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ALG : Un procès pas comme les autres (Lafordasse)

ALG : Un procès pas comme les autres (Lafordasse)

L’ambiance était très détendue en cette matinée du mardi 13 octobre 2026 dans l’une des salles d’audience du tribunal de Sidi-M’hamed, sis à Abane- Ramdane, au moment du début du procès tant attendu des trois anciens présidents de la Fédération algérienne de football, au niveau de la chambre 3 du pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique du tribunal.

C’est d’ailleurs une première dans les annales que trois présidents de fédération successifs, ainsi que quelques membres du bureau fédéral (pas tous), deux ex- secrétaires généraux, un directeur de l’administration général (DAG) et des personnels administratifs, se retrouvent devant la juge, dont cinq étaient sous mandat de dépôt depuis deux ans.

Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment les tenants et les aboutissants de ce ou ces dossiers et les graves accusations portées à l’encontre des présumés mis dans le box des accusés, on pourrait penser qu’après 2017, tous les dirigeants qui se sont succédé à la tête de la FAF ont tous versé dans l’abus de confiance, la dilapidation de deniers publics et la conclusion de contrats contraires à la réglementation dans le but de s’octroyer des avantages injustifiés.

Pourtant, deux d’entre eux, en l’occurrence Djahid Zefizef et Amara Charaf-Eddine, n’ont géré qu’une année seulement, puisque chacun a démissionné de son poste de président bénévole élu. Quant à Kheïreddine Zetchi, même s’il a réussi à terminer tant bien que mal son mandat de quatre ans (de mars 2017 à avril 2021), il n’en demeure pas moins qu’il n’a eu que deux années effectives de pleine gestion si l’on considère la période du «Hirak» et celle liée à la pandémie de la Covid-19.

Dès l’entame du procès, deux avocats de la défense ont demandé, l’un le rejet de l’expertise produite par l’Inspection générale des finances (IGF) car elle ne serait pas conforme et ne portant pas les noms des enquêteurs, ce qui ouvre la porte à d’autres interprétations ; et l’autre, le rejet de la partie civile arguant le conflit d’intérêt du fait que le président de la FAF est lui-même ministre des sports !

Mais au-delà du déroulement, de la suite et du dénouement de ce procès, cette affaire laissera certainement des traces au sein de la famille du football, car elle va au-delà des charges retenues, comme l’a si bien rappelé un des membres du bureau fédéral, Amar Bahloul pour le nommer, qui a mis le doigt sur le fond du problème et les raisons qui ont amené d’anciens dirigeants de la FAF à déclencher la machine judiciaire à l’encontre de ceux qui leur ont succédé.

Et, maintenant que les audiences ont – enfin – débuté, plusieurs vérités vont remonter
à la surface et l’opinion sera davantage éclairée, même si cette dernière se fait déjà une idée sur ce procès pas comme les autres.

LAFORDASSE

Source : Foot Afrique

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