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ALG : Quand Tonkin rencontre Petkovic et Bouanani
Ce n’est pas tous les jours que les supporters de … L’article ALG : Quand Tonkin rencontre Petkovic et Bouanani est apparu en premier sur Foot Afrique .
Bureau fédéral de juillet 2026 : Petkovic ne sera pas limogé
Le bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF) tient ce samedi sa première réunion depuis l'élimination des Fennecs au Mondial 2026. Très attendue du public et des médias, cette assemblée risque fort de ne déboucher sur aucune décision concrète, rapporte le quotidien El Khabar. Une réunion convoquée sous pression populaire Les membres du bureau fédéral se retrouvent à partir de 18h00 au Centre Technique National de Sidi Moussa, à Alger. La rencontre intervient après des semaines de silence assourdissant des dirigeants de la FAF — un mutisme qui a laissé libre cours aux rumeurs sur l'avenir du sélectionneur Vladimir Petkovic et sur les orientations futures du football national. Le président de la FAF, Walid Sadi, présentera lui-même le rapport sur la participation de l'Algérie au Mondial 2026. L'absence de Petkovic et de tout responsable de l'équipe première lors de cette séance interroge d'emblée sur la portée réelle des débats à venir : difficile d'évaluer sereinement un bilan quand l'auteur du rapport en est également le seul présentateur. Le cas Petkovic : aucun dénouement à l'horizon Le feuilleton autour de l'avenir du technicien suisse ne devrait pas se refermer ce samedi. Selon El Khabar , Petkovic reste lié à la FAF par un contrat en vigueur et n'a pas donné son accord à une résiliation à l'amiable, contrairement à ce qui a pu circuler dans certains médias ces derniers jours. Toute rupture du contrat implique des procédures juridiques, des négociations avec les avocats de l'entraîneur et une évaluation précise du coût financier d'un tel départ. Ces contraintes rendent toute annonce officielle sur ce dossier hautement improbable lors de la réunion de samedi. Un communiqué rassurant en guise de conclusion ? El Khabar indique que le bureau fédéral compte conclure ses travaux par une déclaration officielle centrée sur la promesse d'une restructuration de l'équipe nationale, sans révéler ni mesures concrètes ni calendrier précis. Une confirmation du maintien de Walid Sadi à la tête de la FAF pourrait également figurer dans le bilan final.
ALG : Au fait, qu’en est-il de Nabil Neghiz ?
Il a fait partie du staff technique national de Vladimir Petkovic, mais il a vite disparu des radars depuis le départ du technicien bosno-helvétique. Lui, c’est Nabil Neghiz l’un de ses adjoints, depuis mars 2024. Mais a quoi a-t-il servi et qu’en est-il de son avenir, alors que les échéances approchent et les Verts sont toujours sans coach ? Lors de la cérémonie de renouvellement du contrat de l’ex-sélectionneur national, Vladimir Petkovic, et les membres de son staff, le 7 juin dernier au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa, de nombreux observateurs se sont interrogés sur l’absence, notamment sur les photos, de l’algérien Nabil Neghiz. D’ailleurs, beaucoup de spéculations s’en suivirent, concernant l’avenir du technicien algérien dans le staff technique des Verts, où certains sont allés jusqu’à affirmer que l’enfant de Jijel n’allait plus poursuivre sa mission, alors que d’autres précisaient que la cérémonie ne concernait en définitive que les adjoints étrangers ramenés par Petkovic et non pas les algériens. Mais avec la tournure des événements et le départ précipité de Petkovic à l’issue d’un Mondial 2026 que d’aucuns ont considéré décevant, on n’entend plus parler de Nabil Neghiz, alors qu’il avait fait le voyage aux Etats-Unis, et ce, à moins d’un mois de la prochaine fenêtre FIFA qui coïncide avec le début des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations – Kenya/Ouganda/Tanzanie 2027. En attendant l’arrivée d’un successeur à Petkovic, la présence de Nabil Neghiz aurait pu ou aurait dû servir à au moins préparer le stage, à arrêter la liste élargie et à déblayer le terrain pour le prochain sélectionneur. Si Neghiz n’est pas en mesure d’accomplir ce travail, alors qu’en est-il vraiment de son rôle et de sa contribution dans le staff de la sélection pendant 28 mois ? Quand on sait que le Cap-Vert a confié l’équipe nationale à Humberto Bettencourt, l’adjoint de Bubista depuis 2020 (six ans), ce dernier étant parti à la RS Berkane, on peut se poser de sérieuses questions sur le rôle de Neghiz. Ce dernier est censé connaître le groupe et les joueurs. Mieux encore, le technicien algérien avait coaché par le passé l’équipe nationale, le 2 juin 2016 face aux Seychelles en déplacement (2 – 0) lors de la 5 e journée des éliminatoires de la CAN 2017, après le départ de Christian Gourcuff. Un résultat qui a permis aux Fennecs d’assurer leur qualification avant l’arrivée du serbe Milovan Rajevac à la tête de la sélection dont le passage n’a duré qu’à peine trois mois (juillet à octobre 2016) pour être remplacé par le belge Georges Leekens qui a conduit l’équipe à la CAN-2017, avec le fiasco qu’on connaît (élimination dès le 1 e tour). C’est dire que Neghiz a déjà géré une période transitoire, comme cela peut être le cas aujourd’hui avant d’engager un nouveau sélectionneur dans le cadre d’un véritable projet et non pas dans la précipitation et une absence d’une réelle réflexion. L’Algérie, avec la Corée du Sud, Panama et Haïti, sans sélectionneur Par ailleurs, sur les 48 sélections qui ont pris part à la Coupe du Monde de la FIFA 2026, 27 ont préservé leurs staffs respectifs, soit plus de la moitié (56,25%), alors que 16 (33,33%) ont déjà procédé à des changements durant les mois de juillet août, préférant ainsi tourner la page du Mondial et préparer les prochaines échéances avec un staff renouvelé. Cinq sélections sont, par contre, sans sélectionneur dont une, le Panama où l’entraîneur est en fin de contrat et la fédération n’a toujours pas communiqué sur sa reconduction ou pas, à savoir l’espagnol Thomas Christiansen. Pour les quatre autres, dont l’Algérie, elles sont toujours dans l’expectative, en l’occurrence la Corée du Sud, l’Equateur et Haïti. Du coup, il devient de plus en plus inquiétant, pour ne pas dire regrettable, que la fédération algérienne de football n’ait pas su manœuvrer à temps pour éviter une telle situation. Chaque jour un nom est balancé, sans que personne ne pointe à l’horizon, au moment où l’on annonce l’engagement d’Antar Yahia, en tant qu’adjoint, alors qu’un … autre adjoint, Nabil Neghiz, est censé être prédisposé à assurer l’intérim. A ne rien comprendre. Voici les sélections qui ont déjà changé d’entraîneur : Belgique : Mark van Bommel. Allemagne : Jürgen Klopp. Portugal : Jorge Jésus. Pays-Bas : Xavi (Espagne). France ; Zinedine Zidane. Croatie : Slaven Bilic. Mexique ; Rafael Marquez. Uruguay : Diego Forlan. Côte d’Ivoire : Hervé Renard (France). Tunisie : Mouine Chaabani. Jordanie : Badou Zaki (Maroc). République Tchèque : Santi Denia (Espagne). Cap-Vert : Humberto Bettencourt. Sénégal : Patrick Vieira (France). Ecosse : Sébastien Pocognoli (Belgique). Curaçao : Fred Rutten (Pays-Bas). Les sélections du Mondial 2026 ayant conservé leur staff et n’ayant toujours pas trouvé un nouveau : Groupe A : Afrique du Sud – Corée du Sud (sans entraîneur). Groupe B : Canada – Bosnie-Herzégovine – Qatar – Suisse Groupe C : Brésil – Maroc- Haïti (sans sélectionneur). Groupe D : Etats-Unis – Paraguay – Australie – Turquie. Groupe E : Equateur (sans sélectionneur). Groupe F : Japon – Suède. Groupe G : Egypte – Iran – Nouvelle Zélande. Groupe H : Espagne – Arabie Saoudite Groupe I : Norvège et Irak. Groupe J : Argentine – Autriche – Algérie (sans entraîneur). Groupe K : Colombie – RD Congo – Ouzbékistan. Groupe L : Angleterre – Ghana – Panama (fin de contrat).
