L’enjeu de ce déplacement est la promotion de son méga-appel d’offres international baptisé « Algeria Bid Round 2026« . Cette démarche s’inscrira dans le cadre d’un calendrier promotionnel global, faisant suite à des interventions remarquées au Global Energy Summit de Londres et au Napec d’Oran.
En mettant en avant son potentiel géologique et un cadre réglementaire modernisé, le pays ambitionne de transformer l’intérêt des investisseurs en partenariats financiers fermes.
Échéances et calendrier de l’appel d’offres
L’événement du Cap consacrera une session exclusive à l’appel d’offres algérien, offrant à Alnaft une tribune d’exposition idéale. Cette présentation technique intervient avant la clôture des salles de données virtuelles, programmée pour le 30 novembre prochain.
Cette plateforme numérique, introduite pour la première fois en Algérie, permet aux opérateurs qualifiés d’examiner à distance l’ensemble des données géologiques disponibles.
La suite du processus est jalonnée par des échéances rigoureuses. La phase du dépôt officiel des offres et de l’ouverture des plis est fixée au 25 janvier 2027. Les négociations aboutiront à la signature des contrats avec la compagnie nationale Sonatrach au plus tard le 31 mars 2027.
L’engouement est palpable puisque près de soixante compagnies énergétiques mondiales ont formellement manifesté leur intérêt auprès de l’agence depuis le lancement de l’opération en avril dernier.
Sept périmètres ouverts à la concurrence
La campagne de développement s’articule autour de sept périmètres géographiques stratégiques, sélectionnés par Alnaft pour leur richesse en hydrocarbures. Ces blocs s’étendent sur des zones sédimentaires déjà productives, englobant les bassins d’Illizi et de Berkine.
Dans le détail, les investisseurs se disputeront les gisements d’Illizi Centre I, d’El M’zaïd Nord, et d’El Borma II. S’y ajoutent les périmètres de Bordj Omar Driss Est I, d’El Hadjira 3, d’El Benoud Est, ainsi que le bloc de Touggourt Sud.
L’attractivité de ces blocs repose sur la présence de réserves prouvées et sur la proximité d’infrastructures de transport existantes. Le président d’Alnaft, Abdelkader Cherfaoui, s’est attaché à démontrer lors de ses récentes interventions que le pays garantit un accès direct aux marchés.
Cette position logistique, couplée à une révision incitative de la fiscalité pétrolière, réduit les coûts de développement pour les futurs partenaires.
Une plateforme panafricaine pour les partenariats
Le choix de l’African Energy Week comme vitrine n’est pas fortuit. Ce grand rassemblement continental prévoit d’accueillir plus de dix mille délégués, incluant trois cents ministres, quatre cents conférenciers et environ mille cinq cents entreprises et institutions financières.
Le président-directeur général de la Chambre africaine de l’énergie, NJ Ayuk, s’accorde à dire que l’Algérie propose une combinaison unique de ressources, d’infrastructures et de potentiel d’exploration.
Le sommet du Cap ne se limitera pas aux énergies fossiles conventionnelles, il s’ouvrira largement aux discussions portant sur le gaz naturel liquéfié, l’électricité et les énergies renouvelables.
Pour l’Algérie, l’objectif est d’asseoir son rôle de leader énergétique en Afrique tout en maximisant l’extraction de ses ressources en amont.
En multipliant les contacts directs avec les fonds d’investissement au cours de cette semaine, Alnaft entend faciliter la conclusion de nouveaux accords commerciaux et de financements innovants.
R. E.





























