans un contexte marqué par l’escalade des tensions, l’extension des zones de conflit et la défiance à l’égard des institutions internationales. Il a ainsi plaidé pour la réforme du système des Nations unies et le renforcement du multilatéralisme, au service d’un ordre international plus juste, plus représentatif et plus équitable.
S’exprimant lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), M. Attaf, a souligné que la réforme du système des Nations unies «n’est plus un luxe institutionnel ni une option susceptible d’être indéfiniment reportée, mais bel et bien un impératif imposé par les profondes mutations qu’a connues le monde et par la nécessité d’un ordre international plus juste, plus représentatif et plus équitable».
Le ministre d’Etat a, dans ce cadre, «plaidé pour le renforcement du rôle et de l’autorité de l’Assemblée générale et pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité, afin de le rendre plus représentatif, plus juste et plus efficace, tout en mettant fin à la sélectivité et au deux poids, deux mesures dans l’application du droit international».
Il a, dans ce contexte, réitéré le soutien constant de l’Algérie à la position africaine commune, soulignant que «la réparation de l’injustice historique faite à l’Afrique exige une représentation africaine permanente et équitable au Conseil de sécurité, dotée de pleines prérogatives».
Le rétablissement de la confiance dans l’ordre international exige le respect et l’application du droit international à l’égard de tous, a insisté M. Attaf, mettant en garde contre les risques liés au recul du multilatéralisme et au retour de la logique de la force et de la sélectivité dans l’application des règles internationales.
S’agissant de la cause palestinienne, le ministre d’Etat a réaffirmé le soutien total et inconditionnel de l’Algérie aux droits légitimes et inaliénables du peuple palestinien, en tête desquels son droit naturel à l’établissement de son Etat indépendant pleinement souverain, avec El-Qods pour capitale.
Concernant le Sahara occidental, M. Attaf a précisé que l’Algérie «salue l’organisation de négociations directes entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, au début de cette année, sous l’égide de l’ONU, avec l’aide des Etats-Unis d’Amérique», réaffirmant «la position de principe de l’Algérie en faveur du droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination».
Pour la région sahélo-saharienne, l’Algérie préconise, a-t-il dit, «une approche fondée sur le soutien à la sécurité des pays de la région, l’accompagnement de leurs efforts de développement, la promotion de la réconciliation et du dialogue et le traitement des causes qui alimentent l’instabilité, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats et des choix de leurs peuples».
Manel Z.

- Ahmed Attaf a alerté sur un monde a la croisee des chemins lors de la 81e session de l'AGNU.
- Il a plaide pour la reforme du systeme des Nations unies et le renforcement du multilateralisme.
- Le ministre a reclame une reforme en profondeur du Conseil de securite et une representation equitable de l'Afrique.
- L'Algerie a reitere son soutien total aux droits legitimes du peuple palestinien et a un Etat independant.
- L'Algérie soutient l'autodétermination du Sahara occidental et plaide pour le dialogue dans la région sahélo-saharienne.



