Vladimir Petković : le jour où tout a basculé
C’était inévitable, c’est désormais officiel : Vladimir Petković n’est plus le sélectionneur de l’équipe d’Algérie. La FAF a entériné la nouvelle dans un communiqué, évoquant une séparation « à l’amiable ». Une formule classique pour acter une rupture devenue, au fil des mois, inéluctable. Car derrière des statistiques « globalement positives » du passage du Bosniaque, « fin tacticien » en Algérie, une réalité bien différente s’est imposée. En effet , Petković a gagné des matchs, oui, mais il n’a jamais su gagner l’adhésion. Ni celle du public, ni celle d’un environnement en quête de repères après l’ère Belmadi. Et dans le football, surtout à ce niveau, cela finit toujours par coûter cher. Le constat est limpide : dès que l’enjeu montait d’un cran, l’équipe d’Algérie version Petković perdait en consistance. Les succès lors des éliminatoires ont rapidement perdu de leur éclat face aux désillusions dans les moments clés. Là où on attendait un cap, une identité, une réponse forte, les Verts ont souvent laissé place au doute. Petković – Algérie : Bounedjah, symbole d’un aveuglement Il devait ramener de la sérénité, et sur ce point, le technicien helvético-bosniaque a partiellement rempli sa mission après la fin agitée du cycle Belmadi. Mais le calme ne suffit pas à bâtir une équipe compétitive. En deux ans, Petković n’a jamais réussi à insuffler cette dynamique collective capable de faire basculer les grandes rencontres, malgré un discours maitrisé face à la presse. Les actes, eux, étaient différents. Le tournant remonte à la CAN 2025. Une compétition bien engagée en phase de groupes, avant un quart de finale qui restera comme l’acte fondateur de la fracture. Ce soir-là, le désormais ex-sélectionneur de l’Algérie opte pour un choix incompréhensible : un onze sans véritable attaquant de pointe. Baghdad Bounedjah, référence du poste, est laissé de côté. La sanction est immédiate, presque logique. Eric Chelle, sélectionneur du Nigeria, le reconnaîtra sans détour : « Quand j’ai vu son onze sans Bounedjah, j’ai demandé à mes joueurs d’accélérer. Son absence nous a facilité la tâche » . Plus troublant encore, l’absence de réaction. Aucun ajustement à la mi-temps, aucune correction. Comme si l’évidence échappait au principal concerné. https://twitter.com/AfterRMC/status/2020891433738051797/video/1?s=46 Et ce scénario ne restera pas isolé. Lors de la Coupe du monde 2026, Petković persiste et signe. Sans véritable numéro 9 d’expérience, il tente des solutions de fortune, allant jusqu’à positionner Ibrahim Maza en pointe face à la Suisse. Un choix fort… un échec monumental, qui symbolise un entêtement devenu difficile à défendre. Ce match marquera définitivement les esprits. Pas seulement pour le résultat, mais pour l’image laissée : celle d’un sélectionneur déconnecté, incapable de corriger le tir, et dont l’attitude en fin de rencontre, trop chaleureuse avec l’adversaire, trop froide avec ses propres joueurs, a signé la fin de son histoire avec les Verts, joueurs et supporters compris. https://twitter.com/You2sss/status/2072933663440843137/video/1?s=46 À partir de là, il n’y avait plus de retour possible. Le lien était définitivement rompu, la confiance envolée. La FAF n’a fait qu’acter une réalité déjà évidente : l’histoire entre Vladimir Petković et l’Algérie était arrivée à son terme. Entre Petkovic et l'Algérie c'est fini ! 🇩🇿 pic.twitter.com/XRW7uyU9hD — La Gazette du Fennec (@LGDFennec) August 2, 2026
ALG : Bouanani signe son premier but en Ecosse
L’international algérien, Badredine Bouanani, a signé une nouvelle réalisation sous les couleurs des Glasgow Rangers, lors du match nul concédé face à Dundee (2-2), dans le cadre du championnat écossais. Titulaire au coup d’envoi, l’ailier algérien a su profiter de la confiance du staff technique pour apporter sa contribution au tableau d’affichage et confirmer son envie de s’imposer au sein de sa nouvelle équipe. Aligné durant 76 minutes, avant d’être remplacé par son entraîneur, Bouanani a ainsi marqué des points dans une rencontre disputée, où aucune des deux formations n’est parvenue à faire la différence. Ce but constitue une satisfaction pour le joueur, déterminé à tirer profit de chaque occasion pour gagner en importance dans l’effectif écossais. À travers cette nouvelle prestation, l’Algérien poursuit son adaptation et espère enchaîner les apparitions afin de s’installer durablement dans les plans de son entraîneur. Les prochaines journées seront déterminantes pour confirmer cette dynamique et apporter davantage à son équipe. -NB.
Suisse-Algérie / Mondial 2026 : « S’ils prennent du plaisir, cela deviendra très difficile pour nous », prévient Breel Embolo
À l’approche du choc fatidique des seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, la tension monte d’un cran au sein de la sélection suisse. Présent en conférence de presse aux côtés de son sélectionneur, l’attaquant vedette de la Nati, Breel Embolo, a livré son regard sur cette confrontation capitale face à l’Algérie. Les retrouvailles amicales au service d’un plan rigoureux Le fait de croiser la route d’un sélectionneur qui connaît parfaitement les moindres secrets de l’effectif suisse ne déstabilise en rien l’avant-centre de la Nati : « C’est vrai que leur entraîneur me connaît bien. Pas seulement moi, il connaît aussi les autres. C’est toujours différent, ça va des deux côtés. Mais moi personnellement, je ne souhaite rien changer. Nous allons nous préparer comme d’habitude. Nous allons regarder la qualité de cette équipe, mais aussi ses défauts, comme pour chaque équipe. Après, en groupe, on va établir un plan et on va essayer de l’atteindre à 100%. On l’a déjà vécu : quand on affiche nos forces, on peut leur faire mal. Après le match, on ira saluer l’entraîneur, et j’espère après une victoire de la Suisse. » Remporter les duels face aux techniciens algériens Cette affiche aura également une saveur particulière pour Embolo , qui retrouvera sur la pelouse ses anciens coéquipiers Ramy Bensebaïni au Borussia Mönchengladbach et Nabil Bentaleb au Schalke 04 . Tout en saluant leur génie instinctif, l’international suisse veut neutraliser l’animation offensive des Verts : « Mes relations avec eux sont très, très bonnes. Ce sont des joueurs talentueux. Le plus important pour nous sera simplement de leur enlever le plaisir de jouer au football. Ce sont des joueurs très des joueurs instinctifs, mais avec des qualités de classe mondiale. À l’image de toute leur équipe d’ailleurs. Je pense que le plus important reste le jeu. Il y a des vertus que tu dois toujours apporter : essayer d’être meilleur que ton adversaire direct et gagner les duels. Mais après, il est aussi crucial d’est très fort collectivement contre le ballon face à cette équipe. S’ils prennent du plaisir à jouer… comme le coach l’a déjà montré à la vidéo, ce sont des techniciens, et ils font ça vraiment bien. Si on les laisse jouer, cela deviendra très, très difficile pour nous. Notre objectif sera bien sûr d’être forts avec le ballon, car c’est aussi notre plus grande force, et d’être efficaces. Quand on regarde les derniers matchs, hormis la France qui a gagné 3-0, les écarts ne sont pas grands. C’est un aspect qui peut jouer mentalement, notamment si on parvient à ouvrir le score et à emmener nos supporters avec nous. » Embolo se montre particulièrement élogieux envers la sélection algérienne, dont il souligne aussi bien la qualité individuelle que la force émotionnelle qui anime ses joueurs : « C’est une équipe très talentueuse. Il n’y a pas si longtemps, ils étaient champions d’Afrique. Ils ont de nouvelles générations qui jouent bien en Allemagne et en France. C’est une équipe techniquement très forte, chaque joueur peut décider du match en quelques secondes. Nous nous réjouissons de ce match, nous avons beaucoup de respect pour cette équipe. Mais nous savons aussi qu’avec nos forces, nous pouvons leur rendre la tâche difficile. C’est notre objectif demain. Et ensuite, essayer de marquer, parce que c’est une équipe qui vit intensément ses émotions, sur le terrain et en dehors. C’est très important d’être prêt mentalement. » Deux coachs, deux styles Invité par les journalistes à dresser une