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Paradou AC : la FAF doit réagir face au départ de Yacine Abed

Paradou AC : la FAF doit réagir face au départ de Yacine Abed

  • Le jeune Yacine Abed, 16 ans, a quitté le Paradou AC pour rejoindre Al Ahli SC au Qatar.
  • Le club algérien a saisi la FAF pour défendre ses intérêts face à ce départ.
  • La FIFA interdit les transferts internationaux des moins de 18 ans sauf exceptions strictes.
  • Des joueurs comme Chernikh et Bouteldja ont déjà quitté le club, soulignant un problème récurrent.
  • La FAF doit vérifier le statut du joueur et empêcher son enregistrement illégal à l'étranger.

Un nouveau jeune du Paradou AC se retrouve au Qatar. À 16 ans, la question n’est pas seulement celle de son départ : c’est celle de son éventuelle qualification par un club étranger. L’affaire Yacine Abed remet brutalement sur la table le problème de la protection des jeunes talents formés en Algérie. Deux jours après avoir quitté le stage de la sélection U17, le jeune international du Paradou AC s’est retrouvé au Qatar, accompagné de ses parents, et aurait rejoint Al Ahli SC. Le PAC a immédiatement saisi la FAF pour défendre ses intérêts.

Mais au-delà du cas individuel, une question réglementaire se pose : comment un joueur algérien de 16 ans peut-il être enregistré par un club qatari ? La réglementation FIFA interdit en principe les transferts internationaux des moins de 18 ans, sauf exceptions strictement définies. Une simple autorisation parentale ne suffit donc pas. Toute demande concernant le transfert international d’un mineur relève du cadre réglementaire de la FIFA et de sa Chambre du statut du joueur (RSTJ). C’est précisément sur ce terrain que la FAF doit se montrer ferme, sans aucune négociation possible.

Le Paradou n’est d’ailleurs pas un cas isolé. Chernikh, Bouteldja et désormais Abed : la répétition de ces départs doit interpeller les responsables du football algérien. Car derrière chaque jeune qui échappe à son club formateur, il y a des années d’investissement, de formation et d’encadrement. La FIFA elle-même reconnaît ce principe en prévoyant des mécanismes de rémunération pour les clubs qui forment les jeunes joueurs, notamment à travers l’indemnité de formation et la contribution de solidarité. Le problème dépasse largement le Paradou.

Si l’Algérie veut réellement faire de la formation une priorité nationale, elle doit aussi protéger ceux qui forment. La FAF vient, selon les informations disponibles, de saisir la Fédération qatarie. Il faut désormais aller jusqu’au bout : vérifier le statut du joueur, les conditions de son départ, l’existence éventuelle d’une demande auprès de la FIFA et surtout empêcher qu’un mineur formé en Algérie puisse être enregistré à l’étranger en dehors des règles internationales.

– AB. LAHOUARI

Source : Foot Afrique