En bénéficiant de la plus longue fenêtre internationale qu’un sélectionneur ait pu disposer pour ses débuts, Brahim Hemdani sera forcément jugé sur ce qu’il proposera à l’occasion de cet amical face au Niger.
Avec un contrat rempli aux deux tiers, comme ces quatre points amassés sur les six mis en jeu à l’occasion des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, le sélectionneur national aura à cœur de terminer ce stage de 16 jours par un feu d’artifice qui assoirait un semblant de légitimité à défaut de mettre tout le monde d’accord. La faute, en premier lieu, à un vécu vierge à ce niveau sur un banc que son début d’aventure partiellement réussi a quelque peu fait passer au second plan. Aussi le faible calibre du sparring-partner nigérien ne permettra-t-il pas de tirer les justes enseignements d’un aussi important rendez-vous d’entame de campagne. La rareté d’un espace-temps offert à un sélectionneur pour préparer une joute amicale impose, toutefois, la nécessité d’avoir un jugement quasi-définitif sur ce que propose Hemdani comme projet de jeu et penchants tactiques.
Justifier le temps, provoquer l’élan
Car, maintenant que l’enjeu de cueillir le maximum de points afin d’assurer le plus tôt possible la qualification à la prochaine CAN n’est pas à l’ordre du jour, on devrait s’attendre à ce que le successeur de Vladimir Petkovic propose un menu plus consistant que ce qu’on a vu de son équipe à Bujumbura. Et cela, aussi bien sur le plan de la solidité défensive que dans les intentions offensives d’autant plus que la modestie de l’antagoniste du soir qui se présentera en tant que 122ème nation mondiale au dernier classement de la FIFA ouvre la porte à toutes les initiatives et au maximum d’essais. Même les forfaits d’Aït-Nouri, Hadj-Moussa, Gouiri et autre Zorgane sont considérés, à cette heure-ci, comme profitables au sélectionneur qui pourra, dès lors, puiser dans la profondeur du banc qu’il a choisi et donner à sa liste initiale une réelle valeur collective.
En terre rebelle, pour un momentum
Des éléments qui n’ont pas encore éclos à ce niveau (Abdellatif Ramdane, Kiliane Belazzoug, Sohaïb Naïr, Adil Bourabaâ), d’autres qui n’ont pas encore démontré sous le maillot vert ce qu’ils valent en club (Amin Chiakha, Himad Abdelli) ou encore ces brillants débutants qu’on aimerait revoir (Bachir Belloumi et Adil Aouchiche) constituent, en effet, assez de munitions pour que l’EN de Hemdani parvienne à rallumer cette flamme que les supporters n’ont plus revus depuis le prolifique Algérie-Autriche de Kansas City (3-3) en Coupe du monde.
Ce que l’ancien capitaine de l’Olympique de Marseille proposera, en début de soirée, dira d’ailleurs presque tout de ce qu’il a retenu de ses deux premiers actes sur ce banc, autant pour les enseignements dans le sens de la marche que pour les erreurs de casting commises et qui ont valu à l’EN de laisser deux points chez un lointain rival que pas moins de 111 places séparent selon la hiérarchie établie par l’instance planétaire. Autant de bonnes raisons, en somme, pour que le duo Brahim Hemdani-Antar Yahia fasse de ce rendez-vous en terre rebelle un momentum qui lancera effectivement une nouvelle ère.
– RACHID BELARBI




