comparaison entre la méthode Petkovic et la gestion actuelle de Murat Yakin , Embolo a préféré esquiver le piège avec une pointe d’humour : « Je crois que la plus grande différence, c’est qu’ils ont un look différent ! C’est ma plus grande différence. Les deux veulent gagner, les deux veulent écrire l’histoire. Petkovic a placé la barre très haut avec nous, et nous voulons bien sûr la franchir dans ce tournoi. Maintenant, nous sommes sur un bon chemin avec le nouvel entraîneur. Je pense que c’est toujours difficile pour un joueur de comparer des entraîneurs. Mais ce qu’ils ont en commun, c’est cette volonté d’écrire l’histoire. » Un œil sur le parcours des Fennecs en poules Embolo a livré une analyse de la phase de groupes de l’ Algérie . Relativisant le lourd revers concédé face à l’ Argentin e, il retient surtout la force de frappe démontrée par l’arrière-garde et l’attaque des Verts face au bloc autrichien : « C’était un peu difficile pour eux, leur premier match était contre l’Argentine, et pour moi, le meilleur joueur du monde [Messi] a décidé de la rencontre. On ne peut pas effacer ces trois buts. En revanche, je trouve que lors de leur dernier match contre l’Autriche, hormis peut-être le premier but encaissé, leur défense a tenu face à une équipe qui joue de manière très offensive en Europe. Et surtout, ils ont marqué trois buts. C’est toujours un risque, mais nous savons que nous pouvons leur faire mal dans toutes les phases de jeu, tout comme ils peuvent nous faire mal. C’est un match à parts égales (50-50). »
Écosse : Badredine Bouanani trouve enfin ses marques
Auteur d'une prestation convaincante lors de la victoire 4-0 des Rangers face à St Johnstone dimanche à Ibrox, Badredine Bouanani n'a pas caché sa frustration de ne pas avoir inscrit son premier but à domicile. L'ailier algérien, prêté par Stuttgart, avait pourtant ouvert son compteur à Dundee la semaine précédente. Il lui reste désormais à confirmer dans son antre. Un succès collectif pour répondre aux attentes Après leur faux pas à Dundee, les hommes de Derek McInnes ont parfaitement redressé la barre en s'imposant largement 4-0. Kevin Kelsy a ouvert la marque dès la première période, avant que Ryan Naderi ne double la mise d'une frappe à bout portant. Le Vénézuélien s'est ensuite offert un doublé, avant que le remplaçant Tochi Chukwuani ne scelle le score en toute fin de rencontre. Interrogé en exclusivité par RangersTV, Bouanani a salué la solidarité du groupe : « On a bien joué en première mi-temps. La météo était difficile en seconde période, mais on a su y faire face. On avait besoin de cette victoire devant nos supporters, et on l'a obtenue. C'était un vrai travail collectif, y compris de la part des remplaçants. » L'ailier algérien sous le charme de Glasgow Si Badredine Bouanani regrette de ne pas avoir trouvé le chemin des filets — « J'aurais dû marquer un ou deux buts aujourd'hui » —, l'international algérien ne dissimule pas son enthousiasme à l'idée d'évoluer sous les couleurs des Rangers. Il considère Ibrox comme le plus beau stade qu'il ait foulé depuis ses débuts professionnels. « J'apprécie vraiment de jouer ici. Quand on performe bien, je ressens le soutien du public. Les supporters ont été formidables avec moi, et ça me rend heureux. J'essaie toujours de faire mieux : marquer, délivrer des passes décisives et gagner chaque match », a-t-il confié, visiblement conquis par l'ambiance du stade écossais. Une semaine chargée se profile pour les Rangers Les Rangers abordent désormais une séquence décisive avec trois matchs en quelques jours. Les Gers se déplacent mercredi à Tynecastle pour y défier Hearts, avant de retrouver Aberdeen en demi-finale de la Premier Sports Cup à Hampden. Pour Bouanani, la philosophie est claire : « C'est une semaine importante. On prend ça match par match, étape par étape. On a gagné ce premier match, maintenant on se concentre sur le suivant. » Avec la montée en puissance de l'ailier algérien et une dynamique collective retrouvée, les Rangers abordent ces échéances avec davantage de sérénité.
ALG : Les Verts rugiront-ils de nouveau en Afrique ? (Mohamed Malik)
A-t-on ou allons-nous retenir la leçon de l’ère Vladimir Petkovic lorsqu’en 28 mois, hormis un seul match officiel, la sélection nationale n’a joué aucune autre sélection du top 10 africain, mis à part le Nigeria en quart de finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations au Maroc (0-2) ? Au vu du programme qui se profile pour les Verts d’ici la prochaine CAN-2027 au Kenya, Tanzanie et Ouganda, il faut attendre juin 2027 pour espérer voir l’équipe drivée par Brahim Hemdani se mesurer avec un cador du continent avant l’entame de la compétition. Cela est peu probable quand on connaît la méthode toujours adoptée par la Fédération, celle qui consiste à ne se frotter qu’à des nations de second grade, comme ce sera le cas en cette fenêtre FIFA des mois de septembre – octobre où il sera question d’un match amical contre le Niger (114e au classement FIFA), et de surcroît à la maison, le 6 octobre au stade Hocine- Aït- Ahmed de Tizi-Ouzou. Sachant au passage que les Verts croiseront en match officiel des éliminatoires de la CAN-2027, la Zambie (90e) le 25 septembre toujours à Tizi-Ouzou et le Burundi (142e) à Bujumbura, puis en novembre le Togo (114e) en aller et retour, et en mars 2027 de nouveau la Zambie en déplacement et le Burundi à domicile, quand est-ce qu’ils auront la possibilité de se mesurer à au moins une équipe du top 10 ou top 15 ? En 28 mois sous sa conduite, Vladimir Petkovic a préféré avancer caché en évitant les grosses cylindrées comme le Maroc (6e), le Sénégal (18e), l’Egypte (24e), la Côte d’Ivoire (31e), le Cameroun (43e), le Mali (54e) et la Tunisie (57e). Et, quand il a fallu sortir le nez face à la Guinée (14e) en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, les hommes de Petkovic ont dû s’incliner à Alger (1-2) et se suffire d’un match nul (0-0) à Casablanca face à un adversaire dont l’entraîneur, le Portugais Paulo Duarte, avait à peine un mois de travail. En amical, face à une Afrique du Sud (9e) privée de la moitié de ses titulaires, l’Algérie s’est également contentée d’un nul (3-3) lors du fameux Tournoi Séries de la FIFA en mars 2024, soit le deuxième match de l’ex- coach des Verts. Dans ce tableau, l’Algérie n’a gagné que deux fois face à des adversaires qu’on peut considérer comme plus ou moins costauds, mais avec des résultats étriqués : le Burkina Faso (11e) (1-0) en phase de groupe de la CAN-2025 et la RD Congo (7e) sur le même score après prolongation en 8e de finale de la même compétition. En choisissant donc le Niger pour se tester, la FAF reconduit la même ‘’démarche de fuite en avant’’ lorsqu’elle avait opté pour le Rwanda (2-0) en juin 2025 à Constantine et le Zimbabwe (3-1) en novembre 2025 à Djeddah, juste avant la dernière CAN. Il est loin donc le temps où les Verts cherchaient à tout prix une forte adversité pour mieux situer leur niveau de performance et s’en servir pour progresser. MOHAMED MALIK
ALG : Zorgane blessé … écope d’un carton rouge
Le milieu de terrain international Adem Zorgane (26 ans) espérait enfin tourner la page d’un début de saison perturbé par les pépins physiques De retour avec l’Union Saint-Gilloise après deux matchs d’absence le milieu algérien, a pourtant dû quitter prématurément la pelouse, face à Bodø/ Glimt, avant de connaître une fin de soirée encore plus mouvementée. Et cela après avoir été l’animateur du jeu de l’Union, tout en participant à tous les bons coups de son équipe. Il a même délivré à la 54e minute, une superbe passe en profondeur pour Louis Patris, dont la tentative a percuté le poteau. A la 68e Zorgane qui a ressenti une gêne physique a été remplacé deux minutes plus tard par Rob Schoofs. La nature exacte du problème et la durée d’une éventuelle, indisponibilité restent à déterminer, d’autant plus que Zorgane a été exclu… après la rencontre en demandant des explications à l’arbitre István Kovács. Il a reçu pour toute réponse un carton rouge comme son coéquipier Raul Florucz. Il reste à savoir si le milieu de terrain algérien sera disponible pour le prochain stage de l’équipe nationale maintenant que le bosnio -suisse Petkovic a été viré. -YB.
