À l’issue de leurs entretiens au Palais du Gouvernement, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, et son homologue tchèque ont présidé, hier, la cérémonie de signature de plusieurs accords. Ceux-ci portent notamment sur la coopération dans les domaines de la Protection civile, de la géologie et du cinéma.
Un autre mémorandum prévoit la mise en place d’un Conseil d’affaires algéro-tchèque, un mécanisme appelé à rapprocher les opérateurs économiques et à faciliter l’identification de nouvelles opportunités d’investissement.
Cette signature donne une dimension plus concrète à la volonté affichée par Alger et Prague de renforcer leurs relations économiques, avec l’ambition de dépasser le cadre des échanges traditionnels pour favoriser l’émergence de projets de partenariat.
D’ailleurs, la création d’un Conseil d’affaires constitue l’un des principaux volets économiques de cette visite. Cette structure doit contribuer à développer les relations entre les entreprises algériennes et tchèques, à faciliter les contacts entre les opérateurs et à identifier des possibilités de coopération commerciale et industrielle.
Ce dispositif s’inscrit dans la volonté exprimée par les deux gouvernements d’accroître les échanges bilatéraux et de promouvoir les investissements mutuels. Il pourrait notamment favoriser l’émergence de partenariats productifs.
En parallèle, les mémorandums signés dans les domaines de la géologie et de la Protection civile ouvrent des pistes de coopération technique et institutionnelle. Le volet cinématographique élargit, pour sa part, le champ des relations bilatérales au secteur culturel.
Au-delà de ces engagements, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, les mines et l’économie de la connaissance figurent également parmi les secteurs prioritaires évoqués lors des discussions entre les deux parties, selon les services du Premier ministre.
Pour l’Algérie, le développement de ces relations s’inscrit dans la stratégie de diversification des partenariats internationaux et de renforcement du tissu productif national. L’objectif est notamment de favoriser les investissements susceptibles de générer davantage de valeur ajoutée, de développer les compétences et de soutenir les activités industrielles et technologiques.
L’Algérie, un point d’accès aux marchés africains
L’intérêt de la partie tchèque pour le marché algérien représente un autre enjeu de ce rapprochement. Au-delà des débouchés qu’offre l’économie nationale, l’Algérie peut également constituer une plateforme pour les entreprises souhaitant développer leur présence sur les marchés africains.
Cette perspective prend une importance particulière dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à faciliter les échanges commerciaux à l’échelle du continent. Pour les opérateurs tchèques, des partenariats avec des entreprises algériennes pourraient ainsi offrir des possibilités de développement régional, notamment à travers des activités de production et de coopération industrielle.
Les secteurs de l’énergie, des mines et de l’agriculture présentent également des possibilités de collaboration, tandis que l’économie de la connaissance ouvre des perspectives dans les domaines technologiques.
La concrétisation de ces opportunités dépendra toutefois de la capacité des deux parties à transformer les accords signés et les intentions affichées en projets opérationnels. La création du Conseil d’affaires devra notamment se traduire par des échanges réguliers entre les entreprises, l’identification de projets viables et une progression effective des investissements croisés.
Pour Alger comme pour Prague, l’enjeu est désormais de donner une portée économique durable à ce rapprochement. Les mémorandums signés constituent une première étape, mais leur impact se mesurera surtout à travers les partenariats effectivement conclus, les projets lancés et l’évolution des échanges commerciaux entre les deux pays.
K. B.



























