La sélection nationale a réussi ses débuts face à la Zambie (3 – 1), lors de la 1e journée des éliminatoires de la CAN-2027, avec ses bonnes choses et ses insuffisances. Mais deux joueurs sont tout de même sortis du lot et méritent davantage d’intérêts dans le futur du jeu des Verts.
Préféré à Anis Hadj Moussa, Bachir Belloumi, le fils de la légende Lakhdar installé dans les tribunes du stade Hocine Aït Ahmed de Tizi-Ouzou, a pleinement réussi son match ou du moins les 70 minutes qu’il a disputé avant de laisser sa place à son coéquipier que beaucoup voyait titulaire d’entrée.
Même s’il n’a pas marqué, Belloumi a réalisé des choses très intéressantes, tant sur le plan individuel que collectif, alliant une technique subtile pour se débarrasser d’un adversaire par exemple, et une vision panoramique en distillant des offrandes comme cette louche pour Adam Zorgane dont la tête est passée au-dessus du cadre ou bien ce ballon déposé sur la poitrine de Farès Chaïbi, dont la reprise a également pris une autre trajectoire que le but d’en face.
Le choix d’entrée de Belloumi est certainement dicté par l’arrivée avec un jour en retard de Hadj Moussa, l’observation des deux joueurs à l’entraînement, l’objectif de surprendre l’adversaire avec la titularisation du sociétaire de Hull City, club de la Premier League, un cran tout de même au-dessus de Feyenoord.
Du coup, la concurrence s’annonce rude entre Belloumi et Hadj Moussa, et si ce dernier penserait que la place de nouveau retraité Ryad Mahrez est acquise, il est loin du compte. Et d’ailleurs, cela s’est ressenti lorsqu’il avait inscrit le troisième but en exprimant une certaine rage avant d’ouvrir les bras pour accueillir ses coéquipiers venus le congratuler.
De son côté, et on l’avait déjà dit auparavant, Ibrahim Maza a prouvé vendredi soir sur la pelouse du stade Hocine Aït Ahmed qu’il était le futur dépositaire du jeu de la sélection, dans un rôle plus libre et libéré d’un certain nombre de contraintes.
Au départ de l’action qui amena le premier but, auteur du second qui relance l’équipe après le doute consécutif à l’égalisation zambienne, Maza (20 ans, pour ceux qui l’ont oublié) monte toujours en puissance, avec les qualités et les défauts de son … jeune âge !
Mais le staff, emmené par Brahim Hemdani, devrait pousser la réflexion pour trouver les bonnes solutions afin de construire le jeu avec et autour de ce joueur de qualité, capable d’accélération, de passes lumineuses, notamment dans l’intervalle, de dribles pour éliminer un ou deux adversaires.
Un joueur dont la palette technique est assez large qui mérite d’être exploitée et valorisée à fond, comme c’est un peu le cas dans certaines sélections à l’image d’un Rodri en Espagne où il est l’animateur et l’accélérateur du jeu.
Et là, ce sont les compétences et l’intelligence du staff technique qui feront la différence lors des matchs et des mois à venir en se mettant l’accent sur un jeu collectif mieux élaboré et plus performant, se rapprochant de cette identité de jeu tant espérée et qui, longtemps, a été la marque de fabrique du football algérien.




