ALG : Le 5 juillet et l’attitude de «coach Vlad»
Qu’est-ce qu’ils n’ont pas tissé comme superlatifs et louanges pour le rendre le meilleur sélectionneur au monde, alors qu’il n’a rien accompli d’extraordinaire ni d’exceptionnel ! Vladimir Petkovic, que certains se sont évertués à lui coller affectueusement le surnom de « coach Vlad », n’a fait que surfer intelligemment sur les acquis de son prédécesseur afin d’atteindre ses objectifs contractuels. Ni plus, ni moins. Ils ont beau lui offrir le Saint Coran, le jour de sa présentation à la presse, lui mettre un burnous de chez nous sur les épaules, lui faire aussi la tournée des musées et de nos belles villes et régions, lui faire goûter la gastronomie algérienne jusqu’au fameux «Zefiti» et bien d’autres privilèges que nul autre entraîneur n’a eu avant lui, jamais ils n’ont réussi à faire de lui le sélectionneur que les Algériens voulaient. Certes, les résultats lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 et de celles de la Coupe d’Afrique des nations 2025 ont été obtenus, mais depuis quand devait-on s’inquiéter pour une qualification à la CAN ? De 2019 à ce jour, cette étape était devenue presque une formalité. Quant au Mondial-2022, cela ne sert à rien de revenir sur l’épisode dramatique du match contre le Cameroun, car le peuple algérien est convaincu de ce qui s’est vraiment passé. De plus, démarrer les éliminatoires avec un matelas non négligeable de six points dans un groupe à sa portée, un effectif déjà prêt et des conditions de travail idéales, la qualif ne devient plus une grosse performance (Injaz). Tout comme dépasser le 1er tour de la CAN- 2025, sous prétexte que les Verts ont failli en 2021 et 2023. La vraie performance, c’est celle de décrocher un titre majeur, comme la CAN-2019, et faire sensation dans une compétition aussi prestigieuse et exposée que la Coupe du monde, comme l’a si bien réalisé le Cap-Vert, par exemple. En dehors de cela, l’Algérie est plutôt en phase avec son standing et son potentiel. Mais, au-delà de toutes ces considérations purement sportives, là où Vladimir Petkovic a vraiment échoué, c’est qu’il n’a jamais fait l’effort, sciemment ou inconsciemment, de connaître un peu plus l’Algérie et les Algériens, en dehors des images de cartes postales et des beaux discours diplomatiques. On l’a dit et souvent répété dans ces mêmes colonnes, que le fait que Petkovic ait toujours refusé de parler une langue compréhensible (le français), comme l’a fait avant lui Vahid Halilhodžić, est plus qu’une maladresse, un manque de considération. Quand un Pep Guardiola, débarquant au Bayern, s’est exprimé en allemand, ou qu’un Luis Enrique a fini par maîtriser la langue de Molière, ce sont des messages forts pour les supporters et le pays d’accueil. Certainement briefé par ceux-là mêmes qui, aveuglés par leur haine obsessionnelle envers son prédécesseur, ont poussé Petkovic à commettre une erreur fatale. Il aura fini par tomber le masque à travers une attitude que le peuple algérien ne lui pardonnera jamais. Chacun sait où commencent et où s’arrêtent les limites du fair-play et de la bienséance, mais tomber avec un rire béat dans les bras des joueurs suisses tout en ignorant ses propres joueurs, «coach Vlad» a montré tout le respect et l’estime qu’il avait pour la nation algérienne, la veille de la célébration du 5 juillet, fête de l’indépendance. Le peuple algérien a réagi violemment, car il considère qu’on a touché à son amour-propre et aux symboles de la nation. Les larmes de Halilhodžić, à l’issue de l’élimination face à l’Allemagne en 2014, et celles de Belmadi après le drame du Cameroun, sont là pour rappeler la différence entre un vrai coach engagé pour la nation, étranger soit-il, et un mercenaire froid venu rafler la mise et repartir. – LAFORDASSE
ALG : La cohabitation contraignante !
L’avenir du sélectionneur national, Vladimir Petkovic, à la tête de la barre technique des Verts continue d’alimenter les débats. Lors de la réunion du Bureau fédéral, tenue samedi au Centre technique national de Sidi-Moussa, le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, a longuement évoqué les événements qui ont suivi l’élimination des Verts en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Suisse. Selon plusieurs indiscrétions, le patron de la FAF a dressé un état des lieux détaillé de la situation, revenant sur ses échanges avec le sélectionneur suisse et sur les différentes options envisagées concernant son avenir. Dans son exposé, Walid Sadi a expliqué avoir rencontré Vladimir Petkovic immédiatement après la défaite face à la Suisse, à Vancouver. À ce moment-là, le technicien helvétique serait apparu particulièrement affecté par l’élimination et par l’environnement ayant entouré la fin du parcours algérien. Ouvert dans un premier temps à un départ Le président de la FAF aurait notamment indiqué que son sélectionneur lui avait fait part de son malaise après avoir été pris à partie par certains supporters à l’issue de la rencontre. Selon les mêmes informations, Petkovic se serait plaint du comportement d’une partie du public et des incidents survenus à la sortie du stade. Dans ce contexte émotionnel, le sélectionneur semblait alors disposé à envisager un départ. Mais cette position n’allait pas durer. Une fois rentré en Suisse, Vladimir Petkovic aurait complètement revu son approche. Walid Sadi a ainsi révélé aux membres du Bureau fédéral que son entraîneur lui avait fait savoir qu’il n’était désormais plus question de quitter ses fonctions. Le sélectionneur estime avoir été injustement ciblé après l’élimination du Mondial. Selon lui, les critiques, accusations et commentaires diffusés dans plusieurs médias auraient largement dépassé le cadre sportif. Un changement radical de position Convaincu d’avoir accompli sa mission, Petkovic considère qu’il n’a aucune raison de partir. Au contraire, il souhaiterait poursuivre son travail afin de répondre sur le terrain à ceux qui réclament son départ. Au cours de son intervention, Walid Sadi aurait reconnu que le technicien suisse avait respecté les objectifs qui lui avaient été assignés. Concernant la Coupe d’Afrique des nations disputée au Maroc, le cahier des charges prévoyait une qualification pour les huitièmes de finale. L’équipe nationale est finalement parvenue jusqu’aux quarts de finale. Même constat pour la Coupe du monde 2026. La mission initiale consistait avant tout à qualifier l’Algérie pour la phase finale. Les Verts ont ensuite réussi à franchir le premier tour avant d’être éliminés en seizièmes de finale. Des arguments que Petkovic utilise aujourd’hui pour défendre son bilan et justifier sa volonté de poursuivre l’aventure jusqu’au terme de son engagement. Ça bloque sur le plan financier Le principal point de friction demeure toutefois d’ordre contractuel. D’après les explications fournies par Walid Sadi, le sélectionneur aurait clairement indiqué qu’il ne démissionnerait pas. Le technicien suisse aurait fait savoir à la FAF que toute rupture du contrat devrait s’accompagner du versement intégral des salaires et avantages prévus jusqu’à l’expiration de son bail, programmée en juillet 2028. Cette position complique considérablement les calculs de la Fédération. Même si le président de la FAF aurait évoqué l’existence d’une clause, permettant une résiliation contre une indemnité équivalente à trois mois de salaire, plusieurs membres du Bureau fédéral sembleraient douter de la portée réelle de cette disposition. Selon certaines lectures, cette clause ne pourrait être activée que dans le cadre d’un accord mutuel entre les deux parties, ce qui limiterait fortement son efficacité si le sélectionneur refuse toute négociation. -DJAMEL OUAGLAL
