La Coupe du Monde de la FIFA U-17 est dans moins d’un mois (du 19 novembre au 13 décembre) à Doha, au Qatar. C’est l’occasion pour la FIFA de lancer une série d’interviews, dont celle du sélectionneur de l’équipe d’Algérie Amine Ghimouz.
Après 17 ans d’absence lors de l’édition 2009 au Nigéria, la sélection nationale des U-17 fait son grand retour en Coupe du Monde de la FIFA 2026 dont le tournoi se tiendra à Doha, au Qatar du 19 novembre au 13 décembre prochains.
En prévision de ce tournoi, la FIFA a lancé une série d’interviews de certains acteurs parmi les 48 équipes engagées, dont le sélectionneur national des jeunes Verts Amine Ghimouz.
Evidemment, les choses ont bien changé entre 2009 et 2026, puisque la compétition se déroule annuellement, telle que décidé par Arsène Wenger, le directeur de développement de la FIFA (le Qatar organise cinq éditions de suite pour les garçons et le Maroc pour les féminines), et chaque continent a droit à 10 équipes, ce qui ouvre la voie à davantage de nations d’y participer.
C’est le cas de l’Algérie qui, cette année, ambitionne de faire mieux qu’en 2009 où elle a été éliminée dès le 1e tour après trois défaites de rang et zéro but marqué.
Pour rappel, la sélection nationale s’est qualifiée au second tour de la CAN-2026 après un tirage au sort vu qu’elle avait terminé ex-aequo avec la Ghana en phase de groupes, avant d’être battue en quart de finale par la Tanzanie. Une élimination qui ne l’a pas empêché d’être parmi les 8 sélections qualifiées directement auxquelles s’ajoutèrent deux autres issues de matchs-barrages.
Dans un entretien accordé à la FIFA, Ghimouz, qui a pris ses fonctions en mars 2025, est revenu notamment sur l’attente angoissante qui a précédé la qualification et sur les défis qui l’attendent au Qatar.
- FIFA : L’Algérie revient à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA après 17 ans d’absence. Que représente pour vous ce retour ?
Amine Ghimouz : ‘’Pour nous, cela témoigne des efforts déployés par la Fédération algérienne de football pour développer ce sport chez les jeunes et ramener le football algérien sur la scène internationale.’’
- La qualification ayant été obtenue par tirage au sort, l’attente a dû être angoissante…
‘’C’était une période tendue, et on espérait de tout cœur se qualifier. L’annonce de notre qualification a suscité une grande joie parmi les joueurs et les membres du staff technique. Le tirage au sort nous a peut-être été favorable, mais au vu du retour des matchs, je pense qu’on méritait pleinement de se qualifier.’’
- Selon vous, qu’est-ce qui distingue cette génération de joueurs algériens ?
‘’L’équipe est composée à la fois de joueurs issus de la formation en Algérie et d’autres issus de la diaspora algérienne à l’étranger, tous unis par leur identité nationale. Dans le style de jeu, les joueurs algériens sont réputés pour leur vitesse, leur fougue et leur technique. Je dois avouer que la plupart de nos joueurs possèdent des qualités techniques exceptionnelles.’’
- Vous affrontez le Chili, le Monténégro et les États-Unis lors de la phase de groupes. Que pensez-vous de ces adversaires, et quelles sont vos ambitions pour ce tournoi ?
‘’Ce groupe rassemble quatre cultures footballistiques différentes ; nous allons donc assister à la confrontation de quatre styles de jeu distincts, et notre ambition est de figurer parmi les équipes qui se qualifieront pour la phase à élimination directe. Notre ambition est d’aller loin dans la compétition et, bien sûr, de faire honneur à notre pays.’’
- Plusieurs de vos protégés se sont illustrés lors de la Coupe d’Afrique des Nations U-17. Selon vous, quels joueurs seront à suivre de près au Qatar ?
‘’L’équipe nationale compte de nombreux joueurs talentueux et on espère qu’ils brilleront lors de ce tournoi, si Dieu veut. Je pourrais citer notamment Yacine Abed, qui s’est illustré lors de la dernière CAN. Mouhammed Valmy, qui a inscrit un doublé contre la Tanzanie et a été élu meilleur joueur du match, ainsi que Khalil Touali.’’
- Pour conclure, le Mondial U-17 de la FIFA se déroule désormais chaque année et rassemble 48 équipes. Selon vous, quel sera l’impact de ce changement sur la formation des jeunes ?
‘’Cela permet aux fédérations de travailler sans relâche à la détection et à la formation des jeunes talents, tout en offrant à ces joueurs l’occasion de se mettre en valeur lors d’un tournoi mondial de cette envergure. Cela renforce les fondations des équipes nationales et contribue à faire émerger de jeunes talents.’’





























