L’Algérie vient de célébrer, comme chaque année à la date du 17 octobre, la Journée nationale de l’émigration, durant laquelle sont remémorés avec la même émotion les massacres d’un certain 17 octobre 1961 à Paris, lorsque des Algériens, femmes et hommes, viscéralement attachés à leur droit à la liberté et à l’indépendance, ont manifesté pacifiquement, avant de faire l’objet d’une répression sans précédent de la part des forces de l’ordre du colonialisme français.
Que de morts, de disparus, de torturés et de sacrifiés qui resteront gravés dans la mémoire collective et dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Soixante-cinq ans après les massacres et les exactions, les Algériens, des deux rives de la Méditerranée et toutes générations confondues, ont rendu hommage, à travers de multiples activités et manifestations, à ces femmes et à ces hommes, dont les enfants et petits-enfants ont repris le flambeau pour défendre, dans divers domaines, leur pays d’origine, l’Algérie.
À ce propos, trois noms ayant marqué l’histoire récente du football algérien nous viennent à l’esprit : Djamel Belmadi, ex-sélectionneur national de l’équipe A, Farid Benstiti, l’actuel patron de la sélection féminine A, et Nordine Benamrouche, sélectionneur de l’équipe nationale de futsal.
Si le premier nommé avait contribué amplement au sacre des Verts à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 en Égypte et réalisé la performance de rester durant 35 matchs et quatre années (2019, 2020, 2021 et 2023) sans défaite, son homologue des féminines a réussi la prouesse de terminer troisième à la dernière CAN 2026 au Maroc, en battant lors du match de classement le pays hôte, mais surtout de qualifier les Vertes pour la première fois à une phase finale de Coupe du monde de la FIFA, dont la prochaine édition est prévue au Brésil en 2027. Les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 sont également dans ses cordes, en attendant la fin des éliminatoires.
Le troisième B, Nordine Benamrouche, est lui aussi l’architecte du renouveau du futsal au sein de la première sélection du pays. En effet, après avoir atteint pour la première fois le dernier carré de la Coupe arabe des nations en juin 2023, il conduit les Verts à une qualification historique à une Coupe d’Afrique des nations, dont la compétition se déroule en ce moment à Rabat, au Maroc. Mieux encore, sous sa houlette, les coéquipiers de Walid Betterki se sont hissés en demi-finale, prévue ce lundi face à l’Angola, qui n’est autre que le finaliste de la précédente édition.
En plus du dénominateur commun à ces trois techniciens, tous issus de la diaspora algérienne de France, tous les trois sont également des passionnés et des compétences dans leur métier. Car, en plus de l’expertise technique qu’ils ont apportée, ils ont aussi réussi à capter de nombreuses joueuses et de nombreux joueurs d’origine algérienne qui, aujourd’hui, font la fierté de nos sélections nationales.
Enfin, n’oublions pas de rendre hommage aux présidents de fédération qui ont eu le bon flair et la vision lointaine de ramener les Belmadi et Benamrouche, pour Kheïreddine Zetchi, et Benstiti, pour Djahid Zefizef, dont l’héritage commun continue de profiter au football algérien.
MOHAMED MALIK



