ALG : Clic en twitt d’un Collège technique au secours de la FAF (Mohamed Malik)
Tout est su, sauf l’annonce officielle. La fédération algérienne de football poursuit sa fuite en avant dans le dossier relatif au sélectionneur national, Vladimir Petkovic, après la réunion d’évaluation ‘’approfondie’’ du Collège technique, au Centre Technique national qui devait se prononcer sur son avenir. Elle était très attendue dans la mesure où le Bureau fédéral (sic) lui a confié la mission d’évaluer de manière ‘’approfondie’’ – durant une heure ou deux – le parcours de l’équipe nationale au cours des deux dernières années, avec comme point culminant la participation à la Coupe du monde de la FIFA 2026. La première question qui se pose est la suivante : Pourquoi ce Collège technique ne se réunit que pour débattre du dossier du sélectionneur national, mais jamais sur toutes les autres problématiques du football national ? Et, Dieu sait combien sont nombreuses les thématiques devant faire l’objet de réflexion et d’étude, mais surtout de propositions et de recommandations de la part de spécialistes et de techniciens dont l’expertise est reconnue et éprouvée. Quand on scrute la composante de ce Collège technique on comprend mal comment des directeurs techniques régionaux (DTR) ou des directeurs techniques sportifs (DTS) de clubs puissent évaluer un sélectionneur national, alors que dans leurs propres clubs ils ne peuvent s’interférer dans les missions ou juger le travail qui se fait au niveau de l’équipe première. Il en est de même pour des sélectionneurs de jeunes (U-16 et U-17, celui des U-20 étant absent) ou d’équipes nationales hiérarchiquement inférieures (U-23), alors qu’eux-mêmes font l’objet d’évaluations par la Direction technique national (DTN) dont le premier responsable n’a toujours pas étalé et vulgarisé de manière explicite son programme de développement et son plan opératoire. Au final, cette commission-alibi n’avait pour mission que celle de cautionner une décision suggérée par les détenteurs de pouvoir, au lieu d’exprimer un avis d’expert libre et indépendant de toute influence institutionnelle ou redevance morale. À l’heure des bases de données et des réseaux de recrutement, n’importe quel technicien peut, d’un simple clic, accéder à une analyse fine et approfondie des performances, nonobstant les rapports de la FIFA et surtout le verdict populaire qui ne veut plus du sélectionneur Petkovic dont le contrat a été reconduit jusqu’en 2028 avant même l’expiration de l’actuel et qu’aucun Twitt comme celui envoyé à Djamel Belmadi ou communiqué n’est venu confirmer ou infirmer officiellement son départ. De plus, si la FAF considère que ce sélectionneur a atteint tous ses objectifs, pourquoi toute cette mise en scène ? Pourquoi également jouer la carte de l’illogique et de l’inélégance en écartant les adjoints que le technicien suisso-bosnien a lui-même choisi et ramené pour l’épauler, et qui de surcroit ont contractualisé chacun avec la fédération ? Quant à cette histoire ‘’d’obliger’’ Petkovic à demeurer trois semaines sur quatre en Algérie, il est utile de souligner que ce point fait déjà l’objet d’un l’article (articlee7) de son contrat, et que s’il n’a pas été respecté pendant 28 mois, la faute incombe à la FAF qui ne l’a jamais rappelé à l’ordre à ce sujet. Le scénario probable qui se dessine, c’est de voir au mieux Petkovic se résigner à ne pas poursuivre sa mission à la tête des Verts dans un environnement vicié et sur un terrain miné. Il fera valoir une partie de ses droits (six mois de salaires) ou au pire, aller jusqu’au bout des procédures légales pour préserver ses intérêts, dommages y compris, auprès des instances spécialisées. Cela se saura. MOHAMED MALIK
Algérie : Le profil attendu du successeur de Vladimir Petkovic
La débâcle face à la Suisse au Mondial 2026 a tout ébranlé. Désormais, la Fédération algérienne de football (FAF) n'a qu'un seul chantier en tête : dénicher le successeur de Vladimir Petkovic. Un profil bien précis s'impose, loin des erreurs qui ont conduit les Fennecs au fond. Ne plus reproduire les erreurs du passé La priorité est d'éviter de rééditer les failles de l'ère Petkovic. Le manque flagrant de communication entre le sélectionneur et ses joueurs a constitué l'un des maux les plus profonds de cette période. Certains internationaux n'ont jamais échangé directement avec leur entraîneur, même par l'intermédiaire d'un traducteur, et ce malgré la durée du mandat. Cette rupture humaine a pesé sur la cohésion du groupe. Le futur sélectionneur devra bâtir un lien individuel fort avec chacun de ses joueurs. L'exemple de Pep Guardiola est cité en modèle : le technicien espagnol s'enquiert systématiquement de la langue maîtrisée par un joueur qui l'intéresse, établissant un dialogue qui dépasse largement le seul cadre sportif. C'est ce management humain que réclament les Fennecs. Une génération européenne prête à être exploitée Le prochain sélectionneur héritera d'un groupe riche, alliant l'expérience de Ramy Bensebaini et de ses coéquipiers à la fougue de la jeune génération incarnée par Ibrahim Maza. La saison européenne à venir s'annonce en outre particulièrement dense pour les internationaux algériens. Plusieurs Fennecs défendront leurs couleurs en Ligue des champions : Bader Eddine Bouanani avec Stuttgart, Aït Nouri sous les couleurs de Manchester City, Nabil Ben Taleb à Lille, Ramy Bensebaini au Borussia Dortmund et Hadj Moussa avec le Feyenoord Rotterdam. Yacine Titraoui sera également de la partie avec le RC Lens en compétition européenne, aux côtés de Fares Chaïbi, d'Ibrahim Maza et de nombreux autres. Les dossiers Belghali et Amoura, en passe de rejoindre de grands clubs, pourraient encore étoffer un effectif déjà très séduisant d'ici la clôture du mercato. Patience, équilibre et rigueur défensive Les Verts ont besoin d'un homme solide mentalement, capable de résister à la pression extérieure sans en être paralysé. Le prochain sélectionneur ne devra ni laisser les critiques médiatiques l'affecter outre mesure, ni s'enfermer dans ses propres convictions sans consulter son entourage. Il devra avant tout s'appuyer sur l'ADN combatif de l'Algérie, cet esprit guerrier qui court de la légendaire équipe du FLN jusqu'à la génération Riyad Mahrez, sacrée championne d'Afrique en 2019. Sur le plan tactique, le successeur de Petkovic devra rapidement corriger les erreurs de positionnement qui ont pénalisé plusieurs internationaux, trop souvent utilisés hors de leurs postes de prédilection. Le dossier défensif constituera le chantier prioritaire, à régler en un ou deux mois au maximum. Le temps presse : quelques jours seulement séparent la prise de fonctions du premier rassemblement et de la première rencontre dans le cadre des prochaines éliminatoires.
