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Algérie-USA : partenariat énergétique et investissement

Algérie-USA : partenariat énergétique et investissement

  • Massad Boulos reçu dimanche par le président Abdelmadjid Tebboune et qualifie les discussions de fructueuses.
  • Il s’est entretenu avec le Premier ministre Sifi Ghrieb, le ministre Ahmed Attaf et devait rencontrer Nourredine Daoudi de Sonatrach.
  • L’ambassade des États-Unis indique que la visite réaffirme l’engagement pour une coopération énergétique et une prospérité partagée.
  • ExxonMobil et Chevron ont signé des mémorandums d’entente avec Sonatrach en 2024 après des pourparlers ouverts en 2022.
  • Début 2025, Chevron a conclu avec Alnaft un accord de financement de 100 millions de dollars pour étudier le potentiel offshore.

Reçu dimanche par le président Abdelmadjid Tebboune, Massad Boulos a qualifié les discussions de «fructueuses», mettant en avant le rôle de l’Algérie comme «partenaire important» des États-Unis dans la sécurité régionale et le développement des opportunités économiques.

Au-delà du volet diplomatique, le programme de la visite illustre cette volonté d’approfondissement. Le responsable américain s’est également entretenu avec le Premier ministre Sifi Ghrieb et le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf. Il devait par ailleurs rencontrer le PDG de Sonatrach, Nourredine Daoudi, pour discuter du développement du partenariat énergétique entre les deux pays.

Cette séquence intervient alors qu’Alger et Washington cherchent à élargir leur coopération économique, notamment en augmentant la présence des entreprises américaines, les investissements et les échanges commerciaux.

Le secteur des hydrocarbures constitue naturellement l’un des principaux points d’ancrage de cette stratégie. D’ailleurs, selon le communiqué de l’ambassade des États-Unis en Algérie, «cette visite réaffirme l’engagement des États-Unis au renforcement de la coopération énergétique entre les deux pays qui contribue à ouvrir la voie à une prospérité partagée».

Les États-Unis disposent déjà d’une présence importante en Algérie à travers plusieurs groupes de premier plan, notamment Halliburton, SLB, Oxy et Baker Hughes. Mais Washington ambitionne désormais de franchir une étape supplémentaire avec l’implantation de deux poids lourds de l’industrie pétrolière américaine : ExxonMobil et Chevron.

Les discussions engagées avec Sonatrach depuis plusieurs années commencent ainsi à prendre une dimension plus opérationnelle. Les deux majors ont signé des mémorandums d’entente avec le groupe algérien en 2024, après l’ouverture de pourparlers en 2022, avec l’objectif d’identifier et de développer de nouvelles opportunités dans l’amont pétrolier et gazier.

ExxonMobil s’intéresse notamment aux bassins d’Ahnet et Gourara, tandis que Chevron explore des opportunités dans le bassin d’Ahnet-Berkine. Les deux groupes portent également un intérêt particulier au potentiel des hydrocarbures non conventionnels.

L’offshore également dans le viseur

Pour Chevron, les perspectives algériennes dépassent toutefois l’onshore. Le groupe américain travaille également sur le potentiel offshore du pays. Début 2025, Chevron a conclu un accord avec l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), prévoyant le financement, à hauteur de 100 millions de dollars, d’études destinées à évaluer le potentiel des ressources offshore algériennes.

L’enjeu est désormais de transformer ces différentes initiatives en projets industriels et en contrats effectifs. C’est précisément dans cette perspective que les échanges de haut niveau entre Alger et Washington prennent une importance particulière.

La volonté américaine d’accélérer le mouvement intervient également dans un environnement devenu plus concurrentiel. La présence chinoise dans les hydrocarbures algériens gagne notamment du terrain, comme l’illustrent les récents accords conclus entre Sonatrach et des groupes chinois autour du développement des hydrocarbures non conventionnels.

Pour les États-Unis, l’objectif est donc aussi de consolider leur position sur un marché algérien qui offre encore d’importantes possibilités d’exploration et de développement.

La visite de Massad Boulos traduit ainsi une ambition qui dépasse le simple renforcement du dialogue politique : il s’agit désormais de préparer le passage d’une coopération prometteuse à une présence américaine industrielle et énergétique plus importante en Algérie.

K. B.

Source : Ecotimes

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