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Algérie : le football pénalisé par le retour du gazon synthétique

Algérie : le football pénalisé par le retour du gazon synthétique

  • Stade Abdelkrim-Kerroum à Sig (Mascara) capacité 20 000 places, rénové avec revêtement synthétique de sixième génération.
  • L'infrastructure a brillé lors de la Coupe arabe U17 en août-septembre 2022 et la finale contre le Maroc.
  • Le wali Fouad Aïssi a constaté la pose du nouveau revêtement la semaine dernière dans le cadre du programme sectoriel.
  • Plus de la moitié des clubs de Ligue 1 évoluent dans des stades dotés de gazon synthétique.
  • L'auteur estime l'herbe naturelle préférable pour l'élite, malgré les avantages économiques du synthétique.

Le stade Abdelkrim-Kerroum, du nom du moudjahid et ancien joueur de la grande équipe du Front de libération nationale (FLN), situé dans la ville de Sig, dans la wilaya de Mascara, avait connu son heure de gloire lors de la Coupe arabe des nations des moins de 17 ans organisée en Algérie fin août-début septembre 2022, notamment la finale qui a consacré les jeunes d’Arezki Remmane face au Maroc. Depuis cette date, cette jolie infrastructure dont la capacité est de 20 000 places, a été pratiquement abandonnée jusqu’à il y a presqu’une année où il a été décidé de sa réhabilitation, avec la rénovation de la pelouse et le remplacement du gazon naturel en revêtement synthétique de sixième génération, conformément aux exigences des standards de la FIFA.

La semaine dernière, le wali de Mascara, Fouad Aïssi, s’est déplacé au niveau de ce complexe pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux où il a constaté la pose du nouveau revêtement, dans le cadre du programme sectoriel de réhabilitation des infrastructures sportives à travers le pays. Evidemment, les efforts de l’Etat sont toujours louables, sauf que le développement du football est davantage favorisé par l’herbe naturelle que par le gazon synthétique, surtout au niveau de l’élite professionnelle.

Or, plus de la moitié des clubs de la Ligue 1 évoluent dans des stades dotés de gazon synthétique que sont : l’Entente de Sétif, dont le 8-Mai-1945 a été rénové cet été, idem pour le stade des Martyrs fief de l’Olympique Akbou inauguré il y a quelques jours, l’ES Ben Aknoun (stade du 20- Août-1955 d’Alger), la JS Saoura (stade du 20-Août-1955 de Béchar), le MB Rouissat (stade du 19-Février d’Ouargla), USM Khenchela (stade Hammam -Amar), ASO Chlef (stade Mohamed-Boumezrag), l’US Biskra (stade Chabi-Bouhafs à Zeribet El Oued car l’enceinte d’El Alia est en travaux de rénovation et le CR Témouchent (stade Omar-Oucief).

Tous ces stades, malgré toutes les opérations de rénovation et de (re) mise à niveau pour être homologués
afin d’accueillir les matchs, sont loin des standards internationaux auxquels doivent aspirer les clubs professionnels dans une double perspective d’élévation du niveau / spectacle et commerciale / retransmission télévisuelle.

Certes, les avantages du gazon synthétique sont reconnus (utilisation fréquente, économie en eau et en dépenses d’entretien, résistance aux conditions météorologiques, …), mais la qualité de ce revêtement n’égale pas pour autant celle d’une herbe naturelle taillée en billard, bénéfique et préférée de loin par les footballeurs, voire même rentable avec l’apport des nouvelles technologies (robot tondeuse, arrosage automatique, …) et innovations (choix de variétés adaptées, …). Le sujet mérite vraiment réflexion.

LAFORDASSE

Source : Foot Afrique