Maza, ambitions et confidences
Dans une longue confession au site de la Bundesliga , Ibrahim Maza a réitéré hier sa fierté de représenter l’Algérie et affiché ses ambitions pour cette saison, aussi bien en club qu’en sélection. Sans surprise, le crack du Bayer Leverkusen ne s’est pas fait prier pour rappeler que son choix de jouer pour le pays de ses parents n’était pas un caprice post-adolescence. «C’est très important pour moi de pouvoir jouer pour mes racines, pour mon pays, en quelque sorte, grâce à mon père. C’est un grand honneur de représenter ce pays. Nous avons un grand objectif. Je veux absolument gagner la Coupe d’Afrique des Nations avec eux. Bien sûr, je souhaite également que nous nous qualifiions pour les prochaines Coupes du monde et que nous allions le plus loin possible», dictera le meneur de jeu du Werkself, toujours aussi reconnaissant envers son paternel formateur. «Je m’entraînais beaucoup avec mon père quand j’étais jeune. Il s’entraînait souvent avec moi après l’entraînement habituel, même quand on rentrait tard, parfois à 20h. On descendait dans un petit espace», se remémore encore celui dont les matches étaient également enregistrés par son père. «Je veux gagner la CAN» «Il a beaucoup fait pour moi. Quand j’étais dans les équipes de jeunes, il était toujours présent à chaque match avec une caméra et il enregistrait chaque rencontre. Après chaque match, je rentrais à la maison et on faisait une petite analyse ensemble. C’était vraiment long. Il y consacrait beaucoup d’efforts et, heureusement, cela a porté ses fruits jusqu’à présent», contera le nouveau chouchou du public des Verts qui rêve aussi bien de CAN que de Champions League. «Mon plus grand rêve ? Gagner la Ligue des champions. Oui, absolument. C’est un objectif de rêve. Je joue avec Lucas Vazquez (ex-Real Madrid), qui l’a remportée cinq fois. Nous l’avons déjà bombardé de questions à ce sujet. Gagner serait incroyable», s’enthousiasmera Maza à ce sujet, sans toutefois se départir de sa lucidité habituelle. «Avec mon père, je faisais beaucoup d’analyse-vidéo» «Mais pour cette saison, mon objectif est clairement de remporter un trophée cette année. Nous avons tous abordé la saison avec l’ambition de gagner l’UEFA Europa League, et si possible la Coupe d’Allemagne également, et bien sûr, de nous qualifier pour la Ligue des champions. Je pense que jouer en Ligue des champions est le rêve de tout footballeur», soulignera celui qu’on appelle affectueusement Mazadona. Sans certainement chercher à polémiquer avec son ex-sélectionneur Vladimir Petkovic qui l’avait, pour l’anecdote, titularisé en position d’avant-centre en Coupe du monde l’été dernier, l’ancien du Hertha Berlin rappellera que son poste préférentiel reste celui de numéro 10. «Je pense que le poste où je me sens le plus à l’aise est celui de numéro 10, dans le 4-2-3-1 que nous utilisons actuellement. Je peux aussi jouer en numéro 8 ou en numéro 6, ainsi qu’à gauche, où j’ai joué à quelques reprises, ou à droite, un peu plus comme ailier inversé. Je me sens à l’aise partout. Je veux juste faire mon jeu, quel que soit mon poste», dira «Ibou», toujours branché en mode évolutif. A Petkovic : «Je suis un 10 !» «On peut toujours s’améliorer, je crois. L’an dernier, j’avais le sentiment d’être assez faible statistiquement, notamment en termes de passes décisives et de buts. J’essaie de faire mieux cette année, de marquer plus de buts et de faire plus de passes décisives. Je pense être sur la bonne voie et j’espère poursuivre sur cette lancée. Que ce soit en défense ou en attaque, il y a toujours une marge de progression», concèdera l’international algérien, très élogieux envers son entraîneur, Carles Martinez. «C’est un excellent entraîneur. Il est passionné par tout ce qu’il fait. Ça se voit sur le terrain, à quel point il s’énerve après une action ou célèbre un but. Il nous aide énormément sur le plan tactique. Il s’entend aussi très bien avec presque tous les joueurs, si ce n’est tous», estimera le jeune milieu de terrain du Bayer. – RACHID BELARBI
ALG : Premier test de Brahim Hemdani face à la presse
Quelques jours seulement après sa désignation par la Fédération algérienne de football à la tête des Verts, pour succéder à Vladimir Petkovic dont le contrat a été résilié à ‘’l’amiable’’ le 3 août dernier, le nouveau sélectionneur national, Brahim Hemdani animera sa première conférence de presse ce jeudi à Alger. On ne sait pas s’il aura droit aux mêmes égards que son prédécesseur, Vladimir Petkovic, lors de sa première sortie face à la presse en mars 2024, en recevant notamment une copie du Saint Coran, mais Brahim Hemdani, le nouveau sélectionneur national, disputera en quelques sorte son premier »match » ce jeudi à la salle Mohamed Sellah du stade Nelson Mandela de Baraki, lors de la conférence de presse qu’il animera avant le stage de ce mois de septembre 2026. Fini les ‘’giocatore’’ et ‘’sicuramente’’, les réponses escamotées par une traduction au rabais, Brahim Hemdani (48 ans) aura l’avantage de s’exprimer dans une langue, le français, que beaucoup comprendront, même si elle n’est pas la langue officielle du pays. Confirmé à son nouveau poste le samedi 5 septembre dernier, au détour d’une réunion du bureau fédéral, Hemdani ne s’est pas encore affiché en train de signer son contrat, comme ce fut le cas à deux reprises pour son prédécesseur, Vladimir Petkovic à son arrivée et au moment où il a été reconduit à la tête des Verts, le 7 juin dernier. Passés les débats sur ce choix de la fédération, qui a complètement changé de fusil d’épaule en optant pour un staff algérien moins coûteux qu’un technicien étranger qu’elle a eu du mal à séduire, des compétences du nouveau sélectionneur, son expérience et son parcours, place à une nouvelle page en vue des prochaines compétitions internationales. A commencer par le début des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Ouganda/Kenya/Tanzanie 2027 et les deux premiers matchs face à la Zambie et au Burundi, suivis d’une rencontre amicale contre le Niger, le 6 octobre au stade Hocine Aït Ahmed de Tizi-Ouzou. Le nouveau coach des Fennecs, qui aura à ses côtés Anther Yahia, comme entraîneur-adjoint, Moussa Saïb dans le costume de manager général, Nasreddine Berarma, en entraîneur des gardiens et Nasser Daineche, préparateur physique, en attendant d’autres éventuellement, sera très attendu lors de cette première conférence de presse, d’autant qu’il aura à dévoiler la liste des joueurs retenus pour le stage de la première fenêtre FIFA de la saison 2026/2027. Hemdani n’est pas connu pour être un grand orateur, il se contentera de l’essentiel à savoir présenter les objectifs qui lui ont été assignés, l’équipe qui l’accompagnera, sa méthode de travail et les grandes lignes de son programme et bien évidemment ses choix des joueurs qui feront partie de ce premier groupe, sans oublier les possibilités de convoquer d’autres, nouveaux ou anciens, à l’avenir. Bien qu’auréolé d’une médaille d’or tout récemment à la tête de la sélection nationale des U-21 aux Jeux Méditerranéens de Tarente, en Italie, Hemdani n’est pas du genre à tirer une quelconque légitimité de ce sacre, car il sait qu’il sera attendu et sera jugé pour ses résultats et son travail avec la sélection A à ce poste supérieur pour lequel il a été vite intronisé. A l’issue de la conférence de presse, de ce jeudi à 15h00, l’opinion sportive et les supporters des Verts, auront d’ores-et-déjà une idée sur l’homme et sa personnalité et l’entraîneur et ses idées pour le présent et l’avenir tout proche des Verts, avant les résultats du terrain et le grand examen en juin-juillet 2027 lors de la prochaine CAN, en Afrique de l’Est.
Suisse – Algérie : Akanji, la déclaration qui enfonce Petkovic !
Face à la Suisse vendredi au BC stadium de Vancouver (Canada) les choix de Vladimir Petkovic ont surpris plus d’un. La décision la plus incompréhensible était d’avoir expérimenté Ibrahim Maza en “faux 9” dans un décisif seizième de finale de Coupe du Monde 2026. En effet, dans cette position, le sociétaire du Bayer Leverkusen n’était que l’ombre de lui-même. L’arrière-garde suissesse n’a pas eu de mal à contenir les attaques de l’Algérie. En zone mixte, Manuel Akanji, défenseur central de la Nati, n’a pas nié que ce coaching a facilité sa tâche et celle de ses coéquipiers. Petkovic a clairement réduit l’espace d’expression de Maza en le mettant bien trop proche de la surface de réparation adverse et au contact de déménageurs comme Akanji . Quand on connaît l’expérience du sociétaire de l’ Inter Milan et qu’on voit son gabarit, on comprend pourquoi Ibo n’a pas pu exister. Malgré sa finesse technique, les chances de briller lors de cette rencontre étaient minimes. D’ailleurs, sa copie, bien pâle, est venue confirmer les réserver émises avant le coup d’envoi. “C’était un avantage pour nous” A ce propos, Akanji n’a pas manqué de reconnaître que cette utilisation de Maza était a l’avantage des Helvètes . “Habituellement, il n’est pas dans cette position de numéro 9. Il a joué un peu plus décroché et ce n’est pas facile pour un défenseur central d’être dans cette position mais c’était un avantage pour nous parce que si les joueurs avaient mis des centres, on a l’avantage d’être plus grands que lui. C’est le cas aussi pour les longs ballons”, concède l’ Interiste qui a évolué à Manchester City par le passé aux côtés de Riyad Mahrez . La déclaration vient confirmer que le sélectionner des Verts a plus rendu service que surpris les camarades de Granit Xhaka. Rien qu’en voyant le onze de départ, les Algériens montraient des réticences sur les choix du driver d’ El-Khadra . La tournure du match n’a pas donné raison au technicien. L’erreur professionnelle est manifeste. La frustration incommensurable.
Algérie – Niger en amical : à quelle heure et sur quelles chaines voir le match ?
Rendez-vous est pris ce mardi au stade Hocine Aït-Ahmed de Tizi-Ouzou : l’équipe nationale y reçoit le Niger pour une rencontre amicale. Troisième apparition de Brahim Hemdani à la tête des Verts, ce test grandeur nature doit permettre au technicien de passer en revue des options encore inexploitées. Hemdani veut réussir sa 3e sortie Arrivé le mois de septembre dernier en remplacement de Vladimir Petkovic, Brahim Hemdani en est à son troisième match officiel comme sélectionneur. Son bilan reste vierge de toute défaite : un succès 3-1 contre la Zambie à Tizi-Ouzou, puis un nul 2-2 arraché à Bujumbura contre le Burundi. Les deux rencontres comptaient pour les premières journées du groupe I des éliminatoires de la CAN 2027. Préserver cette série constitue un premier enjeu. Même sans enjeu comptable, une contre-performance viendrait brouiller la dynamique installée depuis la rentrée. Le nouveau driver des Verts entend donc aborder ce rendez-vous avec le même sérieux qu’une affiche qualificative. Touba et Bourabaâ parmi les joueurs attendus face au Niger Ce type de rencontre offre surtout une fenêtre d’observation précieuse. Plusieurs éléments restés sur le banc lors des deux premières journées devraient enfin obtenir du temps de jeu. Les noms d’Ahmed Touba et d’Adil Bourabaâ reviennent avec insistance parmi les joueurs susceptibles d’être lancés dans le grand bain. Le milieu du FC Le Mans avait justement intégré la liste à la faveur du forfait de dernière minute de Nabil Bentaleb, touché avec Lille. Sans véritable occasion de s’exprimer jusqu’ici, il tient là une opportunité de convaincre. Même logique pour le défenseur Touba, dont la polyvalence intéresse le staff technique. Au-delà des individualités, Hemdani veut tester d’autres équilibres collectifs. Le secteur offensif reste à stabiliser depuis la sortie sur blessure d’Amine Gouiri contre les Zambiens, un épisode qui avait déjà rebattu les cartes à Bujumbura. Des variantes tactiques pourraient donc être expérimentées en cours de match. Quand et sur quelles chaines voir le match ? Le cachet amical de la rencontre ne trompe personne. Pour le public algérien, chaque apparition de la sélection reste un moment attendu, d’autant que les occasions de voir les Verts à domicile demeurent limitées. Tizi-Ouzou a prouvé en septembre qu’elle savait créer une ambiance digne des grands soirs. Le coup d’envoi du match Algérie – Niger sera donné à 18h00 au stade Hocine Aït-Ahmed de Tizi-Ouzou. La télévision nationale assurera une retransmission intégrale en direct, sur sa chaîne terrestre ainsi que sur TV6. Aucun déplacement n’est donc indispensable pour ne rien manquer de la rencontre.
ALG : La première de Hemdani à la tête des Verts
C’est aujourd’hui que la sélection nationale ralliera la ville de Tizi-Ouzou en prévision de son match, demain soir (20h) au stade Hocine-Aït-Ahmed, contre la Zambie pour le compte de la 1re journée du groupe I des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Tanzanie-Ouganda-Kenya 2027. Un premier match très important pour les Verts, mais également pour le nouveau sélectionneur national Brahim Hemdani dont ce sera la première à la tête de l’équipe, de surcroît dans un cadre officiel où l’obligation de résultat se fera sentir dès le coup d’envoi de la rencontre. Si, il y a quelques mois on lui aurait dit qu’il allait être sur le banc des Fennecs en ce mois de septembre, Hemdani ne l’aurait peut-être jamais cru. Mais les événements et le destin l’ont voulu ainsi, et l’ancien international de l’Olympique de Marseille sera bien là pour un premier examen sur un terrain, ce fameux rectangle vert où les attentes seront énormes, surtout après l’issue décevante de l’ère Vladimir Petkovic. Brahim Hemdani et les membres de son staff n’ont pas eu beaucoup de temps pour cogiter et préparer ce premier match. Quatre séances d’entraînements, trois au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa et une à Tizi-Ouzou, devraient permettre au coach national de faire ses premiers choix : son onze rentrant, son plan de jeu, ses consignes et son discours, pour résumer cette entrée en matière. Dépourvu d’une grande expérience du très haut niveau, Hemdani ne suscitera pas d’indulgence en cas de mauvais résultat -ce qu’on ne le lui souhaite pas bien sûr -, si l’on se réfère aux commentaires et débats qui ont suivi sa désignation à la tête des Verts, alors que la fédération avait longtemps miroité la venue d’un technicien étranger et de haut rang. Bref, Hemdani sera demain soir sur la main courante d’un stade que les coéquipiers d’Amoura connaissent assez bien pour avoir gagné tous leurs matchs jusqu’ici, surtout lorsqu’il s’agit des éliminatoires de la CAN, devant un public tout acquis à leur cause et dans une wilaya qui n’est autre que celle de ses origines. Tous les ingrédients seront donc réunis pour contribuer à une bonne entame et décrocher un premier succès avant le déplacement de Bujumbura pour jouer le Burundi, en attendant le troisième match, celui-ci en amical, contre le Niger, de nouveau à Tizi-Ouzou. Jusqu’ici, les choses se sont bien déroulées avec les joueurs et tout le groupe qui a répondu positivement à l’entraînement au discours et aux directives du nouveau patron de la barre technique, en attendant de voir la concrétisation de tout ça sur le terrain le jour de match. -MOHAMED MALIK
Algérie : Hemdani a de l’aplomb dans l’aile… droite
C’est l’heure de passer le relais sur l’aile droite de l’équipe nationale. Riyad Mahrez, qui a pris sa retraite internationale au terme de l’aventure de l’Algérie à la Coupe du Monde 2026, laisse le poste vacant pour quelques sérieux prétendants. Si Hadj Moussa fait office de successeur naturel, rien ne lui garantit de verrouiller le poste avec des concurrents de qualité. On peut compter jusqu’à 6 profils qui peuvent être, sur les court et moyen ainsi que le long termes, des solutions sur le flanc droit de l’attaque. Profiling. Ilan Kebbal , qui profite de l’absence de Farès Ghedjemis de la liste finale, fait son retour chez les Verts dans un secteur particulièrement engorgé avec une redistribution des cartes annoncée pour le rassemblement, qui marque le début des éliminatoires de la CAN 2027 , de l’ EN qui débute aujourd’hui au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa. Hadj Moussa a une longueur d’avance mais… Pour la rime et – surtout – le respect de la hiérarchie préétablie, on commencera avec Hadj Moussa . Constamment considéré comme le remplaçant naturel de Mahrez sous les ordres de Vladimir Petkovic , le pensionnaire du Feyenoord Rotterdam part avec une longueur d’avance sur ses autres compatriotes. Toutefois, il devra prouver son mérite d’être le “numéro 1” à présent. Surtout que le nouveau sélectionneur, Brahim Hemdani , a reconnu qu’« o n a du choix au poste de Mahrez, c’est un certain luxe. Il y en a qui jouent la Coupe d’Europe. Maintenant, c’est difficile : être remplaçant de Mahrez et être numéro 1, c’est différent. » Derrière, on peut penser que, compte tenu de sa forme actuelle avec Hull City , c’est Bachir Belloumi qui constitue la menace principale. En évoquant cet embarras du choix, Hemdani a révélé qu’il lui était « difficile aujourd’hui de dire qui va débuter face à la Zambie. » Tout va dépendre de ce que montreront les ailiers lors du rassemblement. A Hadj Moussa et Belloumi vient s’ajouter Ilan Kebbal même si l’idée de l’utiliser dans une position un peu plus axiale pour désengorger l’aile se pose. En tout cas, le sociétaire du Paris FC sait qu’il faudra prouver pour avoir une place dans les plans du coach sur le couloir offensif droit. « Il y a de très gros joueurs. Il y en avait déjà il y a quatre ou cinq ans, quand j’y étais. Cette année aussi. C’est normal, on est prêts. Tout le monde est prêt, Hadj Moussa, Belloumi, moi, peu importe qui joue. On sait qu’il y a de la qualité. Le plus important, c’est d’avoir des résultats », lâche le Parisien . La jeunesse est déjà là L’ex- Rémois sait pertinemment que rien n’est acquis. Lui qui a déjà fait les frais de la pluralité des alternatives du poste en voyant Farès Ghedjemis (Frosinone Calcio) lui prendre sa place dans la liste du Mondial 2026 . Quelques mois plus tard, ce dernier a sauté du “squad”. Et comme si cette multitude de possibilités ne suffisait pas, la jeunesse pousse derrière avec Badredine Bouanani (21 ans) et Kaïl Boudache (20 ans) qui peuvent s’inviter dans la hiérarchie à l’avenir compte tenu de leur talents. Pour Bouanani , il essaie d’avoir plus de constance dans les apparitions avec Glasgow Rangers (Ecosse) où il est prêté par le VfB Stuttgart alors que Boudache (Olympique Lyonnais) fait sa classe chez les U23 en attendant une très probable promotion chez les A à l’avenir. Le recensement montre bien que Hemdani a déjà un problème de riche. A lui de rendre l’aile aussi luxueuse possible.
ALG : Hemdani, un pari qui soulève des questions (Djamel Ouaglal)
La Fédération algérienne de football semble avoir fait son choix. Sauf retournement de situation, Ibrahim Hemdani devrait être appelé à prendre les commandes de la sélection nationale A. Il devra, ainsi, remplacer le Suisse Vladimir Petkovic. Une décision qui pourrait être officialisée dans les prochaines heures, après une rencontre entre l’ancien international et le président de la FAF, Walid Sadi. Le choix de l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille et des Glasgow Rangers, qui devrait être épaulé par Antar Yahia, intervient après l’échec des démarches engagées pour attirer un technicien étranger. Plus de 60 CV auraient été reçus par la FAF, avant qu’une short-list d’une dizaine de noms ne soit établie. Mais aucun profil n’aurait finalement convaincu l’instance sur les plans sportif et financier. La solution Hemdani s’est alors imposée. Un choix qui n’est toutefois pas sans susciter des interrogations. Un CV de joueur, mais quel vécu sur un banc ? Le principal point d’interrogation concerne évidemment l’expérience. Hemdani possède un parcours remarquable en tant que joueur, avec notamment des passages par Marseille et les Glasgow Rangers, en plus d’avoir porté le maillot de la sélection algérienne. Il dispose également du diplôme UEFA Pro, un atout non négligeable au moment de prendre en charge un groupe de haut niveau. Mais entre la carrière d’un joueur et les exigences du métier d’entraîneur, le fossé peut être considérable. À ce jour, Hemdani n’a pratiquement aucune expérience sur un banc au plus haut niveau. Sa principale référence reste son passage à la tête de la sélection algérienne U21, avec laquelle il vient de décrocher la médaille d’or aux Jeux méditerranéens de Tarente. Une réussite encourageante, certes, mais qui ne permet pas encore de mesurer sa capacité à gérer une sélection A confrontée à des exigences autrement plus élevées. Les Jeux méditerranéens comme seul véritable test Le sacre de Tarente constitue précisément l’un des arguments avancés par la FAF pour justifier ce choix. Hemdani a réussi à conduire une jeune sélection algérienne vers la médaille d’or, en démontrant certaines qualités dans la gestion d’un groupe et dans la préparation des rencontres. Cette performance lui a ouvert les portes de l’équipe première. Mais la question demeure : une compétition de jeunes, même remportée avec succès, suffit-elle pour préparer un entraîneur à diriger Mahrez et ses anciens partenaires hier, puis les nouveaux cadres appelés à prendre le relais ? La sélection A devra rapidement répondre à des impératifs de résultats, gérer les équilibres du vestiaire, intégrer de nouveaux éléments et composer avec la pression populaire. Autant de paramètres que Hemdani n’a encore jamais eu à affronter à ce niveau. Un contexte jugé favorable par la FAF La Fédération semble néanmoins considérer que le calendrier à venir offre à Hemdani une période d’apprentissage relativement favorable. Les éliminatoires de la CAN 2027 débuteront en septembre avec un groupe composé de la Zambie, du Togo et du Burundi. Les six journées seront réparties entre septembre-octobre, novembre et mars, avant la phase finale de la CAN prévue en juin-juillet 2027. La FAF estime donc disposer de plusieurs rassemblements pour permettre au nouveau sélectionneur de prendre ses marques et de construire progressivement son équipe. Le projet devrait s’appuyer sur un staff restreint, composé dans un premier temps de Hemdani et Antar Yahia, avec Azzedine Berarma comme entraîneur des gardiens, ainsi qu’un préparateur physique et un analyste vidéo. Un pari à haut risque ? Le choix de Hemdani peut être interprété comme une volonté de donner sa chance à un technicien algérien jeune, titulaire des plus hauts diplômes et déjà vainqueur d’une compétition internationale. Mais il s’agit aussi d’un pari particulièrement audacieux. La sélection nationale ne sort pas d’une période sans enjeux et devra rapidement tourner la page Petkovic, tout en reconstruisant une équipe après les retraites internationales de Riyad Mahrez et Aïssa Mandi. Hemdani devra également identifier les nouveaux leaders, ouvrir la porte aux joueurs prometteurs du championnat national et aux binationaux, tout en maintenant les résultats. Son succès à Tarente a constitué une première réponse, mais certainement pas une garantie. La véritable question sera donc de savoir si la FAF a décelé chez lui un potentiel que son expérience encore limitée n’a pas permis de démontrer, ou si elle vient simplement de choisir une solution par défaut après avoir échoué à trouver le profil étranger recherché. Le terrain apportera rapidement les premiers éléments de réponse. – DJAMEL OUAGLAL